Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Les baisses d’impôts accordées par l’administration Trump fin décembre 2017 aux entreprises américaines devaient les inciter à investir davantage pour accroître leurs activités et leurs embauches. Or, les investissement des entreprises ont reculé de 3,0% au cours du troisième trimestre, leur plus forte contraction en rythme annualisé depuis plus de trois ans et demi et leur deuxième depuis le début de l’année.

La baisse des investissements est attribuée à l’incertitude entourant les guerres commerciales lancées par Donald Trump et au ralentissement de l’économie mondiale.

Le Produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a parallèlement progressé de 1,9% en rythme annualisé, un taux indiquant que la croissance économique a ralenti moins que prévu au troisième trimestre (on s’attendait à une croissance de 1,6%). Il fut néanmoins un temps où Donald Trump se disait troublé par une telle performance.

(Photo Getty Images) 

55 réflexions sur “Économie : déclin des investissements

  1. François dit :

    Fosse septique :Art of the deal🎃

    1. fallaitquejteuldise dit :

      Pendant cela au Québec… 😎… un texte de Francis Vailles La Presse:

      http://plus.lapresse.ca/screens/3aaf11e7-b318-4737-bb2a-5f9c4bbfc4de__7C___0.html?utm_medium=Ulink&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen

    2. Pierre dit :

      À qui la faute…le Potus-45 a sûrement une liste de gens qui vont porter le bonnet d’âne…

  2. danielm dit :

    Donald Trump se disait le grand responsable de la prospérité aux États-Unis. Ce qu’il ne sait pas, c’est, comme pour tous les chefs d’état qui l’ont précédé, il sera tenu responsable du déclin économique avant tout. C’est un principe politique auquel on n’échappe pas…

  3. polargene dit :

    Est-ce qu’il y a quelqu’un de surpris ? Me semble que c’est connu que le trickle down ne fonctionne pas, sauf pour permettre aux riches de s’en mettre encore plus dans les poches.

    Après ils nous chantent qu’avec des efforts on peut tous devenir riche, c’est drôle, ça voudrait dire que ceux qui travaillent à deux trois endroits différents pour arrivés devraient être multimillionnaire ou même milliardaires eux aussi, non ?

    Ah oui, on va nous dire que c’est à cause de la guerre commerciale avec la Chine, ça aussi, on disait que c’était facile à gagner…

    1. Réal Tremblay dit :

      Pour les entreprises cotées en bourse, la priorité est la satisfaction de leurs actionnaires. Le reste est secondaire sauf si ce secondaire augmente la valeur de l’action. La main invisible se sert dans la poche des contribuables pour aller reverser tout ce fric dans la poche des mieux nantis.

    2. Lecteur-curieux dit :

      Il faudrait répéter 50 000 fois ce qui fonctionne et pas là-dedans et tel que mentionné par Baumol, Blinder et Scarth et qui parlent de la théorie de l’offre. Et en expliquant les sous-jacents de cela. Et cela est un problème à leurs yeux mais stimule réellement l’efficacité économique mais au détriment de la justice sociale. C’était cela leur vue dans le livre.
      La droite et la gauche qui s’opposent et les vrais économistes comme eux qui essaient d’équilibrer les deux. Bon ce n’est pas exactement leur discours mais cela ressemble un peu à cela et Blinder a travaillé ensuite pour les Démocrates au gouvernement sous Clinton.

      Il est un critique de cette théorie mais le livre lui parle de l’équilique et c’est la douzième notion à maîtriser pour passer son cours de microéconomie du cégep en préparation pour ceux universitaires pas mal plus difficiles à réussir.

      Chapitre 23 La pauvreté et les inégalités sociales

      Un des objectifs :

       » … dire pourquoi l’arbitrage entre la justice et l’efficacité suppose que la répartition optimale du revenu renferme certaines injustices…  »

      Un extrait de la page 505 :

       » Dans bien des cas, les mesures visant à accroître l’égalité des revenus réduisent l’efficacité économique, c’est-à-dire qu’elles ont pour conséquence de diminuer le produit national brut (PNB). En voulant répartir le gâteau plus équitablement, nous ne parvenons souvent qu’à en réduire la taille.  »

      Parfait mais cela était compris également par le prof de politique de gauche trouvant lui le gâteau déjà bien assez gros et voyant dans sa répartition le problème majeur.

