
10 000 : nombre de votes consécutifs auxquels Susan Collins a participé depuis son entrée au Sénat des États-Unis, en janvier 1997. Il s’agit d’un record réalisé dans la nuit de jeudi à vendredi lorsque la sénatrice républicaine du Maine a appuyé une mesure démocrate destinée à renvoyer en commission le projet de loi sur l’immigration de son parti, afin d’y ajouter une disposition exigeant que le gouvernement enquête sur les suppressions et refus de prestations de l’assurance maladie pour les personnes à faible revenu. Le mesure a échoué.
Collins n’aura donc pas manqué un seul vote à titre de sénatrice. Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, elle a voté en faveur d’une autre mesure démocrate, destinée celle-ci à enterrer une fois pour toutes le projet d’un fonds « anti-instrumentalisation » de 1,8 milliard voulu par Donald Trump. La mesure a été défaite par une seule voix, celle du sénateur républicain de Louisiane Bill Cassidy, qui voulait offrir une alternative républicaine à la mesure démocrate. Sa mesure a échoué lamentablement. Pendant que Collins besognait sans répit – et de façon bipartite -, son rival probable en novembre, Graham Platner, était englué dans la controverse que l’on sait. Bien sûr, la plupart des votes de Collins sous Donald Trump ont fait le jeu du président.
(Photo capture d’écran)
Bien sûr…
Combien de fois elle a voté pour son coté en pensant que DDT « avait compris » ?
Très bon point ! 🎯
Je dirais que même après ces 10,000 fois, elle ne sait toujours pas comment voter du « bon bord » toujours assise sur la clôture, ne sachant quel côté est plus confortable pour sa chute…
Elle non plus n’a pas bien compris et appris de ses errances..pardon , de ses erreurs!
Il y a deux façons de faire de la politique. La première consiste à faire du bruit, à attirer les caméras, à accumuler les slogans et à nourrir les réseaux sociaux. La seconde consiste à être présent, jour après jour, dossier après dossier, vote après vote. Que l’on aime ou non les positions de Susan Collins, 10 000 votes consécutifs sans une seule absence relèvent d’une discipline et d’un sens du devoir difficiles à contester.
Cela ne blanchit pas son bilan. Loin de là. Une bonne partie de ces 10 000 votes ont contribué à confirmer des juges, à adopter des politiques et à renforcer un mouvement républicain qui a fini par se soumettre entièrement à Donald Trump. Collins a souvent exprimé des réserves, des inquiétudes et des désaccords, avant de rentrer dans le rang lorsque le vote décisif arrivait. C’est d’ailleurs ce qui lui vaut autant de critiques chez les démocrates.
Mais en politique, la comparaison compte. Aujourd’hui, pendant que Collins continue de faire ce pour quoi les électeurs l’ont envoyée à Washington, son adversaire probable, Graham Platner, semble incapable de reprendre le contrôle de sa propre campagne. Une élection est censée opposer des visions de l’avenir. Or, depuis plusieurs jours, l’actualité tourne davantage autour des controverses entourant Platner que des enjeux auxquels fait face le Maine.
C’est là tout le paradoxe. Collins est peut-être vulnérable sur le fond. Après près de trente ans au Sénat, il existe certainement des arguments légitimes pour souhaiter un changement. Mais encore faut-il que l’alternative inspire confiance. Lorsqu’un candidat devient lui-même le principal sujet de la campagne, il offre à son adversaire le plus beau cadeau imaginable : la possibilité de parler de son expérience plutôt que de défendre son bilan.
Le chiffre de 10 000 ne raconte pas toute l’histoire de Susan Collins. Il ne dit rien de la qualité de ses décisions. Il dit cependant quelque chose d’important sur la fonction publique : être élu, ce n’est pas seulement avoir raison ou tort. C’est aussi être présent lorsque vient le temps de voter. Et pendant que Collins accumule les votes, Graham Platner accumule les distractions. Dans une campagne serrée, la différence pourrait être déterminante.
« Graham Platner accumule les distractions »
Non. Certains lui montent un mauvais dossier. Ca ne vient pas de lui.
Si les médias qui enquêtent sur lui étaient honnêtes ils feraient le même travail sur elle. Elle n’a probablement pas de scandale sexuel mais ils pourraient trouver toutes les fois ou elle a voté pour des choses néfastes à son état. Un état, ce n’est pas 5 ou 6 femmes. Le Maine, c’est 1.4 million de personnes.
g000001 (15:54)
Je disais à peu près la même chose sur le précédent post concernant Platner.
Que les médias fassent leur « job. qu’ils fouillent partout ou ils le peuvent sur la passé de la principale accusatrice du candidat démocrate, qu’ils recherchent la vérité au lieu de se livrer à du sensationnalisme. Au besoin, qu’ils recourent à des détectives privés afin de les aider à mener leur enquête.
