Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« Ce qui a changé, c’est que l’on a toujours su que la Chambre des représentants serait un défi. Désormais, beaucoup plus de gens estiment que le Sénat est lui aussi en jeu. » Ce commentaire ne vient pas d’un démocrate optimiste. Il a été recueilli par le New York Times auprès de Marc Short, un stratège républicain qui a été directeur des affaires législatives de la Maison-Blanche lors du premier mandat de Donald Trump.

Je cite ce commentaire en amorce d’un billet sur deux sondages menés au Texas et publiés mardi. L’un des sondages donne une avance de 3 points de pourcentage à James Talarico sur John Cornyn et de 5 points de pourcentage sur Ken Paxton. L’autre sondage donne à Talarico une avance de 3 points sur Cornyn et de 8 points sur Paxton.

Talarico est le candidat démocrate à l’élection sénatoriale du Texas. Il affrontera soit le sénateur républicain sortant du Texas Cornyn ou le procureur général du Texas Paxton. Cornyn et Paxton s’affronteront en mai lors d’un deuxième tour de scrutin tenu dans le cadre de la primaire républicaine.

Deux sondages ne font ni le printemps ni l’automne. Mais ils expliquent pourquoi un stratège républicain comme Short affirme que le Sénat sera en jeu en novembre.

(Photos Texas Tribune)

33 réflexions sur “Sondages au Texas : Talarico devance Cornyn et Paxton

  1. Igreck dit :

    En novembre, les républicains sont pratiquement assurés de perdre la Chambre des représentants et au Sénat, où un tiers des sièges sont en jeu, une courte majorité démocrate n’est pas totalement exclue.
    Même quand tout va bien, le parti présidentiel perd presque toujours des plumes à mi-mandat. Cette année, ça va plutôt mal et les actions de l’administration ne font qu’empirer les choses.
    Le bilan des républicains est indéfendable, mais, dans le meilleur des mondes, ils pourraient adopter des mesures d’urgence pour éviter le pire d’ici novembre. Ce serait sans compter sur le don que peut avoir Trump de continuer à creuser lorsqu’il est dans un trou🕳️

    https://www.journaldemontreal.com/2026/04/29/mi-mandat-vers-une-debandade-republicaine-signee-trump

    1. Jocnob dit :

      Avec la Cour Suprême soumise à Trompe, rien n’est assuré.

  2. Francois dit :

    Reste que les démocrates étant les démocrates, ils devraient trouver une façon de ne pas gagner.

  3. Pirou dit :

    Donald va encore sortir un truc de son chapeau et les Américains tombent toujours dans le panneau. Le Texas est encore américain. 😉

    1. SykoviT dit :

      Avec de telles pourritures, on ne doit pas seulement s’attendre au pire: on sait que le pire va assurément arriver. Que les démocrates cessent d’être des lopettes, bon sang! Et que le peuple se réveille une bonne fois pour toutes!

  4. Francois dit :

    Reste que les démocrates étant les démocrates, ils pourraient facilement trouver une façon de ne pas gagner.

  5. Syl08 dit :

    Puis-je parler à M. Mandering, Gerry de son prénom?
    Allo Gerry, c’est Donald, ça va pas pour nous dans les sondages, peux-tu mettre ton équipe à l’œuvre dans tous les États que nous dirigeons? Je t’enverrai un beau passeport avec ma face dessus pour te remercier.

    1. Haïku dit :

      @Syl08
      Nec plus ultra !! 😅

    2. el_kabong dit :

      Le gerry-mandering n’a pas d’impact sur les élections au sénat…

    3. lanaudoise dit :

      En Floride, la nouvelle carte vient d’être approuvée.

  6. Linda dit :

    Trump avait promis de réduire le prix des œufs. Les Etsts-uniens ont cru qu’il s’attaquerait à l’inflation. Surprise il s’est occupé de l’inflation mais en l’augmentant, en annulant vos services, vos assurances, en congédiant des fonctionnaires, en dépensant sans compter pour ses lubies et maintenant en attaquant un pays qui n’avait attaqué personne mais à la demande de Netanyahu. Si les républicains pensent s’en sauver aux mi-mandats, c’est que vous n’êtes pas que soumis mais aussi crédules

  7. _cameleon_ dit :

    « Deux sondages ne font ni le printemps ni l’automne »

    Mais disons qu’ils indiquent que le GOP est à l’automne de son déclin, alors que les dems ont le printemps dans les voiles.

