Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

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En apprenant la nouvelle du décès de George Bush père ce matin, je me suis revu au mois d’août 1990, sillonnant en voiture les États du Sud et du Sud-Ouest des États-Unis avec un ami. Parti de New York, nous prenions tous les détours possibles en route vers Los Angeles. Nous avions mis trois semaines pour atteindre cette destination.

Entretemps, nous avions assisté aux préparatifs de guerre d’un pays dont le président avait dit, en parlant de l’invasion du Koweït par l’Irak survenue le 2 août 1990 : «Cela ne sera pas toléré.» Sur les routes, nous croisions une multitude de véhicules militaires. Dans les restaurants, nous avions droit à des sourires et des «good morning boys» de la part des serveuses, qui nous prenaient pour des soldats à cause de nos cheveux coupés très court.

L’heure était au patriotisme martial.

La Guerre du Golfe aura été à l’image de la présidence de George Bush père : à la fois un triomphe et un échec. Après avoir mis sur pied une coalition internationale de plus de 30 pays, obtenu le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU et déployé un arsenal militaire imposant, l’ancien vice-président de Ronald Reagan a déclaré victoire à l’issue d’une intervention terrestre de 100 heures qui a coûté très peu de vies américaines. Sa cote de popularité a alors grimpé à 89%, incitant des commentateurs à affirmer qu’il venait de mettre fin au «syndrome» de la guerre du Vietnam. Mais Saddam Hussein était toujours au pouvoir à Bagdad. Et l’on connaît la suite de cette histoire.

Élu en 1988 à la Maison-Blanche après avoir remporté 40 États et 54% du vote populaire face au gouverneur démocrate du Massachusetts Michael Dukakis, George Bush père paraissait invincible après l’opération «Bouclier du désert». Mais ce triomphe ne l’a pas aidé à long terme auprès des électeurs américains. Idem pour sa gestion habile de la fin de la guerre froide ou ses négociations fructueuses avec Mikhaïl Gorbatchev pour réduire le stock d’armes nucléaires des États-Unis et de l’ex-URSS. À la fin de son mandat, alors que l’économie américaine battait de l’aile, les Américains n’avaient pas l’impression que ce président issu d’une famille aristocratique de la Nouvelle-Angleterre – son père avait été financier et sénateur du Connecticut – avait à coeur leurs intérêts. Et ils ont refusé à ce héros de la Seconde guerre mondiale un deuxième mandat, une décision qui l’a profondément blessé.

Même le succès de son fils aîné, qui a été élu et réélu à la présidence, ne lui a pas épargné d’autres tourments. Lors d’un entretien avec son biographe, John Meacham, il a déploré la mauvaise influence de Dick Cheney et Donald Rumsfeld, qui auraient contribué à entraîner George W. dans un fiasco militaire dont les États-Unis paient encore le prix.

N’empêche : avec le recul, George Bush père apparaît comme un républicain comme il ne s’en fait plus. Il a prôné une approche multilatéraliste en matière de politique internationale. Il a rompu une promesse en augmentant les impôts des plus riches pour réduire les déficits. Et il a pris des mesures concrètes (avec Brian Mulroney) pour attaquer un problème environnemental – les pluies acides.

Il n’a certes pas tourné le dos aux tactiques les plus douteuses voire répugnantes du Parti républicain, notamment lors de sa campagne contre Michael Dukakis. Mais les relations qu’il a nouées après sa présidence avec Bill Clinton, son partenaire dans plusieurs campagnes humanitaires, et Barack Obama témoignent d’un patriotisme et d’un civisme qui semblent être aujourd’hui en voie de disparition.

Au-delà de ses politiques, il y avait chez George Herbert Walker Bush une élégance et une classe qui traversent cette lettre à Bill Clinton qu’il avait laissée sur son bureau avant de quitter la Maison-Blanche (Clinton revient sur cette lettre dans son hommage à son prédécesseur) :

letter-george-bush-bill-clinton.jpg

Je vous encourage à lire l’admirable nécrologie que consacre le New York Times à la vie et à la carrière du 41e président.

(Photo AP)

82 réflexions sur “Les triomphes et les échecs de George Bush père

  1. Batigol dit :

    Sans l’ombre d’un doute, sa plus grande réalisation aura été d’avoir présidé pendant l’effondrement de l’union soviétique. Reagan a fait le gros du travail mais Bush Père aura fini la job.

  2. Henriette Latour dit :

    À cette époque, les Républicains n’avaient pas que des défauts. Ils pouvaient aussi avoir de la classe. Cela a, maintenant été remplacé par la swamp!

  3. Daniel Tremblay dit :

    Quelle classe! Ça peut être affirmé de la plupart des présidents des dernières décennies, on tombe de haut avec le #45! ☹️

  4. RICK42 dit :

    Quelle humilité dans cette lettre de Bush père à son successeur…inimaginable de la part du narcissique clown orangé!

    1. A.Talon dit :

      «inimaginable de la part du narcissique clown orangé!»

      En effet, vous pouvez parier qu’il n’écrira pas de gentille lettre à son successeur. Mais peut-être un tweet rageur, qui sait…

  5. Richard Desrochers dit :

    Ça me fait me demander la teneur de la lettre que Trump écrirait à son successeur… Je crois que ça tiendrait en trois mots: me, myself and I.

    1. Richard Desrochers dit :

      Et aussi : « It will be tough to be as good a president as me. »

    2. Marc dit :

      Il n’y aura pas de lettre, uniquement un tweet… qui parlera uniquement de la grandeur de sa présidence.

  6. bloganon dit :

    Il a été le dernier des présidents républicains décents (décent dans le sens de honnête, honorable, de haute moralité, qui s’efforce d’agir pour le bien commun).

  7. Gilles Morissette dit :

    Très bon résumé de ce qui fut la carrière politique notamment la présidence de Georges Bush. Une route parsemé de bons et de moins bons moments. Son plus grand accomplissement aura été, selon moi, sa contribution à l’effondrement du communisme dans les pays du Bloc Soviétique, dont le fait saillant aura été la disparition du « Mur de Berlin ».

    Il succédait à un président (Reagan) dont le taux de popularité, même encore aujourd’hui, le place parmi les premiers. Comme ceux qui l’ont précédé et qui l’ont suivi, sauf Potus 45, il a compris qu’il devait être le président de tous les Américains même de ceux qui n’avaient pas voté pour lui.

    Il a appris à travailler avec le Congrès et à sceller des alliances politiques avec des adversaires afin de faire avancer certains dossiers, ce que celui qui est présentement assis dans le Bureau Ovale, semble incapable de faire.

    Il a fait partie d’élus républicains en voie de disparation, soit des gens capables de s’élever au-dessus de la partisanerie politique et, ce pour favoriser les intérêts supérieurs de la nation. Tout le contraire du Gros Abruti.

  8. Cubbies dit :

    Un homme d’une grande dignité qui avait à cœur de servir le peuple américain.

