Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Paul Ingrassia, le jeune avocat et baladodiffuseur qui a avoué à des collègues et influenceurs avoir un « côté nazi de temps en temps » et exprimé des idées racistes sur les minorités ethniques, renonce à défendre sa candidature au poste de directeur du Bureau du conseiller spécial, une agence indépendante qui lutte contre la corruption et la politique partisane au sein de l’administration fédérale. Une commission sénatoriale devait tenir jeudi une audition sur sa nomination à ce poste par Donald Trump.

« Je me retirerai de l’audition de jeudi devant la commission HSGAC pour diriger le Bureau du conseiller spécial, car je ne dispose malheureusement pas d’un nombre suffisant de voix républicaines à l’heure actuelle », a écrit Ingrassia, 30 ans, dans des messages publiés sur Truth Social et X. « Je suis reconnaissant du soutien massif que j’ai reçu tout au long de ce processus et je continuerai à servir le président Trump et son administration pour rendre à l’Amérique sa grandeur ! »

Après les révélations du site Politico sur les textos racistes partagés par Ingrassia, au moins quatre sénateurs républicains, dont le chef de la majorité John Thune, ont signalé leur intention de s’opposer à sa confirmation.

L’unique commentaire de la Maison-Blanche sur ce sujet qui en dit peut-être long sur la jeunesse républicaine : « Il n’est plus candidat. »

(Photo AP)

15 réflexions sur “« Côté nazi » : nommé par Trump, il retire sa candidature

  1. Layla dit :

    « Je me retirerai de l’audition de jeudi devant la commission HSGAC pour diriger le Bureau du conseiller spécial, car je ne dispose malheureusement pas d’un nombre suffisant de voix républicaines à l’heure actuelle »

    Il se retire de l’audition de jeudi…pas le nombre de voix suffisant à l’heure actuelle.

    Il n’est plus candidat …pour toujours ou « à l’heure actuelle « 🤪

  2. lechatderuelle dit :

    il fera autant sinon plus de dommages en refusant ce poste.
    Il ne renie aucunement ses déclarations. Il demeure « à la disposition » du gouvernement trump … plus tard.

    le gouvernement trump n’a pas été outré, mal à l’aise ou joué l’ignorance….
    Si ce n’avait été du « scandale » des jeunes républicains de New-York, le gouvernement trump aurait piétiné les réfractaires pour lui octroyer le poste…
    C’était impossible à défendre après avoir congédié et fermé ce troupeau de tatas…

    Bref, partie remise.

    1. MarieFrancineF dit :

      Comme vous le dites…mauvais timing »…rien de pire…le meilleur est à venir.

  3. Gina dit :

    Lui,c’est de la vraie merde. C’est cette merde que trump devrait répandre sur les villes républicaines. Les partisans seraient heureux de recevoir la chiotte de trump sur leur tête.

  4. gl000001 dit :

    « Soutien massif »
    Lorsqu’il vient d’un seul coté, ça ne veut rien dire.

  5. Linda dit :

    Un fou qui se retire mais ce n’est pas rassurant car Gaetz n’a pas eu la Justice pcqu’il n’avait pas les voix mais c’est sa remplaçante Bondi qui les a eues. On peut dire que Trump a échangé 4 x 25 cents pour 1 piastre.

  6. Haïku dit :

    HS,
    Puisqu’il est environ 4h du matin pour nos ami(e)s de l’autre coté du lac,
    permettez une pause musicale de circonstance….
    « 4:A.M. »/(Herbie Hancock, Jaco Pastorius, Harvey Mason.)
    Un trio du tonnerre:

    https://youtu.be/Q_ne77sMRkM?si=BiXXYSpzvvL668Y2

    1. Kay dit :

      Merci pour le partage Haïku

      1. Haïku dit :

        Gracias !

  7. Pierre Belley dit :

    Nommé par Trump ! Ça explique ce qu’il se passe au sud. S’entouré de charogne, son monde. Il nous y fait gouter.

  8. Syl08 dit :

    C’est drôle de constater qu’il se retire parce qu’il a déclaré avoir un petit côté nazi et que Stephen Miller, qui lui en a un gros, est toujours dans le décor. Je sais qu’il n’a pas de titre officiel, mais avouez qu’il en mène large dans tout ce bordel que représente cette administration.

  9. Charles IV dit :

    On pourrait croire que le jeune a une certaine décence… mais ce n’est pas le cas. Il demeure certains rares républicains qui en ont.

  10. Snoopy dit :

    Pas de « Sieg Heil » pour ce fils de pute, un « Fick Dich » plutôt et surtout pleinement mérité… Jawhol!

  11. POLITICON dit :

    Ah, le fameux « côté nazi de temps en temps ». Comme si c’était un petit hobby du dimanche, une lubie passagère comme d’autres collectionnent les timbres. Voilà le calibre des nominations trumpistes : des jeunes loups aux pulsions brunes qui se voient déjà redresser l’Amérique à coups de slogans et de nostalgie autoritaire. Et on voudrait qu’on prenne ça pour une simple erreur de casting ?

    Paul Ingrassia, 30 ans, avocat, influenceur, zélé du culte trumpien — le genre de type qui confond patriotisme et purification ethnique. Il devait diriger le Bureau du conseiller spécial, cet organe censé combattre la corruption et la partisanerie. Autrement dit : un pyromane nommé chef des pompiers. Et quand ses textos racistes refont surface, on découvre qu’il n’a pas de problème avec le nazisme, juste un « petit côté » de temps en temps.

    Le plus effrayant, ce n’est pas tant Ingrassia lui-même — il y en aura d’autres, plus jeunes, plus rusés, plus propres sur eux —, c’est le silence complice qui l’entoure. La Maison-Blanche trumpiste se contente d’un « Il n’est plus candidat ». Pas un mot de condamnation, pas un soupçon de honte. On balaie la poussière sous le tapis doré et on passe au suivant.

    Car au fond, Ingrassia n’est pas une anomalie : il est un produit. Le produit d’une génération politique nourrie au ressentiment, au complotisme et au culte du chef. Il a juste dit tout haut ce que beaucoup dans l’entourage de Trump pensent tout bas.

    Alors oui, il se retire. Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce genre de renoncement, dans l’Amérique de Trump, n’est pas une défaite morale — c’est une pause stratégique. Les jeunes fanatiques d’aujourd’hui sont les idéologues de demain. Et si personne ne tire le frein d’urgence, le « côté nazi de temps en temps » risque bien de devenir une direction politique à plein temps.

    Et franchement, le plus sidérant dans tout ça, c’est que le pays tienne encore debout. Parce qu’avec la brochette d’incompétents, de fanatiques et de médiocres que Donald a placés aux postes stratégiques, l’Amérique devrait déjà être en ruine. Une éducation bâclée où on réécrit l’histoire à coups de Bible et de fusil. Un ministère de la Santé transformé en laboratoire d’idéologie religieuse. Une justice devenue l’arme personnelle d’un président en croisade contre ses ennemis. Une économie qui branle dans le manche, gonflée de mensonges et de dettes maquillées en « succès patriotiques ». Des propos racistes dans les couloirs du pouvoir, un directeur de la guerre déjanté qui confond stratégie et vengeance, et un patron du FBI qui ferme les yeux sur les pires horreurs pour plaire au chef. Et malgré tout ça, les États-Unis continuent — comme un vieux train qui roule encore, mais dont chaque boulon tremble, chaque vis menace de sauter. Ce pays ne fonctionne plus grâce à son gouvernement : il survit malgré lui.

    1. Kay dit :

      Merci politicon

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le blogue de Richard Hétu

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture