
L’ancien représentant démocrate du New Jersey Tom Malinowski a longtemps été l’un des plus solides défenseurs d’Israël. Néanmoins, cet ancien diplomate s’est mis à dos l’AIPAC, influent lobby pro-israélien, en se disant ouvert à la possibilité d’imposer des conditions à l’aide militaire américaine à l’État juif. Et le lobby a cherché à le punir pour cette position. Comment ? En dépensant, par le biais de son Super PAC, 2 millions de dollars pour l’attaquer dans des pubs négatives avant une primaire démocrate tenue jeudi au New Jersey. Le scrutin précédait une élection spéciale destinée à combler le siège laissé vacant à la Chambre des représentants par Mikie Sherill, élue gouverneure du Garden State en novembre dernier.
Or, les attaques de l’AIPAC contre Malinowski auront peut-être contribué à donner la victoire à une candidate progressiste appuyée par Bernie Sanders et Alexandria Ocasio Cortez, Analilia Mejia, qui a accusé Israël d’avoir perpétré un génocide à Gaza. Avec plus de 93 % des voix dépouillées, Mejia devance Malinowski par moins de 700 voix.
Notons que les pubs ciblant Malinowski ne portaient sur ses critiques (modérées) d’Israël. Ces pubs l’attaquaient pour avoir approuvé en 2019 un projet de loi bipartisan destiné à financer l’ICE. La campagne a réduit le niveau d’appuis de Malinowski, favori pour l’emporter, dans la dernière ligne droite de la course.
Ce n’est pas la première fois que l’AIPAC pèse sur le résultat d’une primaire démocrate, ayant réussi à dégommer certains représentants démocrates trop pro-palestiniens à son goût, dont Jaamal Bowman à New York et Cory Bush au Missouri. Mais c’est la première fois que le comité s’attaque à un candidat centriste comme Malinowski et qu’elle s’adonne à fournir un coup de main à un candidat progressiste. Le comité ne s’attendait évidemment pas à aider la cause de Mejia mais plutôt celle de la lieutenante-gouverneure du New Jersey Tahesha Way, qui devra vraisemblablement se contenter du troisième rang.
(Photos AP et Getty Images)
des ingérences politiques de lobbys en politique ne devraient pas être autorisées… mais bon aux E-U plus c’est tout croche et sale et plus ils sont fiers….
Ensuite ils se demandent pourquoi les politiciens ne livrent pas… trop de politiciens sont là sans lien avec leurs compétences mais simplement pour leur affiliation avec un groupe de pression…
heureusement,cette fois-ci ce groupe de pression s’est tiré dans les 2 pieds… mais ça ne règle pas ce problème flagrant…
Ici, les groupes tels les syndicats n’ont pas le droit de s’immiscer dans les élections. Quelle plaie, ces Pacs.
Ils n’ont pas à le faire puisque les gouvernements (surtout Qc et grandes villes) s’agenouillent devant eux. Les élus démocratiques n’ont pas le choix devant les gros bras qui les tiennent par les couilles. Taux de syndicalisation à plus de 40%, le plus élevé en Amérique…
Les plus forts: Médecins, SQ, Hydro, FAE, Policiers et Cols bleus Montréal, Ambulanciers, etc
Méchant Boris: vous minimisez le bien que les réformes de René Lévesque ont apporté au système électoral québécois. La décision de la Cour suprême américaine en faveur des Pacs fût un désastre.
Quant au bien-fondé des syndicats, on peut bien critiquer, mais à regarder aller ce qui se passe au sud à ce sujet, et l’impact négatif qui en résulte pour les travailleurs (entre autre, le temps supplémentaire non payé, mais pas que), cela ne donne pas le goût de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Est bien pris qui croyait prendre, l’arroseur arrosé ou se tirer dans le pied ? Quelle expression convient le mieux ?
Les USA, quel capharnaüm
Je ne déteste pas « kin toé »😁
Pas une mauvaise chose, il a l’air tellement fatigué. Vivent les forces neuves!
Est-il d’origine ukrainienne? (L’épinglette).
« cet ancien diplomate s’est mis à dos l’AIPAC, influent lobby pro-israélien, en se disant ouvert à la possibilité d’imposer des conditions à l’aide militaire américaine à l’État juif. Et le lobby a cherché à le punir pour cette position »
« Ces pubs l’attaquaient pour avoir approuvé en 2019 un projet de loi bipartisan destiné à financer l’ICE. »
Quelque chose m’échappe : l’AIPAC a voulu le punir d’une position (conditions à l’aide pour Israël) en l’attaquant pour une autre position de 2019 (financement de ICE) ?
Ils défendent leur paroisse ou ils défendent l’immigration. Non que ce soit incompatible, mais pourquoi ne défendent-ilspas en priorité leur position sur Israël ?
Parce que l’autre option leur paraissait plus gagnante, je suppose.
Richard Desrochers
ils ont voulu punir un « vendu à leur cause » qui avait osé se questionner sur les abus israéliens. Croyant l’éjecter pour la 3ème candidate pro-Israël et appuyée publiquement par eux…
Un peu comme trump fait en choisissant « son » candidat…
Se croyant invincibles par leur cash, leur arrogance leur a pété en pleine face.
ils avaient déjà un bon toutou en place, mais pas assez rampant à leur gout.
Ça donne ce que ça donne…
Si c’était le cas, ils n’auraient pas choisi le financement à l’ICE comme prétexte. Ils auraient trouvé autre chose, et fait plus en faveur de la lieutenant-gouverneure.
