Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« Seul le temps le dira », a répondu Donald Trump lors d’une interview de deux heures accordée mercredi au New York Times à propos de la durée du contrôle américain sur le Venezuela et son industrie pétrolière. S’agira-t-il de trois mois ? Six mois ? Un an ? Plus longtemps ? « Je dirais beaucoup plus longtemps », a-t-il ajouté au cours de cette entrevue entrecoupée d’un entretien téléphonique avec le président colombien Gustavo Petro que les journalistes du Times ont pu écouter dans le bureau Ovale mais dont ils n’ont pas été autorisés à rapporter les détails. Cet entretien a cependant débouché sur une certaine détente entre les deux présidents, Trump ayant invité Petro à Washington après avoir été informé de la « situation » colombienne concernant le trafic de cocaïne.

Selon le Times, Trump en a eu beaucoup plus long à dire sur l’opération militaire qui a mené à la capture de Nicolás Maduro que sur la façon dont il entendait gérer le Venezuela. Il a notamment fait le parallèle entre cette opération réussie et la tentative militaire désastreuse de Jimmy Carter en avril 1980 pour libérer les 52 otages américains détenus depuis novembre 1979 à l’ambassade des États-Unis à Téhéran.

« Je ne sais pas s’il aurait gagné l’élection, mais il n’avait certainement aucune chance après ce désastre », a déclaré Trump à propos de Carter. Et d’ajouter : « Vous savez, on n’a pas eu un Jimmy Carter qui a fait s’écraser des hélicoptères partout, on n’a pas eu un désastre comme celui de Biden en Afghanistan, où ils ont été incapables d’effectuer la moindre manœuvre. »

Cette interview était en quelque sorte le « Mission accomplie » de Donald Trump. On se souvient que celui de George W. Bush après le premier mois de l’occupation américaine en Irak avait été pour le moins prématuré.

Selon le Times, Trump a décliné de répondre à la question de savoir pourquoi il avait décidé de soutenir la présidente intérimaire du Venezuela Delcy Rodríguez plutôt que la cheffe de l’opposition et lauréate du prix de la paix 2025 María Machado. Il également refusé de dire s’il s’était entretenu avec Rodríguez.

« Mais Marco lui parle tout le temps », a-t-il déclaré en faisant allusion au secrétaire d’État américain Marco Rubio. « Je peux vous assurer que nous sommes en communication constante avec elle et avec l’administration. »

Trump n’a pris aucun engagement concernant la tenue d’élections au Venezuela. Il a insisté sur le fait que les membres du régime vénézuélien coopéraient avec les États-Unis malgré la nature parfois hostile de leurs déclarations publiques. « Ils nous fournissent tout ce que nous estimons nécessaire », a-t-il déclaré. « N’oubliez pas qu’ils nous ont pris le pétrole il y a des années. »

Lors de l’interview, Trump a défendu à nouveau le policier de l’immigration qui a abattu une automobiliste mercredi lors d’une opération dans un quartier résidentiel de Minneapolis. « Je ne veux voir personne se faire tirer dessus », a-t-il dit dès que ce sujet a été soulevé. « Je ne veux pas non plus voir des gens crier et essayer de renverser des policiers. »

« Elle s’est comportée de façon horrible », a ajouté Trump en parlant de l’automobiliste, Renee Nicole Good, une citoyenne américaine âgée de 37 et mère d’un enfant de 6 ans. « Et puis elle lui a roulé dessus. »

Quand les journalistes du Times l’ont interpellé sur cette conclusion, le président a demandé à une assistante de leur montrer une vidéo confirmant sa thèse selon lui.

Il est à noter que le tsar des frontières, Tom Homan, est peut-être le seul membre de l’administration Trump à ne pas avoir tiré de conclusion après les événements de Minneapolis. « Laissons l’enquête suivre son cours et demandons des comptes aux personnes concernées en fonction des résultats de l’enquête », a-t-il déclaré.

Ses propos contrastes notamment avec ceux de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem qui a inventé une histoire mettant en scène des agents pris dans la neige et ciblés par une « terroriste ».

(Photo Truth Social)

41 réflexions sur “Le contrôle américain sur le Venezuela pourrait durer des années, selon Trump

  1. M Beauregard dit :

    Il se fout des vénézuéliens. Il veut le contrôle des richesses c’est tout. Plus longtemps ça dure plus il en tirera des profits.

    1. ghislain1957 dit :

      J’espère que bientôt nous n’aurons pas à dire: « Il se fout des Canadiens.. Il veut le contrôle des richesses c’est tout. Plus longtemps ça dure plus il en tirera des profits. »

      Il est assez fou pour ça, après avoir pris le contrôle du Groendland.

    2. Louise dit :

      Pourquoi les journalistes lui accordent-ils autant d’attention et de temps ?
      Dans deux heures il a eu le temps de dire tout et son contraire, même des conneries.