La réputation de Platner est en jeu. Si on découvre des choses compromettantes que ce soit sur Platner ou Mme Fitfield (L’accusatrice) ou les deux, ils n’ont qu’à le dire.
Qu’on ne nous fasse pas croire que le NYT n’a pas les moyens de mener une telle enquête exhaustive. Platner a droit à une défense plein et entière. C’est un principe fondamental que ce soit dans le domaine de la Justice ou ailleurs.
Ça suffit le « niaisage », les rumeurs sortis « d’on ne sait d’ou », des « J’ai entendu dire que » ou d’autres conneries du genre. Le public veut des preuves basé sur des faits vérifiables et non pas des ragots.
Bonne journée
Bienvenue dans la politique du mensonge, de la corruption, de l’argent-roi et de la propagande médiatique.
Susan Collins n’est certainement pas irréprochable sur le plan politique. Son bilan comporte sa part de décisions contestables et plusieurs de ses votes ont contribué à renforcer un mouvement qui a profondément transformé le Parti républicain. Mais sur le plan personnel, personne ne remet sérieusement en question son intégrité ou son sens du devoir.
Or, nous vivons à une époque où l’expérience, la compétence et même une réputation sans tache ne suffisent plus à gagner une élection. La véritable monnaie du pouvoir est devenue l’argent. Plus encore, ce sont les puissantes machines médiatiques partisanes qui façonnent désormais la perception du public.
Leur objectif n’est plus d’informer ou de rechercher la vérité. Il consiste à protéger leur camp et à démolir quiconque ose se dresser sur la route du mouvement trumpiste. Une accusation, une rumeur ou une controverse amplifiée à répétition valent souvent davantage que des années de service public exemplaire.
C’est peut-être la plus grande déchéance de la démocratie américaine moderne : le débat d’idées cède progressivement sa place à la guerre de l’image, où les faits comptent moins que la capacité de contrôler le récit.
Tout à fait. C’est pour ça qu’il est temps de parler des idées de Platner vs les réalisations de Collins et laisser l’image de coté.
Néanmoins, je voterais pour Platner tout en croisant les doigts et en espérant qu’il s’en tienne à son programme et ce, honorablement.
Parce qu’il n’est absolument pas question d’appuyer une alliée de la catastrophe ambulante qu’est Trump. Ça, c’est tout simplement inenvisageable.
Moi aussi je voterais pour Platner, mais surtout contre le trumpisme.
La sénatrice Colins a peut être établi un record d’assiduité mais ça ne veut pas dire grand chose, à mon avis.
Je n’oublierai certainement pas que c’est son vote qui a joué un rôle prépondérant lors de la confirmation de la nomination de Brett « I like beer » Kavanaugh à la SCOTUS.
Bien que républicaine, on le voyait parfois s’associer aux Démocrates sur certaines questions comme l’indique si bien le post de M. Hétu.
Collins m’a toujours donné l’impression d’être une girouette qui suit la direction du vent. Dans son cas, on ne peut pas parler de constance mais d’opportunisme.
Une bonne enquête journalistique nous permettrait peut être de découvrir la tangente qu’ont pris les nombreux votes auxquels elle a participé.
«…une girouette qui suit la direction du vent.»
N’est-ce pas ce qui fait les « meilleurs » politiciens ou les plus rusés si vous préférez.
Exemples: Maurice Bellemare (son dernier mandat), Mario Dumont etc.
Ils sont souvent réélus « les yeux fermés », en dehors de l’Île de Montréal là où c’est plutôt l’odeur qui prévaut.
@Gilles Morissette – 16:29
« Que les médias fassent leur « job. qu’ils fouillent partout ou ils le peuvent sur la passé de la principale accusatrice du candidat démocrate, qu’ils recherchent la vérité au lieu de se livrer à du sensationnalisme. »
💯
@infophile2 – 16:38 ET @POLITICON – 16:45
A moins qu’on découvre quelque chose de grave (criminel) contre M. Platner, moi aussi je voterais pour lui.
Susan Collins ne propose rien d’autre que le statu quo, soit rien pour aider les Américains, alors que M. Platner a un agenda progressiste – dont je l’ai souvent entendu parler – comme M. Sanders, AOC, Mamdami et quelques autres: c’est ce que veulent les supporteurs démocrates.
En même temps on ne peut se soustraire à la question suivante : Platner a-t-il les meilleures chances de battre Mme Collins ? La réponse laisse planer de l’incertitude.
Et Janet Mills n’est pas tellement moins progressiste. Même qu’elle évolue.
» le mandat de Janet Mills est perçu positivement par une majorité de la population du Maine, selon les sondages indépendants les plus récents. »
https://scholars.unh.edu/survey_center_polls/731/
infophile2
Quand t’as l’âge d’avoir pu vivre Woodstock sans avoir oser le faire… t’as pas d’affaire à gérer le destin d’un peuple… aussi con peut-il être…
Mills est passée date.
