Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Au cours des derniers jours, Volodymy Zelensky s’est dit prêt à changer la loi de son pays pour permettre au cours de la prochaine année la tenue d’une élection présidentielle que réclame Donald Trump. Il a également indiqué qu’il accepterait à contrecœur le gel du conflit à ses frontières actuelles. Cela signifie qu’il se résigne à renoncer à environ 20 % du territoire ukrainien illégalement annexé par la Russie. Et il a accepté les exigences russes selon lesquelles l’Ukraine doit abandonner son projet d’adhérer à l’OTAN. En échange, le président ukrainien réclame un mécanisme inspiré de l’article 5 de l’OTAN prévoyant une protection mutuelle des pays membres, sans adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique.

Les compromis de Volodymyr Zelensky ont fait l’objet de discussions au cours des deux derniers jours à Berlin, notamment avec les représentants américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Mais il y a un compromis que refuse le président ukrainien. « Les États-Unis ont proposé que l’Ukraine cède certains territoires que la Russie n’a pas encore occupés. L’Ukraine a déclaré qu’elle ne céderait pas davantage de terres, une position largement soutenue par les dirigeants européens, qui hésitent à récompenser la Russie pour son invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022 », a résumé le New York Times.

Si Zelensky a accepté certains compromis, ce n’est pas encore le cas du président russe Vladimir Poutine, qui doit tenir vendredi sa conférence de presse annuelle. Saisira-t-il cette occasion pour annoncer des compromis à son tour ? De grâce, ne pariez pas trop d’argent là-dessus.

(Photo Getty Images)

45 réflexions sur “Les compromis de Zelensky

  1. Pierre Belley dit :

    Son chum Poutrump va le backé pour voler les territoires aux Ukrainiens.

    1. rogiroux dit :

      Donaldovitch Putinobitch …

  2. Syl08 dit :

    Il est normal que l’Ukraine nous cède plus de territoire, c’est quand même eux qui nous ont attaqués. Donc, il serait du même ordre qu’ils nous aident à rebâtir notre pays. – Vladimir Poutine avec l’assentiment de Trump

  3. MarcB dit :

    Dans le futur, qui va vouloir faire une alliance avec les USA?

    Donald va avoir envoyé sous l’autobus les régimes suivants: les kurdes en Syrie, les Afghans non-talibans, et maintenant les Ukrainiens.

    Les seuls régimes que Donald a protégé sont:
    1) le Qatar suite aux attaques Israéliennes contre le Hamas, mais cela aura coûté un paquebot volant de 400M$…
    2) Israël, mais ils faisaient de la place pour la Riviera Donald…

    1. Falalalama dit :

      Carney semble déterminé à conclure plusieurs ententes (alliances) avec le régime fasciste des États-Unis. Un Chamberlain en devenir.

      1. Robert T dit :

        Les états-uniens n’ont pas d’honneur, ils n’ont d’intérêt que pour l’argent…

  4. lechatderuelle dit :

    frite-sauce va divaguer pendant 3 heures en se vantant… pour tordre le bras des E-U pour qu’ils crient  » Pardon mononcle »…. en acceptant tout le délire russe pour l’enfoncer dans la gorge de l’Ukraine….

    ce conflit n’en est pas à ses derniers pas… on sera loin en 2026 si jamais une entente d’offre…. frite-sauce n’a aucun mais aucun sentiment d’urgence…. il n’a pas d’opposition, pas de personne d’envergure devant lui pour le confronter….
    Witkoff et Kushner sont pas de grosses pointures en négociations internationales … fait que faut pas s’attendre à grand chose en 2026 dans ce dossier…. sinon beaucoup de Air miles dans les dossiers des négociateurs étasuniens…

    1. joker dit :

      Tout à fait d’accord avec votre analyse de la situation en Ukraine. La Russie répand ses erreurs (faussetés) mais tout cela ne mènera qu’à une défaite ruineuse dont on ne peut prédire la date exacte de concrétisation….« Le mépris n’aura qu’un temps! »

      La veuve de Navalny rallie sûrement en sourdine les opposants au régime, chaque jour plus nombreux…

  5. Madalton dit :

    Protection comme celle obtenue en 1994 avec les mémorandums de Budapest??

  6. Apocalypse dit :

    « Si Zelensky a accepté certains compromis… »

    On parle de gros compromis de la part de M. Zelensky qui était jusqu’à tout récemment contre tout compromis.