  9. J.C.Virgil dit :

    Sa grande réalisation la Guerre du Golfe et ses milliers de victimes irakiennes menée pourquoi au juste ? L’ancien allié des États-Unis à qui ils fournissaient des armes chimiques pour gazer les iraniens durant la guerre Iran-Irak avait envahi le Koweit devant l’incapacité de l’Irak à rembourser les 80 milliards de dollars qui avaient été empruntés au Koweït pour financer la guerre Iran-Irak et la surproduction koweïtienne de pétrole qui a provoqué des baisses de revenus pour l’Irak.

    Des tractations faisaient croire à Saddam Hussein que les américains n’interviendraient pas et que l’URSS moribonde pourrait peut-être l’aider advenant le cas contraire.. Erreur H.W.Bush a fait mis en marche la machine de guerre américaine , libéré le Koweit et s’est retiré avant d’atteindre Bagdad laissant Hussein au pouvoir qui a pu en profiter pour en faire payer le prix aux chiites qui avaient appuyés l’invasion américaine.

    Fiston W. a voulu finir la job et on connait le reste de l’histoire. Alors selon moi pour s’être empêtré dans une guerre inutile et ouvert la porte au capitalisme de prédation un peu partout, alors qu’il aurait pu donner une autre direction au monde après la chute de l’URSS , je ne crois pas que l’histoire retiendra grand chose de ce président de l’ère des guerres du pétrole.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_du_Kowe%C3%AFt

  10. jeanfrancoiscouture dit :

    Durant sa campagne et aussi après son élection, George H.W. Bush plaidait pour ce qu’il appelait alors «A kinder, gentler Nation», un pays attentif aux besoins des plus vulnérables.

    Je n’ai cependant pas souvenance que cela ait ensuite vraiment été mis en oeuvre durant ses quatre années de présidence.

    Je me rappelle aussi l’irritation d’Israël face au refus de G.H.W. Bush de garantir des crédits internationaux destinés à l’établissement de colonies en territoires palestiniens, cela était contraire à sa position sur le sujet et sur la paix dans ces territoires. Je me demande si cela n’a pas aussi eu une influence sur le votre qui l’a expulsé de la M.B. après un seul mandat.

    https://www.nytimes.com/1992/03/18/world/bush-rejects-israel-loan-guarantees.html.

    1. spritzer dit :

      « Je me demande si cela n’a pas aussi eu une influence sur le votre qui l’a expulsé de la M.B. après un seul mandat. »

      Le vote et surtout les dons. Lui et Jimmy Carter ont fait un seul mandat après avoir tenu tête à Israël. Une coïncidence sans doute…

      1. Richard Hétu dit :

        Votre obsession anti-Israël ou anti-juive fait fi du fait que le vote et l’argent de la communauté juive étaient acquis au Parti démocrate à l’époque. Baker aurait d’ailleurs dit : “Fuck the Jews, they don’t vote for us anyway.”

      2. spritzer dit :

        @Richard

        Dans ce cas il faut croire que je ne suis pas le seul à être obsédé parce que G.H. Bush pensait la même chose à certains moments.
        https://mondoweiss.net/2006/07/did_the_first_p/

        Il a perdu des votes juifs, et pour l’argent je ne vous apprends rien en vous disant que les deux partis sont financés par ce qu’on pourrait appeler, de façon large, le lobby israélien. Combien d’argent est passé d’un a l’autre, mystère.

        Il reste que Clinton a remporté l’élection de façon décisive et qu’il faut sûrement additionner d’autres raisons pour expliquer son succès.

      3. spritzer dit :

        Et à propos de Jimmy Carter, c’est mon obsession encore? 😉

      4. Richard Hétu dit :

        Oui, absolument! Il n’y a pas qu’Israël et les juifs qui comptent dans la vie politique américaine! 😉

      5. jeanfrancoiscouture dit :

        Dans le cas de Jimmy Carter, j’ai pensé à l’époque et je continue de le penser que sa défaite aux mains de Reagan était bien davantage son apparence de faiblesse et ses maladresses face au terrorisme comparé à la force et la détermination tranquille dont faisait preuve l’acteur Ronald Reagan. Rappelez-vous la calamiteuse expédition militaire pour libérer les otages en Iran laquelle a fini par des pannes et des collisions d’hélicoptères de combat en plein désert et un retour honteux au pays.
        Rappelez-vous aussi la libération de ces otages très peu de temps après l’accession au pouvoir de Reagan.

      6. spritzer dit :

        @jeanfrancoiscouture

        La crise des otages lui avait fait mal, au même titre que l’accord de paix israélo-égyptien que Carter avait forcé dans la gorge de Begin ainsi que quelques déclarations de Carter sur les droits des Palestiniens. S’il avait eu le plein appui du lobby et de la communauté, aurait-il perdu l’élection? Je l’ignore…

      7. spritzer dit :

        @Richard Hétu

        J’ai dit dans mon autre commentaire qu’il y avait d’autres éléments qui expliquaient la défaite de Carter. Je trouve juste stupéfiant de voir les moyens et l’argent mis en cause pour avancer les intérêts d’une nation étrangère, avec des conséquences déplorables pour tous.

  11. fallaitquejteuldise dit :

    Une époque révolue où être républicain voulait dire quelque chose et ne pas être, comme aujourd’hui, n’importe quoi …. À la base démocrate ou républicain, des valeurs que j’ai beaucoup de difficulté à bien reconnaître, tant celles du président actuel, prennent le dessus. Le débat politique que l’on connaît, tranche plutôt à créer une opposition à Trump.

  12. jeanfrancoiscouture dit :

    Oups!!! Petit oubli pour un site en lien avec mon post de 12:31

    https://www.history.com/speeches/bushs-kinder-gentler-nation

  13. noirod dit :

    Un peu difficile de comparer l’ héritage de Bush père en 2018 alors que n’importe qui paraitrait mieux que le gros épais au pouvoir actuellement.
    Ce qu’on peut lui concevoir c’ est sa dignité et sa stature de président. Un gars qui inspirait le respect . Il aura tenu le fort le mieux possible pendant que la planète elle passait par un vent de changements .On peut l’en féliciter mais aussi lui imputer le fait que les U.S.A sont depuis demeurés sur leurs gardes comme gelés en 1950.
    Le président des États-Unis était a son époque un chef d’ orchestre sur qui le poids de l’image prospère et paternaliste devait assurer un équilibre certain. En terre étrangère mettons que ca a été un peu cacophonique et son règne plutôt bref témoigne avec éloquence de son manque de contrôle et fatalement du manque de confiance des américains envers lui.

    Mais tout cela semble si loin maintenant j’ose a peine imaginer si le gros imbécile avait été a son poste a on époque…

  14. Earl Brochet dit :

    Son plus grand échec selon moi aura été le retrait des troupes américaines du Koweït avant d’avoir terminé l’attaque sur Bagdad. Il y aurait possiblement eu moins de victimes si il avait terminé la première guerre du golf…..ce n’est que supposition mais ça aurait été difficilement pire que la deuxième guerre du golf par W.

