
Que signifie le concept de « l’Amérique d’abord » ? « Étant donné que c’est moi qui ai créé le concept […] et que ce terme n’a pas été utilisé avant mon arrivée, je pense que c’est moi qui décide de cela », a répondu Donald Trump samedi dernier au journaliste Michael Scherer qui l’interrogeait sur les critiques de son propre camp concernant une intervention américaine dans le conflit Israël-Iran. Bien sûr, ce n’est pas Trump qui a inventé ou utilisé le premier les mots « America First ». Ce slogan a d’abord identifié un groupe opposé à l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale et dont la réputation a été entachée par l’antisémitisme et les sympathies fascistes de Charles Lindbergh, l’un de ses principaux porte-parole.
Dans Le Complot contre l’Amérique, le romancier défunt Philip Roth imagine un pays où Lindbergh triomphe de Franklin Roosevelt lors de l’élection présidentielle de 1940. Le triomphe de l’aviateur est aussi celui du fascisme, tant aux États-Unis qu’à l’étranger. Dans la vraie vie, Roosevelt a évidemment contribué à la victoire de la démocratie sur le fascisme à l’étranger après l’attaque du Japon contre Pearl Harbor. Mais son combat contre le fascisme à l’intérieur même des frontières américaines a aussi permis aux États-Unis de se relever de l’un des épisodes les plus sombres de leur histoire, thème de la deuxième campagne de financement de ce blogue en 2025. Voici comment FDR a défini ce combat dans un message au Congrès en 1938, dernière année du New Deal, ce programme mis en place cinq ans plus tôt pour lutter contre les effets de la Grande Dépression :
« Des événements malheureux à l’étranger nous ont réappris deux vérités simples sur la liberté d’un peuple démocratique. La première vérité est que la liberté d’une démocratie n’est pas en sécurité si le peuple tolère la croissance du pouvoir privé jusqu’à ce qu’il devienne plus fort que l’État démocratique lui-même. C’est cela, par essence, le fascisme : la propriété du gouvernement par un individu, par un groupe ou par tout autre pouvoir privé de contrôle.
« La deuxième vérité est que la liberté d’une démocratie n’est pas en sécurité si son système économique ne fournit pas d’emplois et ne produit pas et ne distribue pas de biens de manière à maintenir un niveau de vie acceptable. »
Ces vérités n’ont rien perdu de leur actualité.

Sur ce rappel historique, faisons le point sur cette campagne de financement qui prendra fin officiellement ce vendredi à 23 h 59. Comme l’indique le thermomètre ci-contre, nous sommes en voie d’atteindre l’objectif. Mais, pour y parvenir, un ultime effort sera nécessaire de la part des lecteurs et lectrices, commentateurs et commentatrices, qui n’ont pas encore eu le temps d’apporter leur contribution au maintien de ce site qu’ils fréquentent assidûment ! Et merci de tout coeur à ceux et celles qui l’ont déjà fait.
(Photo Bettman/Corbis)
Merci de m’apprendre quelque chose, j’ai posé la question à l’IA de Google. Voici la réponse.
Charles Lindbergh, bien que célèbre pour son exploit de vol transatlantique, était aussi un sympathisant nazi et un fervent opposant à l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, notamment à travers son engagement au sein de l’America First Committee.
Voici quelques points clés :
L’aviateur devenu porte-parole:
Lindbergh était une figure emblématique, mais son soutien au nazisme et à l’isolationnisme américain ont terni son héritage.
L’affaire de la médaille:
Il a été décoré par Hermann Göring, au nom d’Hitler, d’une médaille de l’ordre de l’Aigle allemand, un geste qui a été largement interprété comme une preuve de ses sympathies.
America First:
Lindbergh était un porte-parole influent de l’America First Committee, un groupe d’intérêts qui prônait la neutralité des États-Unis et s’opposait à toute intervention dans la guerre.
Discours controversés:
Lindbergh a prononcé des discours qui ont été perçus comme antisémites, accusant les Juifs de vouloir entraîner l’Amérique dans la guerre, ce qui a renforcé son image de sympathisant nazi.
L’héritage ambigu:
Bien que Lindbergh ait combattu dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale après l’attaque de Pearl Harbor, son passé de sympathisant nazi et son isolementnisme ont laissé une trace indélébile dans l’histoire américaine.
Oui les USA ont connu des épisodes noirs et se sont toujours relevé mais là c’est la Cour Suprême et le Congrès qui sont compromis, le Sénat guère mieux et il y a plusieurs entraves au processus électoral tel le gerrymandering, la suppression des votes sans parler de soupçons légitimes sur de la fraude électorale.
Donc ce sera pas facile de redresser la barre si on ne peut se débarrasser de ces politiciens qui ne croient plus à la démocratie.
J’espère sincèrement me tromper.
Faque le gros a rien inventer
Si on le laisse aller, il va dire qu’il a inventé le pain tranché, le bouton à quatre trous, les couches-culottes, la semaine des quatre jeudis et le fameux covfefe !!!
Trop drôle ! 😅
Enfin, une définition du fascisme qui n’est pas un simple-copier-collé d’autoritarisme.