  8. Bonjour M. Hétu. Je trouve vos lecteurs très optimistes que de penser que TRUMP va laisser aller les choses pour les mid-terms. Comme à son habitude, il va trouver la passe pour que ces élections n’aient pas lieu, histoire de s’assurer qu’il pourra finaliser la mise en place de son « Project 2021 ». On ne peut pas tenir ces élections parce que… (vos suggestions sont aussi bonnes que les miennes !)

    1. Roger Allard dit :

      Project 2021 ?

      J’ai plutôt entendu parler de Project 2025

    2. MarcB dit :

      Les élections de mi-mandat sont la responsabilité des états, je vois difficilement comment Trump pourraient les empêcher. Je ne crois pas que lui et ses sbires soient assez compétents pour réussir à les bloquer.

      Il peut chialer tant qu’il veut, inventer des fraudes électorales à qui mieux mieux, ça ne devrait pas empêcher les états de certifier les résultats et d’envoyer leurs sénateurs et représentants à Washington pour former le nouveau Congrès.

    3. bachibouzoukk dit :

      Ces élections auront certes lieu.
      Il ne faut pas s’en inquiéter.

      Mais là où on peut s’inquiéter, c’est quand on verra réapparaître « Le Grand Elon » dans le giron de Cheetos 1er juste à temps pour les midterms afin de donner « un p’tit coup de pouce » à son bon ami désespéré.

      1. steelgun dit :

        Selon moi le rat musqué est échaudé de la politique. Quasiment certain qu’on ne le reverra pas frayer dans ces eaux là…

        Il est fou mais pas con.

  9. Gilles Morissette dit :

    Si un stratège républicain commence à être inquiet par ce qui se passe au Texas, un État aussi « rouge » qu’un comté du West Island de Montréal, c’est que les choses ne vont pas si bien que ça.

    Ceci dit, j’ai de la difficulté à croire que les Démocrates puissent arracher la victoire dans cet État plutôt conservateur. Les Texans étant ce qu’ils sont, ils vont « rentrer dans le rang. »

    Les Républicains ont beau avoir été « pourri », entraîné le pays dans une guerre coûteuse, malmené l’économie, démontré leur incompétence à gérer le pays, les électeurs texans vont, selon moi, voter, encore une fois, « Rouge ».

    Pourquoi? Pour un tas de raison dont la première étant disons « familial » ou si vous préférez « traditionnelle ».

    « On a toujours voté pour les Républicains dans la famille depuis au moins cinq (5) générations et il n’y a pas de raison pour qu’on change » »

    Certains Texans comme d’autres électeurs d’ailleurs, ne voteront jamais pour un Démocrate peu importe les qualités du candidat. Ils détestent les Démocrates et tout ce qu’ils représentent..

    Et puis, « 47 » va trouver quelque chose, un truc, une « passe » pour amener les électeurs à faire confiance à nouveau aux candidats de son Parti.

    L’élection n’aura lieu que dans six (6) mois. Les choses ont le temps de changer. Un sondage favorable en Mai n’assure en rien la victoire en Novembre.

    Désolé mais dans le cas du Texas, je ne crois pas un miracle. !!!

    Cependant, si le « miracle se produit, si le Texas vire « Bleu », tout sera possible y compris remporter la majorité tant à la Chambre des Représentants qu’au Sénat.

    Soyez assuré que les Républicains vont tout faire pour que cela n’arrive pas.

    1. MarcB dit :

      Le Texas est rouge, mais pas si foncé que cela. En 2024, Trump a gagné l’état par un peu moins de 14%. Et les récentes élections partielles remportées par les démocrates l’ont été dans des districts que Trump avait gagné par près de 15%. Et on oublie souvent que le Texas vote bleu dans ses régions urbaines, sur leur 38 représentants, 13 sont démocrates.