    1. A.Talon dit :

      Une attaque complète et décisive sur Bagdad, la mise hors d’état de nuire définitive de Saddam Hussein et de son clan (par condamnations à mort des principaux responsables du régime) ainsi que la remise éventuelle du pouvoir à une armée irakienne laissée intacte auraient certainement permis d’éviter une seconde guerre en Irak.

      Pour tout dire, un Dubya Bush plus compétent et moins influencé par le couple infernal Rumfeld/Cheney aurait certainement pu lui aussi éviter aisément cet engrenage infernal. Dommage qu’il ait eu visiblement quelque chose à prouver à son papa. Son complexe d’infériorité aura ainsi coûté des centaines de milliers d’innocentes vies humaines…

    2. Richard Desrochers dit :

      La guerre du golf, c’est le 45 qui va la commencer… 😉

    3. Madalton dit :

      Il ne pouvait pas. La résolution de l’ONU était de libérer le Koweit. Il aurait fallu qu’il déclare la guerre à l’IRAK car l’ONU n’aurait jamais voté une telle décision.

  15. Lecteur-curieux dit :

    Bien c’est une époque où je suis devenu plus critique des Américains, dans les années Reagan j’en avais un peu mais pas mal plus rendu au cégep.

    Un républicain pouvait être Gary Carter alors…

    Les Américains avaient alors un grand respect pour leurs POTUS bien plus que nous pour nos PM je trouvais cela à la fois bien et à la fois pas assez critique. Les temps ont changé. Et non je n’aimais pas la Guerre du Golfe, le copain juif lui la soutenait bien sûr.

  16. ducalme dit :

    Comme président, Bush a laissé un actif et un passif dont on discutera pendant des années.

    Là n’est pas mon propos aujourd’hui.

    Je veux simplement rendre hommage à un grand homme que j’ai admiré et respecté; il n’était pas seulement digne de sa fonction, on dirait qu’elle était faite pour lui.

    Il a loyalement accepté de jouer les seconds violons dans l’administration Reagan bien qu’il dépassât le président de cent coudées.

    Ronald Reagan avait une avantage sur Bush: on aimait l’homme chaleureux; Bush père n’avait pas cette chaleur ou ne désirait pas en faire montre.

    Il l’avait délicieusement admis.

    Lorsqu’il a quitté bien malgré lui la présidence, ses deux premiers successeurs n’avaient pas la même classe.

    Il faudra attendre Barack Obama pour retourner dans les ligues majeures et retrouver les qualités d’un président.

    Sa lettre à son successeur est un témoignage de la qualité de l’homme.

    Un homme qui, en 2016, faisant passer l’honneur avant la partisanerie, ne vota pas pour Donald Trump.

    https://www.reuters.com/article/us-trump-bush-book/neither-george-bush-voted-for-trump-book-author-tells-new-york-times-idUSKBN1D40TP

    Le président actuel vient d’annoncer qu’il assistera aux funérailles;

    https://abcnews.go.com/Politics/president-trump-attend-funeral-george-hw-bush-long/story?id=55487517

    1. A.Talon dit :

      «Le président actuel vient d’annoncer qu’il assistera aux funérailles;»

      J’espère bien, au contraire, que la famille Bush saura lui en interdire l’entrée car autrement la présence du bouffon orangé aura tôt fait de transformer la solennité de ces cérémonies en un véritable cirque.

      1. ducalme dit :

        @A.Talon

        Les funérailles sont des funérailles d’état.

        À partir ce ce moment, c’est dans l’ordre des choses que le chef de l’état y soit présent.

        Et puis, les élections de 2020 s’en viennent à grand pas; la famille républicaine a grand besoin de refaire son unité.

        https://en.wikipedia.org/wiki/Death_and_state_funeral_of_George_H._W._Bush

      2. A.Talon dit :

        @ ducalme 15h26
        «Les funérailles sont des funérailles d’état.»

        Et alors? Le locataire de la Maison-Brune N’EST PAS l’État à ce que je sache. L’époque du Roi Soleil est très loin derrière nous. La famille Bush conserve toujours son plein et entier droit de veto sur tout les invités qui figureront à ces funérailles.

        «Et puis, les élections de 2020 s’en viennent à grand pas; la famille républicaine a grand besoin de refaire son unité.»

        Tant que le semeur de zizanie orangé sera en contrôle de ce parti, il n’y aura pas d’unité. Oubliez ça.

      3. ducalme dit :

        @A.Talon

        Les États-Unis sont une république constitutionnelle où le président représente et l’État et l’ensemble des citoyens.

        «What is the President’s role as chief of state?

        These roles are: (1) chief of state, (2) chief executive, (3) chief administrator, (4) chief diplomat, (5) commander in chief, (6) chief legislator, (7) party chief, and (8) chief citizen. Chief of state refers to the President as the head of the government. He is the symbol of all the people.»

        Voir:

        https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:fGUiyPBKy-8J:https://assets.pearsonschool.com/asset_mgr/legacy/200938/section1_jobdescription_26523_1.pdf+&cd=17&hl=en&ct=clnk&gl=us

  17. ducalme dit :

    Voici le lien où le président Bush expose à Larry King qu’il aurait dû davantage démontrer ses émotions:

    https://www.cnn.com/videos/politics/2018/12/01/george-hw-bush-reelected-ctn-vpx.cnn

  18. xnicden dit :

    De @TravisAllen02:

    « My favorite George H.W. Bush moment:

    White House: Wanna come to Trump’s inauguration?

    Bush: No sorry doctor says I can’t

    NFL: Want to come to the Super Bowl?

    Bush: HELL YEAH https://t.co/eQlFneV0I9 »

    Plus sérieusement…Trump qui annule un conférence de presse en prenant prétexte le décès de M. Bush. Quelqu’un est surpris?

  19. Corn88 dit :

    GHW Bush, un autre grand criminel qui s’en va retrouver les John McCain, Zbigniew Brzezinski, Douglas MacArthur, etc. en attendant l’arrivée prochaine, on l’espère, des Madeleine Albright, Henry Kissinger, Donald Rumsfeld, Dick Cheney, John Bolton et plus tard GW Bush, dans un endroit très bien chauffé à ce que l’on dit. En fait beaucoup trop chaud à mon goût, mais c’est ce qui convient à ce genre de criminels.

    Évidemment, il est décédé et il a admirablement servi ses maîtres, ses patrons; on doit donc s’attendre à un concert d’éloges des faiseurs d’images, incluant ce que monsieur Hétu appelle «l’admirable nécrologie que consacre le New York Times ».

    Je reprends quelques points de cette « admirable nécrologie »

    – “ambassador to the United Nations, chairman of the Republican National Committee, United States envoy to China, director of the Central Intelligence Agency and vice president, under Ronald Reagan”,

    Je rappellerais qu’il s’agit tous de postes NON-ÉLUS. Aucune démocratie à l’œuvre ici. Aucun choix du peuple. GHW Bush a été NOMMÉ à ces postes, non pas en raison de compétences particulières mais en raison de contacts, de $ (l’argent du pétrole, ça aide), de ficelles tirées, et comme étant autant de voies qui pourraient éventuellement le rendre possiblement « présidentiable ». Façon très coûteuse de se « construire » un CV je vous dirais. Aujourd’hui, il est possible d’arriver au même but à bien moindre coût. Obama et Macron l’ont bien compris.

