
J’ai fait état dans un billet publié lundi de la frustration de certains démocrates face à la réticence de Barack Obama de s’engager pleinement dans le combat contre Donald Trump. Je ne savais pas encore que l’ancien président allait participer deux jours plus tard à une activité au Connecticut qui lui donnerait l’occasion de confirmer ou de contredire la frustration de ses admirateurs. Le fait que vous n’ayez probablement pas entendu parler de cette activité en dit long sur la retenue d’Obama.
Dans son compte-rendu de la conversation entre Obama et l’historienne Heather Cox Richardson, le New York Times a utilisé le mot « windy » pour qualifier les propos de l’ancien président. C’est une façon de dire qu’Obama a utilisé beaucoup de mots pour ne rien dire de substantiel, comme s’il voulait éviter de susciter la polémique. Il y est parvenu à merveille.
« Si l’on suit régulièrement ce que disent ceux qui sont actuellement en charge du gouvernement fédéral, on constate un faible engagement à l’égard de ce que nous avons compris – et pas seulement ma génération, au moins depuis la Seconde Guerre mondiale – notre compréhension de la manière dont une démocratie libérale est censée fonctionner », a déclaré Obama en faisant allusion au serment que prêtent les responsables du gouvernement, les juges et les avocats du ministère de la Justice de défendre la Constitution et de respecter la loi.
« Il faut qu’ils prennent ce serment au sérieux, et lorsque ce n’est pas le cas, nous commençons à dériver vers quelque chose qui n’est pas conforme à la démocratie américaine », a-t-il ajouté. « Cela correspond aux autocraties. C’est le cas de la Hongrie d’Orban. Nous n’y sommes pas encore tout à fait, mais je pense que nous sommes dangereusement proches de la normalisation d’un tel comportement. Et nous avons besoin de personnes, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du gouvernement, qui disent : “Ne tombons pas dans le précipice parce qu’il est difficile de s’en remettre”. »
Le titre choisi par le Times pour accompagner son compte-rendu témoigne de la retenue de l’ancien président : « Obama, de retour sur le devant de la scène, lance un avertissement prudent contre un glissement démocratique ». Les membres de l’entourage d’Obama expliquent que ce dernier ne veut pas diluer l’impact de ses messages en attaquant Trump et son régime à tout bout de champ. Viendra peut-être le temps où il cessera de tourner autour du pot. La question est de savoir s’il le fera avant qu’il ne soit trop tard.

P.S. : La troisième journée de la deuxième campagne de financement de ce blogue en 2025 tire à sa fin. Le thermomètre ci-contre indique où nous en étions ce mercredi matin par rapport à l’objectif. Nous sommes en voie de réaliser cet objectif, mais le défi est de tenir le rythme des premiers jours de la campagne, ce qui n’est jamais acquis. J’invite donc tous ceux et celles qui apprécient le contenu de ce site consacré à l’actualité américaine de contribuer à son maintien, tout en remerciant du fond du coeur ceux et celles qui l’ont déjà fait !
(Photo The Connecticut Forum)
Puisqu’il tourne autour du pot
Peux-être, faudrait-il lui casser sur la tête, le POT, parce qu’il semble dormir AU GAZ.
Citoyen Léon
Il peut faire les speechs que ça voudra, mais il ne peut pas se représenter. Il a droit d’être fatigué et de vouloir passer le flambeau.
Son silence, c’est peut-être plus le silence de la nouvelle génération de démocrates qui tarde à se lever, hormis peut-être Newsom , par les temps qui courent.
Il est temps que les nouveaux leaders démocrates se prennent en main et affrontent la réalité. Pour le moment, c’est plus le silence radio.
Ou ils sont engourdis, ou ils se sentent tous menacés et se taisent.
Mais le résultat est le même: Trump continue à caracoler et gagner des guerres en vingt-quatre heures (sic) , les unes après les autres, comme le Génie Stable qu’il dit être.
Le problème est double:
Génie? C’est une vilaine pioche qui n’a rien d’un génie, sauf pour abuser de son pouvoir.
Stable? Et pour la stabilité, on repassera avec cet instable chronique.
Cette fois-ci Obama s’adresse à une communauté restreinte. Comme pour leur donner un rendez-vous personnel. Un coup de patin ample, entrecoupé des sparages distinctifs serties à l’aune d’une humanité qui me fait chaud au coeur. Ben pour dire. Sainte bénite que ses formulations et propos intelligents font du bien !
Faut soit deviner ou espérer que l’homme procède par étapes bien calculées. À mon avis, quand le vent du large prend son élan et s’assemble, les voiles gonflent et les navires ont affaire à avancer.
