Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« La question que mon parti se pose maintenant, c’est de savoir si je suis la meilleure personne pour le mener à la prochaine élection générale. J’ai entendu ce que mon groupe parlementaire en pense, et j’accepte cette réponse de bonne grâce. C’est pourquoi je vais démissionner de la tête du Parti travailliste. J’ai appelé Sa Majesté le Roi ce matin pour l’informer de ma décision. [Un nouveau leader sera en place avant le retour du parlement en septembre. Je resterai en poste jusqu’à ce que la course [à la chefferie] soit finie. »

— Keir Starmer, premier ministre du Royaume-Uni, annonçant sa démission, la voix chargée d’émotion, ce lundi à l’extérieur du 10 Downing Street après une rébellion des élus travaillistes attribuables notamment à sa nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur des États-Unis en dépit de ses liens intimes avec Jeffrey Epstein et à la débâcle historique de son parti lors des élections locales de mai dernier.

P.S. : À peine deux ans après son élection, Starmer devrait être remplacé par Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, qui a été élu au parlement la semaine dernière à la suite d’une victoire éclatante lors d’une élection partielle où il a remporté 55 % des voix.

P.P.S. : Avant même que Starmer n’annonce sa démission, Donald Trump l’a commentée sur Truth Social : « Keir Starmer démissionnera de son poste de premier ministre du Royaume-Uni. Il a échoué lourdement sur deux sujets très importants : l’IMMIGRATION ET L’ÉNERGIE (PÉTROLE DE LA MER DU NORD OUVERTE !). Je lui souhaite bonne chance ! »

(Photo Getty Images)

28 réflexions sur “La citation (britannique) du jour”

  1. Mcdodo dit :

    Tu🤡 devrais suivre son exemple gros loser

    1. belwet dit :

      IMPOSSIBLE! Comme narcissique du plus haut niveau, ce serait une défaite pour lui et, même avec sa mémoire plus que défaillante, ce serait considéré comme une défaite ultime (après la mort, bien sûr).

  2. citoyen dit :

    on devrait inclure la liberté économique à charte des droits et liberté, car pour le moment c’est réservé à un club gouverno-privé.

  3. marlap dit :

    Dans un monde idéal le GOP aurait montré la porte à Trimp en 2021 après sa défaite et sa tentative de coup d’état. Mais le parti est devenu une secte. On va devoir attendre que le cholestérol fasse sa job pour se débarrasser de Trump.
    Stamer a fait la seule chose qu’il devait faire. Avec un peu de chance, ça va couper l’herbe sous le pied de Farage et sa gang de fascistes.

    1. Haïku dit :

      Bien dit !

    2. Robert T dit :

      @marlap
      Donald-le-pédo est le digne représentant du répugnant peuple états-unien qui l’a élu deux fois plutôt qu’une…

  4. jeani dit :

    L’idiot a échoué lourdement sur à peu près tout ce qu’il a touché, particulièrement lors de son dernier mandat en cours.

    Je lui souhaite bonne chance à la condition qu’il décrisse au plus sacrant.

    Merci pour l’attention que vous portez à ma requête.

  5. P.R. Belley dit :

    Comme si ca allait régler leurs problèmes…

    1. Louise dit :

      P.R. Belley

      Ils devraient reconsidérer leur adhésion à l’Union Européenne.
      « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. » proverbe africain.

      Les Anglais ne sont même pas allés plus vite, ils ont fait du surplace et même reculé parfois.

      1. Robert T dit :

        Ben voyons Louis ! Je souhaite au peuple Britannique qui nous a écrasé pendant plusieurs siècles toute la déchéance qu’il mérite. Et ceux qui ne comprennent pas cela méritent d ‘être lobotomisé afin de faire de la place pour quelques informations utiles! Sacrament lâchez TICTOC les lapinots !!!

  6. MarcB dit :

    Peu importe qui sera en charge du Labour Party, cette personne qui deviendra premier ministre du UK sera confronté aux conséquence du Brexit. Encore une fois, la Droite Nationaliste a fait miroiter des rêves et rejeter le blâme de tous les problèmes sur les immigrants. On devra peut-être changer notre slogan « touche que Trump touche meurt », par « tout ce que la Droite Nationaliste touche meurt ».

