Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

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Joe Biden a écrit une page d’histoire en novembre 1972 lorsqu’il s’est fait élire au Sénat des États-Unis à l’âge de 29 ans. Il était évidemment le plus jeune à accomplir un tel exploit, car la Constitution fixe à 30 ans l’âge minimum requis pour siéger à la chambre haute du Congrès. Le jeune politicien du Delaware a pu respecter cette règle en célébrant son 30e anniversaire le 20 novembre 1972, soit quelques semaines avant de prêter serment. Petite histoire pour souligner que Joe Biden, âgé aujourd’hui de 76 ans, traîne un très long passé en politique. Et cela pourrait constituer un problème pour lui s’il se présente à l’élection présidentielle de 2020, comme je l’explique dans cet article publié aujourd’hui dans La Presse+.

Depuis les années 1970, Joe Biden a adopté des positions et fait des déclarations sur une foule de sujets controversés susceptibles de heurter les électeurs démocrates d’aujourd’hui, notamment les Afro-Américains et les femmes. Dans mon article, je fais notamment allusion à une de ses interventions en 1993 pour justifier un projet de loi ayant contribué à l’incarcération massive des Noirs et dont il a été un des principaux architectes à titre de président de la commission judiciaire du Sénat. Vous trouverez ci-dessous la vidéo de cette intervention, ressuscitée la semaine dernière par CNN, et dont je tire ces quelques extraits :

«Nous avons dans nos rues des prédateurs que la société a créés, en partie à cause de sa négligence. […] Nous n’avons pas d’autre choix que de les retirer de la société. […] Il s’agit d’un contingent de jeunes, des dizaines de milliers d’entre eux, qui sont nés hors mariage, sans parents, sans supervision, sans aucune structure, sans le développement d’une conscience parce qu’ils n’ont littéralement pas été socialisés.»

En janvier dernier, Joe Biden a affirmé que la loi de 1994 sur la criminalité avait été une «grande erreur». Dans bien des cas, des soi-disant «prédateurs» ont écopé d’interminables peines pour possession de quantité modeste voire minime de crack ou de marijuana. S’il brigue la Maison-Blanche pour la troisième fois, l’ancien vice-président devra sûrement revenir sur le sujet et sur plusieurs autres où il a tenu des propos qui indigneraient aujourd’hui les militants des mouvements Black Lives Matter ou #metoo.

C’est peut-être ça aussi qui le fait hésiter à se lancer dans la course.

(Photo AP)

37 réflexions sur “Joe Biden et son lourd passé

  1. Dekessey dit :

    Il est cuit.
    Jamais un politicien ne peut survivre après de tels propos.

    1. Madalton dit :

      Donald Trump peut.

      1. igreck dit :

        Disons que Trompe ne s’adresse pas aux mêmes électeurs !

  2. Jean Saisrien dit :

    Quant à moi, Biden peut aller se reposer avec HRC…
    …même Bernie devrait se retirer.

  3. Martin cote dit :

    Bernie et Biden devrait laisser leur place à des plus jeunes…sans rien leur enlever, 80 ans pour être président ……ça commence à être un peu vieux…..O’Rourke se prépare à se lancer et je préférerais de beaucoup çe jeune homme..

    1. petardalafarine dit :

      Bien d’accord pour Bernie et Biden. Il y a le vieil adage qui dit que «there’s no fool like an old fool»…

    2. Lecteur_curieux dit :

      O’Rourke n’a même pas été capable de gagner contre la soi-disant lavette et carpette du parti républicain… Alors ce gars là n’est pas prêt à affronter Trump.

      Bon il était au Texas un État comservateur bien qu’avec des endroits plus progressistes si vous voulez.

      Il sera plus prêt pour 2024 si c’est le bon poulain ou dauphin. Il doit être dans le positif et se bâtir une image forte et si c’est le bon en 2024 les républicains ne seront même pas compétitifs. Il y aura un peu de bagarre mais pas tant. Ce n’est pas un fighter. Et on l’obligerait à l’être pour 2020 détruisant son potentiel futur s’il est le promis.

