
Le Wall Street Journal confirme ce que plusieurs observateurs soupçonnaient : l’amiral Alvin Hosley, commandant du SOUTHCOM, a démissionné de son poste à la mi-octobre après avoir émis des doutes quant à la légalité des frappes meurtrières contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue dans les Caraïbes. Selon des responsables du Pentagone qui se sont confiés au quotidien sous le couvert de l’anonymat, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a forcé l’amiral quatre étoiles à prendre cette décision, « une destitution de facto qui était l’aboutissement de plusieurs mois de discorde entre Hegseth et l’officier », précise le Journal.
Le commandant du SOUTHCOM est le responsable de toutes les opérations militaires en Amérique centrale, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Quelques semaines après avoir assumé le commandement du SOUTHCOM, l’amiral Hosley s’est entretenu pour la première fois avec Hegseth, qui venait d’être confirmé par un seul vote par le Sénat, lors d’une vidéoconférence sécurisée au cours de laquelle il a reçu ses instructions.
« Soit vous faites partie de l’équipe, soit vous n’en faites pas partie », a déclaré Hegseth à Holsey, selon les notes d’un participant. « Lorsque vous recevez un ordre, vous agissez rapidement et ne posez pas de questions. »
En se retirant avant la fin de son mandat de trois ans à la tête du SOUTHCOM, l’amiral Hosely perdra la pension qui est due à un amiral quatre étoiles. Sa retraite en tant qu’amiral trois étoiles débutera le 12 décembre.
Hosley n’a joué aucun rôle dans les frappes du 2 septembre qui font l’objet d’une controverse ces jours-ci. Jeudi, l’amiral Frank Bradley, commandant des opérations spéciales, rencontrera des élus du Congrès à huis clos pour défendre la deuxième frappe qui a tué deux survivants.
(Photo ZUMA Press)
Hosley doit se dire maintenant qu’il voit comment Hegseth a tiré l’amiral Bradley sous le bus, que ça valait bien la peine de se retirer avec une pension moindre.
Sans compter qu’il a fait preuve de courage et d’intégrité face au deux de pique qu’est Hegseth.
Exact. Et Bradley a fait l’inverse, il a préféré se taire et obéir, et il va payer un prix bien supérieur. Parce que le droit de refuser un ordre illégal existe exactement pour ces cas-là. Il risque d’être démis de ses fonctions pour faute grave (ou ce qui y correspond dans l’armée), et perdre complètement sa pension. Hm. Je suppose qu’il a encore l’option de démissionner avant d’être jugé coupable.
Mais bon. J’espère que cette révélation aiderai à ce que Hegseth (et son patron? non, je rêve, là) passent aussi sous les roues du bus.
Vu son grade, il peut être rappelé au service pour passer en cour martial, voir le cas du Capt (Navy, ret) Kelly 😉
Tous ça pour éliminer deux témoins gênants qui auraient put décrire le chargement du bateau …..
Parlant de Hegseth…
L’usage de Signal par Pete Hegseth a mis l’armée américaine en danger : https://lp.ca/15dfRq?sharing=true
Il fallait bien que ça arrive : un amiral qui demande si une frappe est légale, et voilà qu’on le pousse dehors comme un client trop curieux dans un bar louche. Chez Hegseth, la doctrine est simple : « Obéis, et garde tes questions pour ton journal intime. » On croirait entendre un gérant de dépanneur autoritaire, pas un secrétaire à la Défense.
Hosley, lui, a eu le tort de penser que la guerre — même contre des narcos — devait respecter deux ou trois règles. Résultat : il perd une étoile et une pension, mais garde quelque chose que l’administration Trump considère comme une faute grave : une colonne vertébrale.
On nous répète que l’amiral n’a rien à voir avec les frappes meurtrières du 2 septembre. Peut-être. Mais il a eu le réflexe élémentaire de demander « Êtes-vous sûrs que c’est légal? » — et ça, visiblement, c’est déjà trop subversif pour un pouvoir qui préfère les militaires dociles, ceux qui tirent d’abord et réfléchissent ensuite, voire jamais.
Dans cette histoire, les bateaux coulent, les principes aussi. Et ceux qui restent à flot, ironiquement, ne sont pas ceux qui commandent.
Il garde sa pension, mais elle sera moindre 😉
Admirable Amiral ayant une morale vs sinistre Ministre arriviste.
HS,
Ouff !!
Donc permettez une pause musicale énigmatique en fin de soirée.
