Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Les pros de la politique américaine sont toujours circonspects en analysant les sondages réalisés à la sortie des urnes lors d’une élection présidentielle. Ces sondages ne sont pas tous erronées, mais ils n’ont pas la fiabilité des études qui s’appuient sur les données recueillies auprès des responsables électoraux des 50 États et du district de Columbia. Une de ces études, réalisée par l’organisme Catalist, a été publiée mardi. On peut la consulter ici. Et on peut lire ici l’analyse qu’en fait Dan Pfeiffer, ex-directeur des communications de la Maison-Blanche sous Barack Obama.

L’étude confirme le virage à droite de nombreux hommes, y compris les Noirs. Elle démontre par ailleurs que les nouveaux électeurs ne voient plus le Parti démocrate comme le parti de l’espoir ou de l’avenir, ce qu’il était à l’époque d’Obama, ayant été supplanté sur ce plan par le Parti républicain de Donald Trump. Et elle illustre jusqu’à quel point l’avantage dont jouissait les démocrate auprès des électeurs latinos, dont le poids électoral ne cesse de croître, est en train de se réduire comme peau de chagrin.

Amy Walter et Carrie Dann, journalistes aux Cook Political Report offrent cette analyse de l’étude de Catalist : « En 2012, la campagne de Barack Obama avait un mantra : un électorat plus jeune et plus diversifié était la clé de sa réélection. Si l’électorat de 2024 avait été en place en 2012, l’équipe de Chicago aurait été aux anges. L’automne dernier, l’électorat était trois 3 points de pourcentage moins blanc qu’il y a 12 ans. De plus, la plus jeune cohorte d’électeurs par répartition générationnelle représentait 36 % de l’électorat (contre 18 % en 2012), tandis que la cohorte la plus âgée n’en représentait que 39 % (contre 57 % en 2012). Et pourtant, cette coalition s’est montrée beaucoup plus favorable à Donald Trump qu’à n’importe quel autre candidat du GOP. »

Pfeiffer s’intéresse à un autre bouleversement : à l’époque d’Obama, les démocrates étaient confiants de l’appui des électeurs les moins susceptibles de participer aux élections, ceux qui ne suivent pas la politique avec attention ou intérêt. En 2024, ces électeurs ont préféré Donald Trump.

« L’image de marque du Parti démocrate est profondément endommagée auprès des segments de l’électorat qui connaissent la croissance la plus rapide », écrit Pfeiffer en conclusion de son analyse. « Nous ne pouvons pas jouer petit bras ou bricoler en espérant que les étoiles politiques s’alignent. Nous devons voir grand, poser des questions difficiles et mettre en doute toutes les hypothèses. Nous pouvons gagner une élection ici ou là. Cependant, si nous voulons former une coalition gouvernementale, nous avons du pain sur la planche. Aussi déprimant que soit ce rapport, il peut aussi constituer une feuille de route pour les démocrates et c’est pourquoi tous les démocrates doivent le lire. »

(Photo AFP/Getty Images)



60 réflexions sur “Pourquoi Kamala Harris a perdu en 2024

  1. gl000001 dit :

    « les nouveaux électeurs ne voient plus le Parti démocrate comme le parti de l’espoir ou de l’avenir, »
    La manque d’éducation … voila ce que ça donne. S’informer sur Tiktok et Facebook … voila ce que ça donne.

    1. P Lacerte dit :

      Et que dire de l’incapacité de reconnaitre un menteur pathologique/escroc/agresseur sexuel/profiteur/ignorant/illettré…????

      1. gl000001 dit :

        Pour moi, ça vient du manque d’éducation. Ca fait longtemps que c’est comme ça. Al Gore, beaucoup de gens ont eu peur de lui parce qu’il est un intellectuel. Alors ils ont voté pour le fils d’un ancien président qui a travaillé pour une petite compagnie de pétrole et co-propriétaire d’une équipe de baseball. Alcoolique en plus !!

    2. Dekessey dit :

      Tiktok, FB et Fox Entertainews.

      1. gl000001 dit :

        Et Karoline Leavitt 😉

  2. Cat dit :

    Il ne faudrait peut-être pas chercher trop loin… Les Américains ne sont pas prêts à élire une femme à la présidence.