    « De grâce, ne pariez pas trop d’argent là-dessus. »

    On va néanmoins se croiser les doigts en espérant! 🤞🤞

    Ça confirme donc les vidéos que j’ai écoutées à l’effet que la Russie a de plus en plus l’ascendant sur le terrain et que l’Ukraine est en sérieuse difficulté; on force des gens de plus de cinquante(50) à aller au front sans aucune formation ou entraînement.

    1. Achalante dit :

      Je parierais plutôt que Poutine va en demander encore plus. Genre, l’Ukraine ne peut plus avoir d’armée régulière, elle doit faire commerce uniquement via la Russie, tous les candidats aux élections devront être pro-Russie, n’importe quoi qui donnera l’impression qu’elle sera revenue dans le giron russe. N’est-ce pas le but qu’il recherche?

      1. gl000001 dit :

        Et défenestration publique pour Zelensky.

    2. seggvideotronca dit :

      Avez vous visionner les vidéos, des rencontres entre des officiers de l’armé Ukrainienne et plusieurs prisonnier de guerre. Évaluez, vous mème la qualité de ces soldats Russe. AYOYE plusieurs plus de 40 ans et de forme physique sous la normale, plusieurs édentés. et amaigris. Loin d’une armée extra.

    3. P Lacerte dit :

      Encore des sources proches du Kremlin….

  7. gl000001 dit :

    Et Putin paie pour la reconstruction de l’Ukraine ? Les avoirs russes bloqués vont à l’Ukraine ?

  8. Apocalypse dit :

    HS – Tuerie en Australie; j’écoutais une vidéo de « Breaking Points » il y a quelques minutes où on rappelait que l’Australie avait des lois très restrictives en matière de contrôle des armes; entre autres, il est interdit – contrairement aux États-Unis – d’avoir des armes automatiques.

    On a assassiné seize(16) citoyen(ne)s – ce qui est plus qu’horrible – mais imaginez les deux(2) tueurs avec des armes automatiques…

    1. Haïku dit :

      @Apocalypse
      Très bon point !

  9. Pierre dit :

    Faque Zélinski est prêt à lever le drapeau blanc assez de tuerie pour un GROS PUTIN SALE
    et leGROS qui y voient juste du BACON il se fout des Ukrainiens et de l’Europe .Comment
    faire confiance aux USA. Tant que le GROS FOU sera en poste ……………………..

  10. citoyen dit :

    le québec devrait s’inspirer de cela.

    1. gl000001 dit :

      Vous voulez qu’on envahisse l’Ontario ? Il y a beaucoup de francophones dans le coins de Hearst et Kapuskasing. Libérons-les des anglos !!!
      Ca serait plus profitable d’envahir le Nouveau Brunswick pour libérer les francos de la famille Irving. Irving, ça rime pas pire avec Poutine.

  11. Le Champ dit :

    Si seulement les occidentaux aurait reagit lors de la premiere invasion russes…. Les beaux discours c’est bien mais l’action est encore la meilleur solution.

  12. Apocalypse dit :

    @Achalante – 13:33

    « Je parierais plutôt que Poutine va en demander encore plus. »

    La Russie a mentionné trois (3) conditions pour mettre fin à la guerre:
    1) Non adhésion à l’Otan ;
    2) Certaines parties du territoire ukrainien;
    3) Démilitarisation de l’Ukraine.

    Je ne sais pas si les conditions que M. Zelensky sont proches de ces demandes de la Russie; si on est trop loin, M. Poutine risque de dire non, car la Russie gagne sur le terrain.

    Espérons que M. Poutine aurait la décence d’accepter des compromis.

  13. Apocalypse dit :

    HS – On regrette qu’on ne puisse jeter un (gros) seau d’eau froide sur toute la population de la planète pour les ramener à la réalité et au bon sens; certains(e)s pensent qu’on est tous et toutes en train de virer et on peut « malheureusement » se poser cette question…

    https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-12-15/federation-autonome-de-l-enseignement/la-violence-dans-les-ecoles-atteint-des-niveaux-alarmants.php

    Fédération autonome de l’enseignement – La violence dans les écoles atteint des niveaux « alarmants »

    1. gl000001 dit :

      Ca fait au moins 15 ans que c’est alarmant.

