Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Les États-Unis semblent avoir abandonné leur position selon laquelle l’Iran doit mettre fin de façon permanente à toute activité d’enrichissement d’uranium. Selon le New York Times, ils ont proposé à l’Iran de suspendre pendant 20 ans tout activité nucléaire, ce qui permettrait aux Iraniens d’affirmer qu’ils n’ont pas définitivement renoncé à leur droit, en vertu du traité de non-prolifération nucléaire, de produire leur propre combustible nucléaire. L’Iran a répondu à cette proposition en se disant prêt à suspendre son programme nucléaire pendant cinq ans.

Même si l’écart est important entre les deux pays sur la durée d’une telle suspension, il s’agit d’une voie possible vers une entente sur le nucléaire iranien, selon le Times. Le quotidien précise que la proposition américaine a été présentée dans le cadre des négociations de la fin de semaine dernière à Islamabad. La question nucléaire n’est pas la seule pierre d’achoppement de ces négociations, mais il s’agit de la principale.

Une telle entente inviterait évidemment les comparaison avec l’entente négociée par l’administration Obama en 2015. Entente que Donald Trump a déchirée en 2018 en la qualifiant d’« horrible ».

« Au cœur des critiques de M. Trump à l’égard de l’accord conclu sous Barack Obama, officiellement appelé Joint Comprehensive Plan of Action, figurait le fait qu’il comportait des “clauses d’expiration” », écrit le Times. « Et c’était le cas : les Iraniens étaient autorisés à mener progressivement davantage d’activités d’enrichissement jusqu’en 2030, date à laquelle toutes les restrictions devaient disparaître. (Les engagements de l’Iran au titre du traité de non-prolifération lui interdiraient néanmoins de fabriquer une bombe.) Mais l’accord conclu sous Obama n’impliquait pas une suspension complète de l’activité nucléaire, ce qui aurait permis de garantir au moins quelques années sans aucune activité nucléaire — au-delà du mandat de M. Trump. »

Les négociations entre les États-Unis et l’Iran pourraient reprendre cette semaine, la dernière avant la fin du cessez-le-feu conclu la semaine dernière. Le contrôle du détroit d’Ormuz est un autre point de friction majeur, les États-Unis ayant annoncé un blocus naval des ports iraniens.

(Photo AP)

31 réflexions sur “Une voie possible vers une entente sur le nucléaire iranien ?

  1. Mcdodo dit :

    Il🤡veux gagner du temps, montrer qu’il a gagner et espérer que l’opinion du public change en sa faveur pour les mi-mandats
    Mais le problème c’est qu’il est non crédible, TDC.

  2. Oeufoupoussin dit :

    En direct du détroit Hormuz et autres informations reliés au pétrole et gaz. Intéressant.
    https://hormuzstraitmonitor.com/

    2 navires en transit depuis le début du blocus.

    Le Rich Starry (Pétrolier) : Ce navire est au cœur de toutes les attentions. Lié à des intérêts chinois et déjà sous sanctions américaines, il a franchi le détroit ce matin avec une cargaison de méthanol. Son passage sans interception par la marine américaine est interprété comme une brèche majeure ou une volonté de Washington d’éviter un incident direct avec Pékin pour le moment.

    Le Christianna (Vraquier) : Ce navire a quitté le port iranien de Bandar Imam Khomeini lundi. Contrairement au Rich Starry, il transporte des marchandises sèches. Sa trajectoire est suivie de près pour voir si le Pentagone applique la même « tolérance » aux biens non énergétiques ou s’il sera arraisonné dans les heures à venir.

  3. Louise dit :

    Un autre recul pour cette administration corrompue. Pourquoi ? Parce que les anciens alliés des États-Unis ne suivent plus. Ils n’ont plus peur des menaces de Trump, ils ne reculent plus devant l’intimidation.
    Ce qui indique qu’il a perdu beaucoup de pouvoir et par conséquent de capacité d’agir pour soumettre les autres pays à sa volonté.
    C’est ce qui arrive qaund on déclenche une guerre sans objectif clair, en croyant pouvoir agir seul.
    On pourrait dire que c’est une leçon pour « the best president ever » mais c’est connu, Trump n’append pas de ses erreurs.
    Je souhaite tout de même que les négociations se poursuivent pour mettre fin définitivement au conflit dans l’intérêt du peuple iranien, des libanais et du monde entier.