      On peut pas le savoir dès maintenant mais c’est un prospect pour les démocrates.

      J’irais avec des afro-américains mais au discours.positif plutôt que revendicateur mais sans fermer les yeux sur les problèmes sociaux. Les mouvements sociaux influencent donc mais le moins possible leur rhétorique victimaire.

  4. Pierre S. dit :

    ———————————–

    Un passé plus lourd que l’andouille ? J’en doute …

    1. jeani dit :

      Bien d’accord avec vous Pierre S.

      Pour le semblant de pOTUS, le présent est aussi très lourd. Et, … je ne parle pas de son poids.

    2. igreck dit :

      Un passé POLITIQUE plus lourd ! Pas surprenant puisque l’autre n’avait jamais fait de politique… et il n’en fait tjrs pas. Il emploie sont temps à écouter la tivi, faire semblant de jouer au golf, ingurgiter des cochonneries et twitter. Exactement comme lorsqu’il était « président » de la Trump organization.

  5. marcandreki dit :

    Environnement, santé publique, inégalités sociales, immigration, éducation, politique extérieure Qu’a à dire Biden sur ces sujets? Nous verrons bien. Les candidats devront faire la lumière sur des idées, pas sur le spectacle. Laisser au grand clown décadent le loisir de s’ y enliser tant qu’il le voudra..

    1. monsieur8 dit :

      «Les candidats devront faire la lumière sur des idées, pas sur le spectacle.»

      Croire ça, c’est du jovialisme.

      1. marcandreki dit :

        Permettez-moi de ne pas partager votre désillusion@ monsieur 8. Près de 70 % des américains croient qu’il faut lutter contre les inégalités économiques. Un nombre presque aussi important croit que la couverture d’assurance santé doit s’accroitre. Tous les partisans de Sanders, jeunes de surcroit, croient qu’il faut s’attaquer au problème de l’accessibilité aux études supérieures et au scandaleux endettement qui en résulte. Ces enjeux sont partagés largement au delà de la fange des indécrottables fanatiques républicains. Dès lors, le plus grand enjeu de la démocratie américaine c’est de pouvoir, ou d’aller voter. Si Binden ou Sanders ou un ticket démocrate devient suffisamment lucide et mobilise les grandes villes, les républicains d’aujourd’hui retrouveront le trou d’où ils n’auraient jamais dû sortir.

    2. Lecteur_curieux dit :

      Les débats d’idées c’est une rationalisation de la politique, une illusion. Les gens votent avec leur inconscient. C’est l’inconscient collectif qui s’exprime.

  6. Toile dit :

    En 45 ans de vie politique active, forcement tu as l’occasion d’en accumuler des vertes et des pas mures dont plusieurs, avec le recul, te font paraître à ton pire, d’autres confirment le pire. Tes probabilités de squelettes s’accroissent. Comme disait feu mon grand père, vaut mieux sortir par la grande porte que par le soupirail. Joe, agit comme un mentor. Tes connaissances seront profitables. C’est la grâce que je te souhaite,être reconnu par ce qui a été fait et non être défait électoralement ou psychologiquement par l’abominable machine de guere qui t’attends. Le fou orangé, il va pas t’epargner.

  7. frank bazi dit :

    HS Le bouffon veut réduire le budget de nettoyage des grands lacs de 300 millions à 30 millions. Il faut l’enfermer au plus sachant,Il ne sais plus se qu’il fait🚨🏥🚔🏨

  8. Richard dit :

    Les commentaires de Biden ont été formulés à une autre époque et constituent de la petite bière par rapport aux stupidités émises quotidiennement par le Twit en chef…Les électeurs sauront très bien évaluer les deux candidatures si effectivement Biden se présente. Un tandem Biden-Harris serait formidable à mon avis en faisant une place de choix à cette vedette montante, en élargissant l’électorat potentiel de Biden tout en préparant Kamala Harris pour la présidentielle de 2024…

    1. Lecteur_curieux dit :

      Pourquoi ce ne serait pas l’inverse ?

