
C’est journée de primaires du Nebraska ce mardi. La primaire démocrate met en lice une candidate qui promet d’abandonner sa campagne si elle gagne et un rival qui est accusé d’être une taupe républicaine. Cela donne une idée de l’étrangeté de la course sénatoriale du Cornhusker State, qui pourrait mener à l’élection d’un candidat indépendant face au sénateur républicain sortant, Pete Ricketts, fils du milliardaire Joe Ricketts, qui a été nommé à son poste en 2023 en remplacement du sénateur républicain Ben Sasse. Vous me suivez ?
Les électeurs du Nebraska doivent être confus. Cindy Burbank, une technicienne en pharmacie à la retraite, jouit de l’appui du Parti démocrate dans la course sénatoriale. Elle entend cependant mettre fin à sa campagne si elle l’emporte afin de laisser toute la place à Dan Osborn, le candidat indépendant. Selon un sondage publié lundi, Osborn, un vétéran de la US Navy, un mécanicien industriel et un ancien dirigeant syndical, devance Ricketts par 5 points de pourcentage.
Les républicains l’accusent d’être un démocrate, ce qu’il a été avant de devenir indépendant. Osborn, lui, critique les deux partis et affirme qu’il ne rejoindra ni le groupe républicain ni le groupe démocrate au Sénat s’il gagne. Sa victoire pourrait cependant priver les républicains de la majorité des sièges à la chambre haute du Congrès.
William Forbes, un pasteur de 79 ans, est l’autre candidat démocrate. Contrairement à Burbank, il n’entend pas abandonner la course s’il gagne la primaire. En fait, cet opposant à l’avortement est soupçonné d’être une taupe au service de Ricketts. Son but serait de détourner des voix démocrates d’Osborn en novembre afin d’aider Ricketts à être réélu.
Forbes et Ricketts nient cette théorie. Il demeure que Forbes est un drôle de démocrate. Il a voté trois fois pour Donald Trump.
Osborn n’en est pas à sa première course sénatoriale. En 2024, il s’est incliné par 7 points de pourcentage devant la sénatrice Deb Fischer dans un État où Donald Trump a battu Kamala Harris par 21 points de pourcentage. Ricketts, ce fils de milliardaire qui a été gouverneur du Nebraska, est un adversaire idéal pour ce populiste dont le Parti démocrate a résumé ainsi l’attrait : « On aime bien l’idée d’un mécano face à un milliardaire. »
Dans quel univers parallèle sommes nous tombés pour être témoin de tant de vilenie, d’hypocrisie, de mauvaise foi, d’injustice et j’en passe. Les États-Unis ne sont plus au bord du gouffre, ils y sont déjà tombés.
Effectivement, ils y sont tombés. Maintenant, l’important est savoir si ce pays brisé a un parachute ou non.
Ça risque de splasher sur les murs lors de l’arrivée au sol…
En chute libre mais dans le déni total
When shit hit the fan!
On accuse, avec raison, Donald et sa présidence d’être un produit de la télé réalité. Les démocrates du Nebraska suivent ces traces…
À première vue, l’indépendant Osborn, proche du peuple,semble un bon candidat pour le poste de sénateur. Par contre, une fois élu, sera-t-il du type AOC/Sanders, ou plus dans le genre Fetterman/Synema/GeorgeSantos?
Oui, ça prend du sang neuf en politique. Mais parfois, l’expérience politique aide à évaluer le sérieux du candidat.
Il est surtout peut-être temps de mettre à la porte Démocrates *et* Républicains, pour n’élire que des indépendants, qui pourraient faire campagne sur leurs idées, plutôt que se fier à la lettre à côté de leur nom…
Enfin. On va espérer que Mme Burbank va l’emporter, malgré sa drôle de position!
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? La politique aux USA c’est un peu l’équivalent d’un plat bien connu ici, la gibelote. Il y en a pour tous les goûts mais pas toujours facile à digérer.
Osborn est la meilleure option pour les démocrates car ils n’ont aucune chance mais ce Forbes me fait penser à fourberie. Fourbes comme nom de famille, ça lui irait bien ainsi qu’au GOP.
Quel pays « passionnant » !
Il semble y avoir beaucoup, mais beaucoup de démocrates qui sont de farouches supporters de Trump dans le lot de candidat, et ce à tout les niveaux. On n’a qu’à penser à RFK et ses lubies de se prétendre démocrates, pour ensuite marchander son retrait pour un poste au sein de l’administration Trump, en obtenant l’un des plus haut siège.
Ça ne m’étonne pas vraiment. Le truc des candidats homonymes comme fut victime René Lévesque en 1960 dans Mont-Laurier contre l’Union Nationale ne fonctionne pas vraiment aujourd’hui, puisque le parti est identifié. N’importe qui peut prétendre défendre les idées d’un parti, les antécédents politiques sont superflu. Ajouter à cela le gerrymandering, les cartes d’identités, la suppression du vote par correspondance, les analyse de database à la Cambridge Analytica, la fermeture de bureau de vote et les difficultés d’accès dans les circonscription peu favorables, les conspirations récurrente sur al légitimité des votes et même les appels à la fraude électorale par le président lui-même enregistré ne menant à aucune accusations… Les USA a probablement la pire démocratie en occident.
Donc, on se retrouve avec un ramassis de RINO, DINO, INO (independant in name only), etc. Il doit bien y avoir des GINO (good in name only) et des NONO. Bref, une belle brochette de dividus.
M. Hétu. Grâce à vos explications, je suis parvenu à vous suivre.
Cependant, je ne suis pas certain que les électeurs du Nebraska vont réussiront à le faire.
Sérieusement, avec toutes cette brochette de candidats un peu « bizarres », on se croirait dans un épisode le la série » Twilight Zone » (« La Quatrième Dimension »), là ou l’imagination se confond avec la réalité.
Le soir des élections, il faudra jeter un oeil sur cet État afin de savoir qui va remporter cette course complètement folle avec des candidats qui ont , disons le poliment, un « profil intéressant » (Sarcasme !!!)
Only the best » et que le « moins pire gagne !!
On aime bien l’idée d’un mécano face à un milliardaire.
Quelle logique stupide.
Les idées?
Une vision sociétale?
Une approche différente?
Ben non… le jeu des classes sociales… pour faire croire que les démocrates se soucient de la classe ouvrière???
sont tous des millionnaires ou des parvenus au service des lobbys, des multinationales et autres sources de fric…
Pas étonnant dans ce pays… l’image… le contenu plutôt que le contenant… l’apparence…
C’est une IMAGE, qui se décline, chez Osborn, en proportions concrètes.
Par défaut un système à deux parti va toujours aller vers les extrèmes, il est temps qu’un troisième parti soit créer.
Ça prend un parti que les partisans des deux autres partisant peuvent se retrouver lorsqu’ils sont déçu d’un parti.
Ici au Canada, il y a le NPD et le block qui font office de troisième parti refuge pour les partisan pro Liberal et pro Conservateur. Idem pour le Québec, QS et la CAQ sont des partis refuge pour les partisan pro Libéral et pro Québécois.
Ça prend le même type de dynasmime. Il y a quelques années, je pensais que c’était le but derrière le Lincoln Project mais finalement, ça ne semble pas être le cas. Très dommage
H.S.
Une autre lubie de Donald, des billets de 100$ à son image postés sur son TrouSocial… Avec comme logo « God Bless Donald Trump »… J’aurais plutôt inscrit « With Trump we bust »…
https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/116561470464754421
Tiens ! Un billet de $35 (pcq35% d’appui !!)