
« Dans les deux pays, le front antifasciste qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale semble sur le point de s’effondrer. »
— Philippe Marlière, professeur de politique française et européenne à l’Université College London, s’exprimant sur la montée de l’extrême droite en Allemagne et en France après la victoire historique dimanche en Saxe-Anhalt de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a remporté deux fois plus de voix que le parti du chancelier Friedrich Merz. L’AfD a cependant raté la majorité de sièges qui lui permettrait de gouverner.
P.S. : Cette victoire n’envoie pas seulement un signal en Allemagne et en France, où le parti de Marine Le Pen domine les sondages à moins d’un an de la présidentielle. En Espagne et au Royaume-Uni, l’extrême droite pourrait également remporter des élections nationales l’an prochain, sans compter l’Italie, où le parti de Georgia Meloni pourrait se maintenir au pouvoir.
P.P.S. : De confier au New York Times Mujtaba Rahman, analyste spécialiste de l’Europe chez Eurasia Group : « Les gouvernements ne parviennent pas à répondre aux préoccupations liées au coût de la vie. Ils ne parviennent pas à répondre aux attentes de leurs électeurs. »
Ce n’est pas rassurant, la société change et cela ne semble pas pour le mieux.
Terrifiant.
Donc, une bonne gueule, du charisme et un discours anti-immigration, et anti-minorité sexuelle, et c’est bon pour gagner les élections en faisant miroiter un retour de la Grande Allemagne… Laquelle du coup?
Celle des Trabants, des Simsons et de la STASI.
L’éternel retour du sauveur, du Strong man.
Phew.
PS: Merci à Heilon Musk, Tik Tok et aux RS.
Les promesses des populistes ne règlent jamais rien.
A mediter
L Americain Robert Paxton ,si ma mémoire est bonne est un historien de l ex treme droite du fascisme ou du Nazisme . Il explique que les électeurs de l e treme droite vote avec leur » Tripes » plus que pour défendre leur intérêts matériels. J ai la faiblesse de penser que les électeurs de l extreme droite sont surtout animés par la haine, la jalousie et l esprit revanchard , même si ce raccourci est quelque peu réducteur.
Ça me semble une analyse réaliste. La politique sociale des dernières décennies ont peut-être été progressives sur le plan social, mais les politiciens n’ont pas su contrôler l’avidité des compagnies. Il n’est donc pas surprenant que certaines personnes associent les droits des minorités avec la diminution de leur niveau de vie. Aux États-Unis, combien ont voté pour TACO pour « boire les larmes des démocrates (progressistes) »? Ils se sont tirés dans le pied, deux fois plutôt qu’une, et ils refusent de reconnaître que ça a été un mauvais choix parce que les immigrants sont dehors — ou morts — et que les mesures de DEI ont été mises à mal. Même si le prix de l’essence est dans le plafond, et que les mesures qui les protègent s’effritent.
Je suis toujours fasciné par ce genre de commentaire: les gouvernments ne savent pas répondre aux attentes de leur population face à l’augmentation du coût de la vie. Le monde est bien trop complexe et connecté pour qu’un gouvernement isolé domine l’économie pour sa patrie. Franchement, l’état qui solutionne tout est une mentalité vouée à l’échec.
Toutefois, je pense que tout ne serait pas perdu si les citoyens eux-mêmes s’activaient à mieux vivre et penser au bien public. Je pense ici surtout à ceux qui dominent l’économie et pour qui trop n’est jamais assez. Musk, Bezos et cie, trop occupés à jouer les hommes-fusées pour se préoccuper du bien public qui n’existe pas dans leur microcosme.
Je pense que si les citoyens apprenaient à vivre ensemble en société pour le bien de tous plutôt que de chercher les likes sur Facebook ou la richesse démesurée et sans buts altruistes nous n’en serions pas là.
Il est assez ironique de constater que Musk et cie construisent des robots. Et ils essaient de les rendre le plus humain possible! Pourquoi ne pas investir toutes ces sommes colossales – et les budgets de guerre tant qu’à y être – à rendre les *humains* plus humains? Question de priorité: ma vanité avant ton humanité.
👍👍👍👍
@ Bateleur
Entièrement d accord ! Et j ajouterai Musk consacre plus de temps à ses robots qu à ses propres enfants.