      Les gens de centre-gauche orthodoxes visent eux aussi la croissance économique alors que les marxistes étaient dans une autre lutte et une autre gauche maintenant enseignée on va dans l’économie circulaire et la décroissance soutenable.

      Les vrais paradigmes progressistes seraient là sinon il faut revenir aux vieux livres d’économie de 32 ans et plus.

      Aktouf avait été candidat poteau de luxe pour l’UFP et Foglia s’en était moqué croyant que l’intellectuel était son ami Amir Khadir qui est bien plus un militant qu’un intellectuel. On peut être les deux bien sûr mais l’intello c’est Aktouf sauf qu’il était dans un sens bourgeois.

  4. ghislain1957 dit :

    « Or, les investissement des entreprises ont reculé de 3,0% au cours du troisième trimestre, leur plus forte contraction en rythme annualisé depuis plus de trois ans et demi et leur deuxième depuis le début de l’année. »

    Bien sûr que c’est de la faute de l’administration Obama, il aurait du prévoir que le greatest economist in chief (believe me) était pour scrapper tout ce qu’il a fait pour nettoyer les dégâts laissés par W. Bush!

  5. Denis Bergeron dit :

    Normal moins d’impôt = moins besoin d’investissement pour réduire les profits et donc l’impôt

    Duh !

    1. Achalante dit :

      C’est l’explication la plus concise et la plus sensée que j’ai lu sur pourquoi le « trickle down » ne fonctionne pas. 👍🏼 (En plus du fait, évidemment, que l’augmentation des salaires faisant diminuer les profits, ça n’est jamais l’option choisie à moins que le gouvernement ne leur force la main.)

      1. Lecteur-curieux dit :

        Sensée pour quelqu’un comprenant mal la finance, l’économie et la fiscalité.

        Les problèmes avec la théorie de l’offre c’est que cela favorise les inégalités selon ce que soutenait un livre d’économie.

        Pour le ruissellement ? C’est un sarcasme plus qu’une théorie. La réduction des impôts et des règlementations profitent-ils aussi ? Bien cela a un effet stimulant sur le PIB mais les plus riches en profitent plus du moins quand c’est fait comme sous Reagan et Trump. Mais la taille du gâteau grimpe.

        N’empêche que je dirais que la loi des rendements marginaux décroissants s’appliquent. Si les impôts sont déjà relativement bas pourquoi les baisser plus ?

        Pour des raisons politiques et idéologiques, on stimule un peu encore le PIB mais on veut augmenter les inégalités, la compétition et réduire la taille de l’État en privatisations multiples.

        Ce n’est pas seulement la théorie de l’offre c’est aussi le néolibéralisme très poussé aux États-Unis. C’est juste une autre façon.

        Supply Side Economics plus que trickle down mais on s’en fout ce n’est plus de l’économie c’est de la lutte politique et idéologique.

      2. Lecteur-curieux dit :

        https://en.m.wikipedia.org/wiki/Trickle-down_economics

        Droite et gauche sont trop idéologues alors ils formulent des idées insensées ou font des études avec des biais pour faire sortir les chiffres qu’ils veulent. Le fameux biais de confirmation.

        En économie et en finance on parle parfois d’un monde parfait sans impôts. Parfait pour le fonctionnement des marchés dans les modèles théoriques. Dans la réalité il y en a.

        Plutôt que cette dite théorie il faut avoir une bonne politique fiscale.

        Réduire les impôts des entreprises au sens des sociétés par actions mais aussi pour les entrepreneurs non incorporés et pour les riches est-ce bénéfique pour la société à long terme ?