  3. Syl08 dit :

    Hormis les sondages et analyses de toutes sortes, est-ce que quelqu’un s’est penché sur l’effet du gerrymandering, sur l’exclusion du vote, sur les millions de dollars en loteries de toutes sortes, bref sur toutes les crosses des républicains? Y a peut-être là une partie de l’explication?

    1. Haïku dit :

      Très bonne question !

    2. Achalante dit :

      Sans compter les nombreux mensonges sur l’héritage de M. Biden, ses réalisations, et les objectifs des Démocrate. Quand les gens pensent tout ce que l’un dit, même quand il se contredit, ça les rends moins susceptibles de croire les autres.

      « Êtes-vous mieux aujourd’hui que vous étiez il y a quatre ans? » Oui, ils étaient beaucoup mieux, parce qu’il y a quatre (maintenant cinq) ans, il devaient encore composer avec la pandémie. Mais la mémoire est une faculté qui oublie, et ils ne se souvenaient que de ce qui les affectait à l’instant même: l’inflation. Même si ce type proposait des solutions qui empireraient l’inflation, ça n’était pas grave, parce qu’il promettait que le prix des oeufs baisseraient.

      Et puis, ils ont fait davantage confiance à un homme condamné pour fraude qu’à une femme racisée. Parce qu’une femme, c’est plus faible qu’un homme, et sa condamnation était pour des raisons politiques, il l’a dit! 🙄

  4. POLITICON dit :

    LA DÉMOGRAPHIE NE VOTE PAS TOUTE SEULE

    Le revers électoral de Kamala Harris en 2024 n’est pas un simple accident de parcours ou l’échec d’une candidate mal préparée. Il est plutôt le symptôme d’une transformation politique profonde, que ni les démocrates ni leurs stratèges n’ont su anticiper pleinement. Si l’on s’appuie sur l’étude fouillée de Catalist, on constate que les piliers de la coalition démocrate s’effritent, parfois sans bruit, mais avec des conséquences massives.

    1. Une coalition qui se fragmente
    Les démocrates comptaient sur la croissance démographique des minorités et des jeunes pour consolider leur domination électorale. Mais en 2024, cet électorat s’est montré bien moins fidèle. L’étude révèle un virage marqué à droite chez les hommes noirs, une progression républicaine continue chez les électeurs latinos, et une désaffection notable des jeunes adultes. Les données sont claires : la diversité de l’électorat ne garantit pas son appui automatique aux progressistes. Trump, avec un message populiste et décomplexé, a su mieux parler à certains segments désabusés.

    2. L’illusion démographique
    Le Parti démocrate a longtemps misé sur une équation simple : plus l’électorat est jeune, urbain et diversifié, plus il penchera naturellement à gauche. Or, cette équation ne tient plus. En 2024, l’électorat était moins blanc et plus jeune qu’en 2012, mais paradoxalement plus favorable à Donald Trump. C’est un renversement complet des attentes formulées à l’époque d’Obama. Le problème, ce n’est pas que les jeunes ne votent pas : c’est qu’ils ne croient plus que le Parti démocrate incarne leur avenir.

    3. Une marque politique en crise
    Dan Pfeiffer, ancien stratège d’Obama, le dit sans détour : « l’image de marque du Parti démocrate est profondément endommagée ». Les électeurs les moins politisés, autrefois enclins à voter démocrate par défaut, ont cette fois penché pour Trump. Pourquoi? Parce qu’ils voient en lui, non pas un idéologue, mais un symbole de rejet du système. Pendant ce temps, les démocrates apparaissent trop souvent comme le parti de la gestion technocratique, loin des préoccupations de ceux qui peinent à joindre les deux bouts.

    4. Mobiliser n’est pas suffisant : il faut convaincre
    Il ne suffit plus de sortir le vote. Il faut donner une raison claire d’aller voter démocrate. Harris et son équipe n’ont pas réussi à le faire. Le récit du « retour à la normale » post-Trump n’a pas tenu face à l’inflation, à la crise du logement, à la fatigue culturelle. Les républicains ont proposé des réponses simples, parfois simplistes, mais percutantes. Les démocrates, eux, ont souvent semblé hésiter entre prudence tactique et ambitions floues.

