Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« La peur n’est pas la seule chose contagieuse. Le courage est contagieux, le courage des Américains qui s’unissent face à la plus grande crise économique provoquée par l’homme dans l’histoire moderne de la présidence. […] Le courage des Américains qui s’expriment pour dire qu’il n’est pas acceptable de violer les décisions de justice. Il n’est pas acceptable de détenir et de faire disparaître des citoyens américains ou qui que ce soit d’autre sans procédure régulière. Le courage des juges de faire respecter l’État de droit face à ceux qui veulent les emprisonner. Le courage des universités qui défient les demandes inconstitutionnelles qui menacent la poursuite de la vérité et de l’indépendance académique. »

— Kamala Harris, ancienne vice-présidente des États-Unis, prononçant mercredi soir à San Francisco son premier discours d’importance depuis l’élection présidentielle de novembre 2024. Discours qui coïncidait avec le 101e jour du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

P.S. : Tout en vantant la mobilisation des certains élus démocrates, dont Alexandria Ocasio-Cortez, Cory Booker et Chris Van Hollen, Harris a mis en garde son pays contre une crise constitutionnelle : « Si le Congrès ne fait pas sa part, ou si les tribunaux ne font pas leur part, ou si les deux font leur part mais que le président les défie quand même – eh bien mes amis, cela s’appelle une crise constitutionnelle, et c’est une crise qui finira par avoir un impact sur tout le monde. Car cela signifierait que les règles qui protègent nos droits et libertés fondamentaux, qui garantissent que chacun d’entre nous a son mot à dire sur le fonctionnement de notre gouvernement, n’auront plus d’importance. »

P.P.S. : Harris sur la politique tarifaire de son rival de 2024 : « Certains décrivent ce qui s’est passé ces derniers mois comme un chaos absolu. Et bien sûr, je comprends pourquoi. C’est certainement vrai pour ces droits de douane. Des tarifs qui – comme je l’avais prédit – invitent clairement à la récession. »

(Photo Getty Images)

62 réflexions sur “La citation du jour”

  1. Syl08 dit :

    Pourquoi n’entendons nous pas de tels discours plus souvent? Pourquoi ce sont les idioties de l’Eglise de la Trumpologie qui nous sont rapportées jour après jour jusqu’à plus soif? Serait-ce parce que les deuxièmes font vendre plus de copies?

    1. marylap dit :

      C’est surtout parce que les 2e ne sont pas au pouvoir.
      Il faut parler des gestes dictatorial de Trump. Ça pousse la résistance à s’organiser.

      1. galgator dit :

        Il va falloir que ce mouvement passe en 2e vitesse car chaque jour de plus sont des personnes et des droits qui sont bafoués. Le bateau coule …

    2. MarcB dit :

      C’est surtout qu’il faut que les messages tel que celui de Harris atteignent leurs cibles.

      Foxnews ne rapportera jamais de tel messages, et plusieurs fans de Trump admettent qu’ils ne suivent même pas les nouvelles…
      lire « Confidences pompettes après 100 jours de Trump »
      https://lp.ca/uyHiPq?sharing=true

      1. Dekessey dit :

        Bingo.
        Kamala et les autres s’adressent aux convertis. Impact négligeable.

      2. Benvoyondon dit :

        Il est grand temps que ces messages soient diffusés adéquatement. Qu’on fasse campagne.

    3. Jean-Guy Pouliot dit :

      Un sondage trump/Harris que j’ai vu sur CNN ce matin indique que trump est supérieur à Harris en économie. Il serait donc temps pour les Démocrates de s’unir et de se voter un chef supérirur à Harris.

  2. Mcdodo dit :

    Les faussetés ont pris le dessus sur la vérité, la démocratie est entrain de se dissoudre.

    1. POLITICON dit :

      TROP PEU TROP TARD

      Les beaux discours ne suffisent plus, ils ne font qu’enrager Donald et ce dernier instrumentalise la Justice contre ses opposants. S’il y avait soulèvement de la population, elle encouragerait Donald à instaurer la loi martiale, repousser ou annuler les élections de mi-mandat pour sauver sa peau. Tout ca devant un Congrès moribond puisque depuis son arrivée, Donald gouverne par décret et n’a plus besoin d’eux.

      Les américains ont trop attendu et ils ont perdu. Il est trop tard pour renverser la machine MAGA qui a fait des démocrates les ennemis de l’État. Donald est à 2 doigts de demander aux MAGA de se faire justice pour sauver la grande nation des États-Unis prise prise en otage par les ‘radical left’. Donald ne retournera JAMAIS citoyen ordinaire.

      1. Chanounou dit :

        @Politicon,
        Bien d’accord avec vous: il leur aurait fallu bouger bôôôcoup plus tôt, dès que 457 a bafoué le premier droit fondamental ( oui mais lequel? Dans la forêt de « Sharpie decrets », pas facile!)
        Au moindre mouvement de foule important ( et ils n’attendent que ça…) 457 va taxer tous les manifestants de  » Terroristes » et envoyer la troupe!

      2. Orphee dit :

        Donc il ne faut rien faire?

        Je pense qu’il est jamais trop tard pour se soulever … ça va faire encore plus de bordel c’est sure mais ont ils vraiment d’autres options?

      3. SCOTUS n’a pas dit son dernier mot. Il y aura confrontation POTUS/SCOTUS et le résultat rétablira l’ordre ou ça sera une « guerre » civile vite réprimée par l’armée si elle répond aux Commandants de trump.