    1. gl000001 dit :

      « Un autre recul  »
      Moi, j’appelle ça une faillite 😉

  4. PATlecamer dit :

    Les négociations de ce week-end laissent penser que Téhéran a l’avantage. Fin février, le voyou du bureau ovale avait choisi la guerre plutôt que la poursuite des négociations. Sa guerre, aujourd’hui, s’est retournée contre lui. Sa solution militaire a enhardi l’Iran au lieu de l’affaiblir. La DIPLOMATIE est désormais sa seule option RAISONNABLE.

    Le Trumpeur espérait peut-être que les négociations marathon de 16 heures au Pakistan le sortiraient du bourbier qu’il avait lui-même créé, mais les questions qui divisent depuis longtemps Washington et Téhéran sont complexes. Lorsqu’il est apparu que l’Iran souhaitait négocier plutôt que capituler, J.D. Vance, a fait ses valises et est rentré aux É-U.
    L’échec prévisible des négociations rapides confirme une fois de plus le caractère désastreux de la guerre menée par le 47e. AUCUN de ses objectifs, pourtant changeants, pour cet acte d’agression n’a été atteint.

    Le principal enjeu depuis des années est le programme nucléaire iranien. Confirmant l’« objectif fondamental » du 47e, Vance a déclaré que l’Iran devait s’engager « fermement à ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire ni à acquérir les moyens d’y parvenir rapidement ». Or, c’est PRÉCISÉMENT ce que prévoyait l’accord de 2015 négocié par Obama, que le président le plus intelligent que l’Amérique n’ait jamais connu a piétiné de ses souliers “bon marché” et trop grand pour Rubio… C’est également ce à quoi l’Iran s’était engagé en ratifiant le traité de non-prolifération nucléaire de 1970. Je précise que ces deux engagements étaient assortis d’inspections internationales intrusives.

    Aujourd’hui, du fait de la surenchère du 47e sur Obama, l’Iran est plus proche que jamais de se doter de l’arme nucléaire. Le pays possède près de 408 kg d’uranium hautement enrichi (à environ 60 %), qui pourrait être raffiné en… quelques semaines pour atteindre le niveau de pureté de 90 % requis pour la fabrication d’une bombe nucléaire. (https://armscontrolcenter.org/irans-stockpile-of-highly-enriched-uranium-worth-bargaining-for/)

    Le voyou du bureau ovale aura de la chance s’il parvient à obtenir un accord aussi AVANTAGEUX que celui d’Obama. À l’époque, par exemple, l’Iran avait accepté de céder 97 % de son uranium hautement enrichi. Avec le voyou, maître incontesté des négociations, l’Iran n’a pas l’intention de trop céder.

    Un point de désaccord majeur concerne la question de savoir si l’Iran devrait être autorisé à procéder à un enrichissement nucléaire de faible activité. Téhéran insiste sur le fait qu’il devrait avoir le même « droit » que tout autre pays en vertu du traité de non-prolifération. Compte tenu des pertes humaines et financières considérables qu’il a consenties pour défendre cette position, il ne l’abandonnera pas FACILEMENT.

    L’administration Trump n’a jamais expliqué POURQUOI un compromis raisonnable, comme celui de n’autoriser qu’un faible enrichissement d’uranium à des fins scientifiques ou médicales, serait INADMISSIBLE. Éviter un enrichissement symbolique, qui serait contrôlé par des inspections renouvelées, justifie-t-il vraiment une nouvelle guerre ? Le “Benjamin” cherche un prétexte pour intensifier les bombardements, mais POURQUOI le 47e devrait-il se laisser faire ?

    Au-delà de ces questions traditionnelles, celui qui se vantait d’être le plus grand négociateur de tous les temps a offert à l’Iran une nouvelle arme redoutable : la capacité de paralyser l’économie mondiale. Le détroit d’Ormuz n’est pas une voie navigable internationale… Cependant, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer le considère comme librement navigable pour la navigation internationale et interdit tout péage. Bien que ni l’Iran ni les É-U n’aient ratifié le traité, ils l’ont respecté jusqu’à présent. La politique de Trumpeur, fondée sur la loi du plus fort, n’a fait qu’encourager l’Iran à exercer sa puissance militaire dans sa propre sphère d’influence.