Entendu hier matin: au nom de la bonne gestion des fonds publics, on a complexifié à l’extrême les demandes d’aide. Ainsi, au Michigan, un formulaire comprenant mille questions, dont une portant sur la date de conception de l’enfant! Le genre d’ »aide » s’étant multiplié depuis les années quatre-vingt, suscitant colère et méfiance vis-à-vis de l’État. Et un surplus de bureaucratie pour gérer le tout.
Peut-être que si la fiscalité revenait comme dans les années 60, c’est-à-dire 10 paliers d’impositions dont le dernier à 90%,les riches seraient moins gourmands dans leurs demandes.
La recette de la droite et du populisme, on tire sur des cibles faciles et on canalise la colère populaire en proposant des solutions simples pour régler des problèmes complexes.
Et une fois au pouvoir soit on adopte des politiques un peu plus centristes que le programme qui a permis d’être élus ou on fout le bordel comme Tromp le fait et voilà tout le monde est perdant sauf les gens du parti au pouvoir.
L’histoire se répète sans fin pour le meilleur et pour le pire 🤷♂️
@ Jacques Bellehumeur
« La recette de la droite et du populisme, on tire sur des cibles faciles et on canalise la colère populaire en proposant des solutions simples pour régler des problèmes complexes. »
Vous n’avez qu’à écouter Pierre Poilievre parler et tous vos problèmes seront réglés. Ensuite regardez les commentaires de ses suiveux et vous verrez ce qui va se passer au Canada, comme en Allemagne présentement, si rien n’est fait pour réduire au silence le discours populiste.
gislain1957,
Oui il y a une montée de la droite populiste un peu partout dans le monde et c’est très inquiétant. Il y a aussi parfois des signes encourageants comme la disparition de Orban en Hongrie et Bolsonaro au Brésil.
Ici au Canada on a un répit par la popularité de Carney et l’impopularité de Trump auquel on associe Poilièvre mais tout cela peut changer très vite.
Très important de protéger nos institutions démocratiques et la règle de droit car c’est cela qui nous protège des dérives populistes.
N’oublions pas que la plupart du temps les gens votent CONTRE et non POUR une personne ou un mouvement politique. Aux prochaines élections américaines de mi-mandat, bon nombre de Républicains déçus vont s’abstenir (plutôt que de voter contre Trump) et les indépendants et les Démocrates vont voter CONTRE Trump mais pas nécessairement POUR les Démocrates.
Au Québec, madame Fréchette l’a vite compris et a lourdement tenté d’effacer le nom de la CAQ. On verra bien les résultats le 6 octobre au matin.
le fameux cout de la vie… partout le même constat. Notre façon de vivre, notre façon d’atteindre notre qualité de vie est impossible.
Malgré les progrès, malgré la technologie, malgré une certaine éducation pour tous, on n’y arrive pas.
Partout, dans le monde industrialisé, les sociétés frappent un mur.
Tout coute toujours trop cher.
Est-ce les exigences qui dépassent nos capacités ? Est-ce les capacités qui sont plus limitées à force d’exploitation?
On dépense trop et mal, diront plusieurs.
Les budgets nationaux rougissent de plus en plus… l’argent manque.
À chaque présentation des budgets, il y a des colonnes de chiffres, des pourcentages, des graphiques qui tentent de minimiser ou maquiller l’échec budgétaire. Les ministres des finances ciblent les raisons de ces dépassements récurrents… trop de fonctionnaires, trop d’immigrants, pas assez de productivité. Il faut donc couper, rationaliser, développer plus gros et plus vite…
Mine de rien, un secteur de dépenses n’est jamais comptabilisé par les gouvernements dans leur dépôt annuel de leur budget.
Les couts des catastrophes dites naturelles.
En 2025, il en a couté aux canadiens, 25 milliards de leurs taxes et impôts pour compenser, réparer, reconstruire les effets des changements climatiques. 25 milliards.
En partant, chaque année, littéralement, peu importe le gouvernement en place, le budget démarre dans le rouge d’un montant toujours plus imposant.
Les dommages assurés ont dépassé les 2 milliards en 2024.
« D’un point de vue canadien, une étude réalisée par l’Institut climatique du Canada (en anglais seulement) a révélé que « …les dommages liés aux changements climatiques entraînent déjà des pertes considérables pour le revenu national. En 2025, le Canada essuiera des pertes de 25 milliards de dollars par rapport à un scénario de climat stable, soit 50 % de la croissance projetée du PIB pour l’année. La hausse des coûts s’amplifie rapidement au fil des années et des décennies, passant à 78 et 101 milliards de dollars annuellement d’ici le milieu du siècle pour des scénarios d’émissions respectivement modérées et élevées, et à 391 et 865 milliards de dollars d’ici la fin du siècle. » En Ontario, une étude récente publiée par le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario a révélé que l’entretien des infrastructures de transport public coûtera 1,5 milliard de dollars de plus par an au cours des prochaines années. »
https://www.wsp.com/fr-ca/insights/les-couts-des-changements-climatiques
Les gouvernements s’appauvrissent malgré tout. Chaque année, leur marge de manœuvre est réduite.
Le remède est d’investir massivement pour ralentir sinon stabiliser les effets des changements climatiques.
C’est un constat simple et facile et pourtant TOUS, on refuse.
Il y a des élections au Québec. Parle-t-on des changements climatiques? Non. On recule depuis 3 ans à ce niveau.
Bye bye taxe carbone, bye bye les tentatives de limiter les gaz à effet de serre. On veut des pipelines, extraire le gaz de schiste, devenir riche de pétro-dollars…
Le déni nous oblige à accélérer la fuite par en avant.
Quand on cherche des coupables, on pointe toujours le plus pauvre que soi. Les BS, les pauvres, les immigrants, les autres…
On parle de couper les services publics, de moins protéger l’environnement, d’augmenter les frais des services de moins en moins possible à rendre…
On ne regarde pas du côté des évitements fiscaux des multinationales, des redevances chiches des exploiteurs de richesses naturelles, du manque d’encadrement envers les entreprises qui abusent pour s’enrichir… non, on vise les petits… sont plus nombreux et on ne les entend pas, du moins on ne les écoute pas….
Fait que on se radicalise, tranquillement… La société de 2026 est passablement plus à droite et rigide que la société de 1976, par exemple…
Dans « l’ancien temps » chaque génération était moins conservatrice que la précédente. Les enfants qui votaient étaient plus « social-démocrates » que leurs parents.
En 2026, la jeune génération est plus favorable au courant conservatisme.
Les événements obligent les gens à regarder autrement… Le problème est que nous sommes au tournant d’un changement de paradigme mondial.
On résiste, on tente avec les mêmes propositions arriver à un résultat différent….
Les véhicules électriques démontrent clairement notre incohérence.
On fabrique des véhicules électriques pour une bonne cause, notre empreinte écologique. Toutefois, les constructeurs ont conservé les mêmes chaines de montage. On a donc les mêmes véhicules, plus lourds et abusivement électroniques si bien qu’au final, l’effet est faible…
On refuse de revoir le transport individuel des gens. On garde les mêmes véhicules et même on en rajoute sur les routes sous prétexte qu’ils sont écologiques. Les routes s’usent rapidement avec l’aide des changements climatiques. Tout coute plus cher… on panique.,., alors on coupe des services. Ça ne règle rien… on cherche des coupables… c’est assurément la faute des autres.
Les partis politiques de la droite ont la cote, mais ça ne suffit pas. Faut plus à droite… Rechercher l’extrême…
Nous y sommes.
Et, ça ne règlera rien.
Mais peut-on les juger de vouloir essayer?? Tout le reste n’a pas atteint ses objectifs et ses promesses…
Si « Les gouvernements ne parviennent pas à répondre aux préoccupations liées au coût de la vie. Ils ne parviennent pas à répondre aux attentes de leurs électeurs. »
Comment l’extrême droite compte-t’elle y arriver ?
Comme aux États-Unis il y a une frange de la population qui se sent négligée et même oubliée par leur gouvernement. Leur réaction c’est de se regrouper pour élire un des leurs qui saura les écouter et répondre à leurs besoins.
C’est tout à fait légitime de vouloir prendre sa place dans une société mais pas au détriment de ceux qui ne pensent pas comme eux.
D’autant plus que ces groupes de citoyens, une fois au pouvoir, font la même chose qu’ils reprochaient à leurs élus c’est-à-dire qu’ils mettent de côté l’autre partie de la population.
Leurs idées sont souvent rétrogrades et leur façon d’arriver à leurs fins passe souvent par la violence.
