
Barack Obama participera à un important rassemblement électoral à Detroit le 24 octobre en compagnie d’Abdul El-Sayed, candidat démocrate à l’élection sénatoriale du Michigan. Il tentera de convaincre les électeurs noirs de la première ville de l’État de voter pour El-Sayed. Certains membres de cette communauté en veulent encore à El-Sayed pour son rôle au sein du mouvement pro-palestinien Uncommitted qui a compromis l’unité démocrate en 2024.
La présence de l’ancien président aux côtés d’El-Sayed prouvera qu’il n’est pas rancunier. CNN a ressorti plus tôt cette semaine les critiques passées d’El-Sayed au sujet de la performance du premier président noir à la Maison-Blanche. « Ce dirigeant a perpétué la guerre, bafoué nos libertés civiles, expulsé plus de personnes de notre territoire qu’aucun autre président avant lui, et la liste de ses échecs est encore longue », a-t-il écrit en 2012 après la réélection d’Obama.
Revenant sur l’élection historique d’Obama en 2008, il a renchéri : « Ce souvenir ne nous rappellera pas l’histoire que nous avons écrite cette nuit-là, mais les émotions naïves d’un jeune homme qui n’avait pas compris que l’espoir et le changement exigeaient plus que de belles phrases fleuries et un sourire séduisant. Je n’ai guère d’espoir, car il y a eu moins de changement. Alors soyons clairs : pour les progressistes qui se soucient de la paix, de la prospérité, des libertés civiles et de l’avenir de notre pays, la réélection d’Obama hier soir n’a pas été une victoire. C’était le marteau que nous avons préféré à l’enclume. »
Il a également minimisé l’importance de l’Affordable Care Act, loi phare du 44e président, n’y voyant qu’une « réforme édulcorée qui se plie aux intérêts des lobbies de la santé ».
Dans une déclaration à CNN cette semaine, El-Sayed n’a eu que des mots positifs pour Obama : « À 24 ans, j’ai vu le président Obama l’emporter en 2008. Il a changé le champ des possibles pour quelqu’un comme moi, avec un nom comme le mien. Malgré l’une des mains les plus difficiles jamais distribuées à un président américain, il a su y faire face. Et malgré tout ce qu’il a accompli, il reste tant à faire. C’est là que la prochaine génération, inspirée par lui et par son leadership, prend le relais. Nous nous tenons sur les épaules de géants, et il me tarde de le lui dire moi-même plus tard ce mois-ci. »
Lors de la primaire démocrate en vue de l’élection sénatoriale du Michigan, la rivale d’El-Sayed, Haley Stevens, l’avait battu par 6 points de pourcentage dans le comté de Wayne, dont Detroit est le siège. Cette performance était d’autant plus étonnante que le comté regroupe des municipalités telles Dearborn et Dearborn Heights, où vivent les plus importantes communautés arabo-musulmanes du Michigan. Cet électorat a voté massivement pour El-Sayed, dont les parents sont originaires d’Égypte. Detroit, où 75 % de la population est noire, a largement préféré Stevens.
Obama, quant à lui, continue d’être le démocrate le plus en demande. Ces jours-ci, il tient la vedette dans plusieurs pubs où il annonce son appui pour tel ou tel candidat. Voici celui qu’il a réalisé pour Troy Jackson, candidat démocrate à l’élection sénatoriale du Maine :
(Photos AP)
Il y en a qui sont encore moins rancunier que B. Obama. Ted Cruz n’a pas été rancunier par rapport à Trump. Comme quoi, il y en a qui, en pardonnant, montre leur grandeur, et d’autres leur petitesse.
Oui, si jamais des républicains traitent El-Sayed de girouette, on leur rappellera les volte-face pas mal plus spectaculaires de Graham, Cruz, Rubio, McCarthy et Vance.
Et l’idiot, de façon quotidienne.
@jeani, vous voulez-dire aux 2 minutes?
Obama a à cœur le bien du pays. Il est capable de passer par dessus la rancune.
Il parcourt le pays pour aider les candidats démocrates, nous pouvons affirmer qu’ il ne chôme pas!
El- Sayed a changé d’ idée sur Obama? Tant mieux! C’ est sûr qu’ il a besoin de toute l’ aide qui se présente…
Bonne chance à El-Sayed et merci à Obama!
