Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Pete Hegseth a donné jusqu’au 14 octobre aux journalistes assignés au Pentagone pour signer un accord dans lequel ils s’engagent à ne pas publier d’informations sensibles ou classifiées sans autorisation préalable, faut de quoi leurs accréditations seront révoquées. Parmi les médias dont les correspondants ont refusé de signer l’accord figurent plusieurs quotidiens, dont New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et le Washington Examiner, de même que le magazine The Atlantic et les chaînes CNN et Newsmax.

La déclaration de Richard Stevenson, chef du bureau du New York Times à Washington : « Les journalistes du New York Times ne signeront pas la nouvelle politique du Pentagone relative aux accréditations de presse, qui menace de les sanctionner pour des activités normales de collecte d’informations protégées par le premier amendement. Depuis l’annonce de cette politique, nous avons fait part de nos inquiétudes quant au fait qu’elle limite la manière dont les journalistes peuvent rendre compte des activités de l’armée américaine, qui est financée à hauteur de près de 1 000 milliards de dollars par an par les contribuables. Le public a le droit de savoir comment fonctionnent le gouvernement et l’armée. Le Times s’engage à défendre l’intérêt public par le biais de reportages approfondis et impartiaux et d’une recherche inébranlable de la vérité. »

Hegseth a réagi sur X :

(Photo Andrew Harnik)

32 réflexions sur “Bras de fer entre Hegseth et les médias

  1. jeani dit :

    Newsmax?

    Eh ben!

  2. marie4poches4 dit :

    Pour les nuls… Je me garderais une petite gêne à sa place.

    Pentagon access is a privilege, not a right. So, here is
    @DeptofWa press credentialing FOR DUMMIES:

    ✅ Press no longer roams free

    ✅ Press must wear visible badge

    ✅ Credentialed press no longer permitted to solicit criminal acts

    DONE. Pentagon now has same rules as every U.S military installation

    https://x.com/PeteHegseth/status/1977828217315549301

  3. Layla dit :

    Pete Hegseth, c’est vague mais de mémoire, le gars était tellement obsédé par ce qui sort dans les journaux qu’il exigeait que certains passent par le détecteur de mensonge, ce qui lui a valu une réprimande de la WH.

    Les médias devraient le menacer de ne plus publier sa photo, il passerait moins de temps à la salle de maquillage. « Mon deux minutes d’esprit de bottines »

    1. ghislain1957 dit :

      « Mon deux minutes d’esprit de bottines »

      Votre esprit de bottines dit pourtant ce qui en est!

  4. marie4poches4 dit :

    Il semble que seulement OAN aurait signé.

  5. marylap dit :

    Assez ironique venant de la part d’un homme qui publie des pans de guerre confidentiel sur des réseaux non sécurisé.
    Les journalistes ont accès à des sources. Sources qui risquent d’être nombreuses parce que je doute qu’Hesgerth soit très populaire au Pentagone.

  6. gl000001 dit :

    Quand est-ce qu’ils vont arrêter de tourner autour du pot et se déclarer une dictature pour vrai ? 🙁

    1. Haïku dit :

      @gl000001
      Très bonne question !
      Cherchez la réponse chez George Orwell:
      « 2+2=5 »

  7. marcandreki dit :

    Les médias sont tous partiaux
    or, l’impartialité n’est plus ce qu’elle était
    Donc, vous direz ce qui nous convient

    Philo 1023

  8. ctbourgeois dit :

    Il veut interdire la publication comme par exemple leurs bombardements sur des bateaux vénézuéliens ? Certainement pas, à voir leur fierté de montrer des meurtres en plein jour comme étant des trophées de guerre, le monsieur veut trier ce qui est un sujet de vantardise ou pas.

  9. Haïku dit :

    « La vérité n’a pas de chance quand elle tombe aux mains de ceux qui ne se trompent jamais. »
    (Albert Brie)

    1. infophile2 dit :

      Ah, ce savoureux Albert ! Que de beaux souvenirs !