    2024 n’est pas une fin, c’est un signal d’alarme
    La défaite de Kamala Harris n’est pas uniquement un rejet de sa candidature, mais une alerte rouge pour tout le Parti démocrate. L’Amérique change, mais ses changements ne profitent plus mécaniquement aux progressistes. S’ils veulent éviter que 2024 ne devienne un précédent durable, les démocrates devront non seulement repenser leur stratégie, mais aussi se reconnecter émotionnellement et concrètement à la vie des électeurs ordinaires. C’est moins une question de données que de confiance – et cette confiance, aujourd’hui, est à rebâtir.

    1. gl000001 dit :

      « Les républicains ont proposé des réponses simples, »
      Vous voulez dire des mensonges !!

      1. Igreck dit :

        Simplisme = Populisme

  5. Mouski dit :

    Si les latinos et autres voient le parti républicain comme la solution de demain, eh bien , nous ne sommes pas sortis de la m…….
    Mais c’est absolument incroyable.

  6. Pierre Belley dit :

    Les déportés au Honduras, ils avaient voté pour qui ?

    1. Madalton dit :

      La plupart n’avaient pas leur citoyenneté. Ils ne pouvaient pas voter.

    2. Madalton dit :

      Pas sûr que les musulmans pour Trump voteront pour le GOP en 2028 s’ils ne sont pas déportés en Libye.😉

  7. Madalton dit :

    C’est fait. Le gouvernement américain accepte le 747 offert par le Qator selon Bloomberg.

    1. Igreck dit :

      Qatar ⁉️

  8. mcdodo dit :

    Dire la vérité n’a jamais été bonne a dire aux usa depuis que le gros clown est en poste.les fakes news sont devenues la norme chez les républicains. Leurs servir la même recette ça mettrait les magas confus et mêlés.( quoique ils le sont déjà pas mal fuckées)

  9. constella1 dit :

    « les nouveaux électeurs ne voient plus le Parti démocrate comme le parti de l’espoir ou de l’avenir, »
    Non ,nous on préfère le désespoir et le passé alors on a voté pour le zouf en chef

  10. MarcB dit :

    En terme de charisme, Obama est difficile à battre!

    Mais je trouve que l’establishment du parti démocrate est très technocrate. Autant je crois que Harris était infiniment plus qualifiée que Donald, autant son image était très « institutrice d’école ». Une personne un peu froide qui va vous corriger si vous dites « si j’aurais ». Tim Walz était plus « homme du peuple », mais si JD Vance n’a pas coulé Donald, Walz n’allait pas sauver Harris.

    Ça prend un peu plus de Sanders, AOC, Buttitieg… Des gens qui sont capables de s’adresser à tous, pas seulement aux universitaires; s’adresser au coeur, pas juste à la tête des électeurs.

  11. gmonvoyage dit :

    en bref : faux news, tiktok, facebook, misogyne, racisme

  12. MarcB dit :

    H.S. mais oh boy….

    Junior aurait la vocation (“that calling is there”) pour devenir POTUS… Son premier voyage serait probablement fait en Colombie, ramenant avec lui des cadeaux blanc comme la neige… Finalement, il pourrait y avoir pire que Donald.

    « Donald Trump Jr. teased a future run for the presidency during an appearance at the Qatar Economic Forum on Wednesday, saying “that calling is there” when asked if he would “consider picking up the reins” and “run for office” when his father, President Donald Trump, leaves the White House. »
    https://www.cnn.com/2025/05/21/politics/donald-trump-jr-white-house-run

    1. Haïku dit :

      Misère de misère ! 😱

    2. Thérèse Demers dit :

      Il n’a aucun charisme.

  13. Apocalypse dit :

    Je l’ai déjà dit, je ne vais pas blâmer les gens d’avoir voté pour Donald Trump; bien entendu, je n’étais pas d’accord avec un vote pour cet homme, mais nous vivons dans un système – et c’est aussi vrai au Canada – où les gens sont LIBRES de voter selon leur conscience.

    La JOB des démocrates – et de Madame Harris – est de leur présenter des idées, un plan qui va convaincre les gens de voter pour eux; au final, s’ils n’ont pas voté en assez grand nombre pour leur donner la victoire: tu te regardes dans le miroir! Tu cherches ce qui n’a pas marché, pourquoi le message n’est pas passé et tu te redéfinis s’il le faut.

    Aux démocrates, faites vos devoirs et arrivez avec un discours inspirant pour 2028. Dites aux électeurs (trices) pourquoi ils (elles) devraient voter pour votre parti, plutôt que de lire dire pourquoi ils (elles) ne devraient pas voter pour les républicains.