Le fascisme décrit un système de gouvernement particulier, mais comme plusieurs mots chargé, est lancé nonchalamment sans grand intérêt sur son sens premier.
Il faut toujours qu’il mente sur tout, tout, tout, tout, tout, tout, tout, tout.
Il n’est pas capable de ne pas mentir. Il y a plusieurs situations (comme celle ici) où il pourrait juste choisir de se la fermer 2 secondes au lieu de dire un mensonge, et ça n’aurait aucune conséquence. Mais non, il choisit de mentir encore.
C’est vraiment tout un cas, cette chose.
Quand ils disent que ce n’est pas la politique qui explique ses actions, mais presque seulement la psychologie, ceci en est un bon exemple.
S’il est le King de quelque chose c’est d’être le Roi des menteurs et sur ce personne ne s’en approche…
Il est le roi de la Bullshit.
Cette semaine d’ailleurs on a eu un exemple comment la psychologie de trump a des répercutions mondiales. Jonathan Swan l’explique bien dans le balado du NYT mardi: Trump se distanciait initialement de la première salve de missiles sur l’Iran, mais quand il a vu que c’était successful, il est devenu « jaloux » de ne pas être impliqué, alors il a changé son narratif pour dire que finalement oui les States sont impliqués. Il a vraiment la maturité d’un enfant de 3 ans. En écoutant ça j’étais bouche bée, tout en n’étant pas du tout surpris à la fois.
Sans vouloir trop divulguer l’intrigue du livre « Le Complot contre l’Amérique », en plus du même message de Lindbergh/Donald « America First », il y a aussi dans ce livre un parallèle un chantage exercé sur Lindbergh par une puissance étrangère, et la docilité de Donald vis-à-vis Poutine qui pourrait être due à certains vidéos compromettants. Rien n’est prouvé quant à ces vidéos, mais quand même…
Quand on a demandé à Philip Roth s’il y avait des similitudes entre Donald et le Lindbergh fictif de son livre, l’auteur a répondu qu’il était plus facile de comprendre l’élection de Lindbergh, qui malgré son racismes et ses sympathies nazies, était quand même une héros américain, alors que Donald n’est qu’un charlatan (« con artist »).
« It is easier to comprehend the election of an imaginary president like Charles Lindbergh than an actual president like Donald Trump, » Roth wrote. « Lindbergh, despite his Nazi sympathies and racist proclivities, was a great aviation hero who had displayed tremendous physical courage and aeronautical genius in crossing the Atlantic in 1927. He had character and he had substance and, along with Henry Ford, was, worldwide, the most famous American of his day. Trump is just a con artist. »
-P Roth
https://theweek.com/speedreads/774769/read-philip-roths-merciless-takedown-trump
Contribution faite. Longue vie à ce blogue et à tous ceux qui participent ou consultent ce blogue de façon régulière. La liberté d’expression et la démocratie sont des outils précieux pour combattre les excès. Le mouvement MAGA est à mes yeux un exemple parfait d’abus qui est inacceptable et intolérable.
Bouffon 1er est inapte à occuper la fonction de président. Il faut aussi démasquer ceux qui sont derrière les rideaux, qui le maintiennent en poste et exposer les raisons pour lesquelles on l’appuie.
Donald se rend-il compte que son « America First « démontre son propre racisme et son propre facisme?
Le patriotisme l’emporte sur les autres -ismes !!! 🙁
Les paroles de Roosevelt n’ont jamais été aussi d’actualités qu’en ces temps troubles. Le pays reconnu pour ses grandes valeurs démocratiques, n’est plus l’ombre de lui même depuis que l’ESCROC a mis ses grosses pattes sales sur la MB.
Ceux qui auraient pu empêcher ces dérives (Congrès, SCOTUS, etc) ont failli à la tache en ne prenant pas leurs responsabilités. Quant au bon peuple, il a dormi au gaz en ne voyant pas à qui il avait affaire. Un charlatan qui lui mentait en pleine face.
Il s’est laissé manipuler et n’a pas vu clair dans le « petit jeu » que lui jouait « 47 ».
Ce dernier a su lire les états d’âme d’une catégorie d’électeurs frustrés, laissé pour compte par le système. Il les a exploité à fond en lui disant ce qu’ils voulaient entendre. Il a joué sur le côté mesquin de ces gens et a fait ressortir ce qu’il y a de plus laids en eux.
Au risque de me répéter, ces gens se sont reconnus en « 47 car il parlait le même langage qu’eux. Il disait tout haut ce que eux pensaient tout bas. Il les a décomplexé face à un monde qu’ils n’arrivaient plus à comprendre.
Cela aura toujours été la recette utilisé par les Despotes, les gens sans scrupules avides de pouvoir pour arriver à leurs fins. Roosevelt avait compris cette évidence des décennies avant l’arrivée de la secte des MAGAs.
En lisant ce post, j’ai découvert des choses que j’ignorais sur Lindbergh. On se souvient de lui comme un héros qui a vécu une grande tragédie avec le meurtre de sa fillette en Mars 1932. Toutefois, j’ignorais tout de cette période ou il a manifesté ses sympathies pour le nazisme.
Comme quoi, on en apprend à chaque jour sur le côté sombre de tous ces personnages couverts de l’auréole de « héros »