      1. Haïku dit :

        Gracias !

  10. Robert T dit :

    Pete Hegseth, un autre déchet humain mis en place par le répugnant pédocriminel élu président des USA…

  11. marie4poches4 dit :

    HS

    Letitia James participe au rallye de Mamdani.

    James: I will not bow. I will not break. I will not bend. I will not capitulate. I will not give in. I will not give up… You come for me, you gotta come to all of us

    https://x.com/Acyn/status/1977912777667969197

    Si ça vous intéresse de savoir quel genre d’accueil elle a reçu

    *https://x.com/Acyn/status/1977910448348655668

    1. gl000001 dit :

      Never gonna give you up, never gonna let you down
      Never gonna run around and desert you
      Never gonna make you cry, never gonna say goodbye
      Never gonna tell a lie and hurt you

      1. Haïku dit :

        @gl000001
        Oh là là !
        Très bonne celle-là ! 😂

      2. kintouai dit :

        Rick Astley, surnommé ‘le p’tit à la grosse voix’ par Claude Rajotte de Musique Plus…

    2. Haïku dit :

      @marie4poches4
      Merci pour le clip !!

  12. Charles IV dit :

    Une dictature ne s’appelle jamais ainsi… En Allemagne, c’était un Führer, en Italie, un duce, en Russie, Staline était le petit père du peuple… Bref, le Donald, prix Nobel raté, n’a pas pu ajouter ce joyau à sa couronne… Il va devoir se contenter des remerciements des belligérants… Pourvu que les hostilités ne reprennent pas… ce qui n’est pas assuré, à moins que le Hamas accepte de se désarmer, ce qui ne semble pas être dans son programme…

    1. belwet dit :

      ÇA ce sont les titres qu’ils se sont donné, comme président, premier ministre, Führer, Duce ou 1er secrétaire (URSS) mais ça reste une dictature, une démocratie, etc.

    2. Louise dit :

      test

  13. C’est ça qui arrive lorsqu’on refuse de frencher le péteux de Trump. À vos risques et périls!

  14. Francois C dit :

    Hegseth fait ça pour se protéger au cas où il publierait d’autres infos classifiées sur Signal 😉

  15. marie4poches4 dit :

    De notre hôte

    Signing

    One America News

    Not Signing

    The New York Times

    The Washington Post

    The Wall Street Journal

    The Associated Press

    Reuters

    The Atlantic

    CNN

    NPR

    The Guardian

    Newsmax

    The Washington Times

    The Washington Examiner

    Task & Purpose

    Breaking Defense

    Defense One

    The Financial Times

    The Hill

    Politico

  16. Che Sausage dit :

    Hello,

    Qu’ils signent, de toute façon, les infos fuiteront, d’une manière ou d’une autre. Sur Signal par exemple (la messagerie, pas la pâte à dents).

    Encore une fois, l’hôpital qui se fout de la charité. Et surtout un autre coup de boutoir porté au Premier Amendement. Empêcher la Presse de faire son travail, c’est orienter le récit médiatique, contrôler le calendrier des communications, enterrer les potentielles bavures, dissuader les lanceurs d’alerte.

    Est-on encore dans une démocratie quand des faits d’armes sont masqués ? Ce type de politique, c’est souvent le signe qu’elle redoute les conséquences morales, politiques ou juridiques de ses propres actions.

    Qu’il faille protéger des infos sensibles des ennemis, soit, mais en empêchant la Presse de faire son boulot, ça équivaut à empêcher les citoyens d’être informés (et au vu du budget dont bénéficie le Pentagone, les citoyens/contribuables ont tout de même le droit de savoir à quoi sert leur argent, pour le moins). Ah mais oui, c’est vrai, j’oubliais, les citoyens, c’est aussi un ennemi, un ennemi intérieur. Le citoyen, c’est l’antifa, c’est le démocrate, c’est le type qui va aller parader dans les manifs No Kings, c’est le basané qui vend des hot dogs sur le trottoir, c’est l’étudiant pro-Hamas… Je comprends mieux maintenant.