  3. Rick dit :

    Il faudra que d’autres se lèvent pour brasser la cage et abattre ce monstre hideux qui plastronne et défie le monde entier! Cette situation ne peut durer…imaginez dans un mois quand les chaînes d’approvisionnement seront brisées, que les prix auront encore monté et que les milliers de nouveaux chômeurs vont manifester… ça fera un cocktail explosif ! Je le dis encore: Carney doit attendre encore un peu pour négocier avec le monstre, qui sera alors en descente accélérée dans les sondages…

    1. Chanounou dit :

      @Orphée,
      Malheureusement oui, il faut faire quelque chose mais les voies légales vont leur être fermées.
      Incrédules et assommés par ce à quoi ils assistent, ils veulent encore y croire mais…
      En seulement 3 mois on a assisté a des trucs tellement inimaginables qu’on ne peut tout de même pas espérer qu’ils vont s’arrêter en si bon chemin…
      En effet, la bande du Project 25 a eu 4 ans pour peaufiner , pour parer à tous les coups possibles et ils ne sont pas près de lacher le morceau….

      Il ne va rester que la révolution , le coup d’état militaire ou la guerre civile. 3 possibilites qui reviennent au même…
      Comme beaucoup disent ici: » ca va être laid, très laid « …

  4. PovDeRire dit :

    Bien dit Rick:
    Carney va pas te faire  »Zelenskyner » dans le bureau  »avale » par ces fous furieux!

  5. ghislain1957 dit :

    « La peur n’est pas la seule chose contagieuse. Le courage est contagieux… »

    Les zaméricains ont eu peur d’élire une femme et maintenant, ils n’ont pas le courage de défier le dictateur qu’ils ont élu. Pays de pleutres et de sans couilles.

    1. Chanounou dit :

      @Ghislain,
      Normal: beaucoup de femmes de tête font davantage peur qu’un dictateur, surtout si il a assuré ne l’être que le premier jour…

  6. Richard Dufour dit :

    Comme c’est bon de revoir Kamala Harris.

    Très intelligent d’inclure dans son discours les démocrates qui sortent du lot par leur courage.

    « Tout en vantant la mobilisation des certains élus démocrates, dont Alexandria Ocasio-Cortez, Cory Booker et Chris Van Hollen, Harris a mis en garde son pays contre une crise constitutionnelle »

    Un message rassembleur qui va au delà de la victoire personnelle.

    Je reviens sur la force des citoyens.

    Cette force doit être canaliser par des leaders.

    N’est-ce pas ce qu’a fait pmurt mardi soir lors de son rallye. Que voit-on sinon des gens survoltés par leur leader ?

    J’y crois à cette force dont on a pas encore vue l’étendue !

    J’attends la suite avec espoir.

    1. PovDeRire dit :

      Bien dit Richard:
      La folie furieuse des rallys trumpistes n’est que destructrice..,
      Facile de détruire…mais difficile de reconstruire!

    2. MarieFrancineF dit :

      Bien dit RichardDufour !

    3. @Richard Dufour: bien vu, mais pour voir la force citoyenne se lever, il faut atteindre un certain seuil de misère et de douleur. Un des problèmes, mis à part les tarifs, c’est que plusieurs mesures destructrices du clown orange ont un effet négatif à retardement. Par exemple l’abolition ou les réductions draconiennes dans les agences gouvernementales chargées d’établir et de faire respecter les normes environnementales, les règlements dans les transports, la surveillance dans l’alimentation et les médicaments, celles régissant les banques etc… Combien de temps avant qu’une crise majeure découlant de ces mesures ne vienne secouer le pays ? Pas évident surtout pour l’américain moyen de tisser un lien de cause à effet dans un tel contexte. Les américains sont tellement ignares et obnubilés par leur gourou que ce dernier pourrait leur faire gober qu’une catastrophe dans un de ces domaines aura nécessairement été causée par son prédécesseur.

  7. PATlecamer dit :

    Ce bilan désastreux de l’homme fort des É-U, brossé par Kamala, a produit déjà une IMPOPULARITÉ qui devrait servir de signal d’alarme à une administration et à un Parti républicain d’une SERVILITÉ confondante.

    Cette impopularité témoigne de l’interprétation excessive faite par le DICTATEUR en herbe d’une réélection nette, sans être massive. Les électeurs qui l’ont porté au pouvoir n’avaient manifestement pas souscrit au projet que ce dernier s’efforce de mettre en place.

    Il est pourtant peu probable que le Trumpeur apprenne des ERREURS de son début de mandat. Les difficultés rencontrées pourraient plutôt le pousser à la surenchère, d’autant qu’il peut compter sur une base qui ne lui a jamais fait défaut, même aux pires heures de sa carrière politique.

    Cette obstination rend encore plus nécessaire un discours de vérité sur les errements de cette présidence tout en tirant les leçons de la défaite de novembre. Mais le Parti démocrate, qui devrait le porter, en semble pour l’instant incapable, hélas.

  8. Alexander dit :

    Harris a mis le doigt sur quelque chose de fondamental: le courage.

    Le vrai courage, c’est d’avoir peur, mais de surmonter sa peur.

    On appelle ça l’instinct de survie.

    Trump base sa domination sur la peur de lui, en essayant d’imposer le respect par la force plutôt que par le respect , qui lui, ne s’achète pas.

    De toute façon, le respect est une valeur inconnue du dictionnaire trumpien.

    Woodward le résumait bien dans son livre Fear.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que Trump est un peureux maladif. Il est obligé de s’autocongratuler et de faire des babounes méchantes pour se convaincre. Il est prêt à écraser ses opposants car il a peur du dialogue, il a peur de montrer ses limites au grand jour,

    Alors, il crie, il menace, il intimide, il harangue, et se cache derrière ses avocats et l’armée de conseillers qui se plantent devant lui pour prendre les coups à sa place, avec une loyauté sans faille.