    Plusieurs sur ce blogue aiment bien rappeler que V. Poutine a déjà été agent du KGB. Tel qu’indiqué plus haut, je rappelle, accessoirement, que GHW Bush a été directeur de la CIA!

    Le New York Times en rajoute une couche :

    – “Mr. Bush was schooled in the good manners and graciousness of New England privilege and civic responsibility”

    Humm… Je me demande ce qu’en dirait les 200,000 Iraquiens morts lors de la première guerre du Golfe? Oh, mais je sais : “GHW Bush – the butcher of Baghdad”!

    GHW Bush a été aux premières loges lors du scandale « Iran-Contra Affair », la vente d’armes à l’Iran (acte illégal en soi), les profits transférés pour financer les terroristes anti-Sandinistes, les « Contras », au Nicaragua (acte tout aussi illégal) pour renverser la Junte Sandiniste socialiste du pays.

    GHW Bush est né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il est le petit-fils de financiers qui ont fait fortune dans la vente d’armes à la Grande-Bretagne et la France durant la première guerre mondiale, avant de se recycler dans le pétrole au Texas. GHW Bush est le fils de Prescott, celui-là même qui augmentera la fortune de la famille en ré-armant l’Allemagne dans les années 1930. Prescott qui avec les frères Dulles contribuera ensuite, dans les années 1940, à la formation et au développement de l’OSS, le précurseur de la CIA. Ce qui explique le lien privilégié par la suite entre le fils de Prescott, GHW Bush et la CIA. Ce qui explique aussi la présence de GH Bush en novembre 1963.

    L’autre crime de GHW Bush aura sûrement été d’être le géniteur de « l’idiot-du-village », GW Bush, un autre grand criminel de guerre.

    Mais tout cela, vous ne le lirez pas dans « l’admirable nécrologie que consacre le New York Times ».

    Pour ses maîtres, GHW Bush a été un bon serviteur. Des pans entiers de son histoire seront donc occultés. Il faut laver plus blanc que blanc et les médias, vous savez, l’auto-proclamée « presse du Monde libre » (lol), excelle dans ce domaine. GH Bush aura droit aux honneurs.

    1. 430a dit :

      WOWW!

    2. spritzer dit :

      Bon résumé. MAIS, il avait des bonnes manières… 😉

    3. Richard Hétu dit :

      Que de grossières historiques dans ce texte d’inspiration complotiste! Et l’allusion à Zbigniew Brzezinski: impayable.

      1. jeanfrancoiscouture dit :

        @M. Hétu: Ah! Ce cher Brzezinski. «Impayable» dites-vous? Zbigniew ou l’allusion de Corn88? 🙂

        Moi, tout ce dont je me rappelle de ce bon ZB c’est son invention du «Tittytainment». Vous ne vous en souvenez pas? Vous étiez«un peu jeune à l’époque. Allez voir ce texte. Perso, j’avais suivi cette étrange affaire au moment où c’est apparu sur le radar, à ce fameux sommet auquel il avait participé, comme G.H.W.. Bush d’ailleurs, et lancé l’expression.
        Remarquez qu’il n’était pas bête ce ZB.,même un peu futurologue je dirais. La Maison Blanche est présentement squattée pat un expert du «Tittytainment», c’est à dire la télé réalité. Il y a même plein de chroniqueurs journaux, radio, télé qui passent une bonne partie de leur temps à «chroniquer» sur ces divertissements dits «populaires» et dont ZB annonçait la popularité. Pour ma part, je n’ai que faire tant du «Tittytainment» que des chroniques s’y rapportant. Pas plus que des complots d’ailleurs. La réalité est bien plus drôle…… ou triste, c’est selon.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Tittytainment

      2. Corn88 dit :

        Monsieur Hétu – Pouvez-vous relever une phrase dans mon texte qui soit fausse? Juste une?

        Complot vous dites? Humm… Vous savez que les complots ont toujours existés? Vous savez que l’assassinat de Jules César est le fruit d’un complot?

        En fait, le mot « complotiste » a été popularisé par la CIA au milieu des années 1960 pour réduire au silence les gens, les chercheurs, qui refusaient les conclusions alambiquées de la Commission Warren suite à l’assassinat de JFK. Le mot « complotiste » est utilisé à toutes les sauces aujourd’hui par les médias pour réduire au silence ceux qui posent des questions qui dérangent.

        Vous voulez que j’élabore un peu plus sur Zbigniew Brzezinski? Vraiment? En êtes-vous bien certain?

        Zbigniew Brzezinski est né à Varsovie en 1928. La violence de l’Allemagne nazi et de l’URSS de Staline contre la Pologne dès 1939 va le traumatiser profondément. Brzezinski va entretenir une haine viscérale à l’endroit de l’URSS. Pour lui, l’URSS doit être détruite… À tout prix. Cela va l’amener en 1979 à apporter une aide militaire aux mujahideens en Afghanistan (Operation Cyclone; c’est connu), il va soutenir Ousama ben Laden (eh oui) pour qu’ils attaquent l’URSS et attirer cette dernière dans le bourbier de l’Afghanistan.

        Pour Brzezinski, l’Afghanistan serait pour l’URSS ce que le Vietnam avait été pour les USA.

        Brzezinski – “We now have the opportunity of giving to the USSR its Vietnam war.”

        Ça a réussi. L’URSS s’est embourbée en Afghanistan pendant 10 ans, par suite du plan machiavélique de Brzezinski.

        Dans sa haine de l’URSS, Brzezinski soutiendra les éléments les plus extrémistes qui deviendront Al-Qaeda (eh oui, rebelotte) et qui donneront, dois-je le rappeler : 9/11; la destruction des tours jumelles du World Trade Center; tout un « blowback » dans le sens où l’entends la CIA (blowback : conséquences inattendues des coups foireux perpétrés par la CIA).

        Accessoirement, cette guerre URSS-Afghanistan fera 15,000 morts et 35,000 blessés du côté des militaires soviétiques ET plus de 2,000,000 de morts CIVILS du côté Afghan, hommes, femmes, enfants, malnutrition, famines, maladies, trafic d’opium, guerre civile, etc.

        « Conseiller spécial », « mentor », « outstanding friend » de Barack Obama, on reconnaît la signature Brzezinski dans le coup d’état de Maidan organisé par Victoria Nuland (tout pour éloigner l’Ukraine de la Russie; dans les mots même de Brzezinski : « …cannot allow Russia to control Ukraine… » sinon… “Russia automatically again regains the wherewithal to become a powerful imperial state, spanning Europe and Asia.”), et dans la destruction de la Syrie (une copie quasi carbone du conflit en Afghanistan avec le soutien financier des USA aux éléments extrémistes, ici ISIS).