  14. PATlecamer dit :

    Le récent plan en 28 points de l’administration Trump, largement dénoncé au Congrès et dans les médias comme une « capitulation » face à Moscou, offrait en réalité à Kiev un avantage stratégique remarquable. Selon ses termes, l’Ukraine ne serait soumise à aucune limitation significative de ses effectifs militaires en temps de paix, malgré les tentatives russes d’imposer des restrictions draconiennes depuis 2022. (La seule exigence, un plafond de 600 000 hommes, dépasse probablement le nombre de soldats actifs que l’Ukraine maintiendrait de toute façon.) De plus, l’Ukraine bénéficierait d’une garantie de sécurité substantielle de la part des É-U et de l’Europe – la plus forte de l’histoire, même si elle n’atteint pas le niveau d’engagement de l’OTAN. (https://www.axios.com/2025/11/21/ukraine-security-guarantee-nato-article-5-trump).

    L’Ukraine risque de devenir la dernière victime de l’incapacité chronique des É-U à accepter les conséquences de “ leurs “ guerres. Lors de conflits précédents, les É-U ont systématiquement refusé de « reconnaître la victoire » ou d’admettre qu’ils ne pouvaient atteindre tous leurs objectifs. Au contraire, le pays s’est laissé envahir par l’angoisse de ne pas avoir remporté de victoire absolue ni rendu une justice parfaite, et a, de ce fait, entrepris des actions destructrices. Il ne doit pas commettre la même erreur aujourd’hui.

    Les É-U ont, à plusieurs reprises, laissé des campagnes militaires enlisées s’éterniser inutilement pendant des années, non pas parce que les présidents croyaient pouvoir remporter la victoire, mais parce qu’ils voulaient éviter la défaite. Au Vietnam, R. Nixon a poursuivi une « paix honorable » en continuant les combats pendant quatre ans après son entrée en fonction, avant de finalement signer des accords de paix en 1973. Il a secrètement bombardé le Cambodge et le Laos, dévastant les deux pays, dans le seul but de retarder l’inévitable défaite américaine. Nixon a ainsi obtenu un « délai acceptable » entre le retrait américain et la victoire du Nord-Vietnam au prix d’un bain de sang.

    De même, dix ans après le début de la guerre en Afghanistan, B.Obama reconnut que les talibans ne seraient pas vaincus militairement. Pourtant, il ne fit que des efforts minimes pour négocier un accord de partage du pouvoir qui aurait pu mettre fin à la guerre et préserver, en partie, le gouvernement soutenu par les É-U à Kaboul. Les É-U réduisirent leurs effectifs, mais poursuivirent les combats et perdirent progressivement du terrain pendant une décennie supplémentaire. Incapables de gagner et refusant tout compromis, les É-U n’eurent d’autre choix que de se retirer sans condition. Suite à ce retrait, les talibans reprirent le pouvoir dans tout le pays. À Washington, des commentateurs politiques ont déploré l’absence d’une « trêve acceptable », malgré l’indécence de leur plainte : la poursuite de la guerre n’aurait fait que coûter davantage de vies américaines et afghanes !!!

    Incapables d’accepter leurs défaites, les É-U ont également, et c’est tout aussi préjudiciable, refusé d’accepter leurs propres victoires !

    En 1991, sous la présidence de George H.W. Bush, les É-U ont atteint de manière décisive leur objectif principal : chasser les forces irakiennes du Koweït. Ayant prouvé leur capacité à repousser l’agression irakienne, ils auraient pu se retirer du golfe Persique, sachant qu’ils pourraient revenir si Saddam Hussein tentait une nouvelle invasion. Au lieu de cela, Washington a vu…..plus grand. Bush a appelé les Irakiens à «prendre les choses en main » et à chasser Saddam du pouvoir. Ce faisant, il a défié l’Amérique par sa simple survie, et les Américains ont conclu que leur mission restait inachevée. Les É-U ont alors entrepris de « contenir » l’Irak par des bombardements réguliers et le tout premier déploiement illimité de dizaines de milliers de soldats dans la région. Après le 11 septembre, l’administration Bush (le fils) a décidé de régler le problème à…. Bagdad, avec des conséquences désastreuses. Les É-U ont dilapidé leur premier succès dans leur quête d’une victoire totale.

    Ces précédents sont tout aussi importants pour la guerre en Ukraine aujourd’hui. Le conflit n’est ni une défaite sans appel ni une victoire éclatante, mais un résultat intermédiaire qui recèle des éléments profonds des deux. L’Ukraine a remporté des succès remarquables qu’il faut préserver. Elle a également subi des pertes immenses et irréparables. Mettre fin à la guerre exige de prendre en compte les deux aspects de ce bilan mitigé.