        Le problème c’est qu’ils le veulent le plus bas que possible et leurs opposants de gauche eux exagèrent dans l’autre sens. Ne pas être anti-riches mais ne pas leur donner trop de privilèges. Et aussi on peut préférer une baisse d’impôts qu’à un interventionnisme de l’état avec subventions et l’État choisit alors les business méritant de réussir à la place du marché.

        Trump et son administration? Il a réduit des impôts inutilement et même injustement comme l’AMT Alternative Minimum Tax pouvant toucher des contribuables comme lui c’est comme l’IMR canadien, un impôt minimum de remplacement pour ceux bénéficiant de beaucoup de privilèges fiscaux et lui cela était énorme et par sa faute notamment par ses casinos aux multiples faillites que l’AMT le frappe c’était un strict minimum. Et même insuffisant. Par contre, de plus en plus de gens d’affaires plus petits et honnêtes venaient à être frappés par cet impôt. Trop sévère pour eux ces bénéfices fiscaux ils les méritaient somme toute.

        Pour les riches et très riches ils ne sont pas assez imposés aux États-Unis et c’est là que j’ajoute rais plusieurs paliers d’imposition disons à partir de 545 000 $, le 1% débute quand ? Dans les 445 000 $ aux États-Unis pour celui du pays ?

        On les punit pas dès le départ, on leur dit même bienvenue dans le 1%, je serais même ouvert à une légère baisse pour ceux qui entrent dans le 1%. On en veut des riches, on est pas des jaloux et frustrés. Mais un coup riches allez il faut apprendre à redonner et cela passe par les impôts.

        Là c’est plus la justice que l’efficacité qui est recherchée, le sentiment de justice.

        C’est la même chose avec les entreprises et certaines exonérations pour les gains en capital pouvaient faire un sens comme un 100 000$ à vie ou un 500 000$ pour des entreprises.

        Des choses comme cela se discutent. La DPE, déduction pour petites entreprises c’est une bonne chose. C’est pas un idéologue qui veut faire gagner des élections de manière clientéliste que cela prendrait.

        Tels types ou tailles d’entreprise mais sans exagérer à moins d’être dans un interventionnisme à une sauce sociale-démocrate bien là il faut réunir tout le monde à des tables et faire des politiques sectorielles.

        C’est philosophique et culturel. Il reste que la droite flirte avec les libertariens et les minimarchistes que David Friedman n’aime pas lui c’est plus d’État du tout tout État est une coercition.

        Pro-business qu’on veut être mais pas celles conservatrices voulant empêcher le progrès social. Pas celles dans le capitalisme dit sauvage. Et des riches,on veut les garder avec nous mais en faire des gens moins imbus d’eux-mêmes.

        Madame Warren veut s’attaquer aux uber-riches, aux suprêmement riches mais elle aussi pourrait avoir un taux d’impôt plus élevé et Sanders aussi. Un socialiste qui ne paye pas assez d’impôts mais qui peut donner autrement… Pas grave, la générosité, pas tous l’ont alors il faut augmenter les impôts.

        Pas au point de les écœurer ou les voir beaucoup moins tenter d’augmenter leurs revenus.

        Par ailleurs ici si sortir son argent de sa compagnie pour la dépenser coûte des impôts trop élevés bien ils vont la laisser dans la compagnie. Alors augmenter les impôts des particuliers a du bon pour ceux qui vont faire des folles dépenses ou faire des investissements douteux dans des secteurs où ils ne connaissent rien et perdre leur argent.

      3. Lecteur-curieux dit :

        https://en.m.wikipedia.org/wiki/Laffer_curve

        La courbe de Laffer existe pour de vrai et pour soutenir les Supply-Side Economics de manière dogmatique alors que Trickle-down c’est une lutte politique plus qu’autre chose.

        Cette courbe existe mais les économistes ne s’entendent pas entre eux ou encore on voit jusqu’à 70% pour le taux maximum avant qu’on fasse décliner les revenus gouvernementaux mais le taux de croissance de ceux-ci doit être affecté avant.

        On ne voyait même pas cette courbe en macroéconomie, au cégep ou à l’université à moins que j’oublie. À l’université on avait que des codex plus qu’un livre.