      Si on veut absolument l’expérience de Biden c’est comme numéro 2.

      Avec Harris il faut battre le fer pendant qu’il est chaud sinon on a une candidature comme H. Clinton, passée date.

      Si en 2008, Obama lui avait laissé le champ libre à madame Clinton mais en revenant en 2012. Obama serait-il POTUS actuellement ? Impossible à dire. Lui aussi devait y aller quand le vent souffle dans la bonne direction sinon on risque de ne jamais réaliser le rêve.

  9. ghislain1957 dit :

    Un lourd passé?

    Malgré ce qu’il peut avoir dit et/ou fait dans le passé, Biden aura toujours l’air d’un enfant de chœur à côté du Pussy Grabber In Chief!

  10. Apocalypse dit :

    ‘Dans bien des cas, des soi-disant «prédateurs» ont écopé d’interminables peines pour possession de quantité modeste voire minime de crack ou de marijuana.’

    Est-ce que quelqu’un peut me rappeler la peine de prison de Paul Manafort pour une vie de crimes financiers?

    ‘papitibi’ va sans doute vouloir m’étrangler, mais trop souvent, on a l’impression que le Système de Justice n’a de ‘Justice’ que le nom et ce n’est pas uniquement le cas aux Etats-Unis :-(.

    Pour ce qui est de M. Biden, je suppose que toute une vie en politique, pas facile de n’avoir aucun squelette dans le placard. C’était le cas de Madame Clinton et je suppose que si on fouillait, on trouverait à redire sur certaines déclarations passées de Bernie Sanders.

    1. A.Talon dit :

      «et ce n’est pas uniquement le cas aux Etats-Unis :-(.»

      En effet. Qu’on pense au cas Gilbert Rozon ici-même au Québec, qui a réussi à s’en tirer avec une seule inculpation malgré une vingtaine d’allégations d’agressions sexuelles.

  11. Lecteur_curieux dit :

    Il avait 29 ou 30 ans en 1972… L’intervention de 1993 c’est celle d’un homme rendu dans la cinquantaine et a beau être démocrate semble avoir une culture traditionnelle ou conservatrice. Il est formé en quoi ? Et il ne devait pas avoir consulter des sociologues, des anthropologues, des ethnologues et/ou des criminologues avant de s’exprimer.

    Les groupes de pression eux d’une nouvelle gauche eux sont tout autant prisonniers de leur idéologie et pouvant nier la responsabilité individuelle. Et sont des descendants d’une gauche radicale ancienne mais avec un autre discours. Si on était marxiste la faute revenait finalement au capital au système capitaliste. Mais on peut continuer à faire de la dialectique et des oppostions. Hommes versus femmes. Noirs versus Blancs. Mais il faut que cela soit  » productif » pour le système. Pas juste obtenir des pinottes.

    Alors si on regarde juste une métaphore…. Bien non il y en a plusieurs si on reprend celles de Gareth Morgan mais celle du système de domination tend à être la préférée de la gauche.

    Les Noirs peuvent en prendre une partie des critiques et sans forcément être des conservateurs. Faire passer les Noirs pour des gauchistes victimaires cela ne fitte pas.

  12. Lecteur_curieux dit :

    L’article est bien intéressant mais l’est encore plus à mes yeux si on ne s’arrête pas que sur Biden.

    Ce sont des enjeux sociaux complexes demandant un dialogue permanent alors que le système demande aux politiciens de prendre position et de plus en plus à la population aussi.

    Alors que les nuances à apporter sont très importantes et les personnes à écouter sont nombreuses. Le Noir conservateur parlant de l’absence des pères n’a pas tout faux.