Le monde ne va pas bien et la réponse à tous ces bouleversements que nous vivons ne peut pas passer par la colère et la violence.
Elle doit nécessairement passer par la vérité, l’écoute et la collaboration.
Certains objecteront que c’est utopique. Je répondrais que les humains savent très bien comment collaborer et s’entraider quand la situation l’exige. On n’a qu’à regarder toutes les catastrophes qu’il y a eu dans le monde au cours de l’été. Chaque fois, la population s’est donné la main pour essayer de sauver son voisin et le mettre à l’abri.
Pourquoi ce que nous savons faire au niveau d’une petite société, ne sommes-nous pas capable de le faire au niveau national et international ?
Pour plusieurs personnes, il faut toujours qu’une catastrophe arrive pour se réveiller et se conduire enfin comme des humains.
«Un ciel aussi sombre ne s’éclaircit pas sans tempête.»
Shakespeare
Malheureusement, je crois que c’est ce qui nous attend, c’est déjà commencé d’ailleurs.
Au moins, en novembre prochain, l’extrême droite devrait se faire mettre à la porte aux ÉU.
Un peu de relatif : le lander allemand qui a voté pour l’extrême droite est situé dans l’ancienne RDA qui, sous l’influence soviétique, n’a jamais favorisé l’arrivée d’immigrants. Très très peu en fait voire pas du tout. Sous Merckel, l’arrivée soudaine de millions d’étrangers a déstabilisé la population est-allemande peu ou pas préparée a ce soudain déferlement. D’ ou une réaction épidermique. Faudra voir si les Landers de l’ancienne Allemagne fédérale auront le même réflexe
le gouvernement privé Qu’ossa-donne.
L’histoire est condamnée à se répéter. Certains allemands n’ont pas retenu les leçons de 1933.
Évidemment que les gouvernements n’arrivent plus à répondre aux problèmes du coût de la vie et aux attentes de leurs concitoyens. Regardons les États-Unis : un pays qui croule sous les dettes, mais qui refuse obstinément de remettre en question un système fiscal qui a multiplié les cadeaux aux plus riches, aux millionnaires et aux milliardaires. On nous a vendu ces baisses d’impôts comme un investissement : les riches allaient créer des emplois, agrandir leurs entreprises, investir dans l’économie. Résultat? Une partie de cette richesse s’est retrouvée dans des yachts plus gros, des Porsche, des Ferrari et des fortunes toujours plus extravagantes. Pendant ce temps, on demandait aux plus pauvres de se serrer la ceinture. Elon Musk, avec son DOGE et sa tronçonneuse devenue symbole politique, a poussé cette logique jusqu’à couper dans des programmes destinés aux plus vulnérables, ici comme à l’étranger.
Et le fameux Big Beautiful Bill n’a pas réglé le problème : il l’a déplacé dans le temps. Après les élections de mi-mandat, lorsque les conséquences réelles de ces politiques apparaîtront davantage, nous risquons de voir combien de citoyens auront perdu une couverture santé ou devront renoncer à des soins dans un contexte où le coût de la vie demeure élevé. C’est là toute l’absurdité du modèle : on réduit les revenus de l’État au sommet, on augmente les déficits, on affaiblit les programmes sociaux et, ensuite, on explique à la population que le filet social coûte trop cher. Puis, lorsque les citoyens sont exaspérés, l’extrême droite arrive avec une réponse aussi simple que dangereuse : ce ne serait pas le système qui serait malade, ce seraient les immigrants, les étrangers, les pauvres ou les « autres ».
C’est exactement le piège dans lequel l’Europe semble tomber. Le filet social coûte cher, l’immigration exerce une pression supplémentaire sur certains services et les gouvernements peinent à financer adéquatement leurs programmes. Mais plutôt que de s’attaquer aux inégalités, à l’évasion fiscale, à la concentration de la richesse et aux causes profondes des migrations, on cherche un bouc émissaire. Et pendant que la gauche hésite parce qu’elle dépend en partie du vote immigrant et que la droite se retrouve coincée entre ses électeurs et la tentation xénophobe, l’extrême droite n’a qu’à regarder Donald Trump pour comprendre comment transformer la frustration économique en colère identitaire. Musk et le DOGE illustrent d’ailleurs une autre conséquence : lorsqu’on coupe l’aide qui permet aux populations de survivre chez elles, certaines n’ont plus d’autre choix que de partir. Et elles iront naturellement vers les pays où il existe encore un filet social. Si l’on veut réduire les migrations, il faut aussi être capable d’aider les pays d’origine à se relever. Sinon, on fabrique soi-même les migrations que l’on prétend vouloir combattre.