Yes we can !
MICHELLE! Vite Michelle Obama, viens à ton tour te prononcer sur les dérives du 47e, sors les bons adjectifs, ceux qui ont des impacts, qui font mal et qui font réfléchir. Dénonce la corruption, les oligarques, les magouilles et autres crimes qui se passent sous votre nez, à la MB… Ça prend une voix assez forte et crédible, ce sera la tienne…
Au diable le protocole et les gants blancs, tout devient noir dans ce pays…
UN PRIX NOBEL, CA SERT À QUOI BARACK ?
Je l’admire, Obama. Sa plume, sa prestance, sa tête froide. Mais là, franchement, il commence à me taper sur les nerfs.
Pendant que le malade saccage à coups de bulldozer les fondations démocratiques des États-Unis, Barack nous sert encore ses longues envolées feutrées, sa prose prudente, ses demi-mots polis. Pendant que les flammes lèchent la charpente de la République, lui, il nous lit encore des métaphores sur la direction du vent.
Qu’on se comprenne : ce qu’il dit est juste. Mais ce qu’il ne dit pas est encore plus bruyant. Ce n’est pas le moment d’évoquer « les dérives potentielles » ou de rappeler calmement « l’importance du serment à la Constitution ». Ce n’est plus un débat académique ou un TED Talk sur les principes démocratiques. C’est un putsch rampant. Et lui, il reste là, assis sur ses mots bien choisis, comme si parler franchement risquait de déranger l’illusion de normalité.
Le Narcisse n’hésite pas. Il ment, il menace, il écrase tout sur son passage. Barack et ceux qui savent mieux, ceux qui ont la capacité de mobiliser, de rallier, de nommer le danger, ils continuent à se cacher derrière des phrases polies?
Je comprends la stratégie : ne pas banaliser la critique, ne pas crier au loup trop souvent. Mais on n’est plus à l’heure des calculs. On est à l’heure des choix historiques. Et l’Histoire, elle, n’aura que faire de l’élégance des formulations si la démocratie tombe pendant que les sages méditaient.
Alors, M. Obama, vous avez encore du poids. Mais si vous attendez encore de trouver le bon moment pour parler clair, c’est peut-être lui qui finira par vous écraser, et pour de bon cette fois-ci. Ou tout simplement, fermez-vous la yeule et asseyez-vous sur votre prix Nobel confortablement dans votre sous-sol. Le mec a un immense potentiel, mais la volonté de sauter dans l’arène pour défendre son pays fait clairement défaut. As t-il peur de finir dans une prison à Guantánamo ?
Évitons de cueillir le fruit avant qu’il ne soit mur.
Il faut savoir calculer la portée de ce que l’on dit ou fait afin d’éviter de fournir trop vite à l’adversaire les arguments pour noyer le discours. Obama (et tranquillement, d’autres comme Newsom) avancent leurs pions . Ils leur faudra « puncher » au bon moment pour déséquilibrer l’adversaire à la veille des « mid-terms elections » et pouvoir endosser un ou une candidat (e) de haut calibre. Trump finira bien par faire une gaffe monumentale.
@Gilles Gougeon
Savoir calculer la portée de ses gestes, oui. Mais encore faut-il faire les bons calculs. Et soyons honnêtes : l’erreur stratégique majeure, elle a été faite dès que Joe Biden — avec l’aval tacite de tout l’appareil démocrate — a annoncé qu’il allait tenter un second mandat, malgré l’urgence de présenter un visage neuf, mobilisateur, clair. Depuis ce moment, on joue sur la défensive, en espérant un miracle… ou une « gaffe monumentale » de Trump. C’est un pari risqué, et à la limite, irresponsable. Des gaffes, il en a fait des centaines et il est toujours aux commandes.
Pendant ce temps, la maison brûle. Et pas juste une pièce — le toit est en feu, les fondations craquent, et il continue à rajouter de l’essence. Et nous, on parle encore de « moments opportuns » pour frapper ? C’est ce genre de prudence paralysante qui laisse le champ libre à ceux qui n’ont, eux, aucun scrupule ni calendrier. Ce sont ces mêmes scrupules qui ont permis à Donald de se hisser une 2e fois aux commandes. Pourtant, si Biden ou Obama s’étaient permis de faire ce qu’il a fait le 6 janviers 2021, tous les 2 seraient déjà en prison ou pendus haut et court par sa majesté le commandant en chef.