    D’une part, à l’instar des gouvernements de Saïgon et de Kaboul soutenus par les É-U, le gouvernement de Kiev ne remportera pas de victoire militaire totale, et il est illusoire de croire que l’Ukraine puisse y parvenir. Le meilleur résultat envisageable est un accord de compromis offrant à l’Ukraine une chance réaliste de paix et de sécurité, tout en permettant à la Russie d’engranger des gains stratégiques et territoriaux. Si cela ressemble à un marché de dupes, à une forme d’apaisement, c’est parce que c’en est un. Mais en l’absence de meilleure alternative, ce sera un marché de dupes qu’il vaudra la peine d’accepter.

    D’autre part, les É-U et l’Ukraine peinent à prendre la mesure de l’immense succès qu’ils ont déjà obtenu. Près de quatre ans après que la Russie s’attendait à submerger son adversaire en quatre jours, l’Ukraine tient toujours bon. La grande majorité de sa population et de son territoire sont restés intacts. La Russie, quant à elle, a terriblement souffert de son invasion ratée, déplorant plus de 600 000 victimes – soit environ dix fois plus que les pertes soviétiques en une décennie en Afghanistan – pour des gains qui semblent modestes. L’Ukraine a prouvé, contrairement à ce que peu croyaient avant 2022, qu’elle pouvait infliger de lourdes pertes à son ennemi. Si elle parvient à se reconstruire et à maintenir une armée forte avec l’aide occidentale, elle a de fortes chances de dissuader toute nouvelle guerre une fois celle-ci terminée.

    Bref, c’est une victoire qu’il faut saisir. Certes, elle ne satisfera peut-être pas ceux, à Washington ou à Kiev, qui cherchent à se prémunir contre toute insécurité grâce à l’adhésion à l’OTAN ou à un engagement similaire des alliés de l’Ukraine à prendre les armes automatiquement à sa cause. Mais la sécurité totale n’est accessible ni à l’Ukraine, ni à aucun autre pays. Même si l’OTAN admettait l’Ukraine, ce qu’elle ne fera pas, l’alliance n’offrirait aucune véritable garantie de sécurité. Quels que soient leurs engagements écrits, les pays qui ont refusé jusqu’à présent de combattre pour l’Ukraine sont peu susceptibles de lui faire la guerre à l’avenir. Ces quatre dernières années ont démontré à la fois l’étendue et les LIMITES de l’engagement des partenaires de l’Ukraine.

    Heureusement, l’Ukraine n’a pas besoin d’un deus ex machina géopolitique pour survivre. Elle a besoin d’elle-même et du soutien extérieur qu’elle peut raisonnablement recevoir. Un moralisme mal placé ne justifie en aucun cas de risquer tout ce qui a été accompli jusqu’à présent.

    1. Madalton dit :

      La tempête du désert en 1991 était une coalition internationale sous le commandement des ÉU et cautionnée par l’ONU.

      Bush aurait aimé poursuivre la guerre en Irak une fois le Koweït libéré mais la résolution de l’ONU ne le permettait pas.

      1. PATlecamer dit :

        Présenter Tempête du désert comme une opération presque « neutre », strictement encadrée par l’ONU et freinée par un Bush respectueux du droit international, relève d’une lecture très sélective de l’histoire.

        Oui, il y avait une coalition large et une résolution onusienne. Mais parler de « caution de l’ONU » sans rappeler l’asymétrie totale du rapport de forces et le rôle hégémonique des É-U, c’est évacuer l’essentiel. Washington ne s’est pas contenté de diriger militairement la coalition, il a façonné le cadre politique, les objectifs et le tempo de la guerre, en exerçant de fortes pressions diplomatiques sur plusieurs membres du Conseil de sécurité. L’ONU n’était pas l’architecte de la guerre, mais l’instance qui en a validé les contours sous domination américaine.

        Quant à l’idée selon laquelle Bush père aurait été « empêché » de marcher sur Bagdad par la résolution de l’ONU, elle est pour le moins réductrice. La décision de ne pas renverser Saddam Hussein relevait avant tout d’un calcul stratégique, pas d’un scrupule juridique. L’administration Bush craignait l’éclatement de l’Irak, le renforcement de l’Iran, et surtout l’enlisement militaire dans un pays fragmenté – un scénario que les É-U connaissaient parfaitement et qu’ils redoutaient à juste titre à l’époque.