    Fait intéressant, Andy Burnham, qui devrait remplacer Starmer, serait en faveur du retour du UK dans l’UE. Le plus vite sera le mieux.
    « Andy Burnham, the Labour mayor of Greater Manchester, who will fight an upcoming byelection on a promise to challenge Starmer, has also said he saw a “long-term case” for rejoining – although he would not be advocating it immediately. »
    https://www.theguardian.com/politics/2026/may/17/explainer-uk-eu-relationship-brexit-bid-rejoining

  7. probert dit :

    J’ai questionné IA (Chat GPT) sur le processus d’élection du prochain premier ministre et sur les candidats les plus sérieux à sa succession, le profil politique de chacun, leur chance de gagner, les différents scénarios possibles. Ça donne des infos et des évaluations très intéressantes. Andy Burnham n’est pas assuré de succéder à Starmer.

  8. Charlot dit :

    « La question que mon parti se pose maintenant, c’est de savoir si je suis la meilleure personne pour le mener à la prochaine élection générale »

    Dans un bref moment d’euphorie j’ai espéré que cette citation venait de Drumpf. Puis la réalité m’a frappé. Je suis retourné me coucher. Même un cauchemar vaut mieux que la réalité.

    1. Haïku dit :

      Ouch !!!!

  9. Che Sausage dit :

    Hello,

    L’instabilité chez nos voisins d’outre-Manche est résolument plus significative depuis 10 ans (ah ben quasiment jour pour jour, le référendum sur le Brexit a eu lieu le 23 juin 2016). C’est la valse des Prime Ministers. Et je serais tenté de dire que celui qui est resté le plus longtemps aura aussi été le pire : Boris Johnson. Il se dore désormais la pilule à Miami, enchaînant les conférences bien lucratives. Pour d’autres raisons, celle qui lui a succédé n’a pas été non plus au-dessus de tout reproche (Elizabeth Truss). Raison pour laquelle elle n’est restée en poste qu’un mois et demi.

    Rétrospectivement, le départ de l’Union, quoi que certains en disent, n’a pas été la meilleure des choses pour nos amis. Et la réintégrer, si jamais ils le souhaitent, ça ne se fera pas d’un coup de baguette magique.

    Quant à goldsphincter, comme à son habitude, il se mêle de ce qui ne le regarde pas. Et il évoque, fidèle à sa stratégie de projection habituelle, les échecs qui sont les siens : l’ICE et ses meurtres, l’inflation galopante après sa p’tite excursion au Moyen-Orient, toujours en cours par ailleurs.

    Il n’y a très certainement pas que moi qui aurait envie de lui dire qu’il est plus que bien pire dans son rôle de p(s)e(u)do-« président » que Starmer à son poste de Premier Ministre. Quel bien fou ça fera quand on l’entendra plus !!!

    🤬🤬🤬

    1. MarcoUBCQ dit :

      J’écoutais CBC hier sur ce sujet, et il semble bien que le Brexit ne soit pas la cause de la polarisation des électeurs, mais bien le discours des politiciens. C’est un phénomène mondial. Les fonctionnaires, les employés et même les bénévoles pensent en de plus en plus grand nombre que les citoyens, les clients et les bénéficiaires leur sont redevables. C’est pourquoi on ne tolère pas des agissements intolérables de la part des citoyens/clients/bénéficiaires, mais allez vous plaindre de l’incompétence d’un fonctionnaire/employé/bénévole. Bonne chance.

      On dirait que l’intolérance a le vent dans les voiles partout sur la planète. En prenant l’approche systémique on peut penser que l’humanité est à bout de souffle, et se prépare donc à un changement de paradigme fondamental. En effet, il faut que la grande majorité soit assez dégouté pour accepter et même réclamer le changement. Le monde industriel est à l’agonie, et la population mondiale qui va cesse d’augmenter vers 2030 (prévisions des démographes), va accélérer les changements que l’humanité doit de toute façon opérer sinon elle va à sa perte.

    2. Haïku dit :

      @Che Sausage
      Fort bien résumé !

      1. Che Sausage dit :

        Migwetch Haïku ! 🙂

  10. gl000001 dit :

    Six premiers ministres en sept ans. On dirait un … bégaiement ?

    A stammer (also known as a stutter) is a speech disorder or condition where the natural flow of speech is disrupted. People who stammer know exactly what they want to say, but have trouble producing the words.

    1. Haïku dit :

      Songé !

    2. Kelvinator dit :

      Il a tout de même duré plus longtemps que la laitue!

      1. Che Sausage dit :

        Hello Kelvinator,

        Et quand l’aller tue, pas de retour possible ! \o/

        😀

  11. brady4u dit :

    ANDY BURNHAM ET LA TENTATION DU RETOUR EN PROVINCE

    Du Royaume-Uni au Québec, la même question revient toujours.

    À deux jours de la Saint-Jean-Baptiste, alors que les drapeaux fleurdelisés recommencent à apparaître aux balcons et que la question nationale retrouve naturellement une place dans la conversation publique, une réflexion venue d’outre-Atlantique mérite qu’on s’y attarde.

    Depuis dix ans, le Royaume-Uni vit les conséquences d’une décision historique. Une décision démocratique, claire et parfaitement légitime. Pourtant, une partie importante des élites politiques, administratives, médiatiques et universitaires ne l’a jamais véritablement acceptée.

    Officiellement, le verdict populaire a été reconnu. Les institutions l’ont appliqué. Les gouvernements successifs ont composé avec la nouvelle réalité.

    Mais dans les faits, une opposition permanente s’est installée. Une partie de la classe dirigeante a continué de considérer que le peuple avait commis une erreur et qu’il faudrait un jour ou l’autre le ramener sur le droit chemin.

    On a expliqué le vote populaire par l’ignorance, la peur, la nostalgie, la manipulation ou l’incompréhension des enjeux. Tout, sauf la possibilité que des millions de citoyens aient consciemment choisi une autre voie que celle préconisée par leurs dirigeants.

    Au fil des années, une véritable cinquième colonne politique s’est développée au sein du pays. Non pas au service d’une puissance étrangère au sens classique du terme, mais au service d’une idée : celle selon laquelle la décision populaire devait être corrigée, contournée ou, à tout le moins, progressivement vidée de sa substance.

    Si Andy Burnham devait un jour accéder au pouvoir, il se retrouverait devant une réalité que plusieurs semblent oublier.

    Il ne négocierait pas avec l’Europe de 2016.

    Cette Europe n’existe plus.

    Il ferait face à une Union européenne plus centralisée, plus ambitieuse, plus interventionniste et beaucoup moins disposée à accorder des privilèges particuliers à ceux qui ont choisi de partir.

    Sous Ursula von der Leyen, Bruxelles a démontré qu’elle conçoit désormais son avenir comme celui d’un ensemble politique toujours plus intégré. Les exceptions nationales y sont de moins en moins bienvenues. Les accommodements historiques le sont encore moins.

    Le Royaume-Uni ne retrouverait pas le statut privilégié dont il bénéficiait autrefois.

    Il lui faudrait accepter des conditions largement définies par d’autres.

    Il lui faudrait se présenter non plus comme un partenaire indispensable, mais comme un ancien membre souhaitant être réadmis.

    Et les institutions ont la mémoire longue.

    Il serait naïf de croire que Bruxelles n’exigerait pas un prix élevé pour un éventuel retour. Un prix économique. Un prix politique. Un prix symbolique aussi.

    Car il ne s’agirait pas seulement d’accueillir un ancien membre.

    Il s’agirait également d’envoyer un message à tous ceux qui pourraient être tentés de suivre le même chemin.

    Certains répondront que si une majorité de Britanniques souhaite un jour revenir en arrière, la démocratie commande de respecter cette volonté.

    C’est vrai.

    Mais il existe une différence entre changer de gouvernement et renoncer à son autonomie politique.

    Il existe une différence entre corriger une politique publique et revenir volontairement sous l’autorité d’un ensemble dont on avait choisi de s’affranchir.

    Les peuples peuvent parfois élire des gouvernements disposés à abandonner une partie de leur souveraineté.

    Ce qui est beaucoup plus rare, c’est qu’ils acceptent durablement de renoncer à leur indépendance politique pour quelques promesses de prospérité ou quelques points de croissance économique.

    On peut vendre beaucoup de choses.

    On peut vendre des actifs.

    On peut vendre des entreprises.

    On peut même vendre des convictions.

    Mais les peuples hésitent généralement davantage lorsqu’il s’agit de vendre leur droit d’aînesse pour un plat de lentilles.

    Et c’est ici que le Québec entre en scène.

    Imaginons un instant un Québec devenu souverain.

    Imaginons qu’après quelques années, un premier ministre nommé Charles Milliard entreprenne une vaste campagne afin de convaincre les Québécois de demander leur réintégration au Canada.

    Imaginons des délégations québécoises se rendre à Ottawa pour négocier les conditions de leur retour.

    Imaginons un gouvernement québécois expliquant que la prospérité commande désormais de renoncer à une partie des pouvoirs durement acquis.