  14. mcdodo dit :

    Quand les démocrates était a la maison blanche,Biden aurait dû passer une loi: tu écris une connerie fake news prouve nous le,sinon FERME TA GUEULE!!récidive 10 ans prison.les prisons pousserait comme des champignons remplis de magannées.

    1. gl000001 dit :

      Une amende de $100,000 pour chaque mensonge.

  15. Apocalypse dit :

    @MarcB – 13:22

    « En terme de charisme, Obama est difficile à battre! »

    Et c’est sans compter qu’il est un orateur exceptionnel! 🙏

  16. Richard Dufour dit :

    Politicon 13h06

    Vous écrivez

    « Les électeurs les moins politisés, autrefois enclins à voter démocrate par défaut, ont cette fois penché pour Trump. Pourquoi? Parce qu’ils voient en lui, non pas un idéologue, mais un symbole de rejet du système. »

    Voilà qui s’inscrit parfaitement dans mon évaluation de ce qui se passe aux USA actuellement.

  17. chrstianb dit :

    « Virage à droite de nombreux hommes, y compris les Noirs »
    Virage à droite ou virage misogyne ?

    1. gl000001 dit :

      Des gens ont bloqué le chemin devant eux. Ils ont du virer à droite. J’ai confiance qu’il reprendront leur chemin initial bientôt.

  18. Duduche dit :

    Des latinos, noirs ou pauvres qui votent pour Corrompu-47, ça me fait penser à des lapins qui votent pour le chasseur. Il faudra voir s’ils restent contents de leur choix au fur et à mesure de l’implantation du Trumpistan raciste, inégalitaire et ploutocratique.

  19. Gilles Gougeon dit :

    C’est la preuve que ce sont les républicains trumpistes qui vont finir par faire s’effondrer l’importance des Maga. Trump se battra lui-même. Il se sera mi-à-dos les classes populaires quine recevront pas leur part de la richesse que Trump aura généré pour ses amis millionnaires. Si les Démocrates reviennent au pouvoir lors des élections de mi-mandat, ils devront remercier Trump de s’être auto-détruit. Il ne lui restera alors que deux ans pour continuer à perdre sa crédibilité. C’est alors que les Démocrates pourront choisir un bon candidat pour tenter de remporter la « Trifecta »: présidence, sénat et chambre des représentants.

  20. Falalalama dit :

    J’aurais tendance à blâmer la désinformation qui a une grande influence aux États-Unis. Depuis l’abandon de la « Fairness doctrine » par la FCC en 1987 et depuis que la décision de Citizen United en 2010 qui donne un poids démesuré aux corporations et aux riches dans leur implication dans les campagnes électorales, on voit l’influence grandissante de la désinformation. Ajoutons à cela, la migration des auditeurs vers FoxNews au détriment des autres et on en arrive à des gens qui votent sans connaissance de cause.

    Une image vaut mille mots : https://www.thenation.com/article/politics/misinformation/

  21. M Beauregard dit :

    Le parti républicain n’existe plus, Maga l’a infiltré jusqu’à l’os.

    1. gl000001 dit :

      « Maga l’a infiltré jusqu’à l’os » Métastasé !!

      1. jeani dit :

        « Métastasé »

        Et, ils ne l’ont pas vu venir.

        J’cré pas ça!

  22. Pierre.s dit :

    ———————

    Pourquoi elle a perdu …

    Les américains ont eu peur de faire confiance à une femme
    Ils ont adhérés au discours toxiques des républicains
    La Pennsylvanie a été le théâtre d’une immense fraude électorale (la loterie Elon Musk)
    Les latinos ont refusé de voter pour une femme
    Certains démocrates n’ont pas voté
    Les jeunes hommes ont été séduit par le courant masculiniste

    Et … les américains sont des cancres politique et pour la plupart des misogynes et des racistes.

    Je peux me tromper …

    1. Gilles Gougeon dit :

      … »les Américains sont des cancres politique » écrivez-vous. Une des raisons se vérifie depuis des décennies: les Américains se méfient de ceux et celles qui tentent de se faire élire puisqu’ils sont perçus comme des « loosers » qui n’ont même pas tenté de se lancer en affaires, de développer une « business » et de devenir autonomes et riches. Les plus haut pourcentages atteints depuis la fin de la deuxième guerre mondiale tournent autour de 60% pour une élection présidentielle et de 45% pour une élection de mi-mandat. Ce sont les partis les plus compétents à rassembler leurs membres qui mettent la main sur le pouvoir. Les Maga l’ont bien compris. On verra si ça peut durer avec autant de pouvoir délégué à un si grand nombre d’incompétents. Il faudra que les Démocrates leur donnent de la corde pour se pendre!

