Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

L’industrie du sport universitaire a généré au moins 14 milliards de dollars l’an dernier aux États-Unis. Parmi ceux qui profitent le plus de cette manne : les chaînes de télévision, les commanditaires et les quelque 1 200 collèges et universités de la NCAA, la fédération sportive qui regroupe les institutions d’enseignement supérieur américaines. Et les athlètes? Ils n’ont pas le droit de toucher le moindre cent. Mais cela pourrait changer à partir de 2023 après la promulgation, hier, d’une loi par le gouverneur de Californie destinée à permettre aux athlètes-étudiants de cet État de monnayer leurs talents et efforts en embauchant un agent ou en endossant des produits.

La NCAA acceptera-t-elle de maintenir leur éligibilité ainsi que celle de leurs écoles? Voudra-t-elle mettre fin à un système qui, selon ses critiques, exploite les athlètes-étudiants au nom d’un principe éculé et hypocrite?

En mai dernier, voyant la loi californienne poindre à l’horizon, la NCAA a mis sur pied un comité pour examiner des changements possibles à ses règles ainsi qu’à sa philosophie selon laquelle l’objectif des athlètes-étudiants devrait être le diplôme et non l’argent. Elle a promis un rapport sur la question ce mois-ci. Ses critiques ont vu cette démarche comme une façon de gagner du temps.

Chose certaine, la NCAA a critiqué hier la loi californienne, la jugeant anticonstitutionnelle. Elle devrait ainsi s’adresser aux tribunaux pour tenter de l’invalider en faisant valoir que seul le Congrès a le pouvoir de légiférer en matière de commerce entre les États américains.

En attendant, d’autres États pourraient emboiter le pas à la Californie.

«Les gens réalisent le fait que vous avez une industrie multimilliardaire qui – mettons les bourses de côté – refuse de compenser le talent e le travail qui produisent les revenus», a déclaré la sénatrice démocrate Nancy Skinner, auteure de la loi californienne. «Les étudiants qui aiment leur sport et qui veulent continuer à le pratiquer au collège sont handicapés de plusieurs façons, et tout cela à cause des règles de la NCAA.»

Les bourses dont parle la sénatrice Skinner, qui incluent les frais de scolarité, l’hébergement, la nourriture et autres dépenses, peuvent totaliser 300 000 dollars sur quatre ans pour certains athlètes-étudiants. Mais ceux-ci sont les seules personnes aux États-Unis qui ne peuvent monnayer sur YouTube, Instragram ou ailleurs leur renommée ou leur talent.

«NCAA, la balle est dans votre camp», a écrit hier sur Instagram le basketteur professionnel LeBron James, un des critiques des règles du sport universitaire. «Nous pouvons régler cela pour le bénéfice de tout le monde.»

(Photo Getty Images)

25 réflexions sur “Fini l’«exploitation» des athlètes universitaires en Californie

  1. gl000001 dit :

    « anticonstitutionnelle »
    Quelle farce !!! Il n’y avait pas de collège, pas de football, pas de commanditaires, pas de pub … quand ils ont écrit la Constitution !!!
    Evoluez !!!

    1. ProMap dit :

      gl000001 – Ils l’ont facile l' »anticonstitutionnel » ces millionnaires lorsqu’il s’agit de leur argent. Lorsqu’il s’agit d’un président qui fourre la Constitution quotidiennement, alors là, vous savez, c’est une situation très complexe qu’il faut étudier avec soin… bla, bla, bla.

      Il y a tout de même quelque chose qui me chicote : tout cet argent… dans le milieu de l’éducation!? Le sport est devenu la vache à lait de plusieurs collèges et universités. « l’objectif des athlètes-étudiants devrait être le diplôme et non l’argent » elle me semble aller de soi, ici, au Québec. Aux USA, pour atteindre cet objectif, la NCAA devrait sortir l’appât du gain de leur système d’éducation, et je ne parle pas des étudiants. L’argent est essentielle dans le développement des athlètes, bien sûr. Le capitalisme des gens qui en profitent n’a pas sa place. Ils seraient moins hypocrites. Mais, impensable aux USA, oublions cela.

