Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Dick Cheney, le vice-président le plus influent (et controversé) de l’histoire américaine, est décédé lundi soir « des suites d’une pneumonie et de complications cardiaques et vasculaires », a annoncé sa famille ce mardi matin dans un communiqué. « Pendant des décennies, Dick Cheney a servi notre nation, notamment en tant que chef de cabinet de la Maison-Blanche, membre du Congrès du Wyoming, secrétaire à la Défense et vice-président des États-Unis », a ajouté sa famille. « Dick Cheney était un homme formidable et bon qui a enseigné à ses enfants et petits-enfants à aimer notre pays et à mener une vie empreinte de courage, d’honneur, d’amour, de gentillesse et de pêche à la mouche. »

George W. Bush avait fait appel aux conseils de Cheney pour l’aider à lui trouver un vice-président après son élection étriquée à la présidence en 2000. Il avait fini par choisir l’ancien secrétaire à la Défense dans l’administration de son père pour occuper ce poste, pensant que Cheney ne serait pas distrait ou dévoré par l’ambition de lui succéder.

Après les attentats du 11 septembre 2001, Cheney est devenu, avec son vieux complice Donald Rumsfeld, alors secrétaire à la Défense, l’un des plus ardents promoteurs de l’invasion de l’Irak et d’un changement de régime à Bagdad. Il était un adepte de la doctrine du 1 %, ce principe selon lequel il faut agir comme si une menace de 1 % était une certitude, même si l’événement est peu probable. Il a été accusé d’avoir manipulé les informations du renseignement américain sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak afin de prendre le contrôle de ce pays et de ses réserves de pétrole.

Cette doctrine l’a également poussé à promouvoir des méthodes anti-démocratiques qui ont mené aux détentions indéfinies de suspects de terrorisme, aux techniques d’interrogatoire assimilées à de la torture et au programme de surveillance sans mandat de la NSA.

Lors du deuxième mandat de Bush fils, son influence a diminué. Au cours des dernières années, il est devenu, avec sa fille Liz, l’un des plus féroces critiques de Donald Trump. Il a même annoncé son appui à Kamala Harris en 2024, ce qui aurait été impensable à une autre époque pour ce conservateur pur et dur.

P.S. : Nous entamons la deuxième journée de la troisième et dernière campagne de financement de ce blogue en 2025. Un grand merci à tous ceux et celles qui y ont déjà contribué, de même qu’aux autres qui le feront incessamment !

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(Photo Reuters)

49 réflexions sur “La mort du plus influent des vice-présidents

  1. ghislain1957 dit :

    Il ne faudrait pas oublier le fait que Cheney s’est aussi enrichi avec la guerre grâce à Halliburton Company:

    « La principale compagnie associée à Dick Cheney est Halliburton Company, dont il a été PDG de 1995 à 2000. Pendant son mandat, la société a continué de recevoir des contrats gouvernementaux lucratifs, notamment après la guerre en Irak, ce qui a suscité des accusations de favoritisme. Son affiliation avec la compagnie était complexe, car il a conservé une participation financière après avoir quitté son poste.  »

    Un autre ripoux-blicain corrompu.

    1. Igreck dit :

      Mort d’un criminel de guerre (Afghanistan, Irak … ) À quand le tour des autres membres de sa clique (G.W. Bush, Rumsfeld, Condoleeza, Gates et Cie ⁉️

      https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2025-11-04/l-ancien-vice-president-dick-cheney-s-eteint-a-84-ans.php

  2. Charles IV dit :

    Dans le film biographique (Cheney) on signale qu’avec la guerre en Iraq, sa compagnie d’armements avait multiplié son chiffre d’affaires par 500… Voilà un patriotisme rentable…

    1. Lanaudoise dit :

      Ai beaucoup aimé ce film. Curieusement, j’ai cessé de le haïr après…

      1. Lanaudoise dit :

        En n’oubliant rien de ses mauvais coups, ceux qui me faisaient me lever la nuit pour le haïr.
        Liz a fini par accepter le mariage de sa soeur homosexuelle, bien après la sortie du film.

  3. brady4u dit :

    Le dernier président républicain, bien plus qu’une éminence grise plus qu’un vice-président.