    Trouver un discours et des solutions équilibrées c’est un grand défi comme avec les autochtones dont un expert que je connais qui oeuvre en acceptabilité sociale.

    Pour ce qui est de Black Lives Matter je croise des femmes noires sur le web qui sont ou semblent associées au mouvement mais chacune est unique et je ne connais pas assez ce mouvement. Et au moins 2 des 3 je ne les décrirais pas comme victimaires du tout. Alors qu’une publication à laquelle j’étais abonné sur Facebook non pas de ce mouvement… Bien j’ai cessé car leur discours devenait victimaire alors qu’il en faut un « gagnant » mais pas le gagnant des années’80. Empowerment sans nier autre chose.

    Le bon dosage à trouver sauf que la politique demande de trancher alors qu’on est dans la complexité exigeant mille nuances. On fait quoi pour avancer ? Pour maintenir le dialogue ne pas être dans le politically correct mais surtout pas être dans l’inverse complètement insensible.

  13. Gilles Morissette dit :

    Je ne peux pas croire que Biden pourrait se faire mener la vie dure, et par des Démocrates par surcroît, pour des erreurs commises il y a plus de 25 ans. Tous les politiciens ont commis des erreurs de jeunesse. L’important est de les reconnaître, de les assumer et de passer à autre chose.

    Il faut regarder en avant et examiner ce que Biden peut offrir aux Américains: La sagesse, l’expérience, la compassion et une capacité d’écoute pour les préoccupations des gens. On s’en fout de ce qu’il a fait ou dit en 1972 ou en 1993. C’est du passé et on ne peut revenir en arrière.

    S’il choisissait Kamala Harris comme colistière(advenant sa victoire), il pourrait rallier une bonne partie de l’électorat qui se cherche une bonne raison pour foutre à la porte Potus 45.

    Le Gros Taré a fait des choses encore pires que Biden et pourtant ses adeptes ne semblent guère s’en préoccuper. Pourquoi Biden devrait-il laver plus blanc que blanc? Qu’est ce que cherche à prouver ceux qui voudrait lui faire un procès d’intention?

    Si la « petite go-gauche bien pensante » du parti Démocrate et les pseudos groupes de pression qui ne représente qu’eux mêmes (on connait au Québec, ce genre de groupes) en venaient à saboter la campagne de Biden (dans l’éventualité où il se présente), et ce, au nom d’une idéologie sectaire, ils mériteraient rien de moins que le Gros Abruti remporte une victoire convaincante en 2020 avec au prime le contrôle des deux Chambres.

    Bien fait pour vous les connards. Vous aurez eu ce que vous méritez. Un autre 4 ans à endurer le Salopard -En-Chef. On vous souhaiterait alors beaucoup de plaisir.

    Ras le bol de la foutu rectitude politique et de tous ceux qui veulent refaire l’histoire.

    GET A LIFE !!

    1. Lecteur_curieux dit :

      Pour Trump tout ce qui est décrit comme des mauvais coups est en fait vendeur auprès de sa clientèle etune lutte contre le politically correct.

      Mal faite complètement? C’est cela qui arrive quand il y a un ressac. Le peuple ou une partie du peuple choisit le mauvais véhicule pour s’exprimer. Il y a du légitime derrière cela mais c’est vraiment pas la bonne solution.

  14. Alexander dit :

    Si Biden a trop d’histoires contre lui, si Sanders est trop radical, si Harris, Booker et O Rourke ne sont pas assez connus, est-ce à dire que les démocrates n’ont pas su trouver le fameux leader pour déloger Trump? Malgré ses frasques et ses gaffes?

    Un ticket pour DT pour 4 ans de plus?

    Misère. L’être humain est-il si bête que ça?