      1. gl000001 dit :

        Les 14 plus gros stade de football sont universitaires !!
        https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_American_football_stadiums_by_capacity

        Il est trop tard pour mettre le diplôme devant l’argent. Il faut que la roue tourne !!

      2. ProMap dit :

        Une petite idée de ce que je veux dire :

        « À titre d’exemple, l’entraîneur de l’équipe de football américain de l’université d’Alabama, Nick Saban, cinq fois champion ces dix dernières années, reçoit un salaire annuel de 8,3 millions de dollars. »

        Excusez-moi mais WTF!

        https://www.lapresse.ca/sports/sport-universitaire/201810/21/01-5201088-malgre-proces-et-scandales-largent-reste-tabou-dans-la-ncaa.php

    2. vercheres dit :

      Sauf exception, toutes les démocraties actuelles ont des constitutions qui datent de plus de 100 ans. Ces lois fondatrices, la genèse législative sur laquelle toutes les autres lois sont écrites. Des règles et des cadres difficiles pour les changer. Et après, on se surprend que les pays ont de la difficultés à amener le progrès, réformer leur mode de scrutin, faire évoluer la société. Sacré statu quo!

    3. papitibi dit :

      La beauté des Constitutions, c’est qu’elles émettent des principes, dont l’interprétation RAIsoNNÉE pourra permettre de faire face aux situations nouvelles. Internet n’existait pas en 1867 quand les 4 provinces d’origine ont adhéré au tout nouveau Canada. Commerce LOCAL >>> juridiction des provinces; commerce iINTERPROVINCIAL>>> juridiction du Fédéral. Internet: les ondes voyagent donc…. FÉDÉRAL.

      Cela dit, la NCAA est dans le champ de patates.

      1. gl000001 dit :

        Le problème, ce sont les intégristes qui ne raisonnent pas. Il faut leur sonner les cloches pour les faire « résonner » 😉

  2. Anne-Marie dit :

    La constitution a le dos large.

  3. MarcoUBCQ dit :

    C’est fou comme les citoyens des États-Unis défendent ceux qui veulent exploiter leur prochain. Le plus fou c’est que la majorité ce ceux qui défendent cette manie se font exploiter eux-mêmes. Quand on va au fond des choses, force est de constater qu’ils ont appris jeunes que l’autorité arbitraire doit être respectée à tous prix.

  4. Denis Bergeron dit :

    « refuse[r] de compenser le talent e le travail qui produisent les revenus » est la base du système capitaliste.

    La Californie est devenue un état socialiste. Aux Armes Trump !

    1. Lecteur-curieux dit :

      Ce n’est pas ce que Marx vous dirait.

      Et le libéralisme économique lui ? Il y irait par l’offre et la demande.

      Sauf qu’il y a le pouvoir de négociation.

      Le système capitaliste n’est pas basé sur l’équité mais sur la compétition.

      Et si vous avez le modèle de concurrence là chacun a l’information et les rentes économiques sont éliminées et la rémunération ou le rendement est équivalente au risque couru. La VAN ( valeur actuelle nette) égale 0. On dit maximiser les profits ceux économiques mais dans le modèle de la concurrence il tend vers zéro. Pas zéro rendement, zéro rente, zéro avantage concurrentiel qui se maintient éternellement.

      C’est le rendement excédentaire qui est éliminé. Seulement si on est où tend vers la concurrence pure et parfaite.

      Sinon il y en a plusieurs occasions mais qui disparaissent aussi. La concurrence aide à se rapprocher du modèle mais jusqu’à quel point ?