      Quinze ou vingt minutes auraient suffi pour aborder les sujets du jour: Venezuela et bavure de l’Ice. Il faut reconnaître que Trump n’est pas facile à contrôler parce qu’il ne respecte rien ni personne.
      Je comprends les journalistes de ne pas lui mettre de limites parce qu’il peut entrer dans une colère noire et par la suite chercher à les punir pour se venger de le faire mal paraître.
      Toujours le personnage grandiose qu’il ne faut pas écorcher.

  2. Linda dit :

    Donc on apprend que Trump a parlé avec le président de Colombie pour leur annoncer qu’il est un narco-trafiquant. Qu’il a répété a encore et encore que les démocrates gâchent tout (faut dire que pour Trump, c’est tout le pays et l’internationale). Que le ICE se protège contre des dangereux manifestants terroristes. République de bananes.

  3. Che Sausage dit :

    Hello,

    Combien de temps ?

    Deux semaines bien sûr !

    (on notera que le retrait d’Afghanistan a été mis sur pied durant la « présidence » qui a précédé le mandat de Biden. On comprend mieux pourquoi ça a été un tel fiasco).

  4. marlap dit :

    Le cholestérol est dû, mais vraiment dû, pour faire sa job.

    1. Dekessey dit :

      Crisse oui. Ça presse.

  5. gl000001 dit :

    « a décliné de répondre  »
    Parce que ce n’est pas sa décision. Il ne sait pas pourquoi c’est comme ça.
    Conneries habituelles !!

  6. Alexander dit :

    Bof.

    Il va régler la situation du Venezuela à la même vitesse qu’il a annoncé vouloir régler l’inflation et la guerre en Ukraine après son retour au pouvoir.

    24 heures.

    C’est juste que la batterie de sa montre est morte.

    Comme sa crédibilité.

    Et dire qu’il ose dire que c’est Rubio qui parle beaucoup. Encore de la projection.

  7. lechatderuelle dit :

    Personne ne lui a expliqué la suite car ça ne le concernait pas lui ont-ils possiblement dit.
    trump radote ce qu’on lui a expliqué. Lui les longs rapports sans vidéos ça l’endort… y’a trop de mots et il en oublie le début rendu à la demi…
    trump se fit à 100 % à son équipe même s’il n’hésite pas à sacrifier celui qui amène le trouble dans son environnement, le cas échéant… cependant tous les autres deviendront très très riches…. son sceau de fidélité envers lui pour garder son équipe soudée…

    Personne aux E-U ne peut se prononcer sur la durée de la mainmise étasunienne sur le Venezuela. Ça peut aisément durer 25 ans… ça peut être participatif ou en conflit continuel avec des attentats terroristes occasionnels envers des intérêts étasuniens et des collaborateurs.
    Évidemment si les E-U développent les infrastructures, améliorent les services et enrichissent toute la population en laissant une économie locale moderne maintenir la société vénézuélienne florissante de par sa culture et son art, ce serait un maillage de 2 cultures ….
    Bon oublions les utopies….

    Ce sera un envahissement des entreprises étasuniennes, du style étasunien, de la junk food à la musique formatée et insipide étasunienne et surtout une caste de futurs milliardaires locaux vendus au « mode de vie étasunien » plus capitaliste sauvage que les étasuniens eux-mêmes et plusieurs bidonvilles…. car les E-U sont là pour s’enrichir. Pas pour aider.

  8. Albert dit :

    De la grosse boulchite, comme toujours.

    J’en ai ras le pompon.

    1. Haïku dit :

      Idem de ma part !

  9. loulaf dit :

    Le gros bandit sera obligé de subventionner les pétrolières s’ il veut qu’ elles retournent au Vénézuela.Trop d’argent à investir pour démarrer la production à un niveau super rentable et remettre le matériel à niveau , ce qui prendra du temps.
    On voit où sont ses priorités. Enrichir davantage les pétrolières et par ricochet, ses riches amis et lui- même, couper les soins de santé de la classe moyenne et des pauvres.
    Robin des bois à l’ envers, voler les pauvres pour donner aux riches….

    1. Chanounou dit :

      @Loulaf,
      Je propose un nouveau titre pour qui vous savez: Nibor Dooh ou encore Dooh Nibor si vraiment ont veut tout mettre à l’envers !!!

  10. PATlecamer dit :

    Lorsque le Trumpeur a expliqué l’enlèvement de Maduro, il a invoqué la doctrine Monroe : si le président américain semblait la découvrir pour la première fois, les historiens, eux, reconnaissaient déjà l’idée que Washington joue un rôle de gardien de l’hémisphère occidental. Conjuguée à la stratégie de sécurité nationale publiée en décembre, l’intervention au Venezuela peut être interprétée comme la mise en œuvre d’une vision visant à découper le monde, chaque zone étant de fait supervisé par une grande puissance (en l’occurrence, Washington, Moscou et Pékin).

