
115 000 : nombre d’emplois créés par l’économie américaine en avril, selon les données publiées ce vendredi par le département du Travail. Il s’agit d’une performance supérieure aux attentes (les experts prévoyaient un ajout de 67 000 emplois au cours du même mois). Le taux de chômage est resté stable à 4,3 %.
De commenter le New York Times : « Le bilan de l’emploi a été dressé à la mi-avril, alors que les employeurs évaluaient encore l’impact de la guerre en Iran. Si la hausse des prix de l’essence se poursuit et que les consommateurs réduisent davantage leurs dépenses pour compenser, les économistes prévoient que cela pourrait freiner la création d’emplois et faire grimper le taux de chômage. »
P.S. : Le Times précise que « le marché du travail est devenu de plus en plus dépendant des soins de santé ». En avril, ce secteur et les professions connexes ont ajouté près de 54 000 emplois, soit une part substantielle de la croissance totale de l’emploi.
(Photo AP)
Faut pas juste regarder le nombre d’emplois, mais la qualité des emplois et leur rémunération.
Travailler 60 ou 80 heures par semaine à deux ou trois jobs pour joindre les deux bouts, ça crée de l’emploi, peut-être, mais surtout beaucoup de précarité, surtout avec le coût du logement, du gaz, de l’éducation et des soins de santé qui ne vont pas dans la bonne direction.
L’accessibilité, c’est une très grande préoccupation du citoyen moyen, surtout avec une classe moyenne qui s’effrite.
La rémunération moyenne a baissé, mais pas de manière dramatique.
« Average hourly earnings came in lower than expected, increasing 0.2% for the month and 3.6% on an annual basis, compared with respective estimates for 0.3% and 3.8%. »
https://www.cnbc.com/2026/05/08/jobs-report-april-2026.html
Il me semble que Trump avait congédié les dirigeants du département responsable de publier les données sur l’emploi. Il disait que les mauvais chiffres sur l’emploi étaient faux. Peut-on se fier maintenant aux données produites par ce département?
Réponse courte: non…
Réponse longue: Surtout pas.
J’ai pensé immédiatement la même chose en voyant ces chiffres… comment se fait-il que les économistes de métier se soient trompés à ce point? Ça sent l’arnaque à la sauce Trump.
Décidément, depuis que la personne responsable de la statistique a été remplacée aux USA, l’emploi se porte beaucoup mieux.
Fin r.enard ! 😉
Soyez assuré que « 47 » ne fera pas le genre de nuances qui s’imposent lorsque les chiffres de l’emploi sont rendus publics.
Il va pavoiser en disant que le pays est sur la bonne voie grâce à lui, « the greatest president ever ».
Les MAGAs lobotomisés, dopés aux mensonges, à la boulechite, vont le vénérer et qui sait , lui ériger une statue (Sarcasme!!!)
Qui nous dit que ces données sont véridiques et reflètent la réalité. J’ai un peu de difficulté à y croire lorsqu’on regarde certains indicateurs notamment l’inflation et le prix de l’essence.
Il semble que c’est le domaine de la santé qui ait davantage bénéficié de la hausse des emplois. Étrange constat qui soulève, à mon avis, des interrogations.
Autre curiosité. Depuis que « 47 » a placé ses larbins de service au Bureau de la statistique sur l’emploi, on constate que l’économie américaine n’a jamais aussi bien performé.
Un hasard sans doute? Si vous croyez au hasard, prenez vous un « 6/49 ».
De toute façon, le NYT apporte un élément important qui n’a pas été prix en considération: Les conséquences de la situation en Iran dont on commence à peine à mesurer les impacts..
Les prochaines statistiques, à moins qu’elles soient tripotés par les larbins de « 47 » pourraient peut être donner un portrait différent.
Trump a placé un béni-oui-oui au bureau des stastitiques donc il ne faut pas être surpris des chiffres. De plus, oui création d’emplois mais certainement qu’une personne doit cumuler 2 sinon 3 emplois pour y arriver donc plus d’emplois mais pas plus de chômeurs qui retournent travailler.
Fake stats !
depuis 16 mois, la catastrophe annoncée n’arrive pas… sont résilients les EU….
Au Canada le chômage grimpe à 6,2 %… les tarifs étranglent de plus en plus d’entreprises canadiennes…. mais les annonces de développement économique commence à paraitre.
Fake ! Je n’y crois pas. Ce sont des pas fiables et des menteurs.
Voilà tout le paradoxe de l’économie américaine sous Donald. On nous vend encore le récit d’une économie « plus forte que jamais », mais quand on regarde les chiffres avec un minimum d’honnêteté intellectuelle, on voit surtout une machine qui tient grâce à quelques secteurs capables d’absorber les chocs pendant que le reste ralentit dangereusement.
115 000 emplois, c’est mieux que prévu, oui. Mais lorsqu’on réalise que près de la moitié provient essentiellement du secteur de la santé, cela raconte autre chose : l’économie américaine devient de plus en plus dépendante des services essentiels pendant que les secteurs traditionnellement associés à la « puissance économique » américaine montrent des signes d’essoufflement. Ce n’est pas exactement l’image triomphale que Donald tente de vendre à coups de slogans et de conférences de presse.
Et pendant ce temps, la guerre avec l’Iran ajoute une couche d’incertitude énorme. Hausse potentielle du prix de l’essence, inflation qui menace de repartir, consommateurs plus prudents… ce sont toujours les mêmes qui encaissent les conséquences pendant que Washington joue au poker géopolitique. Les milliardaires peuvent absorber une hausse du coût de la vie. La famille moyenne américaine, elle, non.
Le plus ironique dans tout cela, c’est que Donnie avait promis une économie libérée des dépendances, forte, souveraine, industrielle. Or, après des années de chaos politique, de tensions commerciales, de conflits internationaux et de gouvernance à coups de déclarations impulsives, les États-Unis semblent plus fragiles qu’avant. Même les bons chiffres doivent maintenant être lus avec un astérisque géant.
Parce qu’au fond, une économie vraiment solide n’a pas besoin d’être constamment soutenue par la consommation sous pression, l’endettement et un seul secteur capable de maintenir les statistiques à flot.
Accumuler deux emplois à temps partiel pour joindre les deux bouts. Ça ne correspond pas à une économie viable.