    1. A.Talon dit :

      «est-ce à dire que les démocrates n’ont pas su trouver le fameux leader pour déloger Trump? »

      Allons donc, il ne faut pas dramatiser inutilement. Surtout qu’on n’en est encore qu’à une année du Super-Tuesday. Souvenez-vous qu’à la même date en 2007, le futur président Obama était encore relativement inconnu et loin de faire l’unanimité au sein des Démocrates.

    2. Lecteur_curieux dit :

      L’être humain pour de vrai où le système politique et électoral qu’on n’arrive pas à adapter vraiment à l’humain ?

      Le peuple américain n’en voulait pas de Trump comme POTUS et ne voulait pas non plus madame Clinton. Vous en voulez pas ? Pas grave vous êtes dans l’obligation de choisir ou de laisser choisir les autres.

      Le peuple en veut pas et ce n’est pas non plus des gens choisis par des cercles comme dans le modèle de la sociocratie.

      1. Lecteur_curieux dit :

        http://www.sociocratie.net/Theorie/index.php Beau en théorie mais pas encore applicable en pratique pour un pays bien que partiellement certaines idées. Cela permet surtout de voir les limites du système très inadapté.

      2. Lecteur_curieux dit :

        http://www.sociocratie.net

  15. Lecteur_curieux dit :

    Plus d’écoute, plus de dialogue que le Biden passé mais sans se renier. Il y a comme des affirmations vraies ou en partie vraies dans ce qu’il disait mais avec des aprioris qui en fait sont des préjugés. Tous en ont. Pour le savoir il faut les exprimer mais dans un dialogue social pour ensuite évoluer.

    La personne exprime sa culture, son éducation, ses peurs, son expérience de vie. Le dialogue cela prend du temps, c’est long mais c’est essentiel pour se comprendre.

  16. xnicden dit :

    Très bon article de M. Hétu.

    On s’entend que pour la moralité, de ce qu’on en sait Hunter Biden demeure une coche au-dessus de Trump. Que dire, une méga tour au-dessus… Cela dit, les attaques de Trump à ce propos serviraient essentiellement à introduire une fausse équivalence en laissant sous-entendre qu’au fond Biden serait hypocrite de l’attaquer sur ce plan. Ça pourrait marcher avec la droite religieuse républicaine qui se cherchera un prétexte – n’importe lequel – pour ne pas tourner le dos à Trump. D’autant plus que je ne pense pas que les médias aient vraiment tiré des leçons du festival de fausses équivalences de 2016.

    Je me questionne quand même un peu sur cette raison car enfin, son fils Hunter est un grand garçon et s’il lui dit qu’il est capable d’en prendre… À moins que lui et son père ne craignent que Fox ou le National Inquirer ne puissent convaincre ($) certaines personnes à témoignager au grand jour?

    Pour ce qui est des sondages, Biden et Sanders bénéficient pour le moment d’un avantage en raison de leur notoriété. Ça pourrait bouger après les premiers débats.

    Apocalypse à 20:34 dit: « Pour ce qui est de M. Biden, je suppose que toute une vie en politique, pas facile de n’avoir aucun squelette dans le placard. (…) »

    Très bon point. Cependant pour ce qui est de M. Biden je crois que ses faux pas récents seront plus dommageables que les plus vieux. Je pense entre autres à sa réaction après la défaite de 2016 et ses bons mots récemment pour Mike Pence.

    1. Lecteur_curieux dit :

      Pour moi l’article illustre la peur d’avoir peur et de se parler franchement.

      Se fils a fréquenté des prostituées ? Comme presque tous les cowboys dans les westerns où les hommes simples travailleurs dans des grands romans ou pièces de théâtre.

      Pourquoi son fils a fait cela ? Et son fils ce n’est pas lui.