    Mais il ne s’agit pas seulement d’un retour à cet impérialisme de facto : la promesse du 47e de « gouverner le pays » au profit des compagnies pétrolières américaines témoigne de l’internationalisation d’un aspect de son régime – qualifié de logique d’État MAFIEUX. Cette logique est encore plus flagrante dans sa volonté affichée de s’emparer du Groenland.

    La théorie de l’État mafieux !
    Je l’explique dans le contexte actuel. Dans un tel État, la corruption se limite moins aux pots-de-vin échangés sous la table qu’à la manipulation des marchés publics. Les grandes entreprises sont placées sous le contrôle D’OLIGARQUES proches du régime, qui, à leur tour, s’emparent des MÉDIAS pour assurer une couverture médiatique FAVORABLE au dirigeant. Les bénéficiaires sont la famille politique élargie ( qui peut inclure la famille naturelle du dirigeant). Comme dans la mafia, une LOYAUTÉ inconditionnelle est le prix à payer pour faire partie du système.

    Comme souvent avec l’administration Trump 2.0, les pratiques que d’autres régimes tentent de dissimuler sont ici étalées au grand jour sans aucune honte : la « suspension » de la loi américaine sur les pratiques de corruption à l’étranger (Foreign Corrupt Practices Act) a montré que les É-U sont non seulement ouverts aux affaires, mais aussi à la corruption (un Boeing 747 d’un luxe insolent offert par le Qatar ou un faux prix de la FIFA) ; non seulement les grâces semblent s’acheter ; et non seulement les entreprises peuvent s’attirer les faveurs du président en finançant une salle de bal extravagante, mais la famille politique du président, qui compte des milliardaires comme Witkoff et Lutnick, semble prête à en tirer de substantiels profits, notamment grâce à des accords internationaux et, désormais, à des interventions militaires à l’étranger…. D’ailleurs l’oligarque Paul Singer (futur propriétaire de la compagnie pétrolière vénézuélienne Citgo), est un proche du 47e, et devrait prospérer avec un gouvernement contrôlé par ce dernier à Caracas.

    Cela ne signifie pas pour autant que l’« opération militaire spéciale » américaine au Venezuela se résume à une simple question de pétrole ; on peut avancer qu’elle contribue à contrer l’Iran, la Chine et la Russie (même si ce précédent créé par le meurtre de 40 personnes et les enlèvements, légitiment également les interventions d’autres puissances, comme l’ont justement souligné ceux qui déplorent l’affaiblissement du droit international).

    Mais, le maintien en place d’un régime décapité rend les discours sur la démocratie et la protection des droits de l’homme quelque peu caduques. Cela dit, l’enjeu n’est pas le changement de régime, tant que celui-ci accepte l’exploitation trumpienne. L’alternative est l’extorsion : si les compagnies pétrolières américaines obtiennent un « accès total », les dirigeants de ce qui s’apparente à un État mafieux peuvent se maintenir au pouvoir. Sinon, c’est un chef plus important qui parle à un chef moins important en disant : « Vous avez un beau pays ; dommage si nous devions procéder à une invasion à grande échelle. ».
    Bref, la doctrine Trump révèle que les É-U sont un État mafieux.

  11. ghislain1957 dit :

    Hors sujet: Pendant ce temps là aux zétats-zunis…

    Les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales

    https://www.lapresse.ca/international/2026-01-07/les-etats-unis-se-retirent-de-66-organisations-internationales.php

    Prochaine étape: se retirer de l’OTAN avant la prise par la force du Groendland. Pas besoin de tergiverser, l’OTAN deviendra un ennemi du pays.

  12. Syl08 dit :

    Ça va durer le temps de mettre en place un système qui assurera la famille Trump de redevances sur tout le pétrole qui sera produit au Venezuela. Tout comme son chum Putin le fait en Russie.

  13. MarcB dit :

    Combien de temps les USA contrôlerons le Venezuela? Aussi longtemps que le Gros Orange pourra les escroquer.

    Les alliés potentiels du Venezuela comme la Chine ou la Russie risquent de le laisser tomber, et vont probablement dire à Donald qu’il peut avoir le Venezuela, ils prendront l’Ukraine (et les pays Baltique?) et Taiwan.

    1. Alexander dit :

      @MarcB

      Sortir de l’OTAN? Si j’ai bien compris, il y a des lois aux EU qui empêcheraient de sortir de l’OTAN sans de larges approbations du Congrès et du Sénat. Pour Trump, essayer d’en sortir unilatéralement amènerait le pays au bord de la rupture et la guerre civile s’il passait outre ses pouvoirs. S’il donne l’ordre d’attaquer le Groenland sans l’aval des autres politiciens, il risque de se faire botter le cul hors de l’OTAN et perdra toute crédibilité face au reste du monde. Des EU sans crédibilité, c’est pas l’idée du siècle, sauf pour les adversaires des américains. Une occasion en or des chinois de prendre du galon.