Son seul fait d’arme médiatisé est sa confrontation face à trump… Sympathique dans un silo de pensée,mais peu…
Next.
Et vivement mieux qu’un cultivateur d’huitres tout croche avec son passé…
C’est plus qu’adopter un chien errant par empathie bête et sociétale… voter devrait imposer du jugement et de la vision…
Chose que les citoyens du Maine n’ont pas vraiment avec les choix proposés.
Apocalypse
Susan Collins offre ce que le bon peuple aime… le statu quo… ne rien changer. Ne pas faire de vagues, Répéter les insignifiances année après année pendant 30 ans… Le conformiste, la platitude, le non mouvement….Rassurant…
Un vieux couple dysfonctuionnel qui s’endure.
Les autres font peur!! Bouger!!??! Pour aller où ?? Pourquoi?? Ne rien faire est rassurant…. chacun a ses réflexes, sa routine… connait la suite…
Platner?? un étrange du champ centre difficile à apprivoiser… il est toxique ou pas? le bon peuple ignore et par réflexe rébarbatif… les « bizarres » sont louches… »
« Marge amène le 12… y’a un étrange sur la galerie! »
30 ans est une parole forte.
Une façon de vivre.
Susan Collins est l’image de ce qui ne fonctionne pas aux EU… une paresse intellectuelle et ambitieuse. Elle s’est assurée de durer pour rien, sinon pour elle-même…
Ça ne rend pas Platner plus intéressant…il est différent. Meilleur?? Gros bof…. à le voir aller, c’est ordinaire….
Mais bon… il sera backbencher insignifiant avec les autres…
Il ne brille pas par sa pertinence ni par sa vision…
si c’est ça la relève démocrate…. soupir…. ça va mal à Shop.. re-soupir… ça va ben aller qui disent… Rengagez-vous…Vous verrez du changement… Le changement dans la continuité….
Les États-Unis sont devenus le royaume de l’impulsivité. Pas de réflexion, pas de patience, pas de tentative minimale de s’informer, pas de jugement, pas de continuité: on passe de blanc à noir à noir à blanc (sans vouloir faire de jeu de mots). En systémique on dirait qu’on a affaire à un système qui s’apprête à disparaître. En effet, sans constance et une certaine stabilité rien ne peut se faire autre que la destruction, seule avenue possible quand l’impulsivité règne.
Trump est l’additif nécessaire pour faire exploser le tout. En effet, le cauchemar américain a fait son temps et il est temps (!) de passer à autre chose. Tel un alcoolique qui continue à boire même sous dialyse, ce pays va se disloquer de façon permanente, entrainant le reste du monde car l’influence de la culture états-unienne va continuer à dominer à travers Hollywood via le cinéma et la télévision.
Attendons-nous à voir une symbolique exprimant cette fin de règne états-unienne. Le capitalisme agonise car la population mondiale va très bientôt (les démographes prédisent un plateau de population dès 2030) cesser d’augmenter. Après ça elle va diminuer et les économies de tous les pays devront radicalement changer pour s’adapter, avec en toile de fond les changements climatiques, les problèmes d’approvisionnement en eau, les iniquités sociales et l’influence massive de l’information qui circule sur internet, qui a fractionné l’humanité via tant de sources diverses.
Dans un système où l’énergie est si florissante qui peut prédire l’avenir? Michael Crichton voyait venir un tout autre monde que celui qu’on nous offre en pâture inlassablement. On verra bien.
Allezs. Quelques caricatures pour commencer cette fin de semaine pluvieuse.
@Jean-Pascal
Superbe !
Merci d’avoir partagé ! 👍
Susan Collins n’est pas ce que son auguste prédécesseure Margareth Chase Smith a été.
Elle n’est pas non plus ce que Graham Platner est oû est devenu, un homme aux tatouages outranciers qui envoie des dick pics aux dames.
Avec elle, les gens savent que de son placard, il n’e a que des vêtements, des chaussures et des dossiers.
C’est rassurant.
Élue en 1996, on n’a jamais rien trouvé de répréhensible à son sujet.
Elle est middle of the road, centre-droite.
Le Maine est un état qui se dépeuple et qui à l’horizon 2040 n’aura plus qu’un seul représentant.
C’est un terreau fertile pour les hâbleurs populistes comme Platner.
je suis pas mal tanné des séances de dick licking sur le téléphone.
Rencontrez-la en personne !!!