      En passant, en 2022, dans le West Island, la circonscription de Beaconsfield a élu un libéral avec 62.57%! Le deuxième candidat (conservateur….) a eu 11.23%! Le Texas n’est pas dans la même catégorie. 😉
      https://www.electionsquebec.qc.ca/en/results-and-statistics/general-election-results/2022-10-03/310/

  10. Che Sausage dit :

    Hello,

    Si la guerre actuelle en Iran est un écran de fumée semble-t-il efficace pour masquer les dossiers Epstrump, elle risque d’être un gros éperon osseux pour les mid-terms. Et comme on a pu le voir dans un des billets précédents il semble qu’il faille s’attendre à une guerre plus longue que « prévu » (entre guillemets car un va-t-en-guerre sans objectif ne prévoit rien du tout, on n’est pas encore au stade du concept de plan au moment où je rédige ce commentaire, c’est dire !). M’est avis que si les canons tonnent toujours en novembre, la situation risque de ne pas être au beau fixe pour l’éléphant et sa quincaillerie qui lui sert de gouvernement. Alors oui, il pourrait trouver n’importe quel moyen pour mettre fin à la guerre mais il faudra qu’il invente autre chose pour éviter la remontée des dossier Epstrump, faire passer la pilule de sa ballsroom coûtant 400 millions au taxpayer, qu’il arrive à rallier les évangélistes qui a mon avis ont du faire un tour complet dans leur soutane sans toucher l’élastique après avoir assisté au spectacle outrageux du complexe du Messie y a quelques jours, et j’en passe…

    Y a bien des chances en effet qu’on puisse trouver des tas de raisons pour ne pas voter pour les Répugnants mais il faut garder en tête que les mid-terms, ce ne sont pas des équivalents à l’élection présidentielle. Les électeurs peuvent être localement satisfaits par leurs représentants et à côté de ça, être vent debout contre la politique de fart vader. M’enfin, sur le papier, il semble bien que la situation soit mal engagée pour le G(L)O(U)P(S). Après la big surprise de novembre 2024, il est certain que je préfère ne pas me risquer à faire des diagnostics.

    Comme dirait Dewey : « Je ne m’attendais à rien, et je suis quand même déçu ! »
    *https://www.youtube.com/watch?v=vUoHG_mUVFw

    😀

  11. Jacques Bellehumeur dit :

    En gros il a un discours religieux et politique assembleur dans un Étât où les Évangélistes sont puissants ? Et ça des échos dans d’autres Étâts limithropes ?

    Intéressant!

    À peu près tout le monde en a marre de Tromp.

    Il faudrait changer la chanson de Barbara avec;

    Dis, quand vas-tu partir ?

  12. Pierre Belley dit :

    Il va envahir Cuba où le Canada pour faire diversion…

  13. POLITICON dit :

    Il y a quelque chose d’à la fois fascinant… et profondément trompeur dans ce billet. On nous sert des sondages comme une petite secousse politique — presque un frisson — dans un État réputé imprenable, le Texas. Et soudain, voilà que James Talarico devance John Cornyn et Ken Paxton. Trois points ici, cinq points là. On agite ça comme un signal faible qui deviendrait une onde de choc. Mais franchement, il faut arrêter de se raconter des histoires.

    Ce genre de lecture, même prudente en apparence — « deux sondages ne font ni le printemps ni l’automne » — participe quand même à une mise en scène. Une illusion d’ouverture. Une idée que le terrain serait en train de basculer. Or, la réalité politique du Texas est autrement plus brutale que deux graphiques flatteurs sortis à un moment précis.

    Parce que pendant qu’on commente ces chiffres, le terrain, lui, est verrouillé. Redécoupages électoraux agressifs, lois électorales restrictives, machine politique bien huilée : tout est en place pour que le Parti républicain conserve son avantage structurel. Pas besoin de « tricher » au sens caricatural — il suffit de contrôler les règles.

    Et c’est là que le propos de Richard Hétu me laisse un goût amer. Parce qu’en relayant la petite phrase de Marc Short — un stratège républicain, rien de moins — on donne du poids à une narration intéressée : celle d’un Sénat « en jeu ». Mais en jeu pour qui, exactement ? Et selon quelles règles ?

    Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement une poignée de sièges. C’est la capacité d’un système à refléter réellement la volonté populaire. Et là-dessus, silence radio.

    On peut toujours s’enthousiasmer devant un New York Times qui capte un frémissement, ou devant un candidat démocrate qui semble percer. Mais si on ne parle pas des conditions dans lesquelles cette « percée » doit se produire, on reste à la surface. On commente la météo sans regarder le climat.

    Alors oui, peut-être que le Sénat est « en jeu ». Mais pas au sens romantique que certains voudraient nous vendre. Il est en jeu dans un système où les dés sont souvent pipés bien avant que les électeurs ne mettent les pieds dans l’isoloir.