      Taïwan? Pas si simple. Toute la production mondiale de semi-conducteurs passe par les usines de Taïwan. Les EU ont encore une très grande dépendance pour leur propre informatique, si j’ai bien compris. Laisser Taïwan aux chinois deviendrait suicidaire pour les EU.

      L’Ukraine? La Russie est un géant militaire, mais un nain économique si on compare à l’Europe. L’OTAN, même sans les américains, serait encore une puissance bien plus difficile à défier que l’Ukraine isolée. Les russes y penseraient deux fois avant de s’en prendre aux pays baltes, membres de l’OTAN.

      Le Venezuela? On parle beaucoup de son pétrole, mais j’ai plus l’impression qu’on voulait éviter des alliances avec des chinois et russes en sol sud américain, surtout si les EU ont des visées de type Monroe là-bas. Endiguer le trafic de drogue? Mettons que la Colombie et le Mexique semblent être des plaques tournantes pas mal plus importantes. Je vois mal les EU s’embourber dans ces pays sans que ça dégénère. Les cartels sont comme des terroristes qui sont habitués aux principes de guerre de brousse. La collaboration entre ces pays est largement plus efficiente qu’une forme d’occupation.

  14. March dit :

    Finalement, il n’y a pas grand différence entre Putin, Trump, l’Ukraine et le Vénézuela

    J’espère que personne ici n’est surpris.

    1. lechatderuelle dit :

      March

      Il y a quand même une Énorme différence… les bombes.
      La russie prend l’Ukraine par vision impérialiste… et elle le prend par la force militaire.
      Les E-U prennent le Venezuela par cupidité en profitant d’un dictateur en fin de règne …

      La population vénézuélienne aura, du moins, un bon pourcentage, une ouverture envers les E-U…
      En Ukraine, sauf les russophones, de plus en plus rares, y’a pas d’appui dans la population pour les envahisseurs…

      Ça se passera « mieux » au Venezuela qu’en Ukraine… mais ça demeure une prise de contrôle…
      En Ukraine on a vite compris la méthode… au Venezuela c’est encore flou….

      possible que dans 2 ou 3 ans vous ayez raison… mais faudrait que ça dégénère mal sale… parce que Maduro c’était pas un personnage très sympathique… et donc la population hésitera avant de vouloir « protéger » son héritage et sa bande de requins encore au pouvoir…
      ça peut virer si les E-U tentent d’imposer un Président fantoche peinturé et pourri pro-étasunien… mais on n’en est pas là …

      Le Venezuela a connu une forme de dictature depuis plus de 25 ans… ça laisse des traces…
      Probablement que tout ce qui fraie en politique là-bas a des tendances d’autoritarisme à tout le moins… soit de gauche ou de droite…
      Sont rares les pays qui ont fait le transfert d’un dictateur à la démocratie… et encore plus avec un éléphant dans les jambes…

  15. lechatderuelle dit :

    le vrai drame,la vraie misère seront à….. Cuba.
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2218809/cuba-trump-venezuela-petrole-regime

    L’île disposerait de réserves de pétrole pour encore 45 jours. « Si les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba sont suspendues aujourd’hui, Cuba sera définitivement éteinte d’ici la fin février »….
    le manque de combustible, de même que la détérioration du système électrique vétuste, qui souffre d’avaries fréquentes.
    Même la production de sucre est en chute libre… 8 millions de tonnes dans les années 1980, ils n’en produisent plus actuellement que 100 000 tonnes par année. Cuba doit même importer du sucre du Brésil.
    Le tourisme, troisième source de devises de Cuba, recule également. Il y a eu moins de 2 millions de touristes en 2025, comparativement à 4,6 millions en 2018.
    La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a reconnu mercredi que le Mexique devient désormais « un fournisseur important » de pétrole à Cuba…. le Mexique a fourni quelque 19 000 barils de pétrole quotidiennement à Cuba entre janvier et septembre 2025.
    R-C

    Cuba va mourir étranglé….
    Ce sera une joie morbide aux E-U et trump en prendra tous les honneurs …
    Va y en avoir des drames humains là-bas… les gros propriétaires terriens étasuniens reviendront s’accaparer de leurs « biens volés »…
    Cependant ces biens seront en bien mauvais état… les sols sont appauvris, menacés par la salinité des nappes phréatiques… tout est désorganisé… y’a pratiquement aucune économie légale et fonctionnelle… et surtout zéro chaine d’approvisionnement et de productions digne de ce nom de quelconque cultures ou objets ou de concepts….

    Le Mexique marchera sur des oeufs…
    L’ogre étasunien pourra leur faire payer chèrement leur « soutien »aux « socialistes fou furieux cubains » amis des Démocrates….
    La Présidente aura besoin de tout son charme…

    Les jours sont très sombres pour les cubains… les garde-côtés étasuniens auront passablement de travail à ramasser les désespérés qui flotteront vers Miami…
    Ce sera très laborieux et très revanchard….