        Vous n’avez pas à me croire sur parole. Si le cœur vous en dit, je peux vous suggérer un livre écrit par Zbigniew Brzezinski lui-même : « The Grand Chessboard ».

      3. Richard Hétu dit :

        Encore faut-il comprendre vos phrases! Rien piger à vos allusions à l’histoire de Bush à la CIA, par exemple. Bush croyait que sa nomination à la CIA par Ford était un coup fourré de Rumsfeld, chef de cabinet de la Maison-Blanche, visant à l’éliminer comme rival politique. Cela n’a rien à voir avec le jeu d’influence que vous imaginez. Même confusion sur l’histoire de Bush au Texas. Mais je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à répondre dans le détail à quelqu’un qui a déjà exprimé son mépris profond pour ce blogue et ses intervenants.

      4. cotenord07 dit :

        @ Corn88 (01/12/2018 à 22:08) :

        Il est évident que la diabolisation outrancière de Zbigniew Brzezinski sert très bien votre argumentaire simplificateur, mais en fait la réflexion géostratégique de Brzezinski a été beaucoup plus nuancée que ce que vous avez évoqué, et elle n’était pas animée par la haine de l’URSS ou de la Russie. Peut-être a-t-elle été animée par une certaine crainte (légitime) de l’URSS et de la Russie, mais pas par une « haine viscérale » de ce pays, comme vous l’avez affirmé…

        En passant, à partir de 1938, alors qu’il avait 10 ans, Zbigniew Brzezinski a vécu à Montréal, où son père a servi comme consul général de la Pologne. Brzezinski a étudié au college Loyola et à l’Université McGill, et il aurait peut-être fait une carrière de diplomate au Canada, si le fait qu’il n’a pu obtenir une bourse pour aller étudier au Royaume-Uni ne l’avait pas amené à aller faire son doctorat à l’université Harvard et à demeurer ensuite aux États-Unis…

        Brzezinski n’a donc pas personnellement vécu les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale en Pologne.

        Enfin, l’ouvrage « The Grand Chessboard » de Zbigniew Brzezinski, paru en 1997, a été traduit en français sous le titre « Le grand échiquier ».

    4. P-o Tremblay dit :

      Un republicain bref

    5. simonolivier dit :

      @corn Un autre révisionniste de l’histoire..

    6. simonolivier dit :

      @maïs. Il y a longtemps qu’on ne vous avait pas lu. Et pour être honnête, on ne s’était pas ennuyé. Vous pouvez retourner calmement dans l’oubli.

  20. gl000001 dit :

    « Lors d’un entretien avec son biographe, John Meacham, il a déploré la mauvaise influence de Dick Cheney et Donald Rumsfeld, qui auraient contribué à entraîner George W. dans un fiasco militaire dont les États-Unis paient encore le prix. »
    On connait l’influence de ces deux sbires, mais il me semblait qu’on disait que W était le pantin de son papa ? Enfin, c’était peut-être que ce que disaient les méchantes langues à son égard (?).
    En tout cas, si Senior a poussé pour que son fils sous-éduqué devienne président, on peut lui reprocher d’avoir ouvert la voie à trump. L’éducation n’est plus nécessaire pour devenir président. Ca prend juste de la gueule ou beaucoup de pistonnage !!

  21. Pierre S. dit :

    ————————–

    la lettre de Bush père à Clinton …..

    Hors de la compréhension de Trump qui n’a pas le début du commencement
    de l’intelligence pour comprendre le sens de ce mémo.

  22. Pierre S. dit :

    ——————-

    Pour ce qui est de Bush il avait tout les défauts des républicains
    pour ce qui est d’etre impérialiste tout en magouillant avec l’ennemi en douce.
    Un mercantile fini soumis au lobby des armes et du pétrole mais aussi un
    président compétent bon pour son pays mais concient de l’importance de maintenir
    un équilibre mondial

    Conscient aussi de l’importance du leadership américain dans le monde et de la
    responsabilité que ca implique.

    un président bien imparfait que je n’ai pas beaucoup apprécié …
    Mais pratiquement un prix Nobel à coté de l’imbécile présentement en poste.

    1. gl000001 dit :

      « Responsabilité ». Bien dit.

    2. 430a dit :

      Excellente conclusion!

  23. Samati dit :

    Pour ceux qui tombent facilement dans le révisionnisme, alimentée par la propagande russe, il est bon de rappeler que la décision de libérer le Koweït fut approuvée par un large éventail de la communauté internationale (principalement les démocraties). Saddam disposait alors d’armes chimiques qu’il avait déjà utilisées contre sa propre population. On se rappellera le massacre de Halabja en 1988, où la population civile du village, incluant femmes et enfants, fut gazée. Les risques que Sadam utilise ces armes étaient élevés et justifiaient pleinement la réponse militaire de la coalition visant à libérer le Koweït et empêcher Sadam de poursuivre ses massacres.

    1. Lecteur-curieux dit :

      Ce ne sont jamais des décisions faciles n’empêche que les militaristes vont plus facilement vers cela et les pacifistes eux s’opposent d’autres sans être pacifistes à 100% trouvent qu’il devrait y avoir de meilleures solutions, ce n’est pas du révisionnisme c’est le vécu d’alors.

      http://collections.banq.qc.ca/retrieve/7232876#page=10

      1. Lecteur-curieux dit :

        http://collections.banq.qc.ca/retrieve/4454619#page=2 Voir les répondants du sondage au Québec. 63% y sont opposés dans ce sondage.

  24. loup2 dit :

    Bush à la télévision pour légitimer la guerre à l’Irak a déclaré aux amerloques que des soldats irakiens avaient pénétrer en territoire koweïtiens et attaquer une pouponnière. Nous montrant des incubateurs saccager etc, etc. Des images chocs.
    Il se déclarait incapable de laisser continuer ce genre d’acte barbare. C’était son excuse pour attaquer.
    Mais quelques années plus tard des journalistes d’enquête Suisse ont fouillé cette affaire.
    Ils ont découvert que c’était un coup monté. Une mise en scène du Koweït avec l’aide des amerloques. Y’avait pas eu l’ombre d’un soldat irakien dans cette histoire.
    Qui est surpris ?

    1. loup2 dit :

      Ah ben. Je me souvenais très bien d’avoir vu à la télé en direct l’allocution de Bush.
      J’ai raconté de mémoire. Après la publication de mon message je me suis mis à la recherche d’une source pour appuyer mes dires.
      J’ai trouvé-
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_couveuses_au_Kowe%C3%AFt
      La fille en pleur je l’ai encore en image dans ma tête. Maudite menteuse.