  5. Bidulen dit :

    Pourquoi interdire aux riches d’exploiter les pauvres étudiants? La Californie devient mauvaise…

  6. Cubbies dit :

    Le fonctionnement actuel de la NCAA est dépassé. Le sport universitaire est devenu avec le temps une façon rapide pour financer les institutions et se donner de la visibilité. Une tentative avait été évoquée pour former une association pour représenter les étudiants et leur donner un pouvoir de négociation face aux universités. Ceci avait été rejeté sous prétexte que les athlètes n’étaient pas des employés des institutions.

    Le système actuel est hypocrite: c’est comme dire que les athlètes olympiques ne sont pas des professionnels et donc ne peuvent pas retirer directement des revenus de la pratique de leur sport.

    Un système totalement dépassé. Dans ce cas-ci, tout le monde fait de l’argent sur le dos des athlètes.

  7. el_kabong dit :

    « …a écrit hier sur Instagram le basketteur professionnel James LeBron »

    James LeBron???

  8. Toile dit :

    Je m’y connaîs guère mais à première vue un système d’exploitation tiré à même de ta forme brute: les athlètes. C’est comme si on disait, ben quoi je demande pas l’avis de mon cheval pour faire une course.
    J’ai bien assez de lui donner une carotte. C’est trumpitude qui va jouir: poursuivre la Californie.

    Le communisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le capitalisme est son inverse.

    —-

    J’en déduis donc vu la teneur de ce billet, que Capoterie 1ere s’est tenu ko cette nuit.

  9. citoyen dit :

    il ne manque que les jeux olympiques et toutes les émissions impliquant des personnes mineures.

  10. Lecteur-curieux dit :

    Herschel Walker lui s’y oppose sur Twitter.

    Je trouve que c’est un équilibre à trouver et c’est un peu bizarre que ce soit la gauche qui soit pour la commercialisation mais non pour la redistribution des bénéfices de la commercialisation.

    Ce sont tout de même des étudiants et pour moi tous les sports universitaires sont importants et masculin comme féminin et représentent l’université. Une bonne part de l’argent doit aller vers cela.

    Sinon où sont les vrais gains sociaux ?

    Quand même on ne peut pas éviter cette commercialisation si les joueurs de football universitaires et ceux de basket et oui masculins amènent beaucoup de revenus ils doivent avoir leur part.

    Mais doivent-ils pour autant avoir leur valeur marchande ?

    Allons au Québec et non de l’universitaire mais au hockey dans la LHJMQ. Les joueurs ne sont pas payés outre avoir quelques compensations. Guy Lafleur recevait plus à son époque et sans indexation mais il mettait la ligue au monde.

    Au Québec bien moins d’argent mais toute l’attention médiatique est sur les clubs de football des Carabins et celui du Rouge et Or de l’Université Laval. Pas à 100%, les grands médias parlent des autres clubs de football et autres équipes universitaires mais bien plus faiblement.

    Les joueurs de football sont quand même là à aller encourager leurs confrères et consœurs.

    Cela ne peut pas et ne doit pas être complètement capitaliste selon la valeur du marché mais comme on ne peut pas éviter cette commercialisation, quelle part revient ou devrait vraiment revenir aux athlètes ?

    Le joueur de football universitaire est-il plus méritant que celui de rugby ? Pas forcément mais les revenus sont là et immenses.

    Ils méritent de l’argent mais combien et sur quelles bases ?

  11. Lecteur-curieux dit :

    La NBA déjà avec sa GLeague décourage-y-elle l’obtention du diplôme ?

    Pour la WNBA, les joueuses elles doivent je crois obtenir leur diplôme d’abord avant d’y jouer ou terminer leurs années d’éligibilité NCAA.

    Qui est rendu à droite et à gauche ?

    C’est une chose à discuter mais la politique est axée sur la lutte entre divers intérêts.

    Au football et au basket cela est pas mal ressemblant avec du pro niveau commercialisation.

    Et même dans le basket féminin celui universitaire est plus populaire que celui pro je crois.