« Last Night the Moon Came »/(Jon Hassell):
*https://youtu.be/-7IRnin9gF0?si=hpCXbpvK2QiKldKx
Pause des plus agréable Haïku.
Gtacias !
Oups
Gracias !
Maudit correcteur.
@Haïku
…très indiscipliné ce correcteur !
;o)
« Lorsque vous recevez un ordre, vous agissez rapidement et ne posez pas de questions.»
Tiens donc…
Est-ce que Bradley a reçu son ordre de finir la job de Hegseth et n’a pas posé de question?
Et après, on le garoche sous les roues de l’autobus pour protéger Hegseth?
Être un officier de haut rang, je comprendrais le message:
« Mon Boss est un incompétent pas de couilles et dangereux ». Ni respect ni confiance dans ce type.
Et je me couvrirais les fesses au cas où.
Pas vraiment un climat de confiance entre l’administration Trump et ses militaires.
Si tu trahis tes subalternes, ceux-ci vont te rattraper dans le détour, tôt ou tard.
Cet amiral a bien agi aussi frustrant que de perdre une étoile et la pension qui va avec. Les États-Unis courent un très grand danger à perdre des hauts gradés qualifiés. L’incompétent Hegseth doit partir au plus sacrant. Les membres du congrès qui ont voté pour cet abruti sont complices.
@Anne-Marie
C’est tout le jeu que Trump vise. Il a mis des incompétents à la tête des ministères, et pour celui de la guerre, pire, un incompétent et narcissique. Ce que Trump et Hegseth veulent c’est pousser les généraux et amiraux qui ont prêté serment à la Constitution à démissionner pour les remplacer par des gens qui seront plus enclins à obéir aux ordres. Donc quand le peuple en viendra à se soulever, Hegseth pourra envoyer l’armée contre les Américains sans que les haut-gradés se rebiffent
« Soit vous faites partie de l’équipe, soit vous n’en faites pas partie »
Justement, à chacun son rôle dans l’équipe. Toi en haut, tu donnes les grandes lignes et les autres te conseillent en fonction de leurs compétences pour compléter et valider ton idée.
Il faut prendre avantage du principe multiplicateur de la pyramide. Le gars en haut à 2-3 idées. Les 10 sous lui en auront 20 à 30, souvent les mêmes, alors il en reste 6-7. C’est déjà mieux que 2-3.
C’est le défaut de l’autoritarisme et de vouloir des « yes men ». Tu mets en marche des idées de marde et elle te retombe sur la tête à un moment donné !!!
Il reste combien de jours à Exit ?
Hello,
Réflexions à chaud après avoir lu le billet :
– son nom est Holsey, et non Hosley (inversion du S et du L au milieu du nom) ;
– rafraîchissant de voir qu’il y a encore des militaires droits dans leurs bottes et qui ont des principes ;
– me demande bien quel incompétent « aux ordres » va le remplacer ;
– il n’est pas blanc, c’est un élément qui fait florès ces jours-ci quand on veut mettre quelque chose sur le dos de quelqu’un !
Un homme d’honneur, il y en a peu aux USA, on dirait, la plupart des rébarbatifs sont des rébarbatives en fait. Va falloir que plusieurs mettent leurs culottes et montrent qu’ils ont des couilles si ça veut encore dire quelque chose dans ce pays corrompu jusqu’à la moelle. https://www.youtube.com/watch?v=yW3ong08Pc8
Je ne suis pas militariste, mais j’admire un homme qui place ses principes et son honneur au-dessus des considérations matérielles. Ça en dit long sur le trou du cul qui lui donnait des ordres…
Il est temps de mettre Hegseth à la porte. Quand plusieurs haut gradé ont la même opinion , il faut se rendre à l’évidence!
L’amiral Hosley a fait passer son honneur, son intégrité, son éthique avant sa « loyauté » à une salopard comme Hegseth mieux connu sous le vocable de « soûlon’, de « L’ivrogne » de « l’alcoolique ». Il en aura payé le prix mais il pourra se regarder dans un miroir et se dire qu’il a fait ce qu’il devait faire.
Le « soûlon » n’est rien d’autre qu’une sale vermine, un lâche qui trouvera toujours une façon de ne pas assumer ses responsabilités et de faire porter le blâme pour son manque de jugement sur quelqu’un d’autre.
Il semble bien que ce soit une pratique courante au sein de cette administration de « gangsters »