    Et il faut qu’on puisse se débarrasser de tous ces gens sans faire de vagues.

    OK, Roger, 5 sur 5 !

  17. POLITICON dit :

    Ce n’est plus un simple bras de fer, c’est une strangulation méthodique de la liberté de presse. Quand un gouvernement commence à exiger des journalistes qu’ils signent un accord de silence, on ne parle plus d’ordre, on parle d’obéissance. Pete Hegseth, fidèle petit soldat de Trump, ne fait ici que mettre en œuvre le rêve le plus ancien du trumpisme : museler la vérité, bâillonner la presse, transformer la démocratie américaine en une vitrine creuse, repeinte aux couleurs du mensonge et du culte du chef.

    Ce genre de décret n’a rien d’anodin. C’est le mode d’emploi des régimes autoritaires, celui des dictatures qui ne survivent qu’en contrôlant la peur, la menace et la violence. En Russie, on empoisonne les journalistes ; en Chine, on les efface ; aux États-Unis version Trump, on leur retire l’accréditation et on les accuse d’être “ennemis du peuple”. Même recette, même poison — seul le vernis change.

    Le Pentagone, financé par les impôts des citoyens, veut désormais décider de ce que ces mêmes citoyens ont le droit de savoir. Ce n’est plus une question de sécurité nationale : c’est une question de contrôle politique. L’armée américaine, jadis symbole de défense des libertés, devient instrument de censure. Et tout cela au nom d’un patriotisme de pacotille, agité comme un drapeau pour masquer la corruption morale d’un régime qui redoute plus les journalistes que les ennemis extérieurs.

    Et dans ces circonstances, qu’est-ce qui pourrait bien empêcher cette même armée, déjà alignée sur le culte du chef, d’aller plus loin ? Qu’est-ce qui la retiendrait d’éliminer physiquement les journalistes récalcitrants, les oppositions politiques, ou même ces “ennemis intérieurs” que le gourou désigne d’un simple tweet rageur ? Qui empêcherait le Pentagone de couvrir ces crimes, de maquiller les assassinats en accidents, en distillant aux médias autorisés — ceux qui auront prêté allégeance — la version officielle, pur produit de la propagande trumpiste ?

    Fox News jubile déjà. Elle sera parmi les rares à bénéficier du sceau d’approbation du régime, à pouvoir propager sans entrave le Grand Mensonge et ses mille déclinaisons. Ce n’est plus de l’information, c’est une liturgie politique, une communion de masse à la gloire du démagogue suprême.

    C’est là la véritable guerre menée par cette administration : une guerre contre la parole, contre la pensée, contre l’idée même que la vérité puisse exister hors de la bouche du chef suprême. Et chaque fois qu’un journaliste se tait par peur, c’est un peu de cette Amérique qu’on assassine.

    Les dictatures ne naissent pas en un jour. Elles s’installent pas à pas, décret après décret, en transformant la liberté en faute et la loyauté en devoir. Et si les États-Unis laissent passer cette dérive, ils découvriront bientôt que la seule presse autorisée sera celle qui applaudit. Et quand le dernier journaliste libre aura été réduit au silence, il sera trop tard pour crier au scandale — car plus personne n’aura de voix pour le dire.

  18. citoyen dit :

    pour éviter le régime caquiste, on place le positif à gauche et le négatif à droite.

    1. MarieFrancineF dit :

      Proposition énergisante !
      :o)

  19. Réjean Caisse dit :

    Heureusement pour lui que Trump est là, autrement il aurait l’air idiot de faire ça tout seul.

  20. Pierre Belley dit :

    On n’a pas encore tout vu, malheureusement. Ça n’ira pas en s’améliora et on est dans leur angle de tir en plus. Caricaturale pays.

  21. Kelvinator dit :

    L’emoji de Hegseth comme seule réponse révèle toute la profondeur de son instruction, ou plutôt le reflet de ceux qu’il représente.

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