    Il me fait tellement penser au Méchant des grands shows de lutte WWE. Un show, mais dans la vraie vie avec des vraies décisions et des vraies conséquences. Pas un spectacle d’adrénaline et de ketchup savamment choregraphié.

    En définitive, la WWE montait un show pour faire du cash, beaucoup de cash. Parlez en à Linda McMahon.

    Le show Trump, c’est un peu la même chose. Un show et beaucoup de cash. D’ailleurs, l’ami Donald n’a t il pas participé personnellement à un show de lutte? Me semble que oui dans son jeune temps de playboy parvenu.

    Il faut que les démocrates lâchent leur tasse de thé et sautent dans l’arène.

    Un show WWE, ça a un effet crescendo. Le Bon mange plein de coups sur la gueule, des coups de chaise et le reste, il passe in extrémis à deux doigts de la défaite, mais le bras se lève comme ressuscité, il se dresse tout un coup, tape le Méchant à répétition, le lève et le projette violemment et l’achève pour le compte de trois.

    La méthode Hulk Hogan, mais version démocrate.

    La grande question, qui sera le Bon du nouveau script, sachant que Hogan est vieux et MAGA.

    1. PovDeRire dit :

      Bien dit:
      La lutte est un show théatral …qui s’organise!
      Comme le projet des fous furieux à la maison des ripoux!

    2. MarieFrancineF dit :

      Bien « imagé » Alexander !

    3. Linda dit :

      @Alexander
      Ce n’est pas aux démocrates de bloquer ou d’agir du moins ils aimeraient mais non aucun pouvoir, les républicains sont majoritaires au Congrès dans les 2 chambres. Le peuple peut agir et c’est ce qu’ils font mais le danger est que Trump envoie l’armée et comme Hegseth est un pantin, il ne se gênera pas pour l’envoyer contre la population. Ce qu’il faut pour les USA, c’est le réveil des républicains de Congrès, qu’ils sortent de leur sommeil, le printemps est là. Que ceux-ci fassent leur travail de contrepoids politique. C’est là que la population doit frapper, soit aux portes des républicains. Si les choses s’aggravent, j’espère qu’il y aura dissidence chez l’armée.

  9. Louise dit :

    Kamala a très bien parlé mais il faut plus.
    Il faut que des dizaines d’autres élus démocrates se manifestent pour informer et réveiller les américains de ce qui les attend s’ils ne font rien.

    Trump est très sensible à l’opinion publique et même s’il fait semblant de ne pas croire les sondages, cela l’affecte beaucoup plus qu’on pense.
    On dit souvent que ce qui le motive c’est l’argent, le pouvoir et l’adulation.

    Les démocrates doivent ébranler les colonnes du Temple en inondant la zone, exactement comme il le fait lui-même.
    Il doivent se montrer, parler, motiver la population et mettre des bâtons dans les roues de de cette administration servile et incompétente. Il faut qu’ils fassent preuve de courage, c’est le seul antidote contre la peur.
    Ils doivent l’attaquer sur ses points faible, pas en se moquant parce que ça pourrait se retourner contre eux, mais en étalant les faits au grand jour et en démontrant les conséquences néfastes des décrets de l’imposteur.

    Les journalistes honnêtes et sérieux doivent continuer d’informer pour donner une voix à tous ceux qui se sentent impuissants devant la destruction des fondements de leur pays.

    Les citoyens doivent aussi faire leur part en descendant dans la rue, en écrivant sur les réseaux sociaux pour démontrer les effets réels des coupes, des tarifs et des expulsions dans leur vie quotidienne.

    En un mot, il faut une mobilisation de masse si les américains veulent sauver leur démocratie. Ce sera long et difficile mais l’enjeu le commande.

  10. Est-ce qu’il y avait tant de monde que ça qui approuvait leurs gourou à ce show ? Peut-être ont-ils été payés pour assister à cette mascarade.

    Les américains devraient houspiller sans relâche leurs élus de la chambres des représentants et au sénat qui se pognent le beigne et qui laissent le gros cave détruire le pays.

    HS : j’espère que M. Carney refusera de participer à son show de tv à la maison blanche. On verra …

  11. Niouininon dit :

    COMPRENDRE? Ce sont là de bien belles paroles et elle sont tout à fait vraies, mais j’ai de la misère à croire que la majorité des états-uniens vont y comprendre quoi que ce soit. Ce langage juridique touche l’élite et quelques membres de la classe moyenne mais pas Monsieur et Madame tout le monde.

    Les USA sont déjà un pays presque du tiers-monde, comme on appelait jadis les nations sous-développées. Les écarts entre riches et pauvres s’agrandissent, on voit qui crie le plus fort quand les marchés chutent: les riches…

    Pour les médias, KH est un bon modèle de rectitude devant le potentat de la MB. Mais que faire de toute cette conclusion, comment concrètement détricoter le tissu de mensonges et d’actions abjectes des charlatans au pouvoir? C’est ce qui manque, un plan, une feuille de route, une issue de sortie vers le bon sens…

  12. loulaf dit :

    Bien sûr ça prendrait plus de personnes comme Harris pour dénoncer cette dictature qui se met en place. Cependant, je crois que la majorité des électeurs désapprouvent les actions de la crapule . Certains manifestent , d’autres attendent le mi- mandat pour exprimer leur mécontentement.

    Le criminel et ses conseillers doivent déjà penser à annuler les Midterms en provocant une crise quelconque ou truquer assez pour gagner. Le but ultime de la crapule est de rester à la Présidence jusqu’à sa mort, à moins que le destin en décide autrement….

  13. Anizev dit :

    En aparté, il ne faut pas oublier qu’ici 41% des canadiens ont voté pour mini-Trump. Même discours méprisant, contre le climat, contre les wokes, contre la presse, contre les universités, contre les programmes gouvernementaux, etc. Il est où notre courage ?

