
Un agent de la police de l’immigration a abattu un immigré colombien âgé de 26 ans ce lundi matin à Biddeford, dans le Maine. Selon le bureau du procureur général de cet État, l’homme tentait « de fuir en véhicule en direction de l’agent » lorsque ce dernier a ouvert le feu. L’agence du Maine enquête sur cet usage mortel de la force, survenu pendant que des agents de l’ICE « menaient une opération d’application de la loi liée à un arrêté définitif d’expulsion ».
Selon deux organisations du Maine vouées à la défense des droits des immigrés, l’immigré colombien était autorisé à travailler aux États-Unis et possédait un numéro de sécurité sociale.
Cette mort intervient une semaine après celle de Lorenzo Salgado Araujou, cet immigré mexicain en situation irrégulière qui a été tué par un agent de l’ICE à Houston dans des circonstances encore nébuleuses. Salgado, 52 ans, vivait depuis 35 ans aux États-Unis, où il avait fondé une petite entreprise de construction et envoyé ses trois fils américains à l’université.
Le département de la Sécurité intérieure et l’ICE n’ont pas encore commenté la mort de l’immigré colombien. Le Portland Press Herald a recueilli la déclaration d’un témoin. Je cite un extrait de son reportage :
« Daniel Boucher se préparait pour aller travailler lundi matin quand il a entendu ce qui ressemblait à des feux d’artifice à l’extérieur de chez lui, près du centre-ville de Biddeford. Il s’est précipité à la fenêtre, où il affirme avoir vu un VUS tenter de percuter une petite voiture blanche à l’intersection. Quelques instants plus tard, des agents ont arrêté la voiture et en ont extrait le conducteur. “Il saignait abondamment de la tête”, a déclaré Boucher plus tard dans la matinée de lundi. “Il parlait. Il a dit : ‘J’ai essayé de m’arrêter.’” »
(Photo Portland Press Herald)
Il fuyait en direction de l’agent…
@Lanaudoise
Très bon point !
Oeil de lynx ! 👌
Lors de chaque assasinat, une explication invraisemblable qui contredit ce qu’on en voit.
Mais qu’importe, ils ont le droit de tuer. Permission absolue de Stephen Miller.
C’est toujours une bonne idée de fuir en direction de l’ennemi. Toutes les armées en retraite savent ça.
Mais que voulez-vous, la loi cé la loi! 🤡
Justement, non. Ils sont au-dessus des lois.
Juste un petit détail: Ça ne se passe pas sur la 5ième avenue NY…
Si tu as peur d’une voiture, t’es vraiment pas fait pour travailler dans les forces de l’ordre.
En fait, tout le monde devrait avoir assez peur d’un char pour ne pas se mettre devant. Les policiers aux USA, ont des mois de formation comparé à des années ici. Et les Glaçons, ont juste quelques semaines de formation. Faque …
« l’homme tentait « de fuir en véhicule en direction de l’agent » », c’est presque pas contradictoire…
Normalement, un membre des forces de l’ordre, incluant l’ICE, ne doit utiliser son arme que s’il a une raison objective et immédiate de croire qu’une personne représente un danger imminent de mort ou de blessure grave pour lui ou pour autrui.
Par contre, on regarde les films d’Hollywood ou les séries TV américaine, les policiers tirent dans tous les sens!!! Même les « bons » policiers!
Combien d’heures de formation les agents de l’ICE ont eu, versus combien d’heures de films et séries Hollywoodienne? A force de voir Dirty Harry, Tom Cruise, Jack Bauer, etc… tirer dès qu’un voiture s’échappe, les agents de l’ICE font ce qu’Hollywood leur « enseigne ».
Si il s’est mis devant la voiture pour l’arrêter, ça me semble évident que c’est pour se donner une excuse pour tirer le gars. De toute façon au Texas, le Glaçon était à coté du véhicule et il a tiré pareil.