  23. Madalton dit :

    Un autre qui passe un mauvais quart d’heure à la WhoreHouse, le président de l’Afrique du Sud. Traduction du NY Times

    Dans une embuscade étonnante, le président Trump a atténué les lumières du bureau ovale mercredi lors d’une réunion avec le président Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud et a montré ce qu’il a dit être une preuve vidéo de la persécution raciale des Sud-Africains blancs.

    La réunion a commencé par des plaisanteries et des discussions sur le golf et la politique étrangère, les dirigeants semblant d’abord glisser sur la question du récit marginal que M. Trump a amplifié, affirmant qu’il y avait un génocide des Sud-Africains blancs.

    Mais la réunion a pris un tournant lorsqu’un journaliste a demandé ce qu’il faudrait à M. Trump pour changer d’avis sur le fait qu’il n’y avait pas de « génocide blanc » en Afrique du Sud.

    M. Ramaphosa a déclaré que « il faudra que le président Trump écoute les voix des Sud-Africains ».

    L’affrontement dans le bureau ovale était centré sur l’insistance de M. Trump sur de fausses allégations de saisies de terres et de meurtres de masse d’Afrikaners blancs, membres d’un groupe de minorité ethnique blanche qui a régné à l’époque de l’apartheid du pays.

    Au cours de l’événement, M. Trump a largement rejeté la tentative de M. Ramaphosa de décrire la situation dans son propre pays.

    Au lieu de cela, M. Trump avait préparé un paquet d’articles imprimés qui, selon lui, démontraient les « milliers » d’histoires de persécution raciale dans le pays, et a mis en place une vidéo pour faire son cas.

    Au moins une des scènes à l’écran semblait être le cri de ralliement de « Kill the Boer », que les responsables américains et les militants afrikaner ont cité comme preuve que les Sud-Africains blancs sont persécutés. Boer signifie agriculteur en néerlandais et en afrikaans. Le parti au pouvoir de l’Afrique du Sud, cependant, le Congrès national africain, s’est éloigné du chant, qui a été popularisé par le chef d’un autre parti politique, il y a des années.

    « Nous avons une démocratie multipartite en Afrique du Sud qui permet aux gens de s’exprimer », a déclaré M. Ramaphosa à M. Trump. « Notre politique gouvernementale est complètement contraire à ce qu’il disait. »

    À la fin, avec le président sud-africain stupéfait, M. Trump a commencé à feuilleter ses impressions répétant : « Mort, mort, mort ».

    Il y a eu des meurtres de Sud-Africains blancs, mais les statistiques de la police montrent qu’ils ne sont pas tués à un taux plus élevé que les autres Sud-Africains. Et bien que le gouvernement sud-africain ait passé une loi permettant au gouvernement de prendre des terres sans compensation, le processus est soumis à un contrôle judiciaire.

    La délégation sud-africaine a continué à essayer d’expliquer à Trump la situation sur le terrain en Afrique du Sud, mais il est resté immobile. « Des Blancs morts, des agriculteurs blancs morts », a-t-il déclaré.

    M. Trump a raconté l’une des scènes, qui, selon lui, étaient « des lieux de sépulture de plus de 1 000 agriculteurs blancs » dont les voitures de leurs proches faisaient la queue le dimanche matin pour visiter leurs tombes. « C’est un spectacle terrible », a-t-il déclaré. « Je n’ai jamais rien vu de tel. »

    M. Ramaphosa s’est retourné pour regarder l’écran pendant que M. Trump racontait, puis a remis en question l’emplacement des scènes de la vidéo, affirmant qu’il ne les reconnaissait pas comme en Afrique du Sud.