Ce n’est pas juste Obama. C’est Bush, Clinton, Trudeau, Macron, Lula, Scholz, Sánchez, le pape s’il le faut ! C’est le monde entier qui devrait se lever, nommer le danger, et le confronter de front. Parce que le trumpisme n’est plus une affaire américaine : c’est une contamination mondiale. Et attendre les mid-terms pour « déséquilibrer l’adversaire », c’est croire qu’on peut jouer aux échecs pendant une guerre.
Il est grand temps de cesser de ménager l’Histoire. Elle ne le fera pas pour nous. Il faut utiliser les mêmes armes que Donald utilise: la menace, la peur, la force. La confrontation…
Il est pas possible pour moi d’approuver votre message.
C’est fait ici.
« Pendant ce temps, la maison brûle…
C’est le monde entier qui devrait se lever, nommer le danger…
…n’est plus une affaire américaine : c’est une contamination mondiale.. »
Depuis 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ou GIEC nous informe de leurs constats et évaluations sur l’ampleur, les causes et les conséquences du changement climatique en cours….et on ne fait rien…rien qui vaille vraiment…
Alors…j’ai peine à croire que le monde entier puisse se lever …
Le sens du collectif n’est plus…
À lui tout seul Barack Obama ne peut pas grand chose à part parler, mon idée l’heure n’est pas à parler mais à agir, comme le No Kings du 14 juin, il faut mettre l’accent sur ces rassemblements, marcher même en silence vaut de l’or.
Parler ça donne juste des munitions à « cette administration » qui va en faire une interprétation fausse.
Les médias voulaient faire de l’argent avec le DJT « le Dé-Jan-Té » et bien qu’ils vivent avec lui, les gens qui ont à cœur de sauver la démocratie, ne devraient pas nourrir les médias. Qu’ils se concentrent là où ça compte.
Je pense que trop de médias estiment que la démocratie n’est pas vraiment en danger et qu’il serait en fait suicidaire au plan financier de ne pas courtiser les MAGA et républicains ordinaires. Ou au minimum de ne pas les provoquer
on verra ben…
peut être que oui…peut être que non…
aujourd’hui c’est aujourd’hui pis demain c’est demain…
ni oui ni non..ni peut être ni ça dépend…
L’ex président Obama « tourne autour du pot ». Possible mais on ne le changera pas. Son style est toute en nuance, feutré, dans un langage qui lui est propre.
Plusieurs d’entre vous lui reprochent de ne pas intervenir de façon plus énergique, de ne pas utiliser un langage plus direct, plus corsé afin de dénoncer les dérives auxquelles nous assistons.
Ça se défend mais, encore une fois, ce n’est pas sa façon de s’exprimer. Il préfère faire appel à l’intelligence des gens plutôt que de se lancer dans une ridicule guerre d’insultes, de mensonges comme le fait « 47 ». Il ne veut surtout pas tomber dans le piège que lui tend ce dernier et lui donner l’occasion que TACO attend depuis longtemps afin de le « salir » davantage.
Devrait il hausser le ton, utiliser des formulations plus « crunchés », appeler les choses par leurs noms et « jouer du coude dans les coins de patinoire » ? Chacun a son idée là dessus mais il ne faut pas se le cacher, il y a péril dans la demeure.
Certains pensent qu’il serait peut être temps de laisser tomber les bonnes manières et de sortir les gants de boxe. Autant je ne peux qu’être en accord avec une telle approche dans les circonstances, autant je comprends la position de l’ex président Obama.
On ne le verra JAMAIS tomber dans de tels travers. Ce n’est pas dans son ADN. Les Démocrates devront vivre avec cette réalité que ça leurs plaise ou non.
Que d’excuser pour expliquer ou justifier sa couardise.
Verbeux….
Décevant.
Le gars a un aura indéniable, il capte l’attention des gens, il est articulé, pédagogue…. mais pas la fougue de réaliser…
On appelle ça des faiseux.
Dommage.
Mais les gens l’excusent sans cesse…. Faut pas critiquer Obama… c’est un lèse-majesté… eille… il parle tellement bien…
Ils ne sont pas tous des Sanders….
En tournant autour du pot et en y allant de ronds de jambes, il est un Vrai Démocrate….
En quelque sorte un « complice » des dirigeants … par son inaction …
Si lui ne lève pas la main … c’est mal parti….