    2. loup2 dit :

      La voici la menteuse. C’est fou sur le net tu trouves tout !
      https://youtu.be/LmfVs3WaE9Y?t=18

  25. P-o Tremblay dit :

    Pas une mention de son combat avec Homer Simpson dans les égouts… damn

  26. jcvirgil dit :

    C’est presque drôle de voir des gens parler de théories du complot quand il est question des agissements du gouvernement et des agences américaines alors qu’il est prouvé que toute l’affaire Iran-Contras , de même que celle cocaine contras provenaient des plus hautes sphères du gouvernement américain.La commission Kerry a prouvé à l’époque que la CIA se servait du trafic de cocaine qui dévastait les grandes villes des États-Unis pour armer et équiper les Contras au Nicaragua,

    Parmi les conclusions de l’enquête :

    *Paiements aux trafiquants de drogue par le Département d’État américain sur les fonds autorisés par le Congrès à fournir une assistance humanitaire aux Contras, parfois après que les trafiquants eurent été inculpés par des organismes fédéraux chargés de l’application de la loi, liés à la drogue, d’autres alors que des trafiquants étaient activement sous enquête mêmes agences. [2]
    Selon le rapport, le département d’État américain a versé plus de 806 000 dollars à « quatre sociétés détenues et exploitées par des trafiquants de stupéfiants » pour acheminer une aide humanitaire aux Contras. [2]

    En ce qui concerne la connaissance par la CIA de ces faits, le rapport indique:

    Le chef du groupe de travail centraméricain de la CIA a ajouté: Nous savions que tout le monde autour de Pastora était impliqué dans la cocaïne … Son personnel et ses amis (expurgés) étaient des trafiquants de drogue ou impliqués dans un trafic de drogue. [2]*

    https://en.wikipedia.org/wiki/CIA_involvement_in_Contra_cocaine_trafficking

    Pour ce qui est du scandale Iran-Contras et du président GHW Bush :*Pendant la campagne électorale de 1988, le vice-président George H. W. Bush nie avoir connaissance de l’affaire Iran-Contra en disant avoir été « hors de la boucle »trad 37. Pourtant, des passages dans ses agendas permettent de conclure qu’il est « l’une des quelques personnes qui connaissent tous les détails »trad 38. Malgré ses refus répétés de parler de l’affaire, il a été élu111.*

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Iran-Contra#cite_note-150

    Eh ben …

  27. spritzer dit :

    L’épisode des Simpsons avec Bush père est l’un des meilleurs de la série. On le voit entre autre écrire ses mémoires et il termine en disant qu’il avait fait tout ce qu’il voulait dans son mandat et qu’il n’était point besoin d’en faire un autre. lol

  28. InfoPhile dit :

    En tout cas on ne peut pas dire que son fils doublevé soit parmi ses réussites les plus étincelantes. Il ne lui a certainement pas légué son gène de la vaillance ni celui de la curiosité intellectuelle. Peut-être celui du ludisme ou de la naïveté par contre.

    Il était trop imprégné de la méfiance quasi atavique du « système » de défense américain (CIA), ou de la mentalité qui prévalait au Pentagone, au regard du pacifisme très manifeste de Gorbatchev, pour pleinement profiter de l’opportunité que ce dernier lui offrait. Il pouvait s’en éloigner. En bon fonctionnaire, Il s’en est au contraire rapproché, notamment en reniant la promesse que Reagan avait exprimée à Gorby, soit de ne pas étendre l’OTAN dans les pays membres de l’ex-pacte de Varsovie. Tout sauf un visionnaire.

    Son incursion au Koweït et en Irak n’était pas à mon sens très justifiée, surtout que le Koweït était jusque dans les années 30 une province irakienne. Il a alors sûrement répondu à une commande sioniste, voire à un traquenard visant l’affaiblissement d’un Irak trop ambitieux en ce que celui-ci aurait fait un certain contrepoids à l’outrageuse supériorité militaire d’Israël, celle par laquelle il impose son agenda par la force et se moque des résolutions onusiennes.

    Je me souviens d’un reportage qui le montrait en train de faire de la marche rapide sur un plage de la cote est. Ça m’avait inspiré de voir celui qui était alors un sexagénaire s’entraîner de la sorte.

    On peut, peut-être, souligner son élégance dans la défaite attribuable à la présence d’un tiers simili-républicain (Ross Perrot) dans la campagne de 1992. Mais en somme, ses mandats en tant que vice-président, puis président, n’ont que trop reflété l’impérialisme américain, celui qui a valu aux États-Unis d’être détestés au point de subir le 11 septembre.

    À l’aune du cinglé qui usurpe la présidence, le 41e peut sembler un meilleur président et homme qu’il n’a été dans les faits. À sa décharge, pouvait-il ne pas être un produit de la guerre froide?

  29. Il Principe dit :

    HS Misère, ça a pêté solide en France ! Est-ce qu’il y en qui croit encore que Macron était le bon choix là-bas?

    1. A.Talon dit :

      Ce n’était pas le meilleur choix, mon bon Picotte, c’était le moins pire. Pour vous rafraîchir la mémoire, son adversaire était la leader d’extrême-droite Marine LePen. Toute à la fois inexpérimentée en administration publique, grande admiratrice du Drumpf, révisionniste historique et propagandiste haineuse, elle n’avait absolument rien pour la qualifier à occuper le Palais de l’Élysée. Entre cette calamité en jupon nocive pour la cohésion sociale et le petit banquier propret tenant du statu quo, le choix était facile à faire.

  30. Apocalypse dit :

    @Corn88 – 14h22

    Bien aimé votre post, mais ma perception est que vous êtes un peu trop dur envers George Bush père.

    Lorsque George W. Bush fils va nous quitter, vous pourrez dir tout le mal que vous en pensez et vous aurez un ‘Two Thumbs Up’.

    Bien d’accord avec la cuillère d’argent, George Bush père, un autre qui était au bon endroit, au bon moment avec les bonnes connexions. Il a tout de même du mérite pour avoir fait des choses positives et une classe dont aurait aimé qu’elle dépeigne sur l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

    Je ne suis pas de ceux qui voit les soi-disants grands accomplissements des politiciens, je pense qu’ils sont sérieusement surévalués. Croire que ces gens se sont privés de tout pour être au service des citoyens … yeah right … Dans la vie, ce qu’on fait,, on le fait pour soi-même et parfois, ça sert les autres.

    En ce qui me concerne, les honneurs à n’en plus finir et les funérailles nationales pour des politiciens, ça n’existeraient pas. Ces gens viennent du peuple et ne sont pas au-dessus de nous, simple petits mortels que nous sommes. On devrait toujours faire les choses sobrement lorsque les politiciens nous quittent, même s’ils ont fait du bon travail. Un paquet de citoyens, dans l’anonymat. font un paquet de (très) bonnes choses, qui servent grandement la société, et pourtant, ils partent dans l’anonymat. Les politiciens ne devraient pas oublier qu’ils sont là parce qu’un paquet de simples citoyens existent et font leur part, même si elle est petite, elle ‘compte’. L’humilité est une merveilleuse qualité.

    Comme j’ai déjà dit, avez-vous remarqué que lorsqu’on parle de gens qui ont marqué notre civiliisation, il n’y a jamais de politiciens, de millionnaires, de milliardiaires, de grosses entreprises, etc, mais de gens qui ont souvent été pauvres, mais des créateurs, des gens qui ont fait avancer la connaissance, qui ont inventés des choses qui nous ont permis d’être ici pour échanger.

