
Accusé par une femme d’agression sexuelle et d’inconduite sexuelle par trois autres, le représentant démocrate Eric Swalwell s’est retiré dimanche de la course pour le poste de gouverneur de la Californie. Jusqu’aux premières allégations publiées par le San Francisco Chronicle et CNN vendredi, l’élu de 45 ans, qui est marié et père de trois jeunes enfants, avait de bonnes chances de succéder à Gavin Newsom, qui ne peut solliciter un troisième mandat en tant que gouverneur.
« À ma famille, à mon équipe, à mes amis et à mes partisans, je suis profondément désolé pour les erreurs de jugement que j’ai commises par le passé. Je vais me battre contre les graves accusations mensongères qui ont été portées — mais c’est mon combat, pas celui d’une campagne », a annoncé sur X celui qui s’était fait connaître en tant que membres de l’équipe de procureurs qui ont mené le procès de Donald Trump devant le Sénat lors de la deuxième procédure de destitution ayant visé le 45e président. Ce dernier ne lui a jamais pardonné ce rôle.
Une des victimes présumées, une ancienne employée de Swalwell, a déclaré au San Francisco Chronicle que le représentant avait eu des relations sexuelles avec elle à deux reprises alors qu’elle avait trop bu pour être en mesure de donner son consentement. Les trois autres femmes ont allégué divers types d’inconduite sexuelle de la part du représentant — notamment que Swalwell leur aurait envoyé des messages explicites non sollicités ou des photos nues.
À la suite de ces allégations, des alliés de Swalwell, dont Nancy Pelosi, et des rivaux ont recommandé ou réclamé son retrait de la course. Reste à savoir s’il devra aussi quitter son siège à la Chambre des représentants.
Le retrait de Swalwell chamboule une course mettant en lice plusieurs candidats démocrates et deux candidats républicains qui participeront le 2 juin à une seule et même primaire. Il réduit les chances des candidats républicains de finir la primaire aux premier et deuxième rangs, ce qui aurait pour effet d’écarter les démocrates de l’élection générale de novembre dans l’un des États les plus bleus.
La plupart des analystes estiment que l’investisseur et philanthrope Tom Steyer est le plus susceptible de profiter du retrait de Swalwell. Candidat à l’élection présidentielle de 2020, ce milliardaire qui milite notamment pour les énergies vertes se présente comme un « outsider » qui peut « changer le système ».
(Photo AP)
Apparence de délit grave = à la porte. Ce n’est pas admettre sa culpabilité, c’est simplement éthique de le faire.
Trump va le récupérer probablement, il a tous les critères.
Il est vrai que cette société puritaine américaine nous donne des pères la pudeur qui sombrent dans le stupre et satisfont a l ethique du ticket Epstein/Trump,
Je sais que c’est controversé pour certain, mais j’ai de la misère avec ce genre de dialogue: « … avait eu des relations sexuelles avec elle à deux reprises alors qu’elle avait trop bu pour être en mesure de donner son consentement. »
Je suis totalement contre ceux qui croient que être saoul t’enleve toute responsabilité de ce que tu fait.
Toute personne coupable d’un crime grave est fortement tentée de le nier. Seuls ceux qui sont dans les faits des personnes suffisamment décentes seront horrifiées de se rendre compte de ce qu’elles ont fait et pourront le reconnaître. Quand tu as toujours été une personne irrespectueuse voire violente, on comprendra que ces gens ne savent pas non plus prendre soin d’eux. Ça explique pourquoi ils sont aveugles face à leurs problèmes graves de maîtrise de soi.
Ça me fait penser à celui-qu’il-ne-faut-pas-nommer…
Par ailleurs, être saoul ne change pas le caractère d’une personne, ça ne fait que baisser le niveau d’inhibition. Une personne réellement décente ne violera pas une autre personne, peu importe la situation, et peu importe le niveau d’ébriété des deux personnes. Et s’il devait y avoir réellement méprise sur le consentement obtenu, ça peut se régler immédiatement, en privé, sans avoir besoin de se rendre à des accusations publiques, ou au criminel. Mais généralement, une bonne éducation sur le consentement aide beaucoup, et errer du côté de la prudence est toujours préférable.
À Achalante dit :
13/04/2026 à 10:59
Exactement! Une personne douce le restera même si elle est saoule. Un trou-duc va être encore plus con en boisson.
« Une personne douce le restera même si elle est saoule. »
C’est un mythe.
@gl000001: Vraiment? Vous voudrez peut-être lire ceci: https://www.reseau-addictions28.fr/2024/05/29/quand-lalcool-revele-notre-veritable-personnalite/ Si il vous faut des études psychologiques, je suis sure qu’il y en a, je vous laisse les chercher.