        Il est d’ailleurs révélateur que, tout en s’arrêtant officiellement à la libération du Koweït, les É-U aient laissé volontairement Saddam réprimer dans le sang les soulèvements chiites et kurdes qui ont suivi, tout en maintenant un régime de sanctions dévastatrices pendant plus d’une décennie. Cette « retenue » n’était donc ni humanitaire ni légaliste. Elle était cynique et instrumentale.

        Enfin, invoquer la résolution de l’ONU comme une limite morale devient particulièrement ironique à la lumière de 2003. Les mêmes É-U, cette fois sans mandat onusien, ont envahi l’Irak en s’appuyant sur des justifications fallacieuses. Cela montre bien que le droit international est respecté par Washington lorsqu’il sert ses intérêts, et contourné lorsqu’il les contrarie.

      2. Madalton dit :

        Effectivement, les chiites et les kurdes ont mangé une volée par la suite.

  15. ghislain1957 dit :

    « Si Zelensky a accepté certains compromis, ce n’est pas encore le cas du président russe Vladimir Poutine, qui doit tenir vendredi sa conférence de presse annuelle. »

    Je ne sais pas à quoi tout ça rime, Putin NE VEUT PAS LA PAIX, point final. Tant qu’il n’aura pas mis l’Ukraine à genoux, il va continuer. Et les prochaines victimes seront les pays baltes.

    Toutes ces parades entre les zétats-zunis et l’Europe sont totalement inutiles. Et en plus, à quoi sert le grand flanc-mou de Jared Kushner?

  16. lechatderuelle dit :

    PATlecamer

    des pertes de 600 000 hommes ne sont confirmées par personne et plusieurs estiment que c’est largement surévaluées……
    surtout pour une guerre défensive….

    Vous voyez une victoire ukrainienne où?
    20 % du territoire perdu, des milliers de morts, une économie étranglée….un pays à reconstruire…

    L’Ukraine n’a pas d’alliés militaires, elle a des cheerleaders.
    Rien ne garanti la sécurité de ce pays dans l’avenir…
    La reconstruction sera longue, pénible et dispendieuse… Qui avancera les fonds??? L’Europe est aux prises avec des déficits montres, les E-U pas fiables sont en faillite technique… Dans 20 ans l’Ukraine sera encore en reconstruction….

    Y’a Zéro victoire en Ukraine en ce moment.
    Il fallait lors des 3 premières semaines s’engager pour l’Occident. Nous avons refusé. Nous vivrons avec cette autre défaite occidentale, sans réellement en payer les frais…

    La russie gagnera militairement mais pour le reste… frite-sauce parie sur des ententes économiques avec les E-U pour des ressources… afin de rebâtir son pays, la zone conquise et son économie…. mais si l’Occident évite la russie pour 25 ans…… ça deviendra une succursale chinoise….

    Y’a que des perdants.
    Désolé l’Ukraine a terriblement besoin des autres pour survivre. Dans ce 20 % du territoire perdu se trouvait son économie industriel, son port, ses champs de grains et une centrale nucléaire, entre autre…. ce qui représente plus que 20 % de son PIB…
    L’Ukraine va devenir le parent pauvre de l’Europe… longtemps… et craintive de ce voisin prédateur à l’est….

    L’Ukraine est engagée dans une négociation perdant-perdant parce que les E-U et l’Occident n’ont pas respecté leur parole donnée.

    1. PATlecamer dit :

      Personne ne prétend que les chiffres des pertes russes soient gravés dans le marbre. Dans une guerre en cours, aucune donnée n’est parfaitement vérifiable. Mais l’ordre de grandeur est largement corroboré par des estimations convergentes de services occidentaux, de sources indépendantes et même, indirectement, par des aveux russes partiels. Contester le chiffre exact est légitime ; nier l’hémorragie humaine massive subie par la Russie l’est beaucoup moins. Une guerre « défensive » n’immunise pas contre des pertes colossales quand elle est menée par une armée mal préparée, rigide et sacrifiée par le pouvoir politique.