  31. Pierre S. dit :

    ———————————-

    Macron c’est comme Trump, un estie de bonrien qui remplis les poches
    des riches sur le dos du reste de la population … sauf que les francais ne tolèrent
    pas ca.

  32. ducalme dit :

    @Corn88 – 14h22-

    Votre énumération d’hommes politiques (vous ne mentionnez que Madeleine Albright comme femme) voués à la géhenne éternelle est assez impressionnante.

    Auriez-vous oublié Condoleezza Rice ?

    Pourriez-vous maintenant en énumérer quelques-uns (unes) qui mériteraient un meilleur sort ?

    Nous pourrions conclure la journée sur une note positive.

  33. ducalme dit :

    Si Emmanuel Macron est aujourd’hui président de la République, cela est dû à des concours de circonstances regrettables:

    LE PREMIER CONCOURS DE CIRCONSTANCES:

    a) En 2012, on attendait comme président Dominique Strauss-Kahn (DSK) alors président du FMI.

    Empêtré dans l’affaire de Nafissatou Dillo à New York puis dans celle du Carlton de Lille (avec Dodo la Saumure), accusé par Tristane Banon, puis par Anne Mansouret d’agression sexuelle, il doit se retirer de la course.

    Il est trop tard pour Ségolène Royal et Martine Aubry qui avaient signé le pacte de Marrakech avec DSK.

    Qui est prêt au PS ? François Hollande, premier secrétaire du PS qui contrôle les instances du parti.

    À mon avis, Hollande est l’un des politiques les plus insignifiants qu’a produits la Vè République.

    Nicolas Sarkozy n’est plus montrable et François Hollande est élu par défaut.

    Un défaut que la France paiera cher pendant son quinquennat et qu’elle continue de payer.

    LE SECOND CONCOURS DE CIRCONSTANCES:

    b) Pour la présidentielle de 2017, Hollande est foutu; il doit même renoncer en décembre 2016 à briguer l’investiture de son parti lors des primaires de la « Belle alliance populaire » car il y serait défait.

    Son ministre de l’économie, Emmanul Macron, quitte le gouvernement et se présente en indépendant avec un semblant de parti derrière lui, Les Républicains En Marche (LREM).

    Macron n’est cependant pas alors le favori; le futur gagnant des primaires de la droite et du centre a un boulevard pour l’Élysée devant lui.

    La vraie lutte pour ces primaires se fait entre Alain Juppé et François Fillon.

    Revirement au cours des derniers jours et Filon devient candidat.

    Il est nettement le favori jusqu’au jour de janvier 2017 où le Canard Enchaîné révèle que François Fillon avait créé un emploi fictif pour sa femme Pénélope (on apprendra aussi que ses deux enfants avaient aussi été payés avec les deniers publics comme « chargés de mission »).

    Fillon commence à chuter dans les sondages jusqu’au premier tour des présidentielles.

    Tout se joue alors dans un mouchoir.

    Macron: 24,01 %

    Le Pen: 21,30 %

    Fillon: 20,01 %

    Mélenchon: 19,58 %

    On a un second tour Macron-Le Pen.

    Une victoire encore par défaut, cette fois pour Macron.

    Ne nous demandons pas pourquoi tout va mal dans ce pays le plus taxé de l’Union Européenne où la richesse est fort mal répartie.

    Le mouvement des gilets jaunes qui prendre de l’ampleur depuis deux semaines est la pointe de l’iceberg du ras-le-bol populaire.

    Ne soyons pas surpris si le premier ministre, Édouard Philippe, est viré.

    Pourquoi lui ? Tout simplement parce qu’un Président de la République ne se fait virer qu’aux élections.

    1. cotenord07 dit :

      @ ducalme (01/12/2018 à 23:23) :

      Peu importe que ce soit Emmanuel Macron ou quelqu’un d’autre qui soit président de la République française, la France est depuis des décennies un pays extrêmement difficile à gouverner.

      Le manque de sens civique et les agissements fascisants de dizaines de milliers d’agitateurs qui prennent en otage le pays et qui détruisent et saccagent tout sur leur passage ne seraient jamais tolérés dans d’autres pays de tradition démocratique.

      Ne soyons pas surpris que d’autres Français quittent ce pays ingouvernable pour s’installer en Amérique du nord, comme on le voit de plus en plus depuis quelques décennies…

      1. ducalme dit :

        @cotenord_07

        Je suis foncièrement d’accord avec vous.

        Macron est certes un accident de parcours, mais peu importe le beerger, quand le troupeau n’a plus de cohésion il y a peu ou prou à faire.

        La France a à la fois raté sa colonisation et sa décolonisation.

        L’Hexagone est devenu le refuge des pécheurs et les bnalieus brûlent.

        Pendant que j’ai l’occasion de m’adresser à vous qui excellez dans l’analyse militaire et la géopolitique, êtes-vous d’avis que:

        a) La guerre du Golfe a été une bonne chose ?

        b) Si oui, le Président Bush a-t-il bien fait de pas envoyer alors ses troupes en Irak à l’époque ?

      2. treblig dit :

        @côte-nord

        Auquel il fait ajouter une hausse lente mais implacable de l’endettement public ( tout près du 100% du PIB). La France peine à se maintenir en-deca du 3% de déficit demandé par Bruxelles. Les impôts et les taxes sont élevés si on les comparent au Canada. Le coût de la vie ( dans les grandes villes ) y est cher. Et pas de solutions à court terme avec Macron.

      3. cotenord07 dit :

        @ ducalme (01/12/2018 à 23:49 ) :

        En ce qui concerne la Guerre du Golfe, il s’agit d’un sujet complexe et je ne peux prendre beaucoup de temps pour répondre à vos questions.

        Premièrement, on peut encore aujourd’hui se demander si la Guerre du Golfe aurait été nécessaire, advenant un scénario où le gouvernement des États-Unis aurait transmis un message diplomatique très clair à Saddam Hussein, avant que celui-ci envahisse le Koweït, ce qui de toute évidence n’a pas été fait, même s’il y a avait sûrement des signaux avertisseurs, ne serait-ce qu’en ce qui concerne les déplacements d’effectifs militaires irakiens en direction du Koweït. Rappelons que la rumeur veut qu’une diplomate de haut rang des États-Unis dans la région (une ambassadrice, si je me souviens bien) aurait donné un message plutôt ambigu au gouvernement de Saddam Hussein, à cet égard…

        Deuxièmement, au moment où le président Bush père a déclenché la Guerre du Golfe, les États-Unis étaient relativement soucieux de respecter les mandats des Nations Unies. Or, si je me souviens bien, le mandat émis par les Nations Unies à l’époque visait simplement la libération du territoire envahi du Koweït, et non pas un changement de régime à Bagdad. Il aurait donc alors été illégitime que les États-Unis envahissent le territoire irakien une fois le territoire du Koweït libéré.