    1. gl000001 dit :

      41% de 66%, ça fait 27%.
      C’est le même principe qu’aux USA. Il y a des gens qui votent toujours conservateurs peu importe leurs politiques rétrogrades depuis qu’ils ont fusionné avec le Reform Party. Il y a des gens qui votent contre les libéraux parce que « ça prend du changement » (même si PP est pire que Carney).
      Et il y en a du courage au Canada. 25% d’albertains soutiennent le mouvement séparatiste. 😉

  14. le_furote dit :

    Un beau discours nécessaire d’une personne brillante. Comme bien d’autres qui se mobilisent (et doivent se mobiliser) contre le furoncle jaune orange dans le poste le plus important du pays: on le voit, à lui seul, il met par terre une économie des plus performantes de la planète. Et c’est exactement ce qu’il cherche avec cette attention: que cette classe de gens brillants et intellectuels se préoccupent de lui, le cancre incompétent, qu’on aurait complètement négligé et ignoré en temps normal.

    À un moment donné, ça prend un Pearl Harbor pour réveiller cette masse de gens endormis et abrutis. Quand et quoi? Ça fait 9 ans que je suis cette affaire, une fatigue commence à s’installer. Mais je suis toujours là, avec mon popcorn.

    Ciao

  15. Réjean Caisse dit :

    Une partie des américains lui ont préféré l’autre? Comment ont-ils pu faire la comparaison, et déterminer qu’il était le meilleur candidat.

    1. simonolivier dit :

      Zêtes jamais promené dans le deep South vous? Vous comprendriez pourquoi.

  16. Gilles Morissette dit :

    Ce genre de discours auraient dû être prononcé il y a bien longtemps. Cependant, soyons réaliste. L’Américain « lambda » sera incapable d’en saisir le sens encore moins l’importance, trop occupé qu’il est à contempler son nombril en croyant que les USA sont « the Best » dirigé par « the greatest president ever ».

    Au risque de passer pour « un casseux de party », ces sages paroles n’atteindront qu’un nombre restreint de personnes certainement pas les « poorly educated », les MAGAS à calotte made in China » et autres bibittes du même acabit qui composent l’essentiel de la base électorale de l’ESCROC.

    Il faut que d’autres politiciens, des personnalités publiques, des influenceurs, des gens du milieu des affaires, du milieu de l’enseignement, de simples citoyens se lèvent, prennent leur courage à deux (2) mains et dénoncent le « mensonge institutionnalisé » érigé en système par l’administration de crapules qui dirigent ce pays.

    La révolte gronde, les gens se mobilisent mais il faut faire plus. Il faut frapper les Républicains là ou ça fait mal. Il faut marteler encore et encore le même message ,partout ou il est possible de le faire.

    Les médias doivent également faire leur part. Continuer de sortir les magouilles d’un administration qui ne respecte pas la Loi et qui bafoue à chaque jour non seulement la Constitution mais l’autorité des Tribunaux.

    La guerre est déjà commencée. L’objectif est de sauver la démocratie ainsi que toutes les valeurs qui ont façonné ce pays. Ce sera ardue, difficile, long , rempli d’embûches de toutes sortes. L’ennemi est sournois, dangereux et dispose de tous les leviers de l’État pour endiguer cette révolte. Il n’hésitera pas une seule seconde à les utiliser.

    Il faut être prêt à tout. Les enjeux sont trop importants pour qu’on lâche au premier coup de vent. Kamala Harris vient de donner l’exemple, L’ex président Obama l’a également fait sans oublier la mobilisation engendré par Sanders et AOC.

    Ils ont ouvert la voie. À d’autres de suivre le chemin.

  17. Steve dit :

    Malheureusement aux USA le free speech est rendu le Right to lie.

    Chez Faux News et autres média de droite.

    Chaque événement négatif fait par le GOP est caché mais si le même événement arrive aux Démocrates, il est amplié mille fois.

    Chaque événement positif fait par le GOP est amplié mille fois mais serait caché si c’est fait par un Démocrate

  18. Richard Dufour dit :

    Quelle conclusion en tirer ?

    Les Conservateurs ont fait des gains appréciables et n’ont pas élu Poilievre.

    Y a t’il un message ? Erreur de parcours ou rejet de la vision Poilievre ?

    1. lechatderuelle dit :

      Richard Dufour
      Conclusion?
      J’oserais dire que ça représente 2 angles…
      1-Un réel désabusement du parti Libéral après 9 ans de mauvaise gestion….
      2-le style baveux de Poilievre n’a pas passé….

      Autrement dit, avec un autre chef, les Conservateurs seraient au pouvoir à Ottawa…
      Carney y est par dépit… et non pas par confiance de la part des électeurs… sa réputation a été tout juste suffisante pour lui donner les clés du pays..
      La patience sera courte envers Carney et sa bande…
      Ce serait une très bonne chose qu’on voit moins ou pas du tout Champagne….

      1. simonolivier dit :

        Comme d’habitude, vous faites une très mauvaise lecture de la politique canadienne. Carney est drabe mais inspire la confiance. La patience ne sera pas si courte. Le Bloc ne voudra pas d’élections fédérales avant 2027 question de ne pas interférer dans les campagnes municipales de cet automne et les provinciales de 2026. Et pour ce qui est de Champagne, au contraire, le parti doit lui donner beaucoup de place au Québec. C’est un bon vendeur et motivateur qui possède bien ses dossiers.
        Le seul point sur lequel je suis d’accord est qu’avec un autre chef, Patrick Brown, les conservateurs auraient réussi un raz de marée.

  19. Richard Dufour dit :

    Le leadership passe aussi par une hiérarchie.