        Mais on en a entendu parler en masse après et ce sont les conservateurs et libertariens qui reviennent avec cela sans cesse. Et disant que trop d’impôts tue l’impôt mais eux veulent toujours les réduire le plus que possible.

        Alors qu’en macroéconomie on parlait de la politique économique celle fiscale et celle des taux d’intérêt et en regardant le dollar aussi.

        Keynes en partie et le monétarisme de Friedman aussi peut-être 70% keynésien et 30% monétariste bon mais pas idéologiquement. Et un certain interventionnisme issue de qui pour les politiques sectorielles ? Un gouvernement peut faire cela.

        Sinon c’est quasiment en bon gestionnaire et comptable que le gouvernement devrait regarder ses propres états financiers et aussi de manière isolée et faire de l’analyse financière et de la vérification intégrée et visant les trois E. Efficacité, Efficience et Économie. Les politiques doivent aussi être justes ou équitables et équilibrées.

        Les politiciens devraient débattre de cela mais le débat pour moi est plus une discussion qu’une lutte trop acharnée sinon? Si on est diamétralement opposés, on a rien à se dire, on ne trouvera pas de solutions. Aussi bien rester chacun de son bord et faire sa propagande de parti.

  6. Éric Beauchemin dit :

    La catastrophe annoncée était prévisible avec un tel incompétent, Il y a t’il un pilote dans l’avion ?

    Personnellement, je ne démord pas de ma théorie : Trump est tellement pourrie et cause tellement de tord aux States, c’est définitivement un agent double Russe.

    1. gigido66 dit :

      « Pourquoi les incompétents se trouvent bons »…réponse à toutes vos questions sur la citrouille de MB…

      https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/chronique/104849/pourquoi-incompetents-trouvent-bons

      1. Haïku dit :

        Merci pour le lien. Trės pertinent.👌

      2. Lecteur-curieux dit :

        Cet effet là est intéressant mais l’étude de départ ne fait pas face à des arrogants extrêmes comme il y en a en affaires notamment ou des esprits dogmatiques comme les militants anti-vaccins c’est plus grave que l’effet qu’on démontre dans l’expérience de départ ou ceux se croyant les meilleurs sont en fait les moins bons.

        Ce ne sont que des étudiants.

        Le chirurgien dans leur exemple. C’est un narcissisme là aussi ou une prison du psychisme chez les militants.

        Un arrogant fini qui dit vouloir gérer le gouvernement comme une entreprise. Bien il y a des nuances à apporter. Les principes de saine gestion s’appliquent autant dans le secteur privé que public. C’est simplement la mission de l’organisation qui diffère et on voit cela dès le premier cours de comptabilité au cégep, en dynamique de l’entreprise aussi et en droit de l’entreprise. Ou bien en parlant plus des OSBL et coopératives. N’empêche qu’on étudie la comptabilité du secteur public aussi à l’université. Ah les comptables.

        Quand même des hommes d’affaires diplômés en administration devraient avoir les bases. La mission de l’organisation n’est pas la même. Un hôpital c’est de mieux servir les patients le but et ce ne sont pas des clients. Malheureusement ce mot est devenu employé. Même chose pour les élèves et étudiants ou les usagers du transport en commun.

        Ou allons-y avec une coopérative de travail, la mission est de procurer du travail aux membres et en gardant la viabilité financière de la coopérative, ce n’est pas de faire un bénéfice.

        Ou bien c’est le bonheur des membres qu’il faut mesurer.

        Ce sont des libertariens et conservateurs voulant tout privatiser et go go mon Donald voici notre idéologie et vend cela comme on vend des tapis, des balayeuses ou des voitures usagées pour trois vieux clichés sur les vendeurs. Un vendeur criard et partageant leur idéologie pour l’économie intérieure bien que certains conservateurs voudraient équilibrer les finances. Ils ne sont pas tous dans le dogmatisme et l’idéologie extrême.