    Crisse d’épais!

    https://www.nytimes.com/2025/05/21/us/politics/trump-ramaphosa-south-africa-visit.html?smid=nytcore-ios-share&referringSource=articleShare

    1. gl000001 dit :

      « Je le dis donc c’est vrai. L’Élu a parlé. Believe him. » 🙁

    2. Haïku dit :

      @Madalton — 14:06
      Merci pour l’info ! 👌

    3. Philippe Deslauriers dit :

      Cyril Ramaphosa est noir.
      Trump est raciste.
      Elon fait partie de l’ancienne élite blanche raciste qui faisait pesé l’aparteid sur l’afrique du sud.
      Et tra la la

      Du moment qu’un président, maire, etc n’est pas un blanc, trump lui attribu tout les malheur de la terres, meme ceux inventé.

  24. infophile2 dit :

    Où en seraient Trump et les républicains sans Fox News et autres entités mensongères du même acabit ?

    On peut procéder à différentes analyses toutes aussi valables les unes que les autres. Reste que les médias mensongers sévissent comme jamais aux États-Unis.

  25. Gilles Morissette dit :

    Et comment que les Démocrates auraient grand intérêt à lire ce document. Il pourrait en tirer des enseignements sur la façon dont ils doivent réaligner leur message.

    Sortir de leur Tour d’ivoire, aller parler aux gens, écouter ce qu’ils ont à dire et ,le mot est lâché, « se recentrer ». Hé oui, « revoir » leur message afin d’aller rejoindre un électorat qu’ils ont trop longtemps négligés.

    WTF. Ce n’est pas normal que le Parti de l’ESCROC soit vu comme le « Parti de l’espoir, de l’avenir ». L’ESCR$OC est en train de démanteler morceau par morceau, ce pays, sa Constitution, l’État de Droit, ses institutions et on ose appeler ça « l’espoir », « l’avenir ».

    Il faudrait demander à tous ceux qui ont crû en cette baliverne si leur situation actuelle est meilleure qu’il y a six (6) mois. Ce n’est certainement avec le « One Big Beautiful Act » et la présente guerre tarifaire que les choses vont s’améliorer.

    OUI, les Démocrates ont un sérieux examen de conscience à faire. Cependant, le bon peuple devra sortir de sa torpeur et commencer va réaliser ce qui est en train de se passer dans ce pays. Chaque jour qui passe fait en sorte que ce pays s’enfonce un peu plus dans le marécage de « son confort illusoire et de son indifférence navrante ».

    Les Démocrates devront donner plus de temps de glace aux Bernie Sanders, AOC, etc. afin de « brasser la cabane » et de mettre les Républicains en face de leurs mensonges. Dire et répéter encore et encore le message (« Vous êtes en train de vous appauvrir pendant que les Riches s’en mettent plein les poches »)

    Ils doivent utiliser tous les canaux de communication possible, même les réseaux comme Fox News, afin de rejoindre l’électorat qui les a boudé.

    Ça commence maintenant car les Mid Terms sont dans dix huit (18) mois.

    1. Madalton dit :

      Voici l’espoir selon Donald Trump:

      https://youtube.com/shorts/FgUuTIbeaaM?feature=shared

      1. Haïku dit :

        Très bon clip !
        Merci de l’envoi ! 👍

  26. lechatderuelle dit :

    Les mandats d’Obama avaient laissé une sensation d’avoir raté un rendez-vous important…
    Le Yes We Can n’avait pas fleuri ni apporté les fruits espérés…
    Le passage trumpien, la pandémie et le décrochage à droite toute des Occidentaux ont fait le reste.

    Tout a été chambardé en moins de 15 ans.
    Les gens ne s’informent plus de la même manière … quand ils s’informent.
    La culture générale des citoyens est beaucoup moins large et variée….
    La télé n’est plus le médium par excellence des foyers occidentaux.
    Les discours d’une droite conservatrice intransigeante ont été la réponse face aux tentatives d’inclusion de plusieurs types de minorités, qui rejoignaient les peurs ou ignorances du bon peuple qui avait une impression de se faire gaver de force….
    L’échec total de plusieurs gouvernements occidentaux, incapable de livrer, les yeux braqués sur les sondages,appauvrissant les sociétés en leur promettant que tout ira mieux sans que le bon peuple N’en voit ou ressente le « mieux »….
    L’enrichissement encore et toujours de la classe des riches au détriment des autres…
    Les fausses promesses face aux changements climatiques.
    L’impression que les entreprises et multinationales ne subissent jamais les contrecoups qui sont continuellement refilés aux contribuables…
    L’écœurement généralisé du bon peuple le fait virer à droite… donc on n’a pas fini de regarder le monde loin sur la droite du Père…

  27. jamande4 dit :

    Le taux d’approbation générale de DJT est encore de 42%! Comment s’étonner qu’il ait recueilli une majorité des voix avant qu’il ne s’attaque à la tâche d’achever de détruire la démocratie américaine. Qui est le plus fou, le fou ou ceux qui le suivent?