    De tous les leaders, de Kamala en passant par AOC, Booker et les autres, ça commande un leader des leaders, sinon kossa donne ?

    Je souhaite que cette société US donnera, non provoquera des occasions de donner le micro à Kamala le plus souvent possible.

    Où à une autre personne mais ici il faut un visage, le même tout le temps.

    À cette personne va se greffer naturellement d’autres leaders pour former cette structure qui manque cruellement aujourd’hui.

    Qui va prendre la pôle ?

    1. gl000001 dit :

      « Le leadership passe aussi par une hiérarchie. »
      Je crois que vous avez la vision canadienne du leadership en politique. Du coté USA, c’est pas mal plus « lousse ». Exemple, si un représentant/sénateur/gouverneur est pressenti pour se présenter à la prochaine course à la chefferie, il monte dans la hiérarchie.
      C’est plus un nuage de points qui est très actif. Autre exemple : Beto O’Rourke et Stacey Abrams. On en a entendu parler beaucoup il y a quelques temps. Maintenant ou sont ils. Dans le nuage mais pus bas.

      1. Richard Dufour dit :

        Gl,

        J’aurais dû compléter ma phrase et y aller comme suit

        Le leadership passe aussi par une hiérarchie pour une meilleure efficacité.

        J’y vois une structure, une machine pour contrer pmurt.

        Cette structure va au delà des races, des religions, des cultures etc.

        Et de votre point de vue, je comprend votre intervention.

      2. gl000001 dit :

        Yoda dirait «  »The dark side clouds everything. Impossible to see the hierarchy is. »

      3. Richard Dufour dit :

        Gl, ok pour Yoda mais vous, vous en pensez quoi ?

      4. gl000001 dit :

        Ca me semblait clair : le nuage de points !! Il n’y a pas un groupe qui est capable de se coordonner à une si grande échelle aux USA. Ils sont trop « libres » !! Selon certains il y aurait 7 pays en Amérique du Nord. Selon d’autres, c’est la campagne contre les villes. C’est impossible de rallier tous les gens sous UN leader.

      5. Richard Dufour dit :

        Là c’est clair.

        Faut commencer quelque part.

        Ce qui m’étonne vous commencez en disant que c’est impossible, Lechat est pareil

        Face à pmurt, jusqu’où un mouvement engendré par un leadership structuré peut aller.

        C’est le début de quelque chose.

      6. gl000001 dit :

        SVP, ne me comparez pas au chat. J’essaie pourtant de ne pas me contredire !!

        J’ai « terminé » en disant « C’est impossible de rallier tous les gens sous UN leader. » Un nuage, ce n’est pas très structuré !!

      7. Richard Dufour dit :

        Hé hé hé, j’ai fait exprès !

        Il m’arrive d’être taquin !

  20. jamande4 dit :

     » Si le Congrès ne fait pas sa part, ou si les tribunaux ne font pas leur part, ou si les deux font leur part mais que le président les défie quand même – eh bien mes amis, cela s’appelle une crise constitutionnelle, et c’est une crise qui finira par avoir un impact sur tout le monde. Car cela signifierait que les règles qui protègent nos droits et libertés fondamentaux, qui garantissent que chacun d’entre nous a son mot à dire sur le fonctionnement de notre gouvernement, n’auront plus d’importance.  »

    Madame Harris, en parlant au conditionnel, est en retard de plusieurs révolutions de la Terre… La crise est là depuis des lustres…
    Quelqu’un a-t-il vu que le DOJ avait non seulement abandonné toutes les poursuites en vertu du Voting Rights Act contre les villes et États qui en avaient enfreint les dispositions, mais que tous les enquêteurs avaient aussi été limogés? Tout le département a été fermé.
    Les républicains pourront dorénavant tenir les élections à leur manière sans crainte de poursuites.
    Quelqu’un a-t-il vu aussi les images de la réunion du cabinet Trump où tous tenaient un concours à savoir qui tirerait la plus longue langue brune pour lécher l’ego de DJT? Absolument abject!
    Allez lire le billet d’Alexandre Sirois dans La Presse sur le livre de Giuliano da Empoli « Les prédateurs sont parmi nous »:
    « Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, donc, les masques sont tombés. On a compris que « les seigneurs de la guerre numérique », pour reprendre l’expression de Giuliano da Empoli, ne cherchent pas seulement à accumuler de la richesse. Ils veulent carrément imposer leurs vues sur la façon dont nos sociétés doivent être gérées.

    Et cette nouvelle élite se sent désormais assez puissante pour le faire. »

    https://www.lapresse.ca/dialogue/chroniques/2025-05-01/grande-entrevue-avec-giuliano-da-empoli/les-predateurs-sont-parmi-nous.php

  21. treblig dit :

    On l’a dit, les juges n’ont pas d’armée ou de corps policier pour faire respecter ses décisions. Même les US Marshalls relèvent ultimement de Pat Bondi du DoJ. Seule la tradition de respecter les décisions des juges préserve le 3e pilier du tabouret ( le judiciaire) pour sa stabilité.

    Mais passer outre ce 3e pilier n’est pas sans conséquences dans la démocratie américaine. On marche vers l’autoritarisme en ce moment.

  22. _renaud dit :

    Bon discours. Le timing est bon également. Juste au moment où les politiques de Trump commencent à affecter les gens dans leur réalité quotidienne.

    On peut dire qu’elle ne fait que prêcher a des convertis mais quand le stock dans les étagères va commencer à manquer et que les prix vont exploser les sceptiques vont commencer à se dire finalement elle a peut-être raison.

    1. Haïku dit :

      Bien vu !