    2. chicpourtout dit :

      @Érice Beauchemin 10h04
       »…. c’est définitivement un agent double Russe. »

      Ça on ne le sait pas vraiment…
      Hypothèse: il a de gros intérêts à collaborer avec les russes. Il a des raisons dont on ne connait pas la teneur… (dettes financières, chantage, etc.). Vu de l’extérieur, il semble au service des russes et de son président. On dirais même (pardonnez moi l’expression) qu’il le tient par les c….lles…

  7. el_kabong dit :

    « Il fut néanmoins un temps où Donald Trump se disait troublé par une telle performance. »

    Aucun intérêt pour Faux Noise et le reste du troupeau de benjen…

  8. louise tanguay dit :

    je commence a avoir hâte a la fin du film- suspence quand tu nous tiens-
    je vous le répête ça va faire un maudit bon film un jour- et malheureusement Donald l Oscar sera pas pour toi.

    1. Richard Desrochers dit :

      S’il a pas l’Oscar, il aura en tout cas l’Au secours !

      1. Haïku dit :

        😉👌 !

  9. jeanlouischarette dit :

    Les baisses d’impôts ont servi, en grande partie, au rachat massif d’actions par les entreprises.
    Rachat des actions = hausse des prix à la bourse. Pendant un temps, la bourse monte et on voit un mirage de croissance.
    Or la vraie croissance ne peut venir que des investissements (surtout dans les facteurs de hausse de productivité) et de la consommation.
    Les ménages sont hyper-endettés. Même une baisse des taux d’intérêt ne représentent plus un incitatif à l’emprunt.
    Et en plus, les taux sont d/j’a tellement bas que la FED n’a presque plus de marge de manœuvre.

    On vient d’entrer dans un cercle vicieux….. très vicieux….. encore plus vicieux que le pussy grabber.

    1. chrstianb dit :

      «Les baisses d’impôts ont servi, en grande partie, au rachat massif d’actions par les entreprises.»
      Oui, on appelle ça le marché secondaire. C’est celui de la spéculation.
      Marché primaire : https://tinyurl.com/nny6t5e
      Marché secondaire: https://tinyurl.com/y4z4lzaa

    2. Guy Pelletier dit :

      @jeanlouischarette

      Tout a fait l’effet de telles baisses d’impôts sur l’économie est toujours à court termes mais prive le gouvernement de revenus à long terme qui lui sont nécessaires pour financer ses opérations, ses services et infrastructures publiques, ses programmes sociaux le forçant a s’endetter davantage et couper massivement dans les services et programmes sociaux fournis aux retraités de la classe moyenne et plus pauvres de la société. Que dire de la politique des taux d’intérêts négatif par la FED que cherche a imposer de force Donald Trump le meilleur administrateur et économiste au monde, de la pure folie…. Mais bon comme il se fout bien de l’avenir des USA sa seule priorité étant de se faire ré-élire au diable les conséquences de ses décisions, qu’il peut compter sur ses adeptes ont perdus tout sens critique aveuglé par sa magnificience………………….

    3. Lecteur-curieux dit :

      La croissance économique encore et toujours est pourtant le principal dogme à remettre en question surtout pour des pays arrivés à maturité économique.

      Une croissance peut-être car la population grandit mais la planète en souffre tellement à moins d’inclure tous les coûts environnementaux et sociaux et avoir pareil de la croissance il faudrait passer à une décroissance mais bien gérée pour le PIB par habitant.

      Ce qui impliquerait donc pour les États-Unis de réduire les inégalités d’abord et avant tout et de faire plus pour l’environnement et ce ne serait pas une récession c’est la décroissance qu’on gère.

      Il aurait probablement fallu commencer il y a 30 ans, 15 ans cela aurait été bien aussi mais on est pas encore prêts en 2019 à changer les vieux paradigmes et Trump sera peut-être réélu ou non sur cette croissance à maintenir alors que la thermodynamique dit que plus il y a de cette croissance plus on détruit de la valeur pour l’environnement dont nous faisons tous partis plutôt que d’en créer. À une époque lointaine cela ne dérangeait pas trop, les humains n’étaient pas encore assez nombreux sur la planète et se détruisant d’abord entre eux.