Comme les Cyniques disaient « Si vous voyez quelque chose qui court, tirez !! »
Pourquoi est-ce qu’il y a deux policiers dans un char de police? Parce que ça prend une 12e année pour entrer dans la police. -Les Cyniques.
héhé !
Daniel Boucher un colombien?!?
Non. La personne qui a entendu des coups de feu.
C’est le témoin. J’ai eu la même réaction.
« Daniel Boucher, un nom étranger à consonance musulmane! » 😉
Ma gang de malades ….
Pire : un nom à consonance française. Un socio-démocrate peut-être. On peut pas les reconnaître tout de suite comme non-patriotes, ils ont la peau claire.
Au XIXe siècle, beaucoup de Québécois sont allés à Biddeford. Un de mes ancêtres y est enterré.
@Mona et autres amis Français de ce blogue
Au cas où vous soyez trop occupée à fêter dans quelques heures Bonne fête nationale et, bien entendu, « Allez les bleus ».
Je seconde !!
Effectivement! Bonne fête nationale à tous les Français qui liront ceci!
“Il parlait. Il a dit : ‘J’ai essayé de m’arrêter.’” »
Le goon a dit « J’ai essayé de le tuer ».
Le goon : « Et il a essayé de m’en empêcher »
il aurait dû rester en colombie et s’amener de l’ouvrage des états-unis.
D’habitude, les colombiens en Colombie, exportent leur « ouvrage » vers les USA. Et je ne parle pas seulement de café. 👃💉
Pitoyable Pitoyen 16h47
Quel commentaire écœurant.
Dans le sens de beeuurk.
Aussi de pas de cœur.
Également de sale con ignare.
Itou ça fait du mal en général tenir des propos aussi ridicules.
C’est pas innocent comme commentaire même si toi tu l’es.
Ne vous en faites pas, si ce blogue était un village, il en serait l’idiot.
Euh… Je crois que c’était du sarcasme… Vous savez: ce type d’humour où on dit volontairement des énormités pour faire comprendre le ridicule d’une situation.
Ce n’ est jamais la faute de la Gestapo quand un de leur maniaque de la gachette tue quelqu’ un . C’ est toujours la faute de l’ autre immigrant.
Ils ont le droit de tirer à vue sans être traduit devant la justice?
Ils ont déjà tiré sur une citoyenne blanche américaine. Alors, tout le monde est en danger dans ce pays.
Cela fait penser à la citation de Martin Niemöller:
Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.
Ils ne d’arrêteront pas aux immigrants.
Peut-être que Trump leur a promis un bonus à la fin de l’année pour chaque meurtre d’immigrant. Ca motive, ça.
Chaque fois qu’un drame comme celui-ci survient, Donald sait exactement ce qu’il fait. Il sait que ces images d’arrestations musclées, de descentes de l’ICE et de morts lors d’interventions alimentent le récit qu’il vend à sa base depuis des années : celui d’un pays qui ne retrouvera sa « grandeur » qu’en frappant toujours plus fort contre ceux qu’il désigne comme les ennemis de l’intérieur.
Ce qui me trouble le plus, c’est la banalisation de cette violence. Avant même qu’une enquête soit terminée, avant même que les faits soient établis, il y aura déjà des milliers de voix pour conclure que l’agent avait forcément raison, que la victime « n’avait qu’à ne pas être là », ou que tout cela est le prix à payer pour « sauver l’Amérique ». Comme si la nationalité d’une personne déterminait la valeur de sa vie.
Le trumpisme a réussi à imposer une logique inquiétante : lorsqu’un immigrant meurt au cours d’une intervention, ce n’est plus un événement qui exige des explications, c’est souvent présenté comme une preuve que le système fonctionne. Plus les images sont dures, plus elles deviennent, pour certains, une démonstration d’autorité. On ne parle plus de justice, mais de démonstration de force.
Donald nourrit cette vision depuis des années. Il oppose constamment les « vrais Américains » aux autres, comme si certains méritaient naturellement davantage de droits et de protection que d’autres. Cette rhétorique ne transforme pas seulement le débat sur l’immigration; elle finit par déshumaniser ceux qui sont perçus comme étrangers. Et lorsqu’on cesse de voir des êtres humains, il devient beaucoup plus facile d’accepter l’inacceptable.