    Et tant qu’on ne nommera pas clairement cette réalité, ces sondages resteront ce qu’ils sont au fond : non pas des signes de renversement, mais des mirages politiques qu’on agite pour entretenir l’illusion d’un match équitable.

    1. infophile2 dit :

      S’il ne s’agissait que de postes de représentants, où le gerrymandering risque d’être déterminant, j’abonderais dans votre sens. Sauf qu’ici c’est bel et bien un siège au Sénat qui est en jeu.

      Or, un Sénat contrôlé par les démocrates mettrait des bâtons dans les roues du char de Trump. À ne pas négliger.

      Reste, il est vrai, l’indéniable et, à vrai dire, trop important rôle que l’argent joue dans les élections américaines au détriment du peuple.

  14. Richard Dufour dit :

    Politicon 19h30

    Vous écrivez,

    « Il suffit de contrôler les règles »

    Si on ne tient compte que du côté de n’importe quoi et ses sbires, d’accord avec vous.

    Les sondages c’est un cliché d’une période donnée mais……

    Qu’en est-il dans la population ? Est-ce que ces sondages sont le reflet de ce qui se passe dans la vraie vie ? Je comprend l’instantanéité mais 1000 personnes sont-ils le réel profil de ce que pense l’ensemble d’une population à cet instant ?

    Contrôler les règles donc, oui bien sûr mais ne reste t’il pas l’inconnue ultime, le vote de cette population qui à la liberté collé au coeur. En principe oui mais est-ce certain ?

    Cette population à qui on a fait des promesses, à qui on ment au point où un arracheur de dents passe pour un amateur rigolo.

    Là où je vous rejoins, le match équitable mais cette illusion n’est elle pas aussi pour les contrôleurs des règles ? Il est possible que malgré les magouilles, les gens voterons mais peut être pas du côté espéré.

    Le jeu est ouvert et comme vous dites on fait croire que les règles sont égales……. Est-ce bien le cas ?

  15. POLITICON dit :

    Richard,

    Je vous rejoins sur un point essentiel : les sondages, ce sont des photos floues prises à un instant précis. Mille personnes ne résument jamais une population entière, et encore moins ses contradictions, ses colères, ses revirements. Sur ce plan-là, vous avez raison de garder une distance critique.

    Là où je nuance, c’est sur « l’inconnue ultime ». Oui, le vote reste un facteur imprévisible. Oui, une population peut déjouer les scénarios écrits d’avance — et l’histoire électorale américaine en regorge. Mais cette liberté n’évolue pas dans le vide. Elle s’exerce dans un cadre, et ce cadre, lui, est de plus en plus travaillé, orienté, parfois biaisé.

    Quand je parle de « contrôler les règles », je ne dis pas que tout est joué ni que le vote ne compte plus. Je dis que le terrain n’est pas parfaitement neutre. Et ça change la portée de cette fameuse « inconnue ultime ». Elle existe toujours, mais elle doit composer avec des obstacles supplémentaires.

    Vous posez une question très juste : est-ce que l’illusion d’un match équitable ne touche pas aussi ceux qui pensent contrôler le jeu ? Absolument. Et c’est même là que ça devient intéressant. À force de vouloir verrouiller, on peut créer un excès de confiance… et se faire surprendre. L’électorat n’est pas une machine parfaitement prévisible, et c’est souvent quand on croit l’avoir domestiqué qu’il échappe.

    Donc oui, le jeu est ouvert — mais pas au sens d’un terrain parfaitement nivelé. Disons plutôt que c’est un jeu où les règles sont discutables, où certains partent avec une longueur d’avance… et où, malgré tout, il reste assez d’incertitude pour déjouer les calculs.

    C’est cette tension-là qui, à mon avis, définit le moment actuel : entre un système qu’on tente de maîtriser et une population qui peut encore, parfois, refuser de jouer le rôle qu’on lui assigne. Par exemple — et c’est là que l’imprévisible reprend ses droits — même au Texas, des électeurs républicains peuvent simplement dire non. Non à la guerre, non à l’inflation qui gruge leur quotidien, non aux caprices dispendieux comme cette fameuse salle de bal, non à l’enrichissement de Donald Trump pendant que d’autres peinent à garder leur emploi.