    1. Dekessey dit :

      Lawrence O’Donnel a consacré une grande partie de son émission sur ce sujet cette semaine. Marco Rubio rêve depuis toujours de faire tomber le régime à Cuba.

    2. Toile dit :

      Quand on sait que l’électricité cubaine est produite à partir du pétrole…..

  16. Gilles Morissette dit :

    L’entretien de « 47 » au « Times » pourrait se résumer ainsi: « On a assisté à un autre épisode du Festival de la Boulechite ». L’ENFOIRÉ EN CHEF cherche à justifier le vol qu’il est en train de commettre avec le pétrole du Venezuela.

    Les choses sont maintenant clairs. Il n’y a plus aucune ambiguïté. Le gouvernement américain, sous la gouverne d’une organisation qui fonctionne sur les mêmes principes que le crime organisé, va spolier tout ce qu’elle peut afin d’enrichir les gros conglomérats qui seront, dans les faits, « les vrais dirigeants du Venezuela.

    Ce sera une belle démonstration de l’impérialisme américain, version 2026. Pendant ce temps, la communauté internationale ne pourra faire autrement que d’assister impuissante et résigné, à ce saccage, et ce, au mépris du Droit International.

    Bienvenue dans la nouvelle réalité géo politique mondiale.

  17. gl000001 dit :

    S’ils ne vendent plus à la Chine comme DT l’a demandé, le Venezuela va faire faillite bientôt. Les USA vont se retirer. La compagnie pétrolière étatsunienne présente là-bas va devoir se retirer. Ca va faire comme en Haïti. Les gangs de rues vont prendre le contrôle (!). Encore plus de migrants vont quitter pour essayer de rejoindre les USA.

    1. Samati dit :

      Une large partie du pétrole expédié à la Chine était pour le remboursement de prêts, le Venezuela ne touchait pas un $1 de ces livraisons. Il sera intéressant de savoir ce que fera la Chine pour être remboursé. Les chinois, qui ont bâti une raffinerie pour traiter ce pétrole non traditionnel, pourrait faire pression sur Trump (terres rares, batteries, etc.) pour que les livraisons se poursuivent.

      Trump est un véritable idiot et semble sous le contrôle de Miller, un personnage dangereux, puisque plus intelligent.

      1. gl000001 dit :

        Merci pour les précisions.
        Oui, Miller sera content de voir les vénézuéliens et les cubains dans la grosse misère. Il est la réincarnation d’un nazi.

  18. Albert dit :

    HS
    Voici une petite pause du matin pour faire changement. Pour commencer la journée sur de meilleures notes (et descendre de mes grands chevaux, si possible).
    De Mozart, c’est la Sonate pour piano No. 16 in C major, K. 545, 2e partie, l’Andante :
    *https://www.youtube.com/watch?v=8hpuyr088hY

    1. Haïku dit :

      @Albert
      Excellente pause musicale ! 🎵

  19. Louise dit :

    Trump a déclaré que le Venezuela allait remettre aux États-Unis « entre 30 et 50 millions de barils de pétrole. Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi»
    Ouch ! Pas certain que les citoyens vont en profiter.

    1. Samati dit :

      Selon des experts, ce pétrole provient de stocks au Venezuela, mais surtout dans des navires en mer dont plusieurs se trouvent en Asie (Malaisie). Ces navires devront-ils retourner dans le golfe à coût élevé ou seront-ils soustraits du pétrole qui sera traité aux USA?

      L’amateurisme de Trump au grand jour….

  20. PATlecamer dit :

    La mobilisation à Minneapolis laisse penser que l’administration n’a aucune intention d’assouplir les opérations de contrôle de l’immigration sans discrimination qui ont caractérisé le second mandat du Trumpeur.

    Depuis le début du second mandat du 47e, des agents de l’immigration ont été impliqués dans 14 fusillades, dont au moins quatre mortelles, selon les données compilées par The Trace, un média à but non lucratif spécialisé dans la violence armée aux É-U.

    L’administration a justifié son déploiement massif – et finalement meurtrier – de forces de l’ordre dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul par la nécessité d’éradiquer la criminalité, un argument déjà avancé lors d’autres opérations l’an dernier. Or, une analyse préliminaire de Minnesota Public Radio sur les personnes arrêtées lors de ces raids révèle que la plupart des personnes visées n’ont pas de casier judiciaire. De manière générale , la plupart des immigrants arrêtés par l’ICE depuis le début de son second mandat n’ont pas de casier judiciaire.

    Bref, quelques heures après la mort de Good, à environ 5 km du lieu où elle a été abattue mercredi, des agents de l’immigration armés ont investi le lycée Roosevelt de Minneapolis, ont plaqué des personnes au sol, menotté deux membres du personnel et utilisé des armes chimiques contre des passants, (https://www.mprnews.org/story/2026/01/07/shooting-south-minneapolis-ice-agents-federal-operation).