        Enfin ,pour envahir l’Irak et effectuer un changement de régime dans ce pays, il aurait assurément fallu que les États-Unis soient résolus à déployer beaucoup plus de ressources militaires et à les déployer sur une assez longue durée (comme ça a été le cas lors de l’invasion de 2003), ce qui aurait engendré des coûts beaucoup plus élevés, et sans doute suscité des critiques et de la dissidence aux États-Unis, qui n’étaient alors pas dans l’esprit de l’après-11 septembre 2001…

        Battre l’armée de Saddam Hussein et renverser son régime, c’était quelque chose qui pouvait être effectué plutôt facilement, compte tenu de la supériorité considérable des forces armées des États-Unis. Mais effectuer un changement de régime qui ne résulte pas en une situation de chaos et de guerre civile entre les populations « libérées », c’aurait été une autre paire de manches…

  34. danielm2757 dit :

    Quand je lis certains témoignages sur ce sujet (le décès de Georges Bush père), je suis toujours étonné de l’accumulation de frustration, d’agressivité et de haine, n’ayons pas peur des mots, qu’un tel évènement peut générer. Je crois même que l’on a traité de criminel de guerre, une épithète que tout chef d’état pourrait recevoir s’il ou elle entraine sa nation dans une guerre. Car toute guerre tout comme tout autre forme d’agression ou de belligérance est un acte désespéré qui engendre destruction des vies et des choses et qui est difficile de justifier (par opposition à la résistance passive non-violente). S’il est une leçon à tirer de toutes ces périodes troubles, c’est d’approfondir son humanité et de maintenir et d’enrichir le dialogue.
    Le décès d’un président encourage l’introspection mais doit aussi appeler les américains à se solidariser comme nation.

  35. ducalme dit :

    DIS-MOI QUI TE FINANCE ET JE TE DIRAI QUI TU SERS

    Le financement de la campagne de Macron est éloquent: 1,2% des donateurs ont contribué pour près de 50% des dons de la campagne.

    Moyenne de ces dons 6 888 euros.

    https://www.lejdd.fr/Politique/info-jdd-ce-que-dit-la-liste-des-donateurs-de-macron-3811772

    Ce financement a été effectué par ceux qui avaient intérêt que rien ne change.

  36. Apocalypse dit :

    On se demande si Donald Trump a toute sa tête, la réponse pourrait bien être … non:

    https://www.palmerreport.com/analysis/g20-wanders-offstage-trump/14394/

    1. Lecteur-curieux dit :

      À quel moment Donald Trump avait sa tête ? Dans des entrevues peu confrontantes d’il y a 20, 25, 30 ou 38 ans ?

      La pression était moins forte et des choses dites alors il les met en pratique aujourd’hui sur le commerce international. Aucun intervieweur lui mettait en opposition le point de vue libre-échangiste.

      Si on parle de sa courte capacité d’attention dans ses livres, il en fait une vertu et l’egocentrisme aussi et plus tard la paranoïa. Tout cela est toujours une question de degré et d’équilibre. Trump n’a jamais eu de modération sauf que ses excès étaient mieux canalisés dans un sens ou d’un côté du prisme lorsqu’il était entouré de femmes fortes et capables de fighter avec lui. Dont Barbara Res lors de son premier séjour.

      Mais disons en 1991 à 45 ans, le diagnostic quasi-final aurait dû être posé mais les livres, les entrevues favorables pouvaient laisser croire qu’il était sur la bonne voie. Mais on le suit de loin, apparemment il avait fait son come-back tout en incarnant la ringardise et pour des Trump University ou des investissements ou sa société cotée en bourse cela sent l’arnaque à chaque fois. Des gens sont vulnérables et ont besoin de croire aux miracles ? Jouer à la loterie ou au casino de manière raisonnable sans lâcher vos sources de revenus. Non pas être né pour un petit pain mais si on veut bâtir une société et devenir multi-millionnaire, il y a énormément de facteurs à réunir incluant la chance.

  37. Lecteur-curieux dit :

    Un texte qui a été partagé et notamment par nous, notre ancien prof de politique internationale au cégep :

    https://theintercept.com/2018/12/01/the-ignored-legacy-of-george-h-w-bush-war-crimes-racism-and-obstruction-of-justice/

    Alors oui je suis nostalgique de cette époque où nos enseignants nous savions très bien à quelle enseigne ils logeaient quand il était question de politique mais aussi les questions de société quand ce n’est pas que les débats politiques des partis.

    L’enseignant de politique est lié au mouvement syndical et aux partis de gauche.

    Celui de politique du Québec et du Canada avait lancé des tomates à Trudeau à la fin des années ’60.

    Celui de macro-économie était un ex-péquiste qui voulait ramener Pierre-Marc Johnson victime du putsch de Parizeau. Michel Corriveau avait fait patate pas à peu près. Bon prof pareil, homme intéressant et l’année d’après j’ai voté PQ et Parizeau.

    Il y a une diversité de points de vue, vous pouvez choisir les vôtres ou en faire votre propre synthèse.

    Je ne suis pas de la gauche comme notre prof de politique internationale, mon ami militant lui l’est tout autant dans une autre variation impliqué à Québec Solidaire ( l’ex-prof soutient le NPD Québec) , au NPD fédéral et à Projet Montréal. Un vrai de vrai . Socialiste ? Anarchiste ? Communiste ? Les étiquettes sont confondantes, notre association étudiante , les ou des dirigeants étaient des communistes d’ici. Faire peur au monde ? Zéro peur. Ils soutiennent Cuba et sont moins critiques envers l’URSS et dénoncent la propagande à leurs yeux notamment dans Rocky IV . Les profs d’économie à HEC Montréal voyaient dans la chute du Mur de Berlin , quelques années après, le triomphe de leur école de pensée du moins nous faisaient sentir cela par des exercices appliquant leur modèle économique.

    1. Lecteur-curieux dit :

      « The inconvenient truth is that the presidency of George Herbert Walker Bush had far more in common with the recognizably belligerent, corrupt, and right-wing Republican figures who came after him — his son George W. and the current orange-faced incumbent — than much of the political and media classes might have you believe. »

      « He ran a racist election campaign. The name of Willie Horton should forever be associated with Bush’s 1988 presidential bid. Horton, who was serving a life sentence for murder in Massachusetts — where Bush’s Democratic opponent, Michael Dukakis, was governor — had fled a weekend furlough program and raped a Maryland woman. A notorious television ad called “Weekend Passes,” released by a political action committee with ties to the Bush campaign, made clear to viewers that Horton was black and his victim was white. »

      Lire le texte pour la suite…

  38. Lecteur-curieux dit :

    Francine Pelletier dans La Presse à l’époque était à lire :

    http://collections.banq.qc.ca/retrieve/4454101#page=3

    « Comme dit l’ex-ambassadeur de
    la Ligue arabe aux Nations Unies,
    Clovis Maksoud: «Nous avons la
    belligérance d’un côté (USA) et
    l’intransigeance de l’autre (Irak).
    Ce qu’il nous manque, c’est l’intelligence».

  39. stemplar dit :

    J’aime les gens qui ont de la classe. Merci pour ce billet.

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