    Et ce refus ne passe pas nécessairement par un ralliement aux démocrates. Il peut prendre une forme plus silencieuse, mais tout aussi lourde de conséquences : l’abstention. Décider de ne pas voter, point. C’est moins spectaculaire qu’un basculement partisan, mais dans un système où chaque mobilisation compte, c’est parfois suffisant pour faire dérailler les scénarios les mieux ficelés.

    1. Richard Dufour dit :

      Vous avez bien compris le sens de mon intervention, qui à la relecture, une fois envoyée, m’a paru nébuleuse.

      Dans toute cette aventure politique, il me semble que le grand oublié soit le citoyen.

      Jeu dangereux.

      On se comprend très bien.

      1. POLITICON dit :

        Vous avez raison de ramener le citoyen au cœur du débat… mais justement, c’est bien là le problème. Dans cette mécanique politique, il est trop souvent réduit à un rôle de figurant — un pion qu’on mobilise au moment des élections, puis qu’on range aussitôt le scrutin passé. Aux États-Unis, il vote, puis il disparaît du radar, jusqu’à ce qu’on vienne le rechercher deux ans plus tard pour rejouer la même pièce. Entre-temps, son sort dépend largement d’élus surtout préoccupés à garder la tête hors de l’eau plutôt qu’à transformer réellement les choses.

      2. Richard Dufour dit :

        C’est exactement le fond de ma pensée.

        Mon père, un homme sage me disait  » si tu ne t’occupes pas de politique, la politique va s’occuper de toi »

        « On s’occupe de tout » est un leitmotiv fort chez le politicien de partout et le citoyen, trop heureux de se decharger de ce « fardeau », laisse toute la place.

        Ça ne serait pas bête si tout se résumait à la seconde partie de votre dernière phrase.

  16. Alexander dit :

    Les trumpistes nous préparent possiblement une autre entourloupe de leur cru, mais on pourrait imaginer raisonnablement un basculement net du Congrès en novembre.

    Le Sénat? Sait pas. Même si beaucoup de sièges sont en jeu, il faudrait un basculement très net pour changer la donne, à plus forte raison avec le vote prépondérant de Vance en cas d’égalité des votes. Et le filibuster pourrait toujours être utilisé par les républicains comme arme de réserve pour appuyer leur président.

    Reste que Trump représente encore son pays et s’amuse à foutre le bordel partout. Il menace ses alliés, renie la signature de différents traités, fomente des guerres et ment comme il Il s’emplit les poches au demeurant.

    Dans une équipe de hockey, quand le coach perd son vestiaire, règle générale, tu mets le coach dehors pour changer la dynamique. Plus facile de virer le coach que 20 joueurs insatisfaits.

    En politique américaine, c’est l’inverse.

    On change les joueurs, mais on garde le coach en poste.

    Ça donne rarement de bons résultats.

    La folie est de refaire les mêmes erreurs en espérant un résultat différent.

    Et on a un fêlé en poste présentement qui s’entête dans ses lubies.

    Faudra changer le coach, et le plus vite sera le mieux. Trois ans, c’est long.

    Ben long.

    Ben ben long.

  17. Apocalypse dit :

    @POLITICON – 20:16

    Vous êtes dans votre journée « pessimiste »! 😉

    Aujourd’hui, James Talarico est en avance dans les sondages, alors on prend la bonne nouvelle et demain sera un autre jour!

    1. POLITICON dit :

      Vous avez peut-être raison, Apocalypse. Il m’arrive en effet d’avoir des journées plus pessimistes que d’autres. En politique, je navigue parfois sur une ligne mince : un jour assombri — disons, influencé par la Cour suprême —, le lendemain convaincu que le trumpisme est en train de s’essouffler. Vous m’avez bien cerné…

  18. marcandreki dit :

    Talarico a un charisme évident et son propos dépasse largement la dimension seulement religieuse, même si elle n’est jamais bien loin. Sa lecture des textes sacrés est irréprochable et son argumentaire politique est chirurgical. Dans le Texas chrétien, Il dénonce surtout la division entre les puissants qui s’achètent une gouvernance en prétendant suivre les enseignements du Christ alors qu’il font tout le contraire évidemment. Son discours fait mouche et il fait le plein de convertis. Ce jeune homme, il a 35 ans, est sans doute ce qu’il y a de plus positif chez les démocrates et probablement pour le peuple américain . Présidentiable, j’en suis certain. Élu en novembre au sénat, il faut le souhaiter

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