    1. Chanounou dit :

      @ pat le Camer ( en lien avec le billet precedent)
      Je viens de Lie ds un article que Mme Good a été assassinée sous les yeux de sa COMPAGNE.
      Autant dire que, si c’est vrai, les vomissures du Trump vont se teinter de haine 🏳️‍🌈 encore bien.pires et bien plus difficiles à digérer….

      1. PATlecamer dit :

        @ Chanounou

        Si l’information est confirmée, on parle d’un crime d’une extrême gravité, et d’abord d’un drame humain. Mais le danger, c’est précisément la récupération politique et idéologique de ce type de faits.

        Depuis des années, le Trumpeur et une partie de la droite radicale banalisent un discours de STIGMATISATION permanente contre les personnes LGBTQ+, les désignant comme une MENACE culturelle ou morale. Ce climat n’est jamais neutre : il légitime la haine, il normalise la violence symbolique, et parfois pire.

        Cela ne signifie pas que le 47e soit responsable pénalement de chaque crime, mais il porte une RESPONSABILITÉ politique et morale dans l’atmosphère qu’il entretient. D’où l’importance de rester rigoureux sur les faits, tout en refusant de minimiser l’effet corrosif de ces discours haineux sur nos sociétés.

    2. Richard Dufour dit :

      H.S. Lu sur Facebook, un point de vue venant d’Afrique.