  23. lechatderuelle dit :

    Richard Dufour

    En politique américaine ce sont plus des one-man show chacun de leur bord…
    Ils ne reconnaissent que le Président comme leader….
    une fois les élections terminées, y’a un leader le Président et les autres jouent du coude pour se faire une place au soleil au détriment des autres….
    N’ayant pas de chef de parti, c’est à chacun de s’offrir comme saveur du jour, de la semaine ou rarement du mois…

    La hiérarchie en politique américaine a plus ou moins un poids à part le Président…
    Le Chef du Congrès n’a pas un réel leadership étant sur un siège éjectable…
    Le Chef du Sénat ?? Sinon créer un front commun contre l’autre partie, le leadership a beaucoup moins de lustre que voilà 20 ans…

    Avec les réseaux sociaux tout est fragmenté, segmenté minimisant les hiérarchies…
    Ça se fédère pour une cause ou une théorie et encore là, sans chef de meute….

    Trump en est aussi un exemple frappant du solitaire qui agit dans un one man show en imaginant être le Centre du Monde…
    Le réseaux sociaux pullulent de ce genre de « leaders »…. dans un désordre « déshiérarchisé »….

  24. Chanounou dit :

    Je ne sais si vous avez eu accès a cet article du Monde ( abonnés only).

    Mona , abonnée, me l’a envoyé sur mon WA .
    Je vous le copie.
    Bonne lecture et non 1er Mai à tous
    —————————————————
    Steve Bannon, stratège de la première campagne de Trump : « Nous voulons rendre cette révolution permanente, nous emparer des institutions »
    Celui qui conserve une vraie influence dans la galaxie d’extrême droite MAGA décrypte, pour « Le Monde », les ressorts du deuxième mandat du président des Etats-Unis, « incomparable » avec le premier.
    Par Ivanne Trippenbach (Washington, envoyée spéciale)
    ******
    Une élégante bâtisse de Capitol Hill, derrière la Cour suprême, à Washington, datant de 1805. Au sous-sol, aménagé en studio d’enregistrement, les caméras sont éteintes. On trouve des gravures du Christ, un thermos siglé Moms for Liberty, mouvement de femmes ultraconservatrices, un ouvrage sur les ambitions de la Chine pour désindustrialiser l’Occident… Steve Bannon, cerveau de la première campagne de Donald Trump et architecte de sa « révolution national-populiste », reconverti en animateur du podcast « War Room » après qu’il a été écarté de la Maison Blanche en août 2017, se dit « joyeux ». Ce représentant de l’aile droite du mouvement MAGA (Make America Great Again), passé par la prison après avoir entravé l’enquête du Congrès sur l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021, reçoit Le Monde samedi 19 avril pour passer en revue les cent premiers jours du deuxième mandat de Donald Trump.

    Trump 2 est « incomparable » avec Trump 1, dit l’ancien stratège, qui conserve une vraie influence dans la galaxie d’extrême droite MAGA. « C’était providentiel que nous ayons gagné en 2016. Une victoire surprise, sans organisation. » La défaite de novembre 2020 – qu’il appelle toujours « l’élection volée » – aurait même été bénéfique. « C’était la divine providence. Nous avions besoin de ces quatre années. Quatre ans consacrés à penser et planifier tout ce qui se fait actuellement, chaque jour. »

    Il y a eu « la stratégie du bureau de vote » d’abord, visant à conquérir le Parti républicain par le bas et à faire émerger une nouvelle élite. « La clé du mouvement MAGA, c’est que des gens du peuple ont pris des responsabilités [au sein du Parti républicain] et sont passés à l’action. Cette stratégie a permis d’[en] prendre le contrôle, au niveau des Etats puis de l’état-major national. Cela a construit une véritable base pour le président Trump, active et engagée sur le terrain. » Une nouvelle génération MAGA a investi le Congrès en 2024.

    « Parallèlement, poursuit Steve Bannon comme s’il officiait encore à la Maison Blanche, nous voulions nous assurer que nous aurions un vivier, pas comme la première fois. En 2016, la plupart des membres du gouvernement étaient des RINO [Republican in Name Only, “républicains seulement de nom”, formule péjorative qui désigne les modérés]. Même à la Maison Blanche, ils n’étaient pas des MAGA. » L’équipe Trump a cette fois préparé son spoils system – pratique qui consiste, pour toute nouvelle administration, à placer des fidèles à quelque 4 000 postes-clés de l’Etat fédéral –, misant sur des hauts fonctionnaires ultra-loyaux pour transformer l’Amérique. « L’Etat compte 2 millions à 2,5 millions d’agents. Mais vous n’en avez que 4 000 qui comptent. Mille sont des nominations confirmées par le Sénat, membres du gouvernement, directeurs d’agences, procureurs fédéraux et juges. Trois mille peuvent être recrutés dès le premier jour. C’est absolument impératif, car ce sont eux qui mènent à bien le programme. Il y en a déjà 2 200 à 2 300 aux postes de pouvoir. Voilà pourquoi c’est extraordinairement plus rapide que la dernière fois. »

    « Action, action, action »
    Où Trump a-t-il rallié autant de fidèles MAGA ? A partir de 2021, la bataille idéologique et culturelle a pris le relais, à travers des groupes de réflexion conservateurs : l’America First Policy Institute, dirigé par Brooke Rollins, aujourd’hui ministre de l’agriculture ; l’America Law Institute de Stephen Miller, influent conseiller politique à la Maison Blanche ; le Center for Renewing America du nationaliste chrétien Russel Vought, directeur du bureau de la gestion et du budget. Et, bien sûr, la puissante Heritage Foundation, à l’origine du Projet 2025, feuille de route de la campagne de Trump qui vise à remettre en cause les institutions et l’ordre international post-1945. « C’est mon livre de chevet », dit Steve Bannon en montrant l’épais volume de 900 pages. « Tous ces groupes ont bâti un programme, construit un réseau d’experts, des cadres qui ont travaillé ensemble, se connaissent… C’est pourquoi on a pu mettre en œuvre dès le premier jour la stratégie de “flood the zone” [stratégie de la submersion] avec 10 ou 12 décrets présidentiels signés par jour. »