Excellente nouvelle! 😍
Et un autre bonus de la présence de M. Obama dans la campagne de M. El-Sayed, ça va être pas mal plus difficile de lui trouver des propos controversés comme ce fut le cas avec Hasan Piker!
Je suis toujours étonné à quel point les électeurs américains ne semblent pas être en mesure de voter stratégiquement pour empêcher un candidat d’être élu en votant pour son adversaire même si on l’aime plus ou moins. Genre les électeurs noirs de Détroit vont préférer voter républicain parce que le dude a été pro-palestinien en 2024? Me semble que c’est plus facile de se boucher le nez pour ça que pour tout ce que les républicains ont fait notamment en « rubber stampant » tout ce que Trump veut. Voir l’élection du Maine chaudement disputée ou le fait que Paxton n’est pas à 10% d’appui.
El-Sayed a eu raison. Obama s’est contenté de briser un plafond de verre. A-t-il été limité par ses conseillers ou était-ce son style ?
qu’Obama soit le plus populaire démocrate ne surprend pas. Le parti est « vieux » en membres… Sanders et AOC sont sûrement très en demande eux aussi… par la suite, ça devient rapidement anonyme… ou peu attrayant…
Obama n’a pas de rancune car il est intelligent. Il sait très bien que son bilan est faible. Obama voit la dérive étasunienne depuis son départ qui a ouvert la voie à trump… mais on le sait, avec des « Si »….
El-Sayed parle clairement, sans langue de bois. Il devra choisir les moments… car les opposants, des 1 partis se lanceront dans des amalgames douteux comme c’est devenu la norme pour le diaboliser.
@Falalalama – 13:12
« Me semble que c’est plus facile de se boucher le nez pour ça que pour tout ce que les républicains ont fait notamment en « rubber stampant » tout ce que Trump veut. »
« pas mal plus facile » en ce qui me concerne!
Au diable les désaccords, le plus important est d’envoyer le plus de démocrates dans les 2 chambres pour bloquer Trump
Barack Obama et Abdul El-Sayed, deux hommes très intelligents; une chose que j’aimerais beaucoup voir – ou plutôt écouter – serait une longue discussion entre les deux sur différents sujets: ce qui se passe aux États-Unis, la démocratie dans ce pays, la social-démocratie que propose la gauche, Israël et les guerres sur la planète, etc.; ça serait du bonbon.
HS, le gros menace les américains qui utilisent encore l’IA au lieu de Super Intelligence.
Trump posted today that:
“The White House considers anyone that uses the term, ‘Artificial Intelligence,’ as opposed to the highly accepted new and more accurate term, ‘Super Intelligence,’ THE ENEMY!”. This is an extraordinary and threatening statement from a sitting president about ordinary Americans who use a standard technical term. What does a president mean when he calls ordinary people “the enemy,” and what, if anything, does the government intend to do about it?
Les mots comptent et quand on les utilise à mauvais escient on détruit la communication.
Intelligence artificielle ça veut dire « fausse » intelligence, « factice » ou « apparence de ». Le terme « téléphone intelligent » est trompeur car il n’y a rien d’intelligent dans cette bébelle, et encore moins si on regarde l’usage qu’on en fait. C’est la nature des hypocrites d’utiliser des mots pour décrire le contraire de ce qu’ils sont. « Truth social » est une mauvaise farce. « Fox news » est une chaîne de divertissement. « DOGE » n’avait rien à voir avec l’efficacité.
Trump n’aime pas « Intelligence artificielle » car ça décrit bien la sienne. « Super intelligence » décrit bien par contre l’image délirante qu’il se fait de lui-même.
Mais la faiblesse des hypocrites comme Trump et maga c’est justement qu’ils rejettent la réalité et finissent invariablement par perdre contact avec elle. Aux primaires qui s’en viennent vite on verra bien jusqu’où ils sont allé dans le mensonge par les citoyens qui ne croiront plus à leurs mensonges.
@Madalton – 13:56
« HS, le gros menace les américains qui utilisent encore l’IA au lieu de Super Intelligence. »
Donald Trump et les Big Techs en plein délire! 🤮
Ils sont tellement déconnectés de la réalité qu’on essaie de nous croire qu’une machine est super-intelligence; une machine qui, rappelons-le, a été programmée par des êtres humains qui, eux, sont intelligents.
Donald Trump, est-ce que vous pourriez expliquer en quoi votre machine est « super intelligente »?