    Fermer le détroit est une arme plus efficace qu’une bombe nucléaire. L’utilisation d’une bombe expose à des représailles dévastatrices, sans parler de la condamnation internationale. Or, le détroit s’est révélé parfaitement utilisable, ayant déjà fait flamber les prix du pétrole et du gaz.

    L’Iran considère le détroit comme une source de revenus potentielle, supérieure à celle qu’il tire de la vente de pétrole. Le voyou a réagi en annonçant son intention d’imposer son propre blocus. Il s’agit d’un acte de guerre, malgré le cessez-le-feu en vigueur.

    D’ailleurs, ce blocus américain incite la Chine à intervenir MILITAIREMENT, si je m’en tiens aux déclarations du ministre chinois de la défense et de son Chef d’état major.

    Le Trumpeur estime que l’Iran capitulera car le pays a besoin des revenus tirés du transit de son propre pétrole par le détroit. L’Iran parie qu’à l’approche des élections de mi-mandat américaines en novembre, le 47e, surnommé « Taco », sera plus sensible à la hausse des prix à la pompe.

    Qui cédera le premier ? Je ne miserais pas sur les Iraniens. En tout cas, les paris sont lancés…

    Le gouvernement iranien estime que, malgré sa rhétorique belliqueuse et la volonté du “Benjamin” d’intensifier les bombardements, le 47e ne souhaite pas la reprise des hostilités. Sa base électorale se rebelle contre un président pacifiste devenu belliciste, les perspectives électorales des Républicains pour novembre s’effondrent avec la hausse des prix du pétrole, et de nombreux Américains sont indignés par sa demande d’un budget annuel de 1 500 milliards de dollars pour financer ses interventions militaires, tout en réduisant les financements fédéraux pour le logement et la santé.

    Cette guerre, véritable erreur monumentale, ne concerne plus seulement le comportement de l’Iran. Elle est devenue une guerre pour l’avenir politique du 47e. À défaut de victoire, il lui faut une sortie honorable. C’est une position de négociation DÉSASTREUSE, et le gouvernement iranien le sait. Malgré l’apparence virile du Trumpeur, c’est une position de FAIBLESSE.

    Même s’il est tentant de SOURIRE en voyant le 47e se débattre pour se sortir de ce fiasco qu’il a lui-même provoqué, les enjeux sont trop importants. Combien de souffrances supplémentaires faudra-t-il endurer pour apaiser L’ORGUEIL d’un président en pleine déroute ?

    Bref, la solution évidente est la négociation. Cela s’est vérifié en février lorsqu’il a feint de négocier tout en préparant des bombardements. Cela s’est vérifié en 2018 lorsqu’il a rejeté l’accord soigneusement négocié par son prédécesseur. Il n’est pas étonnant que Téhéran ne lui fasse pas confiance, mais cela ne dispense pas de négocier. La porte d’un accord reste ouverte.

    Mais la négociation exige des CONCESSIONS mutuelles. Elle requiert des COMPROMIS. Elle ne se fait pas par les décrets que le Trumpeur affectionne. Elle peut être longue et pénible face à un régime qui semble avoir une patience infinie pour disserter sur les moindres détails. Mais la superpuissance a atteint les limites de la force militaire, surtout face à un régime qui se soucie davantage de conserver le pouvoir que de protéger son peuple. Le monde est complexe. Bienvenue dans la réalité, Président Trump. Le plus grand négociateur de toute l’histoire des É-U ? Tu parles !

  5. MarcB dit :

    Cette « opération spéciale » américaine aura permis à l’Iran de se découvrir une arme beaucoup plus puissante que la bombe atomique: le blocus d’Ormuz. Et contrairement à la bombe atomique, le blocus d’Ormuz peut être utilisé sans être une option de dernier recours.

    Si l’Iran parvient à obtenir l’allègement, ou le retrait, des sanctions à son égards en échange d’un gel de 5 ans des activités d’enrichissement de l’Uranium, ce sera une grande victoire pour l’IRAN. Et rien n’empêchera l’Iran de rebâtir ses infrastructures d’enrichissement pour être prête dans 5 ans à les reprendre quand le gel sera terminé.

    Et qu’auront gagné les USA en échange?

    TOFU (Trump Always Fucks Up)

    1. Madalton dit :

      Le gros s’en crisse. Il ne sera plus en poste dans 5 ans.