    Steve Bannon rit quand on lui parle du réveil des démocrates. Il s’amuse que même des voix réputées conservatrices, comme l’ex-éditorialiste David Brooks, appellent à « stopper Trump ». « Ces cent premiers jours, c’est action, action, action ! Nous submergeons l’opposition. La gauche va devant les tribunaux parce qu’elle n’a aucun pouvoir politique. La mobilisation dans la rue est assez faible, par rapport à la dernière fois. Il y a des gens mécontents, bien sûr, mais leur seule façon d’empêcher l’action de Trump, c’est de le ralentir. »

    Pendant ce temps, l’administration Trump élargit le champ du pouvoir exécutif, contournant le Congrès sur la politique commerciale ou les juges sur les expulsions d’immigrés. « Le pouvoir aux Etats-Unis est institutionnel. Nous voulons rendre cette révolution permanente, nous emparer des institutions », résume Steve Bannon, qui justifie le bras de fer engagé par l’administration Trump avec la Cour suprême sur le cas Abrego Garcia, expulsé à tort au Salvador, ou sur le droit du sol protégé depuis près de cent soixante ans.

    « Nous avons écrasé les cabinets d’avocats. Ils sont le tissu de muscles, les tendons qui relient le Capitole, Wall Street et la classe politique », poursuit-il, après que le cabinet new-yorkais Paul Weiss a cédé à la Maison Blanche. Même pression sur les universités, menacées de perdre des fonds fédéraux. « Il faut purger les professeurs », insiste le titulaire d’un MBA à Harvard. Une offensive contre Columbia et Harvard qui n’épargne pas les universités publiques du Wisconsin, du Michigan ou de l’Illinois. « Il faut y aller, purger les 200 professeurs progressistes les plus dangereux, non pas seulement pour antisémitisme, mais pour leur néomarxisme », ajoute Steve Bannon sans s’embarrasser de la forme. Il se dit « très opposé à la plupart des étudiants étrangers. Si vous venez aux Etats-Unis et que vous voulez manifester, vous êtes immédiatement expulsé. » Même sans motif pénal, répond-il à l’unisson du gouvernement.

    La liberté d’expression, droit fondamental protégé par le premier amendement, ne vaudrait que pour les nationaux : « Notre mouvement vise à donner la priorité aux citoyens américains. Ces personnes ne sont pas des Américains ». Lui défend même l’expulsion « immédiate » de tous les étudiants chinois – une idée qu’il dit aborder « tout le temps » avec la Maison Blanche.

    Musk, un « homme vaincu »
    C’est Elon Musk, avec sa tronçonneuse brandie sur la scène de la Conservative Political Action Conference (CPAC), qui a le plus incarné ces cent jours. « C’est un homme vaincu, tranche Steve Bannon. Il va partir dans quelques semaines, sans aucun impact durable. Qu’a fait le DOGE [département de l’efficacité gouvernementale] ? Pas grand-chose. » Il accorde à son adversaire d’avoir « compris l’immensité bureaucratique, “l’Etat profond” qui constitue le gouvernement permanent. Mais il y a deux voies pour réduire le budget : la lutte contre la fraude et les gaspillages, ou bien les économies structurelles. J’ai été le premier à dire “Hé ! Montrez-moi l’argent.” Elon Musk a promis de dégager 2 000 milliards de dollars [1 760 milliards d’euros] par an. Par an ! Comme un deus ex machina. C’était un conte pour enfants, clairement absurde. Il est ensuite passé à un objectif de 1 000 milliards de dollars. Et maintenant, seulement 150 milliards de dollars… l’année prochaine, en 2026 ! » Les purges massives et le démantèlement des agences fédérales ont donc manqué leur but.

    Si le milliardaire s’est vu confier un tel pouvoir, c’est parce que son soutien financier a été décisif, estime Steve Bannon : il a aidé à élargir la sociologie du mouvement MAGA. Au printemps 2024, le patron de SpaceX a donné corps au « plan MAGA + », l’électorat trumpiste de 2016 étendu aux jeunes hommes séduits par la contre-révolution sociétale et au courant « Make America Healthy Again » de Robert F. Kennedy Jr. « Cette coalition pouvait nous faire gagner le vote populaire du “mur bleu” [démocrate] en Pennsylvanie, au Michigan et au Wisconsin. Nous fournissions l’infanterie de masse, mais il fallait coordonner, acheter du matériel numérique, cibler la campagne de porte à porte. Elon Musk, quand il a vu le plan MAGA +, s’est engagé à investir 250 millions de dollars en cinq mois. Un soutien à la coordination et à la maîtrise de la data très sophistiqué. »

    A l’inverse, les autres grands patrons des Gafam étaient opposés à Trump « jusqu’à 22 heures le 5 novembre. Tous ces types sont devenus des convertis. Nous leur avons donné un pouvoir monopolistique, partout. Ce sont d’horribles technofuturistes. Ce sont les vrais ennemis ! » Et à ses yeux, Musk reste l’un d’eux. « C’est pour cela que je l’ai combattu », glisse le populiste Bannon.