    Imaginons des Québécois supplier Ottawa de les reprendre.

    La simple évocation de cette hypothèse paraît presque absurde.

    Et pourtant, c’est précisément le type de scénario que plusieurs considèrent aujourd’hui raisonnable lorsqu’il est question du Royaume-Uni.

    La réaction instinctive de nombreux Québécois révèle peut-être quelque chose d’essentiel.

    Les nations peuvent changer d’idée.

    Les nations peuvent changer de gouvernement.

    Les nations peuvent changer de cap.

    Mais lorsqu’elles commencent à considérer leur indépendance comme une erreur qu’il faudrait corriger, elles cessent peu à peu de se comporter comme des nations pour redevenir des administrations.

    C’est toute la différence entre un pays et une province.

    Et à deux jours de la Saint-Jean-Baptiste, voilà une distinction qui mérite peut-être d’être méditée.

    1. MarcoUBCQ dit :

      Il semble bien, malgré ce qui se passe en Ukraine et à Gaza, que l’humanité est en guerre commerciale permanente plutôt qu’en guerre au sens historique. Et comme dans les guerres du passé, les alliances se font et se défont. Les ennemis deviennent des amis et vice-versa. La monté de la Chine bouleverse tout sur l’échiquier mondial. Bien malin qui dira où on s’en va.

      Pour ce qui est des Québécois, j’en entend tellement qui exprime leurs doutes sur notre capacité à se gouverner seul. La vieille tradition d’un petit pain a la couenne épaisse.

    2. le_furote dit :

      Il est certain que la réalité politique a bien changé depuis 2016. En même temps, le Brexit n’a pas amené les vallées verdoyantes qu’on promettait. Le rapprochement espéré avec les USA ne s’est pas manifesté. Ce qui est correct en soi, mais les effets du Brexit ont été négatifs pour le Royaume-Uni, et l’ont réduit à un foklore régional, alors que ce pays avait une place très enviable dans l’UE comme leader financier. Les dommages sont faits. Les choses avec les temps et il est normal de se re-poser les mêmes questions: serons-nous plus heureux comme membre à nouveau de l’UE?

      Voir la nouvelle réalité politique vis-à-vis de l’UE fera peut-être réaliser au R-U que ce pays est dans une situation lose-lose. À sa place, je ne regarderais plus en arrière. Move on.

      Ciao

  12. MarcoUBCQ dit :

    Donald Trump l’a commentée sur Truth Social (Lie Psychopath) : « Keir Starmer démissionnera de son poste de premier ministre du Royaume-Uni. Comme moi il a échoué lourdement, mais lui c’est sur deux sujets seulement : l’IMMIGRATION ET L’ÉNERGIE (PÉTROLE DE LA MER DU NORD OUVERTE !). Je lui souhaite la mort ! Quand à moi, j’ai échoué sur TOUS LES PLANS!»

  13. Gilles Morissette dit :

    La démission de Starmer n’était qu’une question de temps. Il; vivait, comme on dit sur du « temps emprunté »

    Il n’avait plus la crédibilité nécessaire pour diriger un pays qui, comme beaucoup d’autres, traverse une période trouble.

    Son successeur se retrouve dans une situation ou il doit redresser une situation économique précaire et regagner la confiance que la population a perdu envers la classe politique.

    Tout ça sur fond de remise en question de la décision prise à la suite du Brexit.

    Non, une possible réintégration de ce pays dans l’UE ne se fera pas sans heurts. Il peut s’attendre à se voir imposer des conditions particulièrement difficiles qui seront du genre » à prendre ou à laisser ».

    « Tu acceptes nos conditions ou tu restes en dehors de la partie ». Point Final »

    Comme il fallait s’y attendre un peu, « 47 » nous aura gratifié d’une opinion dont lui seul a le secret. L’ESCROC a pratiquement mis son pays « sur la paille » avec ses politiques économiques » et il se permet de donner des leçons aux autres dirigeants du monde.

    Quelqu’un aura t il, un jour, le courage de lui dire »: TA YEULE GROS CONNARD ».?

    Ben non, cela n’arrivera pas sauf peut être après sa mort et encore.

  14. infophile2 dit :

    L’ambiguïté de Starmer sur l’immigration témoigne surtout de la complexité de ce dossier. Il n’a su satisfaire ni ceux de la droite ni ceux de la gauche. Cette dernière lui reprochant, entre autres, un ton alarmiste qui rappelait le tristement célèbre discours “Rivers of Blood » de Enoch Powell (1968).

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