      La question centrale n’est pas : « où est la victoire ukrainienne ? », mais : qu’est-ce que Moscou avait prévu, et qu’a-t-elle réellement obtenu ? La Russie visait la décapitation de l’État ukrainien, la prise de Kiev en quelques jours, l’installation d’un régime fantoche et la démonstration éclatante de son retour comme grande puissance militaire. Rien de tout cela ne s’est produit. À la place, elle s’est enlisée dans une guerre longue, coûteuse, humiliante sur le plan militaire, et destructrice pour sa propre trajectoire économique et démographique. Refuser d’appeler cela un échec stratégique majeur, c’est redéfinir la victoire a posteriori.

      Oui, l’Ukraine a perdu environ 20 % de son territoire. Oui, elle a subi des pertes humaines immenses, une économie laminée et une destruction massive de ses infrastructures. Mais la survie d’un État agressé face à une puissance nucléaire supposée écrasante n’est pas un détail. Dans l’histoire des guerres asymétriques, tenir, durer, et empêcher l’ennemi d’atteindre ses objectifs politiques fondamentaux est déjà une forme de victoire — partielle, coûteuse, tragique, mais réelle.

      Dire que l’Ukraine n’a « que des cheerleaders » est une formule percutante, mais trompeuse. Aucun allié occidental n’a voulu risquer une guerre directe avec la Russie, c’est vrai. Mais l’aide militaire, financière et technologique fournie à Kiev a été sans précédent pour un pays non membre de l’OTAN. Elle a permis précisément ce que Moscou voulait empêcher : une armée ukrainienne capable de résister, d’apprendre, d’infliger des pertes sévères et de rester opérationnelle sur le long terme. Ce n’est pas une alliance formelle, mais ce n’est pas non plus du simple encouragement symbolique.

      Sur la reconstruction, le pessimisme est compréhensible mais excessif. L’Europe s’est reconstruite après 1945 dans un état bien pire que celui de l’Ukraine aujourd’hui. L’Allemagne était en ruines, la France exsangue, et pourtant des choix politiques ont été faits. La vraie question n’est pas « qui paiera ? », mais quels équilibres géopolitiques l’Occident voudra préserver. Une Ukraine stable, armée et intégrée économiquement n’est pas un acte de charité, c’est un investissement stratégique. Si l’Occident échoue là-dessus, ce sera un choix politique, pas une fatalité économique.

      Quant à l’idée que la Russie « gagnera militairement », elle repose sur une définition extrêmement pauvre de la victoire. Gagner quoi, exactement ? Un territoire ruiné, dépeuplé, sous perfusion sécuritaire permanente, au prix d’une dépendance accrue envers la Chine et d’une marginalisation durable vis-à-vis de l’Europe ? Si cela s’appelle gagner, alors le mot a perdu tout sens stratégique.

      Là où je te rejoins partiellement, c’est sur l’échec moral et politique de l’Occident. Oui, il y a eu des promesses implicites non tenues, des hésitations coûteuses, une peur constante de « trop provoquer » Moscou. Oui, un engagement plus ferme dès les premières semaines aurait peut-être changé la trajectoire du conflit. Mais cette faillite occidentale ne transforme pas automatiquement l’Ukraine en défaite totale. Elle explique surtout pourquoi le résultat est incomplet, ambigu, imparfait.

      Enfin, dire qu’« il n’y a que des perdants » est émotionnellement compréhensible, mais analytiquement insuffisant. L’Ukraine a payé un prix effroyable, mais elle existe encore. La Russie a évité l’effondrement immédiat, mais elle a compromis son avenir stratégique pour une génération. Et l’Occident a révélé ses limites, certes, mais aussi sa capacité à empêcher, malgré tout, une victoire impériale rapide par la force.

      Ce n’est pas une belle victoire. Ce n’est pas une victoire morale pure. C’est une victoire tragique, incomplète, fragile — exactement le genre de victoire que l’histoire produit le plus souvent, et que nous avons tort de refuser de reconnaître au nom d’un absolutisme stérile.

  17. citoyen dit :

    un payeur pour faire faire, ce n’est pas un investisseur…c’est de la sous-traitance subventionnée au noir…

  18. POLITICON dit :

    Zelensky est prêt à tordre sa Constitution, à accepter une amputation territoriale massive, à renoncer à l’OTAN — bref, à avaler des concessions que personne n’exigerait d’un pays agressé dans un monde régi par le droit. Et pendant ce temps, Poutine n’a encore rien cédé, pas même un signal symbolique. C’est toujours la même logique perverse : on demande à la victime d’être « raisonnable » pendant qu’on ménage l’agresseur.