    « Notre déficit est de 1 300 milliards de dollars par an. Il va atteindre 2 500 milliards de dollars », projette celui qui plaide pour réduire le budget de la défense et augmenter les impôts des riches. « La seule façon de financer ce déficit, c’est d’émettre des obligations. »

    Malgré la plongée des Bourses, il réfute tout « chaos » et parle d’un « renversement » de tendance des quarante dernières années. « Nous devons faire revenir les emplois industriels aux Etats-Unis, même si c’est difficile », insiste-t-il en écho à Peter Navarro, l’apôtre des taxes douanières de la Maison Blanche. Il ne dit pas combien de temps durera la « transition », qui dépendrait des pays partenaires prêts ou non à accepter un accord aux conditions des Etats-Unis. Mais concède : « La Chine ne joue absolument pas le jeu. Les droits de douane sont si élevés que nous sommes de fait sous embargo. Il va falloir trouver une solution ».

    Pour un troisième mandat de Trump
    Donald Trump doit-il aller vite avant le couperet des élections de mi-mandat en 2026 ? « Pas du tout, répond Bannon. Ocasio-Cortez et Sanders [élus démocrates incarnant l’aile gauche du parti] ne disent rien du cœur du problème : comment ramener ici les emplois bien payés. Il y a 10 millions d’étrangers ici en compétition pour l’emploi. On va expulser les 10 millions d’envahisseurs », dit-il, à l’instar des nationaux populistes français. Comme Donald Trump et Elon Musk, reprenant une rhétorique niant l’indépendance des juges, Steve Bannon dit d’ailleurs avoir transmis à Marine Le Pen, condamnée en première instance pour détournement de fonds publics, son « soutien sans réserve ».

    Soucieux de se rapprocher du président américain, il est l’un des rares soutiens de Trump à répéter publiquement que celui-ci fera un troisième mandat, même si la Constitution américaine interdit d’en exercer plus de deux. « Inutile de changer la Constitution, ne perdons pas une seconde à le faire », insiste Steve Bannon, qui assure avoir avec lui « les avocats les plus brillants du pays ». Il affirme n’en avoir pas parlé avec Trump… mais rappelle que celui-ci a déclaré le 30 mars qu’« il y a des méthodes » pour se maintenir à la Maison Blanche en 2028. « Le président Trump se représentera et gagnera à nouveau, s’enflamme-t-il. Un individu comme lui n’arrive qu’une fois par siècle. Nous avons eu le général Washington pour la naissance de la nation, Lincoln pour la renaissance de la nation, Trump pour la régénération de la nation. »

    A l’image de Steve Bannon, les plus fervents partisans MAGA croient dans un « nouvel âge d’or » et en Donald Trump comme un acte de foi. Le poing fermé, devant l’épître de Saint-Paul « Revêtez-vous de l’armure de Dieu », l’influenceur trumpiste raconte une politique qui parle aux tripes. C’est ce « lien viscéral » qui aurait donné sa force au mouvement MAGA, décrit-il fiévreusement : « Le président Trump se connecte aux gens au niveau émotionnel. C’est ce qui fait les grands leaders. Et c’est la plus grande menace pour le système. »

    Ivanne Trippenbach (Washington, envoyée spéciale)

    1. Haïku dit :

      @Chanounou
      Merci de l’envoi ! 👍

      1. chanounou dit :

        Je vous en prie@Haiku

  25. Lanaudoise dit :

    Vice President Vance casts tie-breaking Senate vote to kill bipartisan effort to rebuke
    https://www.cnn.com/2025/04/30/politics/senate-republicans-democrats-trump-tariffs

    1. Lanaudoise dit :

      Manquait quelques mots:
      Vice President Vance casts tie-breaking Senate vote to kill bipartisan effort to rebuke Trump’s trade policy
      Mise en scène avortée d’avance pour démontrer que les républicains peuvent vouloir ne pas tout céder à sa Majesté? Allez, un peu d’effort, histoire de démontrer que le Congrès sert à quelque chose.

  26. Richard Dufour dit :

    Lechat 10h23

    Voyez le leadership sous l’angle de la structure, de ce qui permettra d’asseoir un début de quelque chose pour lutter contre pmurt et ce qui se passe aux USA.

    Peu importe qui va prendre la pôle, il faut quelqu’un qui l’a prend. C’est le plus difficile.

    Après, une fois établie ce leadership, la structure va se construire d’elle même.

    Quelle soit USA, canadienne, Irlandaise, française, c’est la même méthode de construction avec la même efficacité si tant est que ça soit ce concept qui soit choisi.

    Si Kamala Harris ne se représente pas sur une estrade, ne monopolise pas l’attention lors d’un meeting, rapidement et surtout régulièrement, c’est foutu pour elle. Ça sera un autre.

    Si ça marche et c’est elle qui prend la pôle, tout peut arriver !

    C’est ce que je crois car aujourd’hui, on ne peut pas compter sur les institutions pour sauver la démocratie. Il reste ce que trop de monde considère comme des lâches, des moins que rien, des pas de têtes, les citoyens.

    Le défi est là

  27. Lanaudoise dit :

    Trump continue son œuvre destructrice contre les musées:
    Trump fires Doug Emhoff and others from US Holocaust Memorial Council
    https://www.theguardian.com/us-news/2025/apr/29/trump-fires-doug-emhoff-holocaust?CMP=Share_iOSApp_Other
    Les musées, endroit où il serait incongru de rencontrer Son Inculte Majesté.
    Les mots du mari de Kamala, dont la présence dans ce musée de l’Holocauste était plus que pertinente.
    “Let me be clear: Holocaust remembrance and education should never be politicized,” Emhoff said in a statement. “To turn one of the worst atrocities in history into a wedge issue is dangerous – and it dishonors the memory of six million Jews murdered by Nazis that this museum was created to preserve.”

  28. Pierre Belley dit :

    Elle existe encore ? Et les autres de sa gang ? Où sont ils ? Va falloir qu’ils embrayent et ça presse.

Laisser un commentaire