
« Dans les deux pays, le front antifasciste qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale semble sur le point de s’effondrer. »
— Philippe Marlière, professeur de politique française et européenne à l’Université College London, s’exprimant sur la montée de l’extrême droite en Allemagne et en France après la victoire historique dimanche en Saxe-Anhalt de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a remporté deux fois plus de voix que le parti du chancelier Friedrich Merz. L’AfD a cependant raté la majorité de sièges qui lui permettrait de gouverner.
P.S. : Cette victoire n’envoie pas seulement un signal en Allemagne et en France, où le parti de Marine Le Pen domine les sondages à moins d’un an de la présidentielle. En Espagne et au Royaume-Uni, l’extrême droite pourrait également remporter des élections nationales l’an prochain, sans compter l’Italie, où le parti de Georgia Meloni pourrait se maintenir au pouvoir.
P.P.S. : De confier au New York Times Mujtaba Rahman, analyste spécialiste de l’Europe chez Eurasia Group : « Les gouvernements ne parviennent pas à répondre aux préoccupations liées au coût de la vie. Ils ne parviennent pas à répondre aux attentes de leurs électeurs. »
Ce n’est pas rassurant, la société change et cela ne semble pas pour le mieux.
Terrifiant.
Donc, une bonne gueule, du charisme et un discours anti-immigration, et anti-minorité sexuelle, et c’est bon pour gagner les élections en faisant miroiter un retour de la Grande Allemagne… Laquelle du coup?
Celle des Trabants, des Simsons et de la STASI.
L’éternel retour du sauveur, du Strong man.
Phew.
PS: Merci à Heilon Musk, Tik Tok et aux RS.
Les promesses des populistes ne règlent jamais rien.
Je suis toujours fasciné par ce genre de commentaire: les gouvernments ne savent pas répondre aux attentes de leur population face à l’augmentation du coût de la vie. Le monde est bien trop complexe et connecté pour qu’un gouvernement isolé domine l’économie pour sa patrie. Franchement, l’état qui solutionne tout est une mentalité vouée à l’échec.
Toutefois, je pense que tout ne serait pas perdu si les citoyens eux-mêmes s’activaient à mieux vivre et penser au bien public. Je pense ici surtout à ceux qui dominent l’économie et pour qui trop n’est jamais assez. Musk, Bezos et cie, trop occupés à jouer les hommes-fusées pour se préoccuper du bien public qui n’existe pas dans leur microcosme.
Je pense que si les citoyens apprenaient à vivre ensemble en société pour le bien de tous plutôt que de chercher les likes sur Facebook ou la richesse démesurée et sans buts altruistes nous n’en serions pas là.
Il est assez ironique de constater que Musk et cie construisent des robots. Et ils essaient de les rendre le plus humain possible! Pourquoi ne pas investir toutes ces sommes colossales – et les budgets de guerre tant qu’à y être – à rendre les *humains* plus humains? Question de priorité: ma vanité avant ton humanité.
👍👍👍👍
La recette de la droite et du populisme, on tire sur des cibles faciles et on canalise la colère populaire en proposant des solutions simples pour régler des problèmes complexes.
Et une fois au pouvoir soit on adopte des politiques un peu plus centristes que le programme qui a permis d’être élus ou on fout le bordel comme Tromp le fait et voilà tout le monde est perdant sauf les gens du parti au pouvoir.
L’histoire se répète sans fin pour le meilleur et pour le pire 🤷♂️
le fameux cout de la vie… partout le même constat. Notre façon de vivre, notre façon d’atteindre notre qualité de vie est impossible.
Malgré les progrès, malgré la technologie, malgré une certaine éducation pour tous, on n’y arrive pas.
Partout, dans le monde industrialisé, les sociétés frappent un mur.
Tout coute toujours trop cher.
Est-ce les exigences qui dépassent nos capacités ? Est-ce les capacités qui sont plus limitées à force d’exploitation?
On dépense trop et mal, diront plusieurs.
Les budgets nationaux rougissent de plus en plus… l’argent manque.
À chaque présentation des budgets, il y a des colonnes de chiffres, des pourcentages, des graphiques qui tentent de minimiser ou maquiller l’échec budgétaire. Les ministres des finances ciblent les raisons de ces dépassements récurrents… trop de fonctionnaires, trop d’immigrants, pas assez de productivité. Il faut donc couper, rationaliser, développer plus gros et plus vite…
Mine de rien, un secteur de dépenses n’est jamais comptabilisé par les gouvernements dans leur dépôt annuel de leur budget.
Les couts des catastrophes dites naturelles.
En 2025, il en a couté aux canadiens, 25 milliards de leurs taxes et impôts pour compenser, réparer, reconstruire les effets des changements climatiques. 25 milliards.
En partant, chaque année, littéralement, peu importe le gouvernement en place, le budget démarre dans le rouge d’un montant toujours plus imposant.
Les dommages assurés ont dépassé les 2 milliards en 2024.
« D’un point de vue canadien, une étude réalisée par l’Institut climatique du Canada (en anglais seulement) a révélé que « …les dommages liés aux changements climatiques entraînent déjà des pertes considérables pour le revenu national. En 2025, le Canada essuiera des pertes de 25 milliards de dollars par rapport à un scénario de climat stable, soit 50 % de la croissance projetée du PIB pour l’année. La hausse des coûts s’amplifie rapidement au fil des années et des décennies, passant à 78 et 101 milliards de dollars annuellement d’ici le milieu du siècle pour des scénarios d’émissions respectivement modérées et élevées, et à 391 et 865 milliards de dollars d’ici la fin du siècle. » En Ontario, une étude récente publiée par le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario a révélé que l’entretien des infrastructures de transport public coûtera 1,5 milliard de dollars de plus par an au cours des prochaines années. »
https://www.wsp.com/fr-ca/insights/les-couts-des-changements-climatiques
Les gouvernements s’appauvrissent malgré tout. Chaque année, leur marge de manœuvre est réduite.