  10. Jean Saisrien dit :

    Un principle simple:
    Plus tu donnes de l’argent aux riches, plus ils vont en mettre à l’abri.
    Plus tu donnes de l’argent aux pauvres, plus ils vont en dépenser.

    C’est TRÈS TRÈS simple comme principle et souvent démontré.

    1. jcvirgil dit :

      @jean saisrien

      En effet ., chaque fois qu’un gouvernement baisse les impôts des grandes entreprises et des plus riches soi-disant pour qu’ils le réinvestissent dans la collectivité et la création d’emploi , ils choisissent plutôt de le capitaliser.

      Le seul secteur économique stimulé étant celui des biens de luxe que le commun des mortels n’a pas les moyens de se payer.

  11. Loufaf dit :

    C’ était à prévoir que les baisses d’ impôt ne profiteraient qu’ aux compagnies , à remplir les poches des riches amis du zouf et les siennes. L’ économie est en ralentissement partout dans le monde et l’ une des causes est la guerre de tarifs avec la Chine, guerre que le gros despote devait gagner haut la main. Le ralentissement économique frappera les États-Unis un jour ou l’ autre et le génie d’ étable qui croit détenir la science infuse, trouvera un bouc émissaire pour cacher son incompétence.

    1. Gina dit :

      Trump ne connaît rien en politique internationale et en commerce international .Son jeu du chat et de la souris n’ envoie pas un message de confiance aux investisseurs .Etant donné que lui sa façon de diriger est sur Twitter , il n’ecoute pas les conseils des experts c’est normal que sa politique économique échoue.

  12. treblig dit :

    Trump promettait des taux de croissance d’au moins 3.5% et même de 4.0 % en janvier 2018 lors de sa fameuse réduction des impôts. Ce qui justifiait, selon lui, le  » dégoulinement » de la richesse vers la classe moyenne .

    Cette baisse d’impôts devait se payer par elle-même. Elle aura plutôt produit un endettement équivalent à presque 5% du PIB ( Canada, 0.6% du PIB) soit au moins 1 000 milliards. Et le plan de rénovations des infrastructures, pourtant juģée critique et urgent, est encore dans les limbes. Les infrastructures croulent de partout et pas un seul sou n’est voté.

    1. Guy Pelletier dit :

      @trebling

      En effet mais les partisans canadiens et québécois de Trump vous parleront des déficits des Libéraux fédéraux canadiens par capita ridicules a comparer aux records de déficits en temps de prospérité battu par leur idole orangé. Le déficit prévu pour 2020 du gouvernement de Trump sera de plus de 1200 milliards $US juste le double de ceux laissés par son prédécesseur ses deux dernières années de son dernier mandat sous la barre des 600 milliards $US.

      Tant qu’aux taux de chômage il était en diminution depuis plusieurs années déjà et est quère mieux à 3,8% que celui du Québec à 4,8%. Personne ici prétendant à un pseudo miracle économique venant d’un gouvernement et ses politiques.

  13. gl000001 dit :

    On entend le sifflement du boomerang !!! trump va l’avoir en pleine tête bientôt.

  14. Martin coté dit :

    Trump est tellement obnibulé par le processus d’impeachment qu’il en oublie l’économie…..il a hérité d’une économie forte d’Oabama mais avec ses guerres de tarifs et ses baisses d’impots pour les riches…il a anéanti tout ca……j »espère que Jérome Powell va lui faire un pied de nez cet après-midi et qu’il ne baissera pas les taux….a suvre…

  15. jcvirgil dit :

    J’ai le sentiment que beaucoup plus que les manoeuvres de destitution , c’est ce ralentissement économique d’une économie en faillite virtuelle qui emportera Trump et nous avec lui…

  16. citoyen dit :

    il serait préférable une baisse d’impôt des entreprises moyennes et des particuliers moyens.