Je ne comprends pas l’empressement de plusieurs autour de Platner. Ce n’est pas parce que les républicains ont perdu tout sens de la décence que l’on doit avoir aussi peu d’exigences envers les candidats démocrates. Ce ne sont que des rumeurs et des anecdotes, pour certains, mais les aveux viennent rarement de la bouche de la personne concernée. Contrairement à ce que vous pourriez penser, je suis en faveur des 2e chances, même pour une personne qui n’est pas « claire », mais à ce niveau de responsabilités et pour un long terme, c’est demander beaucoup de confiance aveugle. Le gars a été affecté psychologiquement par son passage à l’armée, il a bu beaucoup et il y a ces envois de courriels indésirables; j’omets le témoignage de la partisante républicaine et les fredaines conjugales; reste le profil d’un homme pas très stable. Il a peut-être un beau programme, mais il me semble qu’il doit bien y avoir, quelque part, un candidat moins fragile que celui-là. De toute façon, si démocrates et les électeurs américains veulent encore prendre le risque de se tromper, ils le feront…
HS,
C’est vendredi….
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Il s’agit ici d’une histoire/fable entre quatre individus.
‘Chacun’, ‘Quelqu’un’, ‘Quiconque’ et ‘Personne’:
« Un travail important devait être fait, et on avait demandé à Chacun de s’en occuper.
Chacun était assuré que Quelqu’un allait le faire.
Quiconque aurait pu s’en occuper, mais Personne ne l’a fait.
Quelqu’un s’est emporté parce qu’il considérait
que ce travail était la responsabilité de Chacun.
Chacun croyait que Quiconque pouvait le faire,
mais Personne ne s’était rendu compte que Chacun ne le ferait pas.
À la fin, Chacun blâmait Quelqu’un, du fait que Personne n’avait fait
ce que Quiconque aurait dû faire. »
À méditer, non ?
————
NDLR:
Absolument aucune référence oblique à l’endroit des politiciens. 😉
PS: À l’époque, mon père disait ‘poluticiens’.
Que de souvenirs! 🙏
Un petit clin d’oeil à Haïku : Hubert Laws
*https://www.youtube.com/watch?v=OljPb2ohUqA&list=PLOmTp5ouhmKO9HEUsG4fDzjgzCEZkP6LA&index=3
@infophile
Gracias pour le clip ! 🎵
J’aime beaucoup Erik Satie ainsi que Hubert Laws !
Voici la traduction du dernier papier de Wajahat Ali, de The Left Hook.
« Voulez-vous tous connaître le scandale politique et sexuel le plus explosif du siècle ?
Il s’agit d’une histoire qui pourrait faire des carrières et financer de nombreuses entreprises rentables, des mini-séries et des documentaires pendant des décennies. Elle pourrait permettre à des journalistes de remporter plusieurs prix et même faire tomber des hommes politiques, des milliardaires et certaines des personnes les plus puissantes de la planète.
Des décennies de preuves, de survivantes et de preuves accablantes sont cachées au grand jour. Il suffit que quelques journalistes, rédacteurs, médias et élus intrepides et travailleurs y consacrent un peu de temps pour tout découvrir, et ils seront très probablement couverts d’éloges.
Mais non, ne faisons pas cela.
Au lieu de cela, regardez, voici le scandale des messages coquins de Graham Platner couvert par le *New York Times* ! Consacrons des ressources massives à interroger plus d’une demi-douzaine de ses ex-petites amies ! Oui, nous savons que Ken Paxton et les républicains ont laissé un violeur d’enfants, ami à eux, sortir de prison au Texas, mais bon, peu importe. Et saviez-vous que le Dr Adam Hamawy est musulman ? Et maintenant, il est un élu ! Oh non ! Faisons un grand portrait sur lui et sur les associations dégoûtantes et islamophobes juste avant les élections !
Ce que nous ne faisons pas, c’est nous attaquer au *Cercle Epstein*, qui vit sa meilleure vie. Cela inclut des milliardaires comme Glen et Eva Dubin, qui ont utilisé leur fortune pour aider Epstein à fournir des soins médicaux à des filles probablement abusées et violées. Il y a Leslie Wexner, le milliardaire qui a offert à Epstein son penthouse new-yorkais, que le pédophile a utilisé pour violer des filles. Il y a aussi le milliardaire Leon Black, qui aurait également violé des filles et fait la fête avec Epstein et Trump, mais il n’est pas en prison. Pendant ce temps, la seule personne en prison, Ghislaine Maxwell, purge sa peine dans un camp de sécurité minimale où elle milite ouvertement pour une grâce, et, elle l’obtiendra probablement, aucun doute là-dessus.
J’ai invité la journaliste d’investigation Ellie Leonard, qui pour la première fois portait les cheveux lâchés, pour nous tenir informés du témoignage de Sarah Kellen, de l’ancien collaborateur d’Epstein, Jean-Luc Brunel, et des dernières évolutions de l’affaire Epstein, qui est activement étouffée par l’administration Trump. »
Allez écouter son interview.