Ce qui me frappe également, c’est le silence de ceux qui se proclament les grands défenseurs de la vie, de la famille et des valeurs chrétiennes. Lorsqu’un immigrant est tué, beaucoup semblent soudainement perdre toute curiosité pour les circonstances, toute compassion pour les proches, tout intérêt pour la vérité. Le passeport de la victime semble parfois peser davantage que les faits.
C’est précisément pour éviter cela qu’il existe un État de droit : chaque usage mortel de la force doit être examiné avec rigueur, peu importe l’identité de la victime ou de l’agent. La justice ne consiste pas à applaudir ou à condamner avant les faits; elle consiste à établir ce qui s’est réellement passé.
Une démocratie ne se mesure pas à la force avec laquelle elle traite les plus puissants. Elle se mesure aussi à la façon dont elle protège les droits et la dignité des personnes les plus vulnérables, y compris celles qui n’ont ni influence politique ni voix pour se défendre. Si l’on commence à considérer qu’une vie vaut moins parce que son propriétaire est né ailleurs, alors ce n’est pas la grandeur d’un pays qui grandit, c’est le recul de son humanité.
Et ils vont faire quoi cette fois, les américains ? Ça ne pourra finir que dans la violence, leur spécialité, impossible que ca finisse autrement. Guerre civile en vue. Ça va déborder chez nous.
Nouvelle formulation, « l’homme tentait de fuir en direction de l’agent ». Ça ressemble bcp à l’auto fonçait sur l’agent. Disons que le ICE manque bcp d’imagination. C’est le 3e « accident » où quelqu’un se fait abattre dans le même scénario. Mais on a vu les images de Mme Good on est loin de la version ICE. Gageons que ce sera la même chose pour Salgado et celui d’aujourd’hui.
Les agents de la Gestapo aussi étaient des assassins. C’est du déjà vu.
@POLITICON – 17:50
« Une démocratie ne se mesure pas à la force avec laquelle elle traite les plus puissants. Elle se mesure aussi à la façon dont elle protège les droits et la dignité des personnes les plus vulnérables, y compris celles qui n’ont ni influence politique ni voix pour se défendre. Si l’on commence à considérer qu’une vie vaut moins parce que son propriétaire est né ailleurs, alors ce n’est pas la grandeur d’un pays qui grandit, c’est le recul de son humanité. »
👍👍👏
Je vous passe les paroles de Dr. Who – la célèbre série de science-fiction britannique – que vous et sans doute tout le monde sur ce blogue va apprécier; ça va exactement dans le sens de votre texte:
“Human progress isn’t measured by industry. It’s measured by the value you place on a life. An unimportant life, a life without privilege. The boy who died on the river — that boy’s value is your value. That’s what defines an age. That’s what defines a species. »
🙏😍
Traduction en français:
« Le progrès humain ne se mesure pas à l’industrie. Il se mesure à la valeur que vous accordez à une vie. Une vie sans importance, une vie dépourvue de privilèges. Ce garçon mort dans la rivière… la valeur de ce garçon, c’est votre valeur. C’est ce qui définit une époque. C’est ce qui définit une espèce. »
Dans V For Vendetta, ça pris une seule mort pour la révolution… j’attends toujours la révolution dans ce pays…
@Pierre-Olivier Tremblay – 19:02
« V For Vendetta »
J’adore ce film! 😍
Lundi, des manifestants ont pris d’assaut le bureau de circonscription de la sénatrice Susan Collins dans le Maine, scandant « Vote her out! » et « ICE out now! » quelques heures après que des agents de l’Immigration et des Douanes américaines ont tué un homme qui, selon eux, utilisait son véhicule comme une arme contre eux.
https://www.notus.org/2026-election/susan-collins-protesters-maine-office-ice-out