      1. MarcB dit :

        Et il se fera un plaisir de critiquer le prochain POTUS lorsque l’échéance arrivera…

    2. Dekessey dit :

      Vous avez tout compris.

  6. POLITICON dit :

    Ce qui se dessine ici, c’est moins une percée diplomatique qu’un retour à une forme de réalisme… presque contraint.

    D’un côté, les États-Unis semblent enfin reconnaître une évidence : exiger de l’Iran qu’il renonce définitivement à toute capacité d’enrichissement, c’était politiquement irréaliste. Aucun régime iranien — qu’il soit modéré ou dur — ne peut survivre en acceptant une capitulation aussi totale, surtout en invoquant le Traité de non-prolifération nucléaire qui, justement, encadre sans interdire l’accès au nucléaire civil.

    De l’autre côté, la proposition d’une suspension — 20 ans pour Washington, 5 ans pour Téhéran — révèle quelque chose d’important : les deux camps testent une zone grise. Pas un abandon, pas une avancée… un gel. Et dans le contexte actuel, un gel, c’est déjà énorme. Mais il y a une ironie assez brutale dans tout ça.

    On revient, en version bricolée, à quelque chose qui ressemble au Joint Comprehensive Plan of Action, négocié sous Barack Obama… puis démoli par Donald au nom de son insuffisance. Aujourd’hui, on envisage une entente temporaire — donc avec une date d’expiration encore plus claire — ce que Trump dénonçait précisément. Autrement dit : on a détruit un accord imparfait, mais fonctionnel, pour se retrouver à négocier quelque chose de plus fragile, dans un climat infiniment plus dangereux. Et ce climat change tout.

    Le fait que ces discussions se déroulent alors qu’un cessez-le-feu est en place, avec en toile de fond un bras de fer sur le détroit d’Ormuz et même un blocus naval américain, transforme la négociation en jeu sous pression. Ce n’est pas une table de diplomates calmes : c’est une négociation avec un revolver posé sur la table. Alors, une entente est-elle possible ?

    Oui — techniquement. Un compromis sur la durée (10–15 ans, par exemple) est tout à fait envisageable. Mais durable ? C’est une autre histoire. Parce que le vrai problème n’a jamais été seulement nucléaire. C’est la confiance. Et depuis 2018, cette confiance est brisée. Pourquoi l’Iran accepterait-il une nouvelle entente si elle peut être déchirée au prochain changement de locataire à la Maison-Blanche ?

    Au fond, la question n’est plus : peut-on signer un accord ? Mais plutôt : cet accord survivra-t-il à la politique américaine elle-même ? Et tant que cette réponse reste floue, chaque entente ressemblera davantage à une pause stratégique… qu’à une véritable solution.

  7. MarcB dit :

    H.S.

    Si vous aviez manqué cela, hier, Donald s’est fait livré du MacDonald pour une « Doordash Grandma ». Belle petit opportunité pour faire avec Donald une « histoire cute » qui va le montrer proche du peuple.

    Ce que l’histoire ne dit pas: cette grand-mère vient de l’Arkansas (!!!!) ou elle travaille pour Doordash pour payer les traitement de chimiothérapies de son mari. Elle a même témoigné au congrès en faveur du Big Beautiful Bill, qui a enlevé les taxes sur les pourboires. J’aurais pensé qu’elle aurait plutôt milité pour des soins de santé gratuits et universels, mais bon si elle préfère travailler pour Doordash pour payer les traitement de son mari…

    Et elle a reçu 100$ en pourboire de Donald, pas certain que ça va couvrir le déplacement Arkansas-DC…
    https://www.dailymail.co.uk/news/article-15730969/DoorDash-grandma-Sharon-Simmons-cancer-McDonalds-Trump.html

  8. Divk Tryki dit :

    Hâte de voir la différence d’une possible entente vs celle conclue par Obama

    1. gl000001 dit :

      La différence la plus visible sera la farine dans laquelle DDT aura été roulé 😉
      🍚

      1. PovDeRire dit :

        Roulé dans la farine?
        De la farine orange, ça existe?
        Au moins le Gros pourrait être une vraie orange,
        pleine grandeur dans sa splendeur!

        https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1541834061283976&id=100063721912897&post_id=100063721912897_1541834061283976&rdid=atLz9ZuLwJB1JNOV#

  9. ghislain1957 dit :

    « Une telle entente inviterait évidemment les comparaison avec l’entente négociée par l’administration Obama en 2015. Entente que Donald Trump a déchirée en 2018 en la qualifiant d’« horrible ».