Si une personne devient violente sous l’effet de l’alcool, ce n’est pas à cause de l’alcool, mais parce qu’elle se contrôle mieux lorsque sobre, et parvient à masquer ses impulsions violentes.
Il y a une grosse différence entre « être responsable de ses actes quand on est saoul », et être en mesure de donner un consentement libre et éclairé. Trop de violeurs ont volontairement saoulé leurs victimes afin d’obtenir un « consentement » plus facilement. Que ce soit en mentant sur le niveau d’alcool, ou en incitant à boire un verre de plus, et un autre, jusqu’au verre de trop (« je ne l’ai jamais forcé[e] à boire, votre honneur! »), être saoul met une personne en situation de vulnérabilité. Si le gars n’est pas capable d’avoir un consentement sans que l’autre ne soit vulnérable, ça n’est pas du sexe consenti. Même chose pour les personnes en position d’autorité: quand la personne sait qu’elle risque de perdre son travail si elle refuse, ce n’est pas consenti. Et avoir une relation sans réel consentement, c’est un viol.
Votre argument en est un qui excuse les violeurs. Une personne décente, quand elle voit que la personne qui l’intéresse a trop bu, lui fait boire un verre d’eau, et la met dans un taxi, pour qu’il ne lui arrive rien, plutôt que de profiter de la situation. Prenez le temps de réfléchir à la situation, et vous voudrez probablement retirer votre commentaire.
Je suis tout a fait d’accord avec vous Achalante.
Saouler ou drogué quelqu’un dans le but d’abusé de cette personne est un viol.
Ça n’enlève pas la responsabilité, mais ça diminue le jugement. Si une femme est tellement saoule qu’elle a de la difficulté à faire une phrase complète, c’est qu’elle ne peut pas consentir. On ne parle pas d’alcool au volant ici.
Et contrairement aux Républicons, les Démocrates ne le défendent pas. La différence de moralité entre les 2 partis est flagrante.
Dans les familles démocrates les parents permettent à leurs enfants de les remettre en question, et admettent leurs erreurs en demandant pardon. Ça donne des adultes qui ne sont pas dupent de ceux qui abusent de leur pouvoir. Dans la culture républicaine, les parents doivent être respectés sans tenir compte de leur éthique. Ça donne des adultes qui ont de la difficulté à remettre les figures d’autorités en question, à condition que ces figures s’apparentent à leurs parents. Ça explique pourquoi ils rejettent systématiquement les figures d’autorité non-républicaines, qu’elles soient éthiques ou pas.
En effet ! Trump bénéficie du soutien d’une secte d’adeptes aveugles, alors qu’Eric Swalwell n’a pas cet « avantage ». La secte MAGA n’exige de ses chefs aucune norme morale, quelle qu’elle soit !
Eh les gars pourquoi toujours dire victime présumée.
J ai vécu des petits épisodes pas le fun et c est pas possible de parler. On met toujours [ou presque) la parole des femmes en doute.
Inutile de réagir à ce petit message.
Je vous demande seulement de penser à toutes ces femmes qui diront jamais rien
C’est une question légale pour les journalistes. Ne pas ajouté le « présumé » quand l’acte n’est pas condamné par un juge, c’est risquer un procès pour diffamation (au civil, qui peut donc aisément se régler avant que tous les recours au criminel soient écoulés). Pour monsieur-madame tout le monde, dans une discussion, on peut l’omettre, tant qu’on ne le crie pas sur les toits.
Et oui, la justice a encore un long chemin à faire avant que les femmes puisse réellement parler. Il est trop souvent possible de créer un « doute raisonnable » lors d’un procès pour viol, particulièrement quand il n’y a pas eu de témoins. Et lorsque les violeurs sont « innocentés », les victimes en font souvent les frais. Voyez juste le cas de Gilbert Rozon: innocenté au criminel, il a accusé ses victimes de diffamation au civil… Pour perdre ce procès et avoir une cour de justice qui dit que c’était bien des viols. Donc, maintenant, on peut dire que Gilbert Rozon est un violeur. Mais tous ces gens qui l’ont défendu, malgré la parole de plusieurs femmes… C’est triste; « me too » n’aura pas fait bouger grand chose après tout.
Comme je l’ai dit dans un précédent commentaire, une allégation d’agression sexuelle est « l’accusation qui tue ». Ça ne pardonne pas. La présomption d’innocence n’existe pas dans un tel cas. C’est « la présomption de culpabilité ».
Même s’il n’est pas reconnu coupable après un procès ou une enquête policière, le doute subsistera toujours dans la tête des lecteurs. Ce n’est pas unique aux USA mais même chez nous au Canada. Plusieurs politiciens et/ou personnalités l’ont appris à leurs dépens.