    Et on parle plus haut de monnayer leurs talents par de la pub et tout.

    Des ligues avec des joueurs étudiants ou des universités ont interdit cela à tel moment de l’Histoire?

    Si de l’argent entre… Il faut bien discuter de son partage mais est-ce au législateur d’intervenir ? Et si oui jusqu’à quel degré ?

    Pour James LeBron avec tous ses millions il n’a pas eu besoin de plus d’argent pour ses années universitaires. Mais peu importe… Ils ont pareil abusé de lui ?

    Allez qu’il appuie Sanders ou Warren et qu’il paye plus d’impôts. Deux débats séparés ?

    Si le pays est une communauté, l’université l’est encore plus et les équipes sportives entre elles aussi.

  12. simonolivier dit :

    Si on s’attarde uniquement sur les 4 sports payant aux USA soit le football, le basket, le hockey et le baseball ont pourrait conclure que oui ces joueurs sont exploités. Toutefois, les bourses complètes s’appliquent également à des sports qui ne rapportent rien aux institutions. J’ai un ami dont le fils a étudié à UCLA avec une bourse complète. Il jouait au Volley-ball. Il a gradué au bout de 4 ans avec un bacc en gestion et aucune dette. Si la NCAA permet les salaires mais qu’en contre-partie les bourses disparaissaient je ne suis pas certain que ce serait avantageux pour tous les étudiants-athlètes. Les jeunes qui a une bourse mais qui est un remplaçant ne gagnera pas assez pour payer ses études.

    De plus, les profits générés par les sports à haut rendement financier sont réinvestis dans les budgets d’exploitation des collèges et universités. Par exemple, la prestigieuse Notre Dame a généré plus de $75M avec son programme de football en 2018. Ce montant a été remis au fond général de l’université et sert entre autres à financer le programme e-NABLE. Ce programme conçoit des prothèses spéciales pour des amputés de guerre ou pour des jeunes dont les parents n’ont pas les moyens financiers d’en acheter. Le tout est remis gratuitement.

  13. Apocalypse dit :

    Un autre billet ou plutôt, un autre sujet qui donne le goût de crier.

    ‘Mais cela pourrait changer à partir de 2023 après la promulgation…’

    Go for it, prenez votre temps; ça vous laisse encore des années pour engranger des milliards de dollars.

    Décidément, ce pays, ce peuple, les Etats-Unis n’apprendra jamais. On parle encore ici d’un sport contrôlé par une poignée de – et oui, vous avez deviner – blancs qui se remplissent les poches aux dépends de – et oui, vous avez encore deviner – une majorité d’afro-américains qui mettent leur santé en jeu. L’esclavage version 21-ième siècle.

    Vous pourriez penser que les gens qui gèrent les équipes de football, les coachs, en particulier, travaillent gratos et bien certains sont payés des millions de dollars; de beaux dollars produits par des athlètes qui ne gagnent rien et mettent leur santé en jeu.

    Vous pouvez parier que si les équipes étaient composées en grande partie de blancs, les choses seraient sans doute bien différentes.

  14. Apocalypse dit :

    @ProMap – 09:58

    ‘« À titre d’exemple, l’entraîneur de l’équipe de football américain de l’université d’Alabama, Nick Saban, cinq fois champion ces dix dernières années, reçoit un salaire annuel de 8,3 millions de dollars. »

    Excusez-moi mais WTF!’

    Je viens de lire votre post après avoir posté le mien; comme on dit, il fallait que ça sorte.

    Pas besoin de s’excuser! Nick Saban, qui est blanc, bien entendu, devrait avoir honte de profiter de jeunes qui mettent leur santé en danger pour permettre à un autre parasite de gagner un salaire qui est sidérant d’indécence.

    Encore une fois, on regrette que l’argent n’achète pas certaines choses dans le genre, une conscience pour certains. Tu gagnes 8,3 millions par année et ceux qui te permettent de gagner cette somme colossale ne gagne pas un sou et ‘tout va très bien, madame la marquise’.

