
L’implosion de la carrière politique d’Eric Swalwell s’est déroulée à la vitesse de l’éclair. Dimanche, dans la foulée d’allégations d’inconduite et d’agression sexuelle, l’ancien représentant démocrate de Californie s’est retiré de la course pour le poste de gouverneur de Californie, course dont il était l’un des meneurs il y a quelques jours seulement. Le lendemain, il a annoncé sa décision de quitter son siège à la Chambre des représentants. Moins d’une heure plus tard, le représentant républicain du Texas Tony Gonzales a suivi son exemple. Or, ce dernier était confronté depuis des mois à des allégations d’inconduite sexuelle concernant une ancienne employée qui a fini par s’immoler.
La rapidité avec laquelle Swalwell s’est éclipsé illustre l’écart entre la façon dont les démocrates et les républicains réagissent aux allégations d’inconduite sexuelle visant leurs élus respectifs. Mais ce n’est peut-être pas le fait le plus remarquable de l’histoire de l’ancien représentant de Californie. Le fait le plus remarquable, c’est peut-être que ce politicien de 45 ans, marié et père de trois jeunes enfants, pensait pouvoir devenir gouverneur de son État malgré ses inconduites sexuelles présumées, voire ses agressions sexuelles alléguées.
Une nouvelle accusation s’est ajoutée ce mardi aux précédentes. Lors d’une conférence de presse tenue à Beverly Hills, Lonne Drewes a accusé Swalwell de l’avoir droguée et violée dans un hôtel de West Hollywood en 2018, alors qu’elle était mannequin et propriétaire d’une entreprise de logiciels.
« Il m’a invitée à deux événements publics, a-t-elle raconté. Je savais qu’il était marié à l’époque et que sa femme était enceinte. C’était mon ami. À la troisième occasion, je crois qu’il a mis de la drogue dans mon verre. Je n’ai bu qu’un seul verre de vin. Nous devions aller à un événement politique et il a dit qu’il devait récupérer des documents dans sa chambre d’hôtel. Lorsque je suis arrivée dans sa chambre d’hôtel, j’étais déjà incapable de réagir et je ne pouvais plus bouger les bras ni le corps. Il m’a violée et il m’a étranglée, et pendant qu’il m’étranglait, j’ai perdu connaissance et j’ai cru mourir. »
« Je n’ai consenti à aucune activité sexuelle, a-t-elle ajouté. Bien que je n’aie pas subi d’examen médico-légal à l’époque, j’ai révélé l’agression aux personnes les plus proches de moi. J’ai également consigné ces événements dans mon agenda manuscrit… l’agression et ses conséquences ont ensuite été documentées lors de mes séances de thérapie dans un centre d’aide aux victimes d’agressions sexuelles dans le Connecticut. »
Swalwell n’a pas commenté ces allégations. Il pourrait avoir à se défendre contre cette accusation devant les tribunaux à Los Angeles. Le procureur de Manhattan a déjà ouvert une enquête sur des allégations concernant des faits qui se seraient produits à New York. Le mot arrogance vient à l’esprit pour décrire la mentalité d’un homme qui croit pouvoir solliciter une promotion politique malgré ce qui semble être une série de comportements toxiques et peut-être criminels. L’ironie veut que ce même homme se soit bâti une réputation en critiquant le plus toxique et criminel des présidents américains.
(Photos AP et Getty Images)
Mais le GOP est le parti de la famille… Et on protège les membres du GOP comme on protégerait un membre de notre famille…
Le 🤡 va le recruter, il doit se dire; nous sommes pareils.
J’aime les violeurs.
Mais comment font-ils pour mettre des boulets en liste pour prendre les plus hautes fonctions…Les dem ont un boulevard mais ils ne peuvent s’empêcher de scier la branche sur laquelle ils sont assis !!!
Un parmi tant d’autres avec des problèmes de r’tien ben.
Un seul mot, OUT!
X 2 !!
On en connait un aussi au Québec qui est dans le même moule que Swalwell, et qui vient d’être condamné au civil. C’est triste pour les victimes et assurément tout un choc pour sa femmes et ses trois enfants
Je suis un survivant de violence sexuelle familiale, il a fallu beaucoup de temps et de thérapies pour guérir. Je suis donc viscéralement solidaire avec cette femme victime d’un tdc dégeulasse. Bravo pour parler publiquement ! J’espère que ça va la libérer de ce trauma au moins en partie sinon totalement.
Oui arrogance et surtout malhonnêteté profonde. Ça me fait penser à Cuomo cette histoire. Des hypocrites.
Une mentalité qui est une plaie dans ce pays; l’important, c’est de gagner même si il faut tricher pour ce faire.
Ce n’est pas parfait ici au Québec et au Canada mais notre classe politique est plus éthique qu’aux USA. Sauf les « maple magats » on est moins corrompus qu’aux USA. La société de droit prévaut malgré ses défauts.
Faut garder ça comme ça.