On va peut-être me trouver cynique mais, je crois que son message ne passe plus, la population est complètement aseptisé par son discours. Et pourtant, pour ma part, quel tribun!
https://masophrologie.fr/comment-negocier-avec-un-pervers-narcissique-cas-pratique/
L’illusion du contrôle dans l’art de négocier avec un pervers narcissique
Lorsque le pervers narcissique me parle au quotidien, je ne lui réponds qu’au strict nécessaire, je me limite à des «oui», «non», je donne une information brève. Je ne lui demande rien, et si j’ai besoin d’une information, je cherche à l’obtenir par une personne tierce (instituteur pour l’école, docteur pour la santé, etc). Pour tout le reste, je ne lui réponds pas, ou lui répond par une autre question.
Je reviens régulièrement sur le sujet de la personnalité de pmurt, un pervers narcissique.
Je me demande si les opposants de pmurt le connaissent ce trait de personnalité et qu’au quotidien, toutes leurs tentatives d’actions\reactions se retournent contre eux.
Obama est prudent, la justice est prudente, les républicains sont plus que prudents alors que la seule chose qui te passe par la têtequand tu es avec pmurt est de lui clouer le clapet, de l’humilier croyant qu’il va apprendre.
Un pervers narcissique ne marche pas comme vous et moi.
C’est la théorie, en politique, il faut trouver la parade, trouver la bonne formule et je dirais même avec pmurt, moins t’en dis, mieux c’est.
Dans l’autre discussion avant celle ci, j’ai abordé la performance d’une campagne de publicité avec des sujets comme la vidéo présentée aujourd’hui.
J’aimerais rajouter ceci, un des avantages d’une telle campagne de pub est la réponse à pmurt et son équipe sans pouvoir définir pour eux de qui elle vient. Les démocrates c’est plutot vague dans l’imaginaire.
Cela pourrrait être le début d’une bonne connaissance du personnage et enfin de se donner le temps de réflexion nécessaire pour élaborer des actions concrètes et efficaces et pourquoi, éventuellement présenter un leader ou une leader, appuyé par une équipe solide et mieux armée contre pmurt.
@Richard Dufour
J’aime vous lire et vous revenez à quelques reprises sur le fait que Donald est un pervers narcissique. Mais surtout, qu’il faut l’évaluer et le confronter sous cet angle. Je vous donne tout à fait raison, et je ne m’explique pas pourquoi on accorde pas plus d’importance à ce trait de caractère qui détruit tout sur son passage. J’ai été confronté à ce trait de caractère au travail et croyez moi, c’est très pénible pour ceux ou celles qui ne se retrouvent pas dans leur cercle d’amis. S’il y a quelque chose qui puisse pourrir l’atmosphère dans un milieu, c’est bien un pervers narcissique. Et je dis comme vous, il faut étudier la bête avant de l’affronter.
Politicon 23h15
Il me semble essentiel de reconnaître le pervers narcissique qu’est pmurt.
Votre expérience personnelle est éloquente. C’est pas compliqué, si tu agis avec un pervers narcissique comme avec une personne « normale », tu vas tomber deuxième à tout coup.
Je sens les démocrates qui veulent bien mais qui sont impuissants devant toute cette charge d’incompétence certes mais surtout l’illogisme perpétuel de pmurt dans ses réponses et actes taco.
Imaginons Obama fesser dans le tas comme il en probablement envie.
Cet ex-président qui a été détesté par un bon nombre d’Etats-Uniens, seulement parce qu’il n’était pas de la couleur des « vrais amaricains » à capuche blanche. Cet ex-président détesté au suprême degré par le 45-47 parce qu’il s’est payé la tête de la grosse face orangée.
Fesser dans le tas, de la part d’Obama, c’est se dessiner une très grosse cible dans le dos que le criminel se chargera de colorier lui-même, avec le plus grand plaisir.
HS,
Pause musicale avec une touche de curry Indien dans la recette,
avec une énergie incroyable.
« Joy »;
Shakti/John McLaughlin avec Zakir Hussain, L. Shankar et cie.
https://youtu.be/VnW2g6qbbrA?si=1s3IPbHYpm0wxZRd
https://vm.tiktok.com/ZMSay15Tr/
Fin de soirée…
Effectivement M.Obama y va vraiment avec le dos de la cuiller… il n’a pas fait de vagues… Quand on considère le langage de voyou du Donald et son niveau de compréhension, je ne suis pas sûr que ce message alambiqué soit compris.
Obama est intelligent et compétent, tôt où tard l’affrontement aura lieu, Trump ne veux pas en découdre avec Obama, c’est le supplice de la goute d’eau, Obama doit diriger ces attaques avec doigté, il n’est pas Trump, ne pas l’oublier.
Il a peur à son Q ? Il a peur d’être déporté ?