    1. Lecteur-curieux dit :

      En moyenne oui mais aux États-Unis je ne crois pas que la classe moyenne paye trop d’impôts je crois pas assez. Mais elle paye trop en assurances privées médicales mais ils aiment mieux cela ainsi pour le moment et les prochaines années sur le radar.

  17. Louise dit :

    « The economy is in deep trouble » Donald Trump

    Si l’économie est dans le trouble est-ce que Trump est dans le trouble aussi ? J’ai bien peur que oui.
    Si j’étais américaine je ne serais pas rassurée du tout, surtout avec la dette colossale que le pays devra bien rembourser un jour ou l’autre.
    Si j’étais Trump je ne serais pas rassuré non plus parce que les citoyens vont lui attribuer le ralentissement économique, ce qui est en partie vrai et cela pourrait nuire à sa réélection.

    1. chrstianb dit :

      Attention , le message de trump date de 2012. Il avait pour but de dénigrer Obama…

  18. treblig dit :

    Un exemple tout simple sur le délabrement des infrastructures : la remise à niveau du métro de New-York va coûter , selon les ingénieurs, 38 milliards sur 10 ans. Ni la ville ni l’état de New-York en ont le premier sou .Sans parler du tunnel entre New-York et le New Jersey, 12 milliards en rénovation.

    En ce moment même, la Navy est en train de construire un 12e porte-avion, facture 13.4 milliards.

  19. citoyen dit :

    il est peut être possible qu’une baisse des impôts des entreprises avec une baisse des impôts des entreprises ne soient pas le meilleur instrument économique.

  20. Alexander dit :

    Est-ce que les baisses d’impôt massives ont permis de rapatrier du grand capital qui était sorti des EU?

    Ça aurait aidé à justifier le trickle down.

    Car mettre plus de cash dans les poches des entreprises est loin d’être un gage qu’ils vont investir davantage si on ne les contrôle pas.

    Un capitaliste, ça recherche le profit et sa conscience sociale se limite à son intérêt propre.

    L’investissement se fera seulement si l’entreprise en ressent le besoin.

  21. Yolande C. dit :

    Sur un sujet antérieut

    MAYBE THE CATHOLIC CHURCH SHOULD WORRY LESS ABOUT JOE BIDEN AND MORE ABOUT THE ABUSE OF CHILDREN

    https://www.esquire.com/news-politics/politics/a29636952/catholic-priest-communion-joe-biden-abortion/

    1. Haïku dit :

      Merci pour le lien. En effet, très bon article.

  22. christian reny dit :

    Les entreprises ont réduit leurs investissements ce n est pas surprenant le grand Orange ne se fie qu’a son pif et de plus en réduisant les impots des plus riches il ne s’avise pas de produire plus de consommations car ces plus riches vont mettre cet argent dans des paradis fiscaux car ils ne peuvent augmenter leur consommation

  23. citoyen dit :

    cela serait mieux de baisser l’impôt des particuliers pour dépenser et baisser l’impôt des entreprises pour innover.

  24. Apocalypse dit :

    @Yolande C – 11:03

    ‘Sur un sujet antérieur…’

    Pour ce qui est de reconnaître leurs propres torts, disons qu’ils sont un tantinet, ce qui est un euphémisme, ‘slow’!

  25. Toile dit :

    En bref, l’effet de ruissellement tel que rabaché se traduit parce ce que nous avions anticipé: un désastre. Si tu es pas destitué, le vote de 2020 sera impardonable. Plus de Potus = poursuites possibles. En gros, tu es fait.

  26. Apocalypse dit :

    @polargene – 09:53

    ‘Me semble que c’est connu que le trickle down ne fonctionne pas…’

    C’est connu de tout le monde à l’exception de … Donald Trump!

    Cet homme passe son temps à se vanter de la bonne tenue de l’économie américaine. En fait, cette économie va bien (Grand Merci à Barack Obama) en dépit de Donald Trump. En fait, il n’aurait rien fait, pris aucune décision sur l’économie et elle irait sans doute encore mieux que présentement.

    1. polargene dit :

      Ça fonctionne pour lui et comme il se prend pour le peuple américain, il ne fait pas la différence..