À force de vouloir « punir » le moindre écart au dogme, l’AIPAC a fini par se tirer une balle dans le pied. En bombardant Malinowski de pubs négatives — sans même attaquer ses positions sur Israël, mais en recyclant un vieux vote sur l’ICE — le lobby a fragilisé le favori… et ouvert un boulevard à une candidate beaucoup plus à gauche, beaucoup plus critique d’Israël, et clairement pro-palestinienne.
C’est le parfait exemple d’un appareil qui agit en pilote automatique, sans lire le terrain. Jusqu’ici, l’AIPAC s’attaquait à des figures progressistes déjà identifiées comme « problématiques » à ses yeux. Là, il a décidé de faire une démonstration de force contre un centriste, ancien diplomate, pourtant historiquement aligné avec Israël. Résultat : l’électorat démocrate a vu l’ingérence, a senti l’odeur de la manipulation… et a réagi.
Le message envoyé est clair : dans certaines circonscriptions, l’argent et les campagnes de peur ne suffisent plus. Pire encore, elles peuvent produire l’effet inverse. En voulant rappeler qui tient la laisse, l’AIPAC a peut-être contribué à normaliser — voire légitimer — un discours beaucoup plus dur contre la politique israélienne à Gaza.
Si Mejia l’emporte officiellement, ce sera moins une victoire personnelle qu’un avertissement politique : à trop vouloir contrôler les primaires démocrates, certains lobbies risquent désormais de radicaliser l’électorat plutôt que de le discipliner. Et ça, c’est un changement de dynamique que Washington ferait bien de ne pas sous-estimer.
Un autre cas ou la main d’extrême-droite ne sait pas ce que la main de droite fait.
Ou « Arrête de me donner des claques sur la gueule. Oups. C’est moi-même. »
Pendant ce temps le gros épais frappe encore…
https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2026-02-06/nouvelle-angleterre/trump-rouvre-la-peche-commerciale-dans-une-zone-protegee.php
M. Trump a déclaré que cette mesure permettrait de rétablir la pêche dans le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument, au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre, une réserve de près de 12 700 kilomètres carrés à l’est de Cape Cod, créée par l’ancien président Barack Obama.
M. Trump avait supprimé les mesures de protection dans cette zone en 2020, mais le président Joe Biden les avait ensuite rétablies.
Le président critique depuis longtemps ce monument marin, que M. Obama avait alors décrit comme une chance de protéger les coraux et les écosystèmes sous-marins vulnérables. M. Trump l’a plutôt qualifié de sanction injuste pour les pêcheurs commerciaux.
Il a écrit dans sa proclamation de vendredi qu’« une pêche commerciale gérée de manière appropriée ne mettrait pas en danger les objets d’intérêt historique et scientifique que le monument protège ».
Nous méritons d’être récompensés, pas pénalisés », a déclaré John Williams, président et propriétaire de l’Atlantic Red Crab Company, une entreprise établie à New Bedford, dans le Massachusetts. « Nous démontrons que nous pouvons pêcher de manière durable et continuer à récolter à un niveau durable à perpétuité. »
Lapresse
Sont comiques eux autres… Comme si la disparition du homard ne concernait que la pêche… mais bon, ils ne croient pas au réchauffement climatique alors pour eux, la migration des homards vers le nord est fausse… et en surpêchant ce secteur, ils ne feront qu’accélérer la perte totale de cet habitat.
Un autre geste d’Obama annulé par le gros colon…
Ouvrir ce secteur n’aidera pas l’industrie de la pêche… il étirera l’agonie…
Mais les E-U, comme pas mal tous les pays industrialisés peinent à s’occuper de la source du problème. C’est plus facile de maquiller les effets…
une autre industrie qui crèvera aux E-U…
Gros épais.
2 millions de dollars dans des publicités négatives pour une simple primaire dans un État, le tout venant d’un organisme qui soutient l’oppression d’un État pratique l’apartheid, voire le génocide des Gazaouis !!!
Il est à se demander si l’AIPAC n’est pas une cinquième colonne. Sauf qu’il n’y aura que très peu d’élus pour se poser la question… Plus d’une quarantaine de sénateurs à la chambre haute sont vendus à cette cause les yeux fermés. Sans parler de ceux qui craignent d’en parler.
Faut lire le livre de John Mearsheimer et de Stephen M. Walt, « Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine »(écrit en 2007), dans lequel ils arrivent à chiffrer l’aide bon gré, mal gré que le cochon payeur de taxes américain doit consentir pour un régime agresseur et raciste. Il est question de centaines de milliards $ depuis 74.
Toutes ces sommes pour une cause qui, par sa nature, soit l’invasion d’une terre étrangère et l’expulsion en grand nombre de sa population, et un statut de citoyen de seconde zone pour ceux qui sont restés, ne pouvait pas ne pas causer des violences politiques.
On le sait très bien. Aux USA, les règles sur le financement des partis politiques sont extrêmement élastiques contrairement au Canada. Il ne faut donc pas se surprendre de voir de gros lobbys comme l’AIPAC dépenser 2 millions de dollars en publicités négatives contre un candidat qui lui déplaît.
Tout ce fric fausse le jeu démocratique en faisant en sorte qu’un candidat qui reçoit beaucoup de fric des ces groupes est davantage favorisé que celui qui en reçoit moins.
Les choses ne sont pas prête de changer surtout avec le jugement de la SCOTUS qui a invalidé une Loi sur le financement des partis politiques qu’avait fait adopter le président Obama. (Je ne suis pas certain si c’était Obama).
Quand même ironique de penser qu’en attaquant le candidat Malinowski, l’AIPAC a favorisé un candidat dont les positions sur ce qui se passe en Israël sont nettement pro palestinienne.
La balloune vient de lui « exploser » en pleine gueule. Tel est pris qui croyait prendre.
Qui trop consomme mal dépense.