      L’enquête financière votée par le Congrès américain marque un tournant inédit dans l’histoire des États-Unis.
      Pour la première fois, le système ose regarder en face son propre reflet : celui d’un pouvoir dévoré par l’argent, la démesure et l’impunité.
      Donald Trump, longtemps protégé par son aura populiste et son empire économique, se retrouve au cœur d’une tempête morale.
      Ce procès n’est pas seulement celui d’un homme : c’est celui d’une nation qui se demande encore si elle mérite le nom de démocratie.
      L’histoire politique américaine est ponctuée de moments charnières où le pouvoir se confronte à ses propres limites. Le vote du Congrès américain autorisant une enquête financière sans précédent sur Donald Trump appartient à cette catégorie. Pour la première fois depuis des décennies, une institution politique, même divisée, accepte collectivement de percer les murs opaques d’un empire privé lié à un ancien président encore en exercice politique. Ce geste, que d’aucuns jugent audacieux, marque une fissure dans l’armure d’un homme qui a longtemps incarné la démesure, la provocation et le défi à toute forme d’autorité.
      Le Congrès, en donnant son feu vert à cette enquête, ne s’attaque pas seulement à un individu. Il s’attaque à une idée : celle d’un pouvoir présidentiel devenu quasi monarchique, d’un homme d’affaires ayant confondu fortune personnelle, fonctions publiques et réseaux d’influence internationale. L’affaire Trump, dans ce contexte, n’est plus seulement une question de légalité. Elle devient une bataille symbolique sur ce que représente encore la démocratie américaine dans un monde où les frontières entre intérêts publics et intérêts privés se sont effondrées.
      Depuis son arrivée sur la scène politique, Donald Trump a bouleversé tous les codes établis. Homme de médias, homme d’affaires, tribun populiste, il a réussi à transformer la politique américaine en un vaste théâtre où se mélangent la téléréalité, la diplomatie et le chaos. Ses partisans ont vu en lui le dernier défenseur de la “vraie Amérique”, celle des oubliés, des ouvriers blancs déclassés, des nationalistes blessés par la mondialisation. Ses détracteurs, eux, y ont vu un danger pour l’ordre constitutionnel, un homme prêt à sacrifier les institutions pour nourrir son propre culte.
      Mais ce que ce vote du Congrès révèle avant tout, c’est que même dans un pays profondément polarisé, certaines lignes rouges subsistent encore. La décision de plusieurs élus républicains de voter en faveur de l’enquête est une rupture historique. Elle témoigne de la lassitude d’une partie du parti face à un leader devenu incontrôlable, d’un homme qui a fait de la confrontation son unique mode de gouvernance. En s’attaquant aux archives financières de Trump, le Congrès cherche à savoir jusqu’où s’étend le pouvoir de l’argent dans la politique américaine, et surtout, jusqu’où un président peut aller avant que la justice ne le rattrape.
      Les implications de cette enquête sont immenses. Si elle aboutit à des preuves tangibles de fraude fiscale, de corruption, ou de conflits d’intérêts à l’échelle internationale, les conséquences seraient lourdes non seulement pour Trump, mais pour l’ensemble du système politique américain. Les institutions, déjà fragilisées, se retrouveraient face à une épreuve morale : juger un ancien président, symbole de la division nationale, tout en maintenant la cohésion du pays. Les États-Unis, qui ont bâti leur image sur la transparence et la suprématie du droit, ne peuvent se permettre de paraître sélectifs dans l’application de leurs lois.
      Mais le cas Trump dépasse la simple question juridique. Il révèle les tensions internes d’un empire en déclin, confronté à ses contradictions. En s’érigeant en juge et gendarme du monde, l’Amérique a souvent échappé à ses propres règles. Sous Trump, cette hypocrisie s’est faite plus visible que jamais. Alors même qu’il bafouait les lois internationales en ordonnant la capture de dirigeants étrangers, comme le président vénézuélien Nicolas Maduro, il érigeait son propre comportement au-dessus de toute norme juridique. Ce mépris du droit international, couplé à une instrumentalisation du pouvoir économique et militaire, a fragilisé la crédibilité morale des États-Unis sur la scène mondiale.
      Aujourd’hui, alors que ses adversaires politiques espèrent une justice exemplaire, Donald Trump continue de jouer la carte du martyre. Dans sa rhétorique, cette enquête n’est qu’une “chasse aux sorcières”, un complot des élites contre la volonté du peuple. Et cette posture, paradoxalement, continue de séduire une frange non négligeable de la population américaine, convaincue que les institutions sont corrompues et que seule une figure autoritaire peut rétablir l’ordre.
      L’avenir juridique de Donald Trump dépendra donc autant des tribunaux que de la capacité du système américain à résister à sa propre polarisation. Les précédents sont rares : Richard Nixon, contraint à la démission en 1974 après le Watergate, avait échappé à un procès grâce à la grâce présidentielle de Gerald Ford. Bill Clinton, quant à lui, avait survécu à son impeachment. Mais le cas Trump est différent : il concentre à la fois les éléments du scandale politique, du délit financier et du soupçon de trahison institutionnelle.
      S’il venait à être inculpé, le choc serait planétaire. Jamais un ancien président américain n’a été jugé pour des crimes économiques à cette échelle. Cela pourrait provoquer une onde de choc comparable à celle du procès de Nuremberg dans son symbolisme : non pas un jugement des hommes, mais celui d’un système qui s’est longtemps cru intouchable.
      Pourtant, il ne faut pas être naïf. L’histoire américaine regorge d’affaires étouffées, de compromissions, d’arrangements entre puissants. L’enquête qui s’annonce pourrait très bien finir en impasse, minée par les pressions politiques et les lobbys financiers. Les partisans de Trump tenteront de disqualifier toute preuve, les institutions chercheront à éviter un chaos national. Le risque, c’est que cette enquête, au lieu de restaurer la confiance, renforce encore la méfiance et la fracture au sein du pays.
      Sur le plan international, cette situation place Washington dans une position paradoxale. Comment continuer à donner des leçons de démocratie quand ses propres dirigeants sont soupçonnés de corruption et d’abus de pouvoir ? Comment prétendre défendre la justice mondiale après avoir violé la souveraineté d’un État comme le Venezuela, en arrêtant son président sur un autre continent ? Ce double standard, longtemps toléré, devient de plus en plus visible à mesure que les puissances émergentes — Chine, Russie, pays de l’AES en Afrique — s’affirment sur la scène mondiale avec un discours de souveraineté.
      L’affaire Trump révèle donc bien plus qu’une crise individuelle : elle symbolise la crise d’un modèle. Un modèle où l’argent domine la politique, où le pouvoir sert à protéger les privilèges d’une élite, et où la morale n’est invoquée que lorsqu’elle sert les intérêts du moment. Le vote du Congrès n’est pas une simple procédure judiciaire. C’est un test de survie pour la démocratie américaine.
      Et pourtant, malgré toutes les fractures, il subsiste un espoir. Celui que la justice, même imparfaite, puisse encore surprendre. Celui que la vérité, même étouffée, puisse encore ressurgir. Les États-Unis sont peut-être à un tournant : ou bien ils acceptent de regarder leur propre système en face, ou bien ils s’enferment dans la spirale du déni. Dans les deux cas, une ère se termine.
      Donald Trump, en croyant être au-dessus des lois, a peut-être signé le début de leur renaissance. Car le pouvoir qui se croit éternel finit toujours par révéler la fragilité de ceux qui l’exercent. Et c’est là, peut-être, la plus grande leçon de cette histoire : les empires ne tombent pas sous les coups de leurs ennemis, mais sous le poids de leurs propres mensonges.

      Je retiens la dernière phrase car pleine d’espoir.

      La deuxième phrase est pas pire aussi.

      « Pour la première fois, le système ose regarder en face son propre reflet : celui d’un pouvoir dévoré par l’argent, la démesure et l’impunité. »

      Maintenant, cette enquête est une chimère de type Facebook ou bien réelle ?

      1. PATlecamer dit :

        @ Richard.

        Ce texte que tu cites est profond, lyrique presque, et il touche à des VÉRITÉS importantes sur le paysage politique américain — notamment la dissipation des illusions sur la transparence du pouvoir et l’omniprésence de l’argent dans la politique. Mais il flirte parfois avec l’éloquence plus que les faits concrets, ce qui peut laisser tourner l’analyse en une sorte de roman moral plutôt qu’en une réflexion solidement ancrée dans la réalité.