      Il y a juste les artistes qui peuvent dire les vraient choses…

       » Pourvu qui revire pas tapette « . Oh de l’homophobie chez les Yuppies dans une chanson de Robert Charlebois à la fin des années’80. Des yuppies lisant le New York Times se disant progressistes et BCBG alors qu’ils sont réactionnaires. Ce n’est pas vu comme Charlebois à son meilleur alors qu’il décrit très bien la société de l’époque et en fait une critique pertinente.

  17. Lecteur_curieux dit :

    Dans la vidéo de 1993, je le trouve nul M. Biden mais pas plus que la plupart des politiciens.

    Il parle mais n’a pas écouté où il a écouté la population dans ses peurs d’abord ce qui mérite écoute mais avec mise en contexte. Ce n’est vraiment pas une approche systémique mais c’est un débat politique du genre moi j’ai tort toi tu as raison.

    Il n’ y a pas d’appel à la réflexion et l’intelligence collective. La médiocrité qui sort de partout.

    Ils arrivent avec des projets mais discutés avec qui ? Les idées peuvent avoir du bon accompagnées de mauvais et nous autres les caves car c’est aussi notre il faut choisir. Hey où est la mise en commun ? Cela parle pour avoir raison. Trump a beau être le plus fortement narcissique, la politique qui n’écoute pas et qui veut imposer sa vision du monde, l’est par essence même. Un système narcissique.

  18. Apocalypse dit :

    @A.Talon – 22:36

    Pas seulement Gilbert Rozon, penser à l’ancier maire de Laval, une tape sur les doigts et l’affaire est réglé. Lorsqu’il y a un crime impliquant de la violence, le système de Justice s’en tire bien, à moins bien entendu d’être policiers, car là, tout leur semble permis.

    Dans le cas des crimes n’impliquant pas de violence, un bon avocat peut trouver un autre point de vue pour expliquer les agissements de la personne accusée et cela soulève trop souvent un doute raisonnable dans l’esprit d’un jury. Les riches, les puissants peuvent se payer les meilleurs avocats et sans surprise, les accusés s’en sortent souvent assez bien, sinon très bien.

    La violence physique n’est pas abstraite, pour les autres crimes, ça peut être pas mal plus abstrait et la plus grande partie des gens, incluant ceux appartenant au système de justice, ont de la misère à évaluer les dommages causés par ce type de crime.

  19. Apocalypse dit :

    @xnicden – 22:25

    Excellent post!

    Les gens sont très favorables à Joe Biden parce qu’il est immensément gentil, c’est un gentleman, mais de mon point de vue, ce n’est pas une grosse pointure en tant que politicien. On le voit encore et encore tergiverser avec sa candidture pour 2020, tu tergiverses, alors la réponse est simple, tu restes chez vous les pieds sur le ‘pouf’. Il ne doit y avoir aucun doute et on veut des candidats prêts pour la guerre afin de gagner pour représenter leur parti pour la course à la Maison-Blanche.

    M. Biden n’a pas assez de chien pour attaquer ou se faire attaquer constamment dans une longue campagne. Peut-être que cela a déjà été le cas, mais en 2019, permettez-moi d’avoir de gros doutes.

    Il a effectivement des squelettes dans la placard et même s’ils ne sont pas graves, vous pouvez parier qu’avec Donald Trump et les républicains, on va avoir l’impression qu’il est le diable en personne.

  20. Alexander dit :

    Si Biden se désiste, va falloir qu’un nouveau leader se lève.

    C’est drôle mais moi c’est Harris qui m’intrigue. Elle a du feu dans les yeux cette fille. Tout un contraste avec Trump. Je l’ai observée en commission sénatoriale et j’aimais sa drive et la précision de ses interventions. Une procureure générale dans l’âme. Bien placée pour faire le procès de Trump sur la place publique.

    On surveillera son discours et ses positions, mais si elle peut gouverner vers le centre pour rallier les mous, elle pourrait créer quelque chose de fort.

    Mais Biden est rassurant et le peuple américain doit être rassuré, il vit dans la peur.

    Un combo Biden Harris? Pour un mandat.

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