    Irak et Patriot Act à on passif.

    https://www.lefigaro.fr/international/etats-unis-dick-cheney-l-eminence-grise-de-george-w-bush-est-mort-20251104

    1. Haïku dit :

      @brady4u
      Merci pour le lien vers l’article !

  4. Cyto dit :

    Si vous fermez bien les yeux vous allez entendre deux sons distinct: un est le bruit des doigts des hypocrites sur leur clavier qui vont faire des éloges, l’autre c’est le grondement des forges de l’enfer.

    Parler contre trump est la seule chose qui le rachete un peu à mes yeux.

  5. infophile2 dit :

    Même les êtres hideux finissent par crever. Ciboire, c’est ça de pris !

    1. Igreck dit :

      Mais cela prend parfois TROP de temps » » » 🤡, Putin, Xi …

  6. Apocalypse dit :

    Mon post « pas fin » de la journée.

    Dick Cheney qui nous quitte … enfin! Une bonne nouvelle pour débuter la journée: bon débarras! 😍

    L’invasion de l’Irak fut un « mess » biblique; on parle de de dizaines et de dizaines de milliers de morts/blessés parmi la population plus des milliers de soldats américains qui sont morts/blessés pour R-I-E-N. 😞

    On espère que les autres – ex. George W. Bush – impliqués dans ce « mess » vont le suivre et le plus tôt sera le mieux; ça va rendre cette planète un tantinet plus habitable.

    1. Madalton dit :

      L’invasion de l’Irak a mené à la création de l’état islamique aussi.

      1. Haïku dit :

        Très bon point !

      2. Kelvinator dit :

        C’est plutôt la guerre civile en Syrie qui a mené à la création de sa base territoriale, qui ensuite s’est étendue en Iraq. L’organisation sunnite, comme Saddam l’était, était en guerre contre les shiite depuis longtemps. Le changement de régime américain a seulement rendu public ces guerres, plutôt que se dérouler discrètement sous le régime d’Assad. C’est faux de dire que l’invasion américaine a créé cette situation.

      3. Lanaudoise dit :

        Quel désastre ce fût.

  7. louise tanguay dit :

    On a fait un bon film racontant son parcours, Vice.

    Que va dire Trump maintenant.

    1. ghislain1957 dit :

      « Que va dire Trump maintenant. »

      Que Cheney, tout comme sa fille Liz, était un RINO.

      1. gl000001 dit :

        Ouais !! Une des dernières vraies républicaines que l’espèce envahissante magas est en train de remplacer !! Espèce en voie de disparition.

    2. xnicden dit :

      Un commentateur a fait remarquer que pendant longtemps Cheney a incarné le pire de ce que le parti républicain pouvait offrir.

      Jusqu’à la génération actuelle d’élus du GOP et leurs conseillers.

    3. Haïku dit :

      @louise tanguay
      Oui le film ‘Vice’ est vraiment très bon !

    4. Che Sausage dit :

      Hello,

      Vice pour Cheney, Miami Vice, pour le commander-in-shit actuel ?

      😀

      1. Haïku dit :

        Nice ! 😅

  8. Duduche dit :

    « Dick Cheney était un homme formidable et bon qui a enseigné à ses enfants et petits-enfants à aimer notre pays et à mener une vie empreinte de courage, d’honneur, d’amour, de gentillesse et de pêche à la mouche. »

    Les Irakiens, et une partie des USiens les moins fortunés, ont pu apprécier toute la « bonté » de Cheney père. Peut-être auraient-ils dû aimer la pêche à la mouche eux aussi?

    Si l’Enfer – celui pavé de bonnes intentions – existait, Cheney serait forcé d’y cohabiter avec Corrompu-47 et Ben Laden pour une éternité. Mais c’est un mythe.

  9. Syl08 dit :

    Dire qu’aujourd’hui, en matière de corruption, Cheney apparaît comme un amateur comparé à vous savez qui.

  10. Kelvinator dit :

    Les plus grand reproches de l’ère W. Bush jouant bien davantage dans la nuance, pâlissent beaucoup à côté des nombreux vices sans nuances du président Trump. On croyaient que c’était le pire qu’une administration pouvait faire! Bien entendu, chaque administration a des reproches à se faire, mais lorsque les rares reproches que l’on peut faire à Obama est d’utiliser des drônes, ça démontre à quel point Obama se démarquait des autres par sa justesse!