Swalwell a admis son erreur et a pris, à mon avis, la bonne décision. Il n’aura pas à traîner ces casseroles lesquels auraient fini par nuire à ses ambitions politiques.
Quand même ironique de voir certains se « scandaliser » devant le comportement « inapproprié » de Swalwell alors que ces mêmes « certains » n’ont eu aucun problème à élire comme président, un pervers sexuel.
On appelle ça: « l’ indignation à deux (2) vitesses » ou à « géométrie variable ». Comportement typique que l’on retrouve chez une certaine partie de la population notamment chez les Républicains.
Ouf! Vous ne voyez pas ce genre d’accusations de la même manière que les femmes. En tant que femmes, j’ai vu (et lu) tellement d’hommes défendre un présumé agresseur en niant simplement la version de sa victime, c’en est désespérant. Et ils en profitaient souvent pour salir la réputation des accusatrices. Pire: les victimes reçoivent souvent des insultes, injures, menaces et autres, tout au long du procès et même après, peu importe le résultat.
Il est terriblement difficile pour une femme de porter de telles accusations, c’est pourquoi toute accusation devrait être prise au sérieux, plutôt que balayée du revers de la main pour raison de « présomption d’innocence ». Bon nombre de femmes s’étant rétractées l’ont fait non pas parce que leur accusations étaient fausses, mais parce qu’elle n’ont pas supporté la pression dans leur vie personnelle. Les fausses accusations ne sont pas plus courantes que les fraudes à l’assurance. Il y en a, mais très peu. Si votre voisin déclarait un vol, penseriez-vous immédiatement qu’il chercher à frauder ses assurances? Si non, ne pensez pas davantage qu’une accusation de viol n’est pas fondée.
D’autant plus que, comme précédemment mentionné, il est terriblement facile de créer un doute « raisonnable » quand il n’y a pas de témoins. Alors même un verdict de non-culpabilité ne veut pas dire que l’accusé est réellement innocent. Il a très bien pu commettre les actes qui lui sont reprochés, mais détourné les faits en sa faveur. Voir le procès aussi déjà mentionné de Gilbert Rozon, auquel on peut ajouter TACO dans le cas de Mme Carroll.
Moi, c’est le contexte politique qui vient peut-être tout fausser. Jusqu’ou l’opposition est prèt à aller pour « générer » des accusations ? Est-ce le cas ici ? Le saura-t-on jamais !
« je suis profondément désolé pour les erreurs de jugement que j’ai commises par le passé. Je vais me battre contre les graves accusations mensongères qui ont été portées … »
Accusations mensongères? Aille! Tu es désolé des gestes et là elles sont mensongères?
Youhou! Tu t’es trumpé de parti le 🤡
yep! Tu dis l’un ou l’autre, mais pas les deux en même temps!
Oui mais non. Il se ménage une porte de sortie pour pouvoir dire qu’il pensait réellement avoir obtenu un consentement, et qu’il est très désolé (évidemment) que l’objet de ses… disons: ardeurs aient une interprétation différente. Avec des excuses, une entente hors-cour avec de l’argent versé sous condition que les victimes n’en reparlent pas, il pourra prétendre que tout est réglé et que c’était juste une erreur de jugement, qu’il n’est pas un « vrai » délinquant sexuel.
Exactement !
D’ailleurs vous m’avez devancé !
Personnellement, j’aimerais voire Mme Porter gagner: elle a de l’expérience, et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Alors qu’un autre homme riche mais quasi inconnu en politique lui dame le pion, ça serait très dommage.
on devrait avoir une sorte de Fédération des Gouverneurs non partisane.
🤡
Je n’aime pas les dénonciations comme ça. Surtout aux USA ou la politique est très sale. ortez plainte et qu’une enquête se fasse. Mais comme on l’a vu dans le cas de Kavanaugh, ce ne sont pas tous les corps de police (FBI) qui prennent les choses au sérieux !! Y’en aura pas de facile.
Dans le cas de Kavanaugh, le FBI doit faire son enquete selon les instruction du sénat… instruction qui disait de pas faire d’enquete…
Le contexte extrêmement politisé et polarisé rend ces accusations fragiles au mieux.
C’est peut-être la première décision sensée qu’on a vue dans ce dossier — et elle en dit long, justement, sur ce qui manque cruellement ailleurs.
Oui, se retirer, c’était la chose à faire. Pas par grandeur d’âme soudaine, pas par stratégie brillante, mais par simple décence. Quand des accusations aussi graves surgissent, surtout dans un contexte de rapports de pouvoir et de consentement douteux, il y a une ligne minimale à respecter : on se met en retrait. Point. On ne s’accroche pas au pouvoir comme si de rien n’était. On ne transforme pas une campagne en bouclier personnel.