Le remède est d’investir massivement pour ralentir sinon stabiliser les effets des changements climatiques.
C’est un constat simple et facile et pourtant TOUS, on refuse.
Il y a des élections au Québec. Parle-t-on des changements climatiques? Non. On recule depuis 3 ans à ce niveau.
Bye bye taxe carbone, bye bye les tentatives de limiter les gaz à effet de serre. On veut des pipelines, extraire le gaz de schiste, devenir riche de pétro-dollars…
Le déni nous oblige à accélérer la fuite par en avant.
Quand on cherche des coupables, on pointe toujours le plus pauvre que soi. Les BS, les pauvres, les immigrants, les autres…
On parle de couper les services publics, de moins protéger l’environnement, d’augmenter les frais des services de moins en moins possible à rendre…
On ne regarde pas du côté des évitements fiscaux des multinationales, des redevances chiches des exploiteurs de richesses naturelles, du manque d’encadrement envers les entreprises qui abusent pour s’enrichir… non, on vise les petits… sont plus nombreux et on ne les entend pas, du moins on ne les écoute pas….
Fait que on se radicalise, tranquillement… La société de 2026 est passablement plus à droite et rigide que la société de 1976, par exemple…
Dans « l’ancien temps » chaque génération était moins conservatrice que la précédente. Les enfants qui votaient étaient plus « social-démocrates » que leurs parents.
En 2026, la jeune génération est plus favorable au courant conservatisme.
Les événements obligent les gens à regarder autrement… Le problème est que nous sommes au tournant d’un changement de paradigme mondial.
On résiste, on tente avec les mêmes propositions arriver à un résultat différent….
Les véhicules électriques démontrent clairement notre incohérence.
On fabrique des véhicules électriques pour une bonne cause, notre empreinte écologique. Toutefois, les constructeurs ont conservé les mêmes chaines de montage. On a donc les mêmes véhicules, plus lourds et abusivement électroniques si bien qu’au final, l’effet est faible…
On refuse de revoir le transport individuel des gens. On garde les mêmes véhicules et même on en rajoute sur les routes sous prétexte qu’ils sont écologiques. Les routes s’usent rapidement avec l’aide des changements climatiques. Tout coute plus cher… on panique.,., alors on coupe des services. Ça ne règle rien… on cherche des coupables… c’est assurément la faute des autres.
Les partis politiques de la droite ont la cote, mais ça ne suffit pas. Faut plus à droite… Rechercher l’extrême…
Nous y sommes.
Et, ça ne règlera rien.
Mais peut-on les juger de vouloir essayer?? Tout le reste n’a pas atteint ses objectifs et ses promesses…
Si « Les gouvernements ne parviennent pas à répondre aux préoccupations liées au coût de la vie. Ils ne parviennent pas à répondre aux attentes de leurs électeurs. »
Comment l’extrême droite compte-t’elle y arriver ?
Comme aux États-Unis il y a une frange de la population qui se sent négligée et même oubliée par leur gouvernement. Leur réaction c’est de se regrouper pour élire un des leurs qui saura les écouter et répondre à leurs besoins.
C’est tout à fait légitime de vouloir prendre sa place dans une société mais pas au détriment de ceux qui ne pensent pas comme eux.
D’autant plus que ces groupes de citoyens, une fois au pouvoir, font la même chose qu’ils reprochaient à leurs élus c’est-à-dire qu’ils mettent de côté l’autre partie de la population.
Leurs idées sont souvent rétrogrades et leur façon d’arriver à leurs fins passe souvent par la violence.
Le monde ne va pas bien et la réponse à tous ces bouleversements que nous vivons ne peut pas passer par la colère et la violence.
Elle doit nécessairement passer par la vérité, l’écoute et la collaboration.
Certains objecteront que c’est utopique. Je répondrais que les humains savent très bien comment collaborer et s’entraider quand la situation l’exige. On n’a qu’à regarder toutes les catastrophes qu’il y a eu dans le monde au cours de l’été. Chaque fois, la population s’est donné la main pour essayer de sauver son voisin et le mettre à l’abri.
Pourquoi ce que nous savons faire au niveau d’une petite société, ne sommes-nous pas capable de le faire au niveau national et international ?
Pour plusieurs personnes, il faut toujours qu’une catastrophe arrive pour se réveiller et se conduire enfin comme des humains.
«Un ciel aussi sombre ne s’éclaircit pas sans tempête.»
Shakespeare
Malheureusement, je crois que c’est ce qui nous attend, c’est déjà commencé d’ailleurs.
Au moins, en novembre prochain, l’extrême droite devrait se faire mettre à la porte aux ÉU.
Un peu de relatif : le lander allemand qui a voté pour l’extrême droite est situé dans l’ancienne RDA qui, sous l’influence soviétique, n’a jamais favorisé l’arrivée d’immigrants. Très très peu en fait voire pas du tout. Sous Merckel, l’arrivée soudaine de millions d’étrangers a déstabilisé la population est-allemande peu ou pas préparée a ce soudain déferlement. D’ ou une réaction épidermique. Faudra voir si les Landers de l’ancienne Allemagne fédérale auront le même réflexe
le gouvernement privé Qu’ossa-donne.