        Alors répondons d’abord à la question essentielle que beaucoup peuvent se poser : cette enquête est-elle une chimère de Facebook ou une réalité tangible ?

        Non, ce n’est pas une chimère. Cette enquête financière autorisée par le Congrès est une procédure réelle, documentée, et elle s’inscrit dans le cadre institutionnel américain. Elle n’est pas née de rumeurs, ni d’un post viral : elle a été votée par des élus, elle repose sur des commissions établies, des règles juridiques, et elle s’appuie sur des mandats pour accéder à des documents. Là où certains posts sur les réseaux sociaux vivent dans l’exagération et la fiction, cette enquête est un fait observable, suivi par la presse internationale, commenté par des juristes, et consigné dans des textes publics. Elle est donc bien au-delà de la simple rumeur de Facebook.

        Maintenant, sur l’interprétation du texte que tu as lu.

        Oui, l’auteur a raison sur plusieurs points :

        le Congrès qui s’autorise à obliger un examen des comptes financiers d’un ancien président est une rupture historique — oui, c’est sans précédent dans l’histoire américaine récente. Cela montre que certaines limites institutionnelles tiennent encore, même dans une démocratie polarisée.

        la collision entre intérêts privés et pouvoirs publics est un sujet légitime de débat — le Trumpeur, comme d’autres avant lui, a brouillé les lignes entre fortune personnelle, influence politique, et leadership national.

        Et oui, cela révèle les tensions d’un modèle politique et économique où l’argent joue un rôle terriblement disproportionné.

        Mais ce texte va parfois trop loin, trop vite :

        Il confond symbolisme et certitudes juridiques. On peut débattre de ce que représente le 47e, de ce que représente l’Amérique aujourd’hui, sans faire de chaque avancée institutionnelle une métaphore biblique ou un procès universel.

        Il multiplie les grandes généralisations (empire en déclin, double standard international, fragilisation morale) qui font vibrer l’âme mais ne remplacent pas des faits précis. Oui, on peut critiquer une politique étrangère ou une stratégie diplomatique, mais les relier de manière causale à cette seule enquête est une extrapolation discutable.

        Et non, ce n’est ni un Watergate III, ni un procès de Nuremberg. Faire de cette procédure une parabole universelle risque de diluer sa réalité juridique et politique dans un grand récit.

        Ce qui est intéressant — et que je retiens — c’est que cette enquête n’est pas seulement une bataille entre pro-Trump et anti-Trump ; elle cristallise la question de savoir si les É-U sont capables de maintenir l’application de l’état de droit quand l’enjeu touche les puissants. Et sur ce point, ton texte a raison de nous pousser à réfléchir.

        Mais l’enquête n’est pas une chimère, ni une simple posture Facebook. Elle est une démarche institutionnelle RÉELLE, avec des implications juridiques et politiques, suivie et analysée par des journalistes du monde entier, par des juristes et par des observateurs politiques sérieux. La vraie question maintenant n’est pas si elle existe, mais ce qu’elle révèlera, et si, à l’arrivée, elle sera plus qu’un simple exercice symbolique.

        Ce débat mérite d’être largement repris — mais avec rigueur, sans transformer l’histoire en fable, et en gardant à l’esprit que la démocratie ne se mesure pas aux grandes phrases qu’on prononce, mais aux INSTITUTIONS qui tiennent, même quand tout semble fracturé.

  21. Louise dit :

    Chanounou

    Et moi je viens de lire qu’un médecin se trouvait sur place et qu’il a voulu porter secours à madame Good. Les agents de l’Ice l’en ont empêché sous prétexte qu’ils attendaient leurs propres secouristes.

  22. citoyen dit :

    Too Big To Know.

  23. POLITICON dit :

    Le contrôle durera tant qu’il restera quelque chose à voler.

    Quand Trump dit que l’occupation américaine du Venezuela pourrait durer « beaucoup plus longtemps », il ne parle ni de stabilité, ni de démocratie, ni même de reconstruction. Il parle de butin. De pétrole. D’influence. D’un coffre-fort ouvert qu’on ne referme jamais tant qu’il reste quelques barils à siphonner et quelques contrats à distribuer aux amis du pouvoir.

    Le parallèle avec l’Irak saute aux yeux, mais Trump préfère l’illusion du « Mission accomplie ». Lui ne promet rien : ni élections, ni calendrier, ni souveraineté retrouvée. Il se contente d’une vérité brutale : ils coopèrent. Traduction : ils livrent ce que Washington exige, pendant que la Maison-Blanche décide qui gouverne, qui parle, et qui se tait.

    Et pendant qu’il s’arroge le droit de contrôler un pays étranger pour son pétrole, Trump persiste à falsifier la réalité chez lui, défendant un policier contre des vidéos claires, accusant une mère morte d’avoir mérité son sort. Même méthode, même mépris : nier les faits, imposer un récit, écraser les faibles.

  24. nefer111 dit :

    Will see… 😈

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