    Donc Cheetos a déchiré une entente « horrible » pour pouvoir en faire une autre semblable à ce qui avait été signé auparabvant. Tout un champion du « fart of the deal ».

  10. lechatderuelle dit :

    Cycle normal de négociations.
    L’Iran a certainement hâte à un dénouement. Normal après tout ces bombardements. La suite sera compliquée, onéreuse et difficile…
    Les EU ont hâte que tout ça soit derrière eux. Rien n’a été selon leurs plans A, B, C, D, E…
    Difficile de croire que le Président, obtus ait ordonné tout ce bordel et que tous ont hoché de la tête, « contraints » d’y aller malgré eux.
    Ça été une stratégie tout aussi mauvaise que de bombarder des bateaux en eaux internationales…. concoctée, planifiée et mise en oeuvre par le Pentagone. Quand des gens passent leur vie au service de la guerre…. faut pas s’étonner du résultat.

    Cette épisode d’agression guerrière risque de n’avoir aucun Vainqueur.
    Les 2 peuvent en sortir avec les 2 yeux au beurre noir et une dent en moins…

    Le plus grand perdant de toute cette sage sera le Peuple Iranien.
    Eux, en ont perdu même leurs illusions.
    Car, à l’interne, les Gardiens de la Révolution scanderont avoir gagné. Que dieu les a guidés, confirmé la justesse de leur Cause… etc. Ces criminels seront encore plus sûrs, plus paranos et plus répressifs…
    Mais bon, en Occident on se désintéressera vite de leur sort.

    L’effet collatéral de tout ceci est le hezbollah. Un genre de métastase idéologique iranienne qui ronge le Liban pour s’attaquer à son voisin, le très belliqueux Israël.
    Le financement sera plus difficile alors que la reconstruction, en Iran sera longue et couteuse.
    La zone tampon devra être rapidement récupérée par le Liban. Il faudra des « preuves », des actions concrètes de sa capacité à « faire quelque chose ».
    Mais avant toute chose, le Liban devra revoir beaucoup de choses à partir de sa Constitution. Ce pays est dysfonctionnel depuis des décennies. La religion doit être sortie de la politique. La corruption aussi. Ça toujours été la cause de leur instabilité…

    Israël devra se calmer et la Communauté Internationale doit faire sa job. Trop c’est comme pas assez. Fini les doubles standards avec ce pays hors de contrôle.
    Les colonies, l’apartheid, le racisme systémique et exposé, la violence gratuite, ça ne peut plus durer.
    La Communauté Internationale doit cesser de regarder ailleurs et tolérer.
    Si l’ONU a pu dessiner les frontières du nouveau pays nommé Israël, elle peut et devra délimiter les frontières de la Palestine.
    De même que Jérusalem devra devenir une « Cité État » comme le Vatican mais à la différence que tout ce qui concerne cette Cité-état sera sous l’égide de l’ONU.
    Le cristi de niaisage à propos des religions qui empoisonnent la planète doit cesser. Chacun a droit de croire dans sa légende et tripper sur leurs personnages métaphoriques ou fantasmés sans faire suer leurs voisins.

    La Cisjordanie devrait devenir la Palestine, avec droit de passage vers la mer pour le commerce.
    Gaza ne pourra, probablement, jamais être habitable tant ce territoire sera pollué et non cultivable.

    Mais ne soyons pas dupes.

    Bref, au Moyen-Orient, on assistera à un reset inutile … l’Iran demeurera l’Iran répressif sous la poigne sanguinaire des mollahs…. Israël demeurera ce pays atteint de la rage des autres… les Palestiniens crèveront lentement dans un désintérêt occidental habituel… les EU poursuivront d’imposer leur présence, leurs conditions sur tout le secteur et la Communauté Internationale, myope se dépêchera de se distraire avec les fleurs de la tapisserie…

  11. infophile2 dit :

    L’accord auquel en était parvenu Obama comportait un peu paradoxalement une faiblesse. À l’époque le Congrès était dominé par les républicains. Or, il n’a jamais entériné cet accord. C’est ce qui a permis trois ans plus tard à Trump de le déchirer.