    Ce qui choque aussi, c’est l’arrière-plan américain. Que ces discussions passent par des figures comme Kushner en dit long : on n’est plus dans une diplomatie fondée sur le droit international, mais dans une approche transactionnelle tordue à la Donald, où la paix ressemble à un deal immobilier — on gèle, on découpe, on signe, peu importe les principes.

    Exiger des élections en pleine guerre, forcer l’abandon de garanties de sécurité réelles, accepter un gel qui légitime une invasion : ce n’est pas une paix, c’est une récompense stratégique offerte à Moscou. Et l’Europe a raison d’hésiter : chaque concession arrachée à l’Ukraine sans contrepartie russe crée un précédent dangereux.

    Quant à Poutine annonçant des compromis… soyons sérieux. L’histoire récente montre qu’il interprète chaque geste d’apaisement comme une faiblesse à exploiter. Miser là-dessus, ce n’est pas de l’optimisme : c’est de l’aveuglement.

    1. Haïku dit :

      Fort bien résumé !

  19. Gilles Morissette dit :

    Ma perception est que le président Zelensky est allé aussi loin qu’il le pouvait. On ne peut pas parler de « capitulation. même si pour certains, cela pourrait en avoir les apparences mais il n’a pas bougé sur une condition essentielle: Ne pas céder de partie du territoire ukrainien hormis les portions illégalement annexé par la Russie.

    Zelensky a fait un grand bout de chemin. Reste à savoir si Putin acceptera les propositions soumises le président Ukrainien et fera des compromis.

    Je suis du même avis que M. Hétu. Je ne parierais pas « un vieux billet de 5,00$ » là dessus.

    Putin est un prédateur vorace. Il veut « le beurre, l’argent du beurre, le lait ainsi que le pot de la laitière »

    1. rogiroux dit :

      Il veut « le beurre, l’argent du beurre, le lait ainsi que le pot de la laitière »

      Vous oubliez de mentionner qu’il veut ausii la baiser !

  20. Pierre Belley dit :

    Ça ne doit pas être drôle d’avoir comme voisin la Russie et c’est de moins en moins drôle d’avoir les USA comme voisin aussi…

  21. Apocalypse dit :

    @lechatderuelle -15:30

    « Vous voyez une victoire ukrainienne où? »

    Je ne sais pas ce que « PATlecamer » a fumé, mais cette guerre et la défaite de l’Ukraine est un désastre – annoncé – pour ce pays.

    On a sacrifié une génération de jeunes hommes, et même de moins jeunes, détruit un parti du pays pour quoi au final? Une défaite où l’Ukraine va perdre sur toute la ligne pour avoir écouté et pensé que l’Occident voulait le bien de ce pays; l’Occident voulait cette guerre pour affaiblir et faire mal à la Russie et encore là, une défaite sur toute la ligne pour l’Occident.

    La Russie va sortir grande gagnante de cette guerre: on s’est rapproché de la Chine (BRICS), l’économie s’en sort plutôt bien, on a grandement amélioré la machine de guerre russe qui avait connu des ratés au début de cette guerre contre l’Ukraine et on a humilié l’Occident et l’Otan.

    Nous sommes proches de la fin de cette guerre, comme on le voit dans les concessions que M. Zelensky est prêt à faire pour y mettre fin.

    1. PATlecamer dit :

      Parler de « défaite annoncée » suppose que l’issue de cette guerre était écrite d’avance. Or, c’est précisément ce postulat qui pose problème. En février 2022, l’armée russe devait prendre Kyiv en quelques jours, décapiter le pouvoir et imposer un régime fantoche. Trois ans plus tard, l’Ukraine existe toujours, son État tient, son armée aussi, et Moscou a échoué dans son objectif stratégique initial. On peut débattre du coût humain et matériel – il est tragique – mais réduire cette guerre à une fatalité est une lecture rétrospective, pas une analyse.

      L’argument du « sacrifice d’une génération » est moralement lourd, mais il escamote une question centrale : quelle était l’alternative réelle pour l’Ukraine ? Se soumettre sans combattre ? Accepter l’annexion de territoires par la force et l’effacement de sa souveraineté ? L’histoire européenne montre que céder à une agression ne préserve ni les vies ni la paix sur le long terme. La responsabilité première de ces pertes humaines incombe à l’agresseur, pas à ceux qui résistent.