Le plus inquiétant, c’est que le nationalisme prospère rarement sans ennemi. Il lui faut toujours quelqu’un à accuser pour détourner le regard de ceux qui possèdent déjà presque tout. Donald Trump a compris cela depuis longtemps : appauvrissez le débat, désignez un étranger, promettez de fermer une frontière et vous n’aurez plus à expliquer pourquoi le milliardaire paie proportionnellement moins que celui qui travaille pour survivre. Voilà le véritable danger qui se dessine en Europe comme ailleurs : quand les gouvernements ne savent plus résoudre les problèmes économiques, l’extrême droite leur propose de changer de cible plutôt que de changer de système. Et pendant que les citoyens se battent entre eux pour les miettes, ceux qui possèdent la table continuent de manger.
POLITICON
Ajoutons à ce pelletage par en avant, les changements climatiques et aussi la dénatalité mondiale.
En 2030, 73 % des pays auront un recul démographique alors que les jeunes seront minoritaires…
En 2060 il y aura 2 milliards de personnes de 65 ans et plus sur les 9 milliards d’humains.
Le taux de natalité mondiale n’est qu’à 1,06 enfant/adulte.
Deux paramètres qu’on repousse de la main, actuellement dans plusieurs programmes politiques…
Changements climatiques et immigration.
La dérive capitaliste s’endurait depuis 80 ans… car les avantages permettaient de masquer les inconvénients…
Il semble qu’on arrive au bout de cette route. Malgré tout nous continuons de pelleter par en avant…
On préfère, encore, croire aux fables, aux illusions, au Paradis à la fin de nos jours…. Alors à droite toute.
Ça n’ira absolument pas mieux… mais le déni est encore très solide.
@lechatderuelle
Je suis tout à fait d’accord avec vous. Le vieillissement de la population n’est pourtant pas une surprise : on nous l’annonce depuis les années 1980. Nous savions que le moment viendrait où une population vieillissante, combinée à une baisse importante de la natalité, exercerait une pression énorme sur nos systèmes de santé, nos régimes de retraite et, plus largement, sur l’ensemble du filet social.
Le problème, c’est que nos gouvernements ont passé des décennies à pelleter cette réalité vers l’avant. Les décisions difficiles ont été constamment reportées, parce qu’elles coûtent politiquement cher à court terme. Or, la facture ne disparaîtra pas. Elle sera simplement refilée à une génération plus jeune, moins nombreuse, qui devra financer des services toujours plus coûteux avec une population active qui rétrécit.
Et pendant ce temps, on continue de traiter l’immigration, la dénatalité et les changements climatiques comme des sujets secondaires, voire comme des problèmes que l’on peut régler avec quelques slogans électoraux. Ce n’est plus suffisant. Le défi démographique est structurel et mondial. Il faudra revoir nos façons de financer le filet social, notre rapport au travail, l’immigration, la productivité et probablement notre conception même de la croissance économique.
Ce qui m’inquiète le plus, c’est que nous connaissons déjà la direction dans laquelle nous allons, mais que nous refusons encore de regarder la route. Nous préférons les promesses confortables aux décisions difficiles. Pourtant, les générations qui arrivent derrière nous n’auront pas le luxe de fermer les yeux : elles devront payer la facture de nos décennies d’inaction. Et cette fois, le « pelletage par en avant » risque de ne plus avoir de terrain devant lui.
Très inquiétant tout ça 🙁 l’histoire se répète.
En effet !!