Et c’est là que le contraste devient franchement indécent. Parce que pendant qu’Eric Swalwell se retire — contraint ou lucide, peu importe —, Donald, lui, continue de marcher à travers les scandales comme si les règles les plus élémentaires ne s’appliquaient jamais à lui. Reconnu coupable d’agression sexuelle, entouré d’allégations de pédophilie, flirtant dangereusement avec les pires dérives… et pourtant toujours là, toujours soutenu, toujours intouchable pour une partie de la classe politique et de l’électorat.
C’est ça, le vrai problème. Pas seulement les gestes reprochés — aussi graves soient-ils —, mais l’absence totale de conséquences pour certains, alors que d’autres, eux, finissent par céder sous la pression. On ne peut pas, d’un côté, exiger un minimum de dignité, de respect pour les victimes, de responsabilité politique… et de l’autre, fermer les yeux quand ça nous arrange politiquement. Cette hypocrisie-là est corrosive. Elle mine tout : la confiance, les institutions, et surtout, le message envoyé aux victimes.
Se retirer, quand il reste un semblant de respect pour les autres, ce n’est pas un acte héroïque. C’est le strict minimum. Le vrai scandale, c’est qu’en 2026, ce strict minimum soit devenu l’exception en politique américaine, plutôt que la règle.
Trump ou un républicain aurait nier jusqu’au bout. Fake news
Le problème, c’est que les hommes ont deux cerveaux : l’un dans la tête, et l’autre qui pend entre les jambes. Tout est une question de savoir lequel des deux domine.
Parlez pour vous SVP.
Beaucoup d’hétéros qui ne font que perpétuer de vieux mythes. Tout est tellement mêlé dans cette vieille culture. Sexualité, reproduction, domination. Un gros melting pot de n’importe quoi.
Avec tout ce qui concerne la sexualité, pas rendus plus loin que des enfants de 5 ans, avec leur jeu de blocs de formes géométriques. Allez! Met le petit bloc carré dans le trou carré. Allez! Met le petit bloc rond dans le trou rond.
J’ai hâte que ça passe à l’âge adulte et que ça apprenne à faire des liens un peu plus complexes…
Beaucoup trop d’hommes ont un cerveau et un pénis
mais pas assez de pression sanguine pour faire fonctionner ces deux organes de manière simultanée.
@POLITICON – 11:35
« C’est peut-être la première décision sensée qu’on a vue dans ce dossier — et elle en dit long, justement, sur ce qui manque cruellement ailleurs. »
💯
Et on ne serait pas surpris de voir les républicains et/ou Donald Trump faire des commentaires « hypocrites » envers Eric Swalwell.
J’ai suivi le liens de M. Hétu
– C’est un journal qui a sotie l’Histoire.
– La femme est anonyme et il n’y a pas de plainte a la police.
– Le « j’était trop saoul pour consentir » est tout ce que l’on sait. Le language est choisie, c’est suggestif. On ne sait rien de la situation, ni de ce qu’elle considère comme « trop saoul pour consentir ».
– Ce se serait passé il y a 22 ans quand Salwell avait 23 ans.
– Ca sort juste avant les élections… et la démission de Salwell favorise un millionnaire…
Je ne donne aucunement carte blanche a Salwell, mais il n’y aura jamais d’accusation et on ne saura jamais ce qui c’est passé.
Et le tout est extrêmement suspicieux.
Ma question d’éthique: si les deux personne sont « trop saoul pour consentir » qui a violer qui?
Pourquoi sortir cette histoire maintenant ?
Parce qu’il était en avance ? À qui profite cet abandon ?
J’ai demandé a google (AI): Apres combine de verre ont est trop saoul pour consentir?
Il n’y a pas de nombre précis de bières qui définisse le moment exact où une personne est trop saoule pour consentir, car l’alcool affecte chacun différemment en fonction du poids, du métabolisme, du sexe et de la vitesse de consommation.
Le seuil de la loi : Même si un consentement peut techniquement être donné avec un certain taux d’alcool, la justice considère qu’une personne fortement intoxiquée ne peut pas donner un consentement libre et éclairé.
Cas des 4-5 verres : Des experts indiquent que la consommation de 4 à 5 verres ou plus en une seule occasion (biture expresse) place une personne dans une situation de vulnérabilité où le consentement devient problématique.
En résumé, si vous n’êtes pas certain(e) que la personne est en pleine possession de ses facultés, le consentement ne peut être considéré comme valide
***
Si vous êtes pas certains? Que vous le soyez ou pas n’as aucune importance.
Si le lendemain elle dit qu’elle avait trop bu… c’est un viol.