  28. Le Champ dit :

    Une reponse plus simpliste est que pour une majorite de la population la societe semble changee , evoluee etc… beaucoup trop vite. Que ca soit une demographie de plus en plus diversifier ou des changements sociaux trop extremes et rapides pour eux, ces gens semblent pretent a aller vers l’autre extreme dans l’espoir de ralentir ces changement et pour certains meme les annuler.

    Oublions jamais que pour beaucoup d’ americains le defavorise est avant tout un looser , un paresseux et une nuisances . Alors un filet social , on peut oublier ca aux US.

  29. Philippe Deslauriers dit :

    L’analyse des données des 50 responsables de l’election, 6 mois plus tard… ca vaux quoi?
    Tant qu’a moi, apres 4 mois de donald, le peuple est déjà ailleurs.

    Ceux a la barre du partie sont trop engluer dans les dons des gros donneurs. Au point de publiquement punir ceux qui montre leur mécontentement du donald.

    Je suis sur qu’il mettrons les bâtons dans les roues d’AOC.
    Je me demande meme si le fait d’être sous le drapeux dem ne serait pas nuisible a AOC.

    Mais bon… avec la division de votes que cela causerait…

    1. Richard Hétu dit :

      Pour apprendre d’une défaite, il faut savoir de quoi elle est faite!

  30. Steve dit :

    La désinformation à la sauce fox news ou Rogan, voici ce que ça donne.

    Le partie Démocrate à pris ces gens pour acquis et à passé trop de temps a défendre les intérêts d’une toute petite minorité.

    Présentement, avec le charcutage du Medicare, les Dems doivent reprendre le flambeau sur le côté sociale et visé la classe moyenne.

    LE GOP promet une droite religieuse, se qui plait au latino qui sont très religieux et promet de faire revenir des jobs pour les ouvriers, même si ça n’arrivera jamais, ils sèment l’espoir.

    Les Démocrates doivent raviver l’espoir de fixer toutes les problèmes que Trump va laisser. Le problème avec Biden et Harris, c’est qu’ils ont réparé l’économie désastreuse laissé en plan par le FLOTUS mais ils ne l’ont jamais dit. Donc ils ont laissé la désinformation faire le reste au lieu de le dire partout.

    1. Madalton dit :

      Ils avaient la meilleure économie mondiale, le taux de chômage le plus bas en 50 ans, création d’emplois record, une transition énergétique efficace, etc et ils n’ont pas parlé de leurs réalisations.

      Ça me fait penser à la taxe sur le carbone du PLC qui n’a jamais été expliquée aux canadiens. Elle n’avait aucun impact pour les individus car cette taxe leur était remboursée à tous les trimestres. Ils vont s’en apercevoir à compter de juillet quand ils ne recevront plus leur remboursement.

      1. Le baron dit :

        Ils s’en aperçoivent tous les jours à la pompe …

  31. citoyen dit :

    Kamala  »Électeur Payeur » Harris c’est ça son nouveau surnom..

  32. Boileau dit :

    Le post-mortem de cette défaite est multi-factoriel et plusieurs des analyses mentionnées sont pertinentes, mais il y a eu un éléphant qui a pesé sur la balance ou pour certains: un Black Swan.

    Ici, je parle du fait que Dieu est venu légitimer l’élection de l’élu en lui « tirant l’oreille »

    Le « fight, fight, fight » est ce qui a motivé tous les croyants (noirs ou latinos), ainsi qu’un athée qui observait la course, indécis et c’est à ce moment qu’il a décidé de miser ses millions sur l’élu.

    C’est cette combinaison qui a fait la différence !!!

  33. Charles IV dit :

    Elle a perdu parce qu’elle est une femme et une noire. Avec le racisme systémique qui sévit dans plusieurs coins du pays et le machisme qui l’accompagne, Kamala partait avec deux prises contre elle… Malheureusement, l’administration Biden aurait du prioriser les poursuites contre le Donald, de sorte qu’il aurait du faire sa campagne de derrière les barreaux, en combinaison orange.

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