« L’histoire ne s’écrit pas, elle bégaie ». Courant de droite, courant de gauche en passant par plus à droite ou plus à gauche. Les gens se tannent donc on vote contre le parti au pouvoir car il ne répond pas à nos besoin. Il est vrai qu’en Europe avec les guerres (Syrie, Afghanistan, Ukraine, Yougoslavie) et la pauvreté qui touche l’Afrique, l’immigration intense a joué sur les services de bcp de pays. Donc plusieurs ont trouvé leur gouvernement trop complaisant avec ces arrivées. Aux US, ceux qui ne votaient pas car ils se sentaient incompris par leur gouvernement ont entendu Trump et avec d’autres mécontents et des républicains l’ont mis à la Maison blanche sauf que l’homme n’est qu’un narcissique profiteur. Un bel exemple de passage de l’un à l’autre est le Brésil (Lula, Bolsonaro)
Quand les gens se plaignent du coût de la vie, au lieu d’en regarder les causes réelles telles que les conflits armés comme en Iran et en Ukraine, la cupidité de certaines entreprises, la société de consommation qui entretient parfois des besoins frivoles, c’est tellement plus facile de blâmer les immigrants.
Et comme les immigrants en attente de leur nouvelle citoyenneté ne votent pas, les populistes ne perdent pas de vote en les crucifiant dans l’opinion publique! C’est un gagnant-gagnant pour les Le Pen et AfD de ce monde!
Ici même, si la majorité lui échappe, il n’est pas loin d’entendre un de nos prétendants au trône de la province nous sortir « la phrase » assassine …Dans mes mots et selon ma mémoire: « C’est essentiellement la faute du vote ethnique si…. »
Jacques Parizeau, lors de son discours à la suite du résultat du référendum de 1995:
« C’est vrai, c’est vrai qu’on a été battus, au fond, par quoi ? Par l’argent puis des votes ethniques ». Il faisait alors référence aux dépenses massives attribuées au camp du NON et au vote massivement fédéraliste des communautés non francophones.
Ce qui n’était pas loin de la vérité.
Il est tellement plus facile de taper sur les immigrants !
Pourtant, pourtant ! S’il y a un indéniable mécontentement dans la population allemande, il faut toutefois en identifier, avec courage, lucidité et solidarité, les causes. Dans cette optique, celles des contrecoups de la guerre Ukraine/Russie, bien que flagrantes et multiples, n’apparaissent guère dans le champ de vision de la droite (la droite conservatrice (CDU/CSU)) :
– Explosion des coûts énergétiques
– Perte de compétitivité industrielle
– Stagnation du PIB
– Effondrement du commerce avec la Russie
– Inflation durable
– Réorientation stratégique coûteuse
Mais, mais, mais, les immigrants ! …
PS : Plus d’un million d’Ukrainiens se sont réfugiés en Allemagne depuis le début de la guerre. La droite voudrait les retourner d’où ils viennent alors que la cause de leur exil perdure encore. Un dirigeant de la CSU, Alexander Dobrindt, a demandé que les Ukrainiens soient renvoyés en Ukraine s’ils ne trouvent pas de travail, affirmant qu’ils seraient trop dépendants des allocations Bürgergeld ! Cela, dans le contexte d’une récession où le chômage augmente en raison d’un ralentissement économique.
On se rapproche d’une autre guerre.
Je savais que une grosse partie de ces landers etaient pro-russes puisque issus des territoires occupes par la Russie . Mais pour aller un peu plus loin dans ma comprehension du vote en faveur de l’AFD au lander Saxe Anahlt je me suis un peu renseigne pour savoir comment foctionne le systeme de gestion de ces landers en Allemagne .
Le lander Saxe Anhalt se trouve en avant derniere position des landers les plus pauvres
Les 3 gros landers :
Bade Wurtemberg en tete pour les salaires et force industrielle
Baviere region tres prospere ,faible taux de chomage , forte puissance economique
La Hesse sige de la finance a Francfort , hauts revenus
Donc ces 3 regions font vivre tous les landers de l’est . La Saxe Anhalt ne produisant presque rien vit au crochets de ces 3 regions , donc ils glandent . Si ces 3 regions sont prosperent c’est en grosse partie grace aux immigres qui travaillent dans les industries . De plus ces 3 grands landers en ont assez de partager avec tous ces landers pauvres et improductifs .
Vouloir controler l’immigration c’est une chose mais renvoyer tous les migrants d’Allemagne il va falloir les remplacer et ce n’est pas cette fiente de fascistes qui vont le faire .
je rajouterai , puisqu’ils sont pro-russes pourquoi ne vont ils pas s’installer en Russie , combattre avec les troupes russes , travailler dans les mines et les industries russes ….. Ca leur ferait les pattes au lieu de dire des conneries et foutre le bordel en Europe