      1. Apocalypse dit :

        lol

        En effet, si ça fonctionne pour lui, l’affaire est ‘ketchup’ comme on dit.

  27. Lecteur-curieux dit :

    Ah les analyses de la macroéconomie et trimestre par trimestre et pourquoi pas sur un graphique ?

    La macroéconomie vient de l’agrégation de la microéconomie tout simplement et avec la finance.

    Les taux d’impôt ont baissé? Il est possible qu’un projet d’investissement où on hésitait à investir obtiennent alors une valeur actuelle nette plus élevée dans nos calculs et alors on va de l’avant. Mais l’entreprise ne va pas faire des investissements majeurs à tous les mois supposons construire une usine neuve ou installer un tout nouvel équipement, et cela est le cas d’une entreprise en croissance.

    Prenons une entreprise arrivée à maturité et incorporée et dans un grand groupe et cotée en bourse. Les projets d’investissements nouveaux avec un taux de rendement interne suffisamment élevés deviennent rares, on a beau baisser les impôts cela ne créera pas tellement plus d’occasions d’investissements. Cela fait grimper les liquidités si on paye moins d’impôts. On fait quoi avec ? On en conserve une partie pour la sécurité et en attendant les occasions ? Peut-être mais aussi on songe à verser des dividendes aux actionnaires ou à faire un rachat d’actions. Vont-ils plutôt augmenter la rémunération et les privilèges des dirigeants? C’est possible aussi mais les actionnaires les surveillent en partie.

    Si les actionnaires voient leurs actions rachetées ils font quoi avec cet argent ? Soient ils la dépensent ou la réinvestissent. S’ils dépensent ils stimulent l’économie et s’ils placent leur argent ailleurs là où cela est plus rentable cela peut être bon aussi d’abord pour leur enrichissement personnel mais aussi pour celui de la collectivité.

    Une baisse d’impôt des sociétés peut inciter à investir mais celle des actionnaires ? Les deux effets sont possibles. Dans les LLC les revenus sont attribués. Ah il faudrait une bonne vue de toutes les règles de la fiscalité américaine.

    On est plus habitué avec une société par actions pouvant être société de gestion au Canada. Le but est de différer les impôts le plus possible et placer l’argent là où il rapporte le plus comme investisseur et à maximiser notre satisfaction comme consommateur.

    Et ensuite pour transposer cela à la macroéconomie il faut voir toute l’agrégation.

    C’est la belle occasion d’affaires, les projets rentables qui font investir plus que le taux d’imposition mais il y en a. Quel taux de rendement exige le marché ? Si on est juste un peu en bas ou juste un peu en haut, peut-être que l’entreprise va passer son tour mais qu’avec la baisse d’impôt cela vaut la peine.

    C’est facile à comprendre si on veut du 8% chiffre au hasard mais qu’il y a juste des projets donnant 4% cela ne se fait pas et pas plus si la baisse d’impôt fait monter le rendement à 6%.

  28. Apocalypse dit :

    @treblig – 10:47

    Pas seulement aux Etats-Unis, ce problème d’infrastructure délabrée, vieillissante, nous avons aussi la même chose au Québec. On disait récemment qu’on ne pourrait soutenir le rythme de mise à jour des infrastructure routière.

    Mettre de l’argent de côté pour les infrastructures, ce n’est pas ‘sexé’, mais des annonces de nouvelles routes, ponts et autres, alors là oui, ça l’est pour les politiciens. Et bien, voici le résultat et nous avons un autre joyeux problème sur les bras.

    Dire qu’on parle encore d’un 3ième lien à Québec, du délire, alors qu’on faut à tout prix rénover ce qu’on a déjà en place.

    Faut croire qu’aux Etats-Unis, ils sont dans la même situation, mais pour eux, ils ont une marge fiscale que nous n’avons pas au Canada, ni au Québec.

  29. Igreck dit :

    Le « Génie stable » a encore failli !

  30. citoyen dit :

    il n’y aura plus jamais de récession ou tout au plus un ralentissement économique.

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