    C’était un accord exécutif, pas un traité.

  12. gl000001 dit :

    HS: Vance rides again !!! Le Pape devrait s’en tenir à des questions de moralité et laisser le président « dicter » la politique étatsunienne.
    « Dicter » comme dans dictature ?
    Le Pape s’occupe de moralité et le DDT s’occupe d’immoralité !!!
    https://www.cnn.com/2026/04/14/us/video/jd-vance-pope-morality-ldn-digvid-vrtc

    1. MarcB dit :

      Donc selon JDV, il n’y aurait aucune question morale à se poser quand un pays menace d’anéantir une civilisation?

  13. Haïku dit :

    HS en complément.
    Voici le clip de Jon Stewart hier soir :
    *https://youtu.be/g6k55WQ5GAk?si=r4g5z-uax604SPjx

    1. MarcB dit :

      Trop bon! Mais il faut dire que Donald génère amplement d’occasion pour qu’on se moque de lui! Que va faire Stewart quand Donald partira!

      1. Madalton dit :

        On se demandait la même chose pour ce blogue en 2021.😉

  14. Pierre Sénéchal dit :

    —————

    les Iraniens, tellement plus brillants et fins négociateurs, savent pertinemment que
    cette fake presidence aux USA va sortir des élections de mi mandat complètement
    décapité, sans pouvoir et sans marge de manouvre. Ceci dit, l’idiot Trump ne cesse
    de se saborder lui même et il ne fera que naviguer de conflit en conflit se mettant
    la totalité de la planète à dos.

    Quand cette présidence Epstein achèvera de se désintégrer, l’Iran aura le loisir de
    reprendre sa place dans le moyen orient. À partir de cela, je ne peut que souhaiter
    bonne chance à Netanyahou, il en aura grandement besoin.

  15. Alexander dit :

    L’arme nucléaire? Encore.

    On a encore le souvenir douloureux de Hiroshima et de Nagasaki, il y a 80 ans de cela.

    De facto, plusieurs pays l’ont, mais personne ne s’en est servi à date. Pour une raison bien simple, elle peut entraîner l’anéantissement de la planète au complet.

    Au complet.

    KJU investit des fortunes là-dedans par exemple alors qu’il ne vient en tête de personne de l’attaquer. Il est bien préférable de le laisser moisir dans sa pauvreté pendant que son voisin sud-coréen prospère.

    L’Iran agit comme une force déstabilisatrice au Moyen Orient d’abord par sa capacité de supporter les groupes armés rebelles chiites. L’arme nucléaire? Même s’ils en développaient une et la tirait sur Israël, en dix minutes de trop, Téhéran serait rasée à vie en riposte. Comme Moscou et St Petersburg seraient rasées à la même vitesse si Poutine tirait une bombe de trop en Ukraine.

    L’effet domino est juste trop dangereux pour l’humanité, à moins de vouloir revenir à la Planète des Singes.

    J’espère juste que les forces armées de chacune de ces puissances ont suffisamment de jugeote et de modèles informatiques et en IA pour comprendre la ligne à ne pas franchir.

    Négocier pour 5 ans ou 20 ans, c’est rien finalement, ça ne fait que ralentir le processus de quelques années.

    Toutes ces populations méritent la Paix, la véritable arme de guerre, celle que tous les pays dits évolués devraient viser.

    C’est pourquoi je crois dans la diplomatie.

  16. Réjean Caisse dit :

    Dire qu’il y’ avait une entente, tout ça pour revenir à une entente du même genre, vraiment c’est quelque chose au dessus des épaules

  17. Gilles Morissette dit :

    Une entente négocié? Avant de me réjouir (Tant mieux si c’est le cas), je vais attendre un peu.

    TACO est imprévisible, instable et rien ne dit qu’il n’agira pas sur « un autre coup de tête » en torpillant le processus de négociation.

    « 47 » a tout misé dur la guerre . Il anticipait une « victoire militaire rapide », un effondrement du régime en Iran, une capitulation sans condition afin que les USA puissent mettre en place un régime « plus favorable » à leurs intérêts.

    Cette stratégie s’est lamentablement effondrée. Au lieu d’appliquer l’entente négocié par l’ex président Obama (Qui n’était pas parfaite mais qui marquait un certain progrès), il a gonflé des muscles comme un « bully de fond de cabanon » et sorti l’artillerie lourde.