    Ensuite, on viendra dire qu’il n’y a pas de privilège d’être blanc.

  15. Benton Fraser dit :

    Tiens, il semblerait qu’au pays même du libre marché, il n’est libre que d’un côté!

  16. onbo dit :

    «Les gens réalisent le fait que vous avez une industrie multimilliardaire qui – mettons les bourses de côté – refuse de compenser le talent e le travail qui produisent les revenus», a déclaré la sénatrice démocrate Nancy Skinner, auteure de la loi californienne. «Les étudiants qui aiment leur sport et qui veulent continuer à le pratiquer au collège sont handicapés de plusieurs façons, et tout cela à cause des règles de la NCAA.»

    Quand on commence un argument en disant « mettons les bourses de côté », ça annonce un sophisme retentissant.

    D’abord, le sport amateur n’est pas un travail. C’est un jeu, une activité de détente assortie de défis personnels qui lui profitent déjà par le bien-être physique et mental qu’il en retire.

    Si le sport comporte un travail, c’est d’abord un travail sur soi. Un travail de compréhension de soi, d’amélioration de ses facultés, de développement de ses talents naturels et d’adaptation de sa personne aux milieux de vie auxquels il est et sera confronté. Le sport collégial est une porte pédagogique parmi d’autres.

    Les programmes sport/études sont là pour rester tant ils contribuent à la santé globale de ses adeptes. Les programmes arts/études ne sont pas moins importants, mais dégagent moins de revenus au box office des médias.

    Pratiquer un sport collégial ou universitaire n’est pas plus un travail que celui plus fondamental d’étudier. Le système des bourses de la NCAA, des bourses de l’École ou de l’Université et les bourses des États ou même de l’administration fédérale ainsi que les bourses des milliers d’entreprises qui veulent soutenir la formation collégiale et universitaire doivent concourir à offrir au plus grand nombre d’élèves à fréquenter des milieux d’apprentissage et réussir leurs études.

    1. Benton Fraser dit :

      ….et a construire des gros stades!

      N’empêche qu’il y a beaucoup d’argents en jeu…. dans ce jeu, et ce n’est pas seulement pour rendre ‘école plus accessible aux États-Unies.

      Malgré tout cet argent, les coûts d’études aux États-Unis reste faramineux…..

  17. papitibi dit :

    Billet:
    la NCAA a critiqué hier la loi californienne, la jugeant anticonstitutionnelle. Elle devrait ainsi s’adresser aux tribunaux pour tenter de l’invalider en faisant valoir que seul le Congrès a le pouvoir de légiférer en matière de commerce entre les États américains.

    La NCAA a échappé le ballon. À moins que ce soit jugé Passe incomplète.

    Les États ont juridiction sur l’éducation universitaire (ou collégiale ou whatever); or les programmes universitaires de basket, de football ou même de bowling (!) relèvent du ‘sports-études’ …. même si des cancres ont pu obtenir des diplômes pour des question de prestige et de concurrence entre institutions.

    Pas tous des cancres, toutefois; Laurent Duvernay-Tardif, formé à McGill, est devenu médecin et gagne 8 millions par année avec ses 350 livres chez les Kansas City Chiefs…

    Je vois pas comment un juge pourrait torturer la Constitution US au point de lui faire dire que la Californie a usurpé les pouvoirs de l’État Fédéral de légiférer en matière de commerce entre États.

    D’une part, le ‘salaire’ qu’obtient un étudiant en génie mécanique pour jouer au football universitaire, c’est PAS du commerce. Et même si en forçant la note ce devait être considéré comme un commerce, alors ce serait un contrat entre une université californienne et un étudiant (canadien, Kenyan ou du Nebraska) qui devient résident de la Californie sur une base temporaire.

    Un avocat, ça a beaucoup d’imagination.
    Moé bin placé pour le savoir!

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