      Présenter l’Ukraine comme un simple pion manipulé par l’Occident relève d’une vision profondément paternaliste. Les Ukrainiens ne se battent pas parce que Washington ou Bruxelles l’exigent, mais parce qu’ils ont massivement rejeté l’idée d’un retour sous tutelle russe depuis 2014. Les sondages, les mobilisations, les élections successives l’ont montré : le choix de l’orientation européenne est d’abord un choix ukrainien. L’Occident soutient, il ne dicte pas !

      Quant à l’idée d’une « défaite sur toute la ligne » pour l’Occident, elle est largement exagérée. La Russie a perdu des centaines de milliers d’hommes, une part significative de son matériel conventionnel, et a dû réorienter son économie vers un modèle de guerre permanente. L’Otan, que Moscou prétendait contenir, s’est élargie à la Finlande et à la Suède, renforçant sa frontière directe avec la Russie. Difficile d’y voir une humiliation occidentale !

      Le tableau idyllique d’une Russie « grande gagnante » mérite aussi d’être nuancé. Le rapprochement avec la Chine est asymétrique et place Moscou dans une position de dépendance stratégique accrue. Les BRICS ne constituent ni une alliance militaire ni un bloc cohérent capable de compenser l’isolement technologique et financier vis-à-vis de l’Occident. Une économie qui « s’en sort » grâce à la militarisation, aux subventions massives et au contrôle autoritaire n’est pas synonyme de prospérité durable !

      Sur le plan militaire, affirmer que la Russie a « amélioré sa machine de guerre » revient à normaliser une guerre d’attrition extrêmement coûteuse, fondée sur la quantité plutôt que sur la qualité, et rendue possible par un mépris assumé pour les pertes humaines. Ce n’est pas un signe de force stratégique, mais d’adaptation brutale à un échec initial.

  22. Apocalypse dit :

    @PATlecamer – 20:05

    ‘Parler de « défaite annoncée » suppose que l’issue de cette guerre était écrite d’avance.’

    J’apprécie votre réplique posée et civilisée. 👍👍😊

    La réponse est OUI! Aussitôt que la Russie a mis le pied en Ukraine, s’en était fait; ce n’était qu’une question de temps, pourquoi?

    Parce que la Russie a une longue histoire, une population quatre(4) fois plus nombreuse, beaucoup plus de ressources en hommes et matériels; de plus, l’Ukraine ne pouvait compter que sur une aide monétaire et matérielle, aucun soldat de l’Occident ne pouvait mettre les piedss sur le terrain au risque de la 3ème guerre mondiale,

    Ce n’était qu’une question de temps avant que la Russie retrouve ses repères de « tough » guerriers et pendant ce temps, que l’Ukraine épuise ses ressources humaines et maintenant, on parle de gens de plus de cinquante (50) ans sur le terrain sans formation, ni entraînement.

    De plus, on perd plus de soldats par blessures, morts et « désertion » qu’on ne peut en recruter, alors la fin est proche pour ce pays.

    Il fallait négocier au tout début et accepter de perdre « moins » à ce moment-là que d’embarquer dans cette guerre et de perdre beaucoup, beaucoup plus.

    Une bien triste guerre qu’on aurait facilement pu éviter si l’Occident – et l’Otan – avait respecté sa promesse de ne pas s’approcher de la frontière russe. C’est plate pour l’Ukraine, mais ce pays ne peut joindre l’Otan, comme le Mexique et le Canada ne pourraient JAMAIS joindre une alliance militaire Chine-Russie, les États-Unis ne l’accepteraient jamais, avec raison d’ailleurs.

    1. Samati dit :

      Kupiansk repris par les Ukrainiens en humiliant poutine, le criminel de guerre.

      https://x.com/gerashchenko_en/status/2000598616453624159?s=61&t=B8INfRdW6D5j1jR35MUWhg

      1. Samati dit :

        Un sous-marin détruit par un pays qui n’a pas de marine.

        https://x.com/nexus_osint/status/2000587558003081393?s=61&t=B8INfRdW6D5j1jR35MUWhg

      2. Samati dit :

        Imaginez les ukrainiens qui devraient vivre avec ces monstres.

        https://x.com/wartranslated/status/2000194888764207133?s=61&t=B8INfRdW6D5j1jR35MUWhg

      3. Haïku dit :

        @Samati
        Merci pour les clips !

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