    Après avoir clamé haut et fort qu’il avait obtenu un « cesser le feu », il ordonne un blocus naval du détroit d’Ormuz. Ne cherchez pas la logique. Il n’y en a AUCUNE

    Au début du conflit, il a dit que les USA voulaient détruire les capacités de l’Iran sur la question de en matière d’uranium. C’était même l’objectif visé par les premières frapes militaires. Il affirme maintenant que cela n’était pas l’enjeu de cette intervention militaire.

    Comment peut on se fier à la parole de quelqu’un qui n’a JAMAIS respecté aucune entente, qui ne sait pas ce qu’il dit, qui ne mesure pas les conséquences de ses actions?

    La proposition dont parle M. Hétu a certaines similitudes avec le « Joint Comprehensive Plan Of Action » (JCPOA) et ça risque de déplaire à « 47 ». Son ego en prendrait un coup, tout comme son « aura » de grand négociateur » .

    Qui sait ce qui se passe présentement à l’intérieur de son cerveau détraqué. Il ne voudra pas « perdre la face ». Il fera tout pour sauver les apparences alors que la réalité démontre qu’il s’est fait « rouler dans la farine » par les Iraniens.

    C’est pour cette raison que je préfère attendre la suite des chose avant de « sabler le champagne ».

  18. Pierre-Olivier Tremblay dit :

    won’t happen

  19. March dit :

    Bref 8 ans après le déchirement de l’entente signé par Obama ainsi que tout les pays européen, il va essayer de renégocier le même type d’entente sauf que depuis ce temps l’Iran à enrichi de l’uranium et les USA ont perdu beaucoup d’influence auprès des autres pays, ils ont dépensé de milliard en guerre inutile et couté la vie à plusieurs millier d’innocent et l’inflation est reparti à la hausse.

    Bravo Champion. Avançon par en arrière pour se vanter d’un succès qui n’est pas un succès. The Art of the bad deal.

  20. Syl08 dit :

    Possibilité d’une entente? Trump a l’habitude de foutre en l’air les choses qui fonctionnent et de plus quand on connaît la valeur de la signature du plusss cros…r des Présidents. Je ne crierais pas victoire trop vite.

  21. MarcB dit :

    H.S. Only the best…

    A chaque fois qu’on creuse la hiérarchie de l’administration Trump, on tombe plus bas.

    Gregg Phillips, le numéro 3 dans la hiérarchie du FEMA, est un Trumpiste pur et dur! Il a organisé des rallyes « Stop the Steal 2020 », et était producteur exécutif de film conspirationiste « 2000 mules » qui alléguait des fraudes électorales allant de 3M à 5M de votes. Et c’est sans compter les accusations de corruption contre lui.

    Mais ce charmant personnages clame aussi des exploits dignes de Donald ou RFK jr…
    1) Il parle au diable…
    « In another account in 2022 , Phillips described a hike he took across Spain during which he said he was approached by Satan, who urged him to lighten his pack. Phillips said he responded by pouring out his last two liters of water, leaving him in distress until he was found by a passerby who sought help. »

    2) Il se téléporte…
    « Phillips has also continued in recent weeks to insist he teleported to a Waffle House in Georgia, saying he suddenly found himself roughly 50 miles from where he had been moments earlier »
    (pfffftt, Dionald se serait téléporté dans un MacDonald!)

    3) Il est mort…
    “I’m actually dead,” Phillips said in April 2025. “But I’m here doing God’s stuff. And so we laugh about that a little bit.”

    *https://www.cnn.com/2026/04/14/politics/gregg-phillips-fema-waffle-house-supernatural
    *https://en.wikipedia.org/wiki/Gregg_Phillips

    Only the best…

    1. gl000001 dit :

      Oui, j’en avais parlé il y a quelques semaines. Un journaliste a demandé à DDT ce qui en était de ses téléportations et il a dit qu’il s’informerait. Apparemment que le bonhomme s’est fait dire de ne plus parler de ça. Ces événements se sont produits alors qu’il se guérissait lui-même d’un cancer avec de l’Invermectine. La fameuse drogue miracle contre la COVID.
      https://www.cnn.com/2026/04/14/politics/gregg-phillips-fema-waffle-house-supernatural

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