    1. ghislain1957 dit :

      @Kelvinator

      « …les rares reproches que l’on peut faire à Obama est d’utiliser des drônes… »

      Désolé, mais Obama a aussi revêtu un complet beige. – Un ripoux-blicain offusqué.

      1. Kelvinator dit :

        C’est vrai, le même que Mitch McConnel a porté aux côtés de Trump, que Melania a aussi porté. Quelle crime contre le « fashion », si chère aux yeux de la droite!

        Que dire de Trump qui porte un complet bleu aux funérailles du pape, alors qu’il était expressément indiqué de porter du noir!!

  11. PATlecamer dit :

    La mort de Dick Cheney marque la fin d’un chapitre troublé et brutal de la politique américaine, celui où la puissance fut confondue avec la légitimité morale. En saluant la mémoire d’un « homme bon » et d’un « patriote », sa famille et certains médias réécrivent, une fois encore, l’histoire d’un homme dont les décisions ont profondément défiguré l’image des É-U dans le monde. Car s’il fut sans conteste l’un des vice-présidents les plus influents du XXᵉ siècle, il fut aussi celui qui a redéfini la politique étrangère américaine selon une logique de PEUR, D’UNILATÉRALISME et de MANIPULATION.

    Cheney fut l’architecte d’un État sécuritaire moderne….. bon bien sûr, sa fameuse doctrine du 1 % a permis de justifier l’injustifiable : la guerre préventive, les prisons secrètes de la CIA, la torture déguisée en “techniques d’interrogatoire améliorées”. Cette politique de l’exception a inauguré une ère où la loi pouvait être suspendue au nom de la sécurité, une ère dont les cicatrices demeurent encore visibles dans les pratiques de surveillance de masse et dans la méfiance internationale à l’égard de la diplomatie américaine.

    Les années Bush-Cheney furent celles où la peur devint un instrument de pouvoir. Les attentats du 11 septembre ont servi de levier pour transformer l’appareil d’État en machine de guerre globale. Cheney, épaulé par….le fameux Donald Rumsfeld et une poignée de faucons néoconservateurs, a su manipuler les émotions d’une nation traumatisée pour légitimer une invasion fondée sur des mensonges. Le NYT lui-même – dans un mea culpa tardif, à l’époque – avait reconnu que la presse s’était laissée berner par cette rhétorique de la certitude. Le coût humain et moral de cette guerre, des centaines de milliers de morts et une région entière déstabilisée, reste son héritage le plus TANGIBLE.

    Mais il serait simpliste de ne voir en Cheney qu’un monstre politique. Son influence durable réside dans la façon dont il a institutionnalisé la méfiance envers la transparence démocratique. La concentration du pouvoir exécutif, la marginalisation du Congrès dans les affaires de guerre, et le recours systématique au secret d’État ont fait école….

    L’ironie de sa fin de carrière, c’est qu’il ait fini par rompre avec…. le Trumpeur, symbole d’un populisme qu’il a pourtant rendu possible ! Le trumpisme n’est pas une aberration du conservatisme américain : il en est l’enfant muté, nourri par des décennies de cynisme politique et d’absolutisme moral justifiés par la sécurité nationale. En soutenant Kamala, Cheney aura cherché à sauver L’HONNEUR d’une droite qu’il a lui-même défigurée. Ce geste, tardif, ressemble moins à une conversion qu’à une tentative désespérée de réhabilitation.

    Bref, dans la mémoire collective américaine, Dick Cheney restera le VP qui a donné un visage bureaucratique au cynisme impérial. Son héritage, ce n’est pas uniquement la guerre d’Irak, mais l’idée que la démocratie peut survivre à la peur tout en la pratiquant. Et c’est précisément cette contradiction qui hante encore les É-U d’aujourd’hui : un pays qui se veut le champion du monde libre, mais qui n’a jamais cessé de douter de sa propre innocence.

    1. Kelvinator dit :

      La guerre en Iraq nous pose une question morale importante sur les régimes autoritaires et dictatorial dans le monde versus l’interventionisme, qui culmina avec la révolution du printemps arabe. Jusqu’ou doit-on aller pour renverser un gouvernement qui tue sa population? Était-ce légitime d’intervenir en Iraq dans les années 90, en 2003?
      Quel aide doit-on apporter aux peuple opprimés par les dictateurs? Faut-il laisser Khadafi, al Assad et Hussein exterminer sa population sous prétexte de non-ingérence? Ou intervenir pour éviter aux Milosevisc de ce monde de commettre des génocides? Pour éviter les chypriotes grecs et turcs de s’entretuer en étant les pions de puissances extérieures?

      Cela met en perspective le rôle des casques bleus, dans lequel le Canada a toujours occupé une place importante dans le monde depuis plus de 75 ans. Une intervention des casque bleus aurait pu apporté un déroulement très différent à Gaza aujourd’hui, comme il a su le faire dans de nombreux conflits du Proche-Orient.

      1. PATlecamer dit :

        @ Kelvinator

        Tu soulèves une question essentielle — peut-être la plus complexe de toutes : celle du seuil moral et politique qui justifie l’intervention. Car oui, il existe des moments où l’inaction équivaut à une complicité tacite avec le mal. Mais encore faut-il distinguer entre une intervention humanitaire et une guerre de pouvoir maquillée en croisade morale. Et c’est précisément là que l’exemple de l’Irak devient si dérangeant.

        L’intervention de 2003 n’a pas été déclenchée pour sauver une population, mais pour remodeler le Moyen-Orient selon une vision néoconservatrice de la puissance américaine. Les armes de destruction massive n’existaient pas, et la démocratie promise n’a jamais émergé. En revanche, la destruction d’un État, la montée du terrorisme, la fragmentation ethnique et religieuse, et la mort de centaines de milliers de civils ont été bien réelles. Il s’agissait d’une faillite stratégique et humaine.

        L’histoire récente montre qu’une intervention n’est légitime que lorsqu’elle repose sur la légalité INTERNATIONALE, sur une coalition authentiquement multilatérale, et sur un mandat clair de protection des populations ! Ce fut, dans une certaine mesure, le cas au Kosovo ou au Timor oriental. Mais l’Irak n’avait ni mandat de l’ONU, ni urgence humanitaire avérée — seulement la volonté d’imposer un modèle politique par la force….

        Tu as raison de rappeler le rôle crucial des Casques bleus. Le Canada, notamment, a incarné ce que l’intervention pouvait avoir de noble : non pas imposer, mais apaiser ; non pas dominer, mais protéger….
        Là où les forces de maintien de la paix ont échoué — au Rwanda, en Bosnie, ou aujourd’hui à Gaza — c’est souvent faute de volonté politique, et non faute d’idéaux. La paix, comme la démocratie, n’est pas exportable à coups de bombes. Elle se construit, lentement, avec des institutions, de la légitimité et de la mémoire.

        Ce qui nous ramène à la question que pose ton commentaire : jusqu’où aller ? Peut-être jusqu’à la limite où la morale cesse d’être l’alibi du pouvoir. Intervenir, oui, mais dans le cadre d’un droit international respecté, sous contrôle collectif, et avec l’humilité de savoir qu’aucune nation n’a le monopole du bien. L’Irak, en ce sens, restera l’exemple inverse : celui d’une guerre qui, au nom de la liberté, a semé l’instabilité dont nous payons encore le prix aujourd’hui.

      2. Kelvinator dit :

        En complément, l’intervention en 1990 était-elle justifié alors, ayant le même but : rétablir la démocratie au Koweït? Qui est devenu lui aussi une branche américaine au Moyen-Orient, une fragmentation ethnique et religieuse? En quoi est-ce différent de l’intervention en Afghanistan, supporter par l’ONU, mais qui a le même but de renverser un régime autoritaire dans une société incapable de mettre en place une démocratie? Est-ce que le résultat est seule garant de la légitimité morale d’une intervention?

      3. PATlecamer dit :

        @ Kelvinator 10h22

        Bon, tu as raison de rappeler que toute intervention soulève la question du but réel et du résultat moral. Celle de 1990 au Koweït différait de celle de 2003 en Irak par sa légitimité juridique : elle reposait sur un mandat clair de l’ONU pour repousser une invasion illégale, non pour renverser un régime. Mais tu as raison de noter qu’elle a aussi engendré une dépendance politique durable, preuve que la “libération” peut vite se transformer en tutelle.

        L’Afghanistan, lui, illustre l’autre écueil : une mission légitime au départ – neutraliser Al-Qaïda – qui s’est changée en projet idéologique de reconstruction nationale. Les É-U ont voulu bâtir une démocratie sans comprendre la société qu’ils occupaient. Vingt ans plus tard, les talibans sont revenus, et l’Occident a perdu à la fois la guerre et le sens moral de son intervention….

        En fait, le résultat ne suffit pas, en soi, à juger de la légitimité morale d’une guerre, mais il en est le révélateur le plus HONNÊTE. Quand une population sort plus divisée, plus dépendante, plus brisée qu’avant, c’est que la morale invoquée au départ s’est dissoute dans la pratique.

        Je pense que l’enjeu n’est donc pas seulement d’intervenir ou non, mais comment et pour qui….
        Protéger, oui. Imposer, non. Entre l’arrogance du messianisme américain et l’indifférence du non-interventionnisme, il existe encore une voie : celle de la diplomatie patiente et du respect des souverainetés. Une voie que nous avons trop souvent oubliée.

  12. Claudine Bertrand dit :

    Je me demande encore si John McCain aurait pu changer le cours des choses, s’il aurait pu secouer la conscience des républicains…

    1. onbo dit :

      McCain a fait beaucoup en écartant tous ses concurrents républicains et permettant ensuite l’accès au pouvoir à Barack Obama pour deux termes de reprise sur bien des plans y compris la sortie assez fantastique de la crise de 2008-2009.

      Aux banquiers de 2009 qui se plaignaient du manque de liquidités, Obama a répondu du tac au tac: « Combien vous voulez de milliards pour que ça roule? En voulez-vous d’autres? » Les banquiers ont baissé la tête et ont fait ce qu’ils savent faire le mieux, prêter. Et en bons commerçants les banquiers ont payé des intérêts à l’administration Obama en plus des remises en capital.

      Il me semble que ceux qui soutiennent Trump aujourd’hui sont de la même farine que ceux qui auraient bien aimé que les USA tombent en crise économique profonde en 2009. … pour bêtement s’enrichir en s’accaparant des valeurs meubles et immeubles du pays sur le dos des petits, des moins chanceux.

      On ne peut pas dire que Trump ne fait pas tout pour désarticuler les Institutions, chambouler les échanges commerciaux, rabaisser le langage de façon triviale, attaquer sans raison des personnes méritantes, se bâtir des monuments à sa gloire. Quel autre résultat qu’un dis-fonctionnement administratif peut-on espérer? Et une crise économique, politique et sociale à la clef.

      En cela, Trump est très différent de Cheney. Si Liz Cheney s’est promis de lutter contre Trump, les leaders maga ont tout fait pour casser ses espoirs. Mais elle demeure un barre d’acier dans la roue du Chariot orange. My two cents, Gouverneure en novembre 2026!

  13. le_furote dit :

    À force de mensonges, d’hypocrisie et de morale à géométrie variable, ce sale type a contribué à l’ascension du désastre pour tous appelé Trump. Bien sûr, il s’est rallié contre la daube jaune, trop peu trop tard. Qu’il aille chez le diable.

    Ciao

  14. Louise dit :

    « Dick Cheney était un homme formidable et bon qui a mené une vie empreinte de courage, d’honneur, d’amour, de gentillesse et de pêche à la mouche. »

    En ce qui me concerne il aurait dû en rester à la pêche à la mouche.
    Les américains et surtout les Iraquiens s’en seraient portés beaucoup mieux.

    Peut-être était-il formidable pour sa famille mais pour le pays c’était un désastre.
    Il en menait large comme on dit. Mais ce n’était pas étonnant avec un président tellement insignifiant (GWBush) qui semblait aussi perdu et effrayé qu’un chevreuil devant les phares d’une voiture la nuit.

    Plusieurs ici vont se rappeler l’expression de son visage lorsqu’il a appris la destruction des tours jumelles. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que d’aller se cacher dans un bunker
    pendant que les habitants de New York devaient affronter l’impensable.
    Les vrais héros de cette journée cauchemardesque ont été les pompiers de New York.
    Pour le courage de Bush, on repassera………….

    1. Madalton dit :

      Cheney est allé dans le bunker pendant que l’avion de W volait vers une base en Louisiane. Ce n’est pas leur choix de se mettre à l’abri. W voulait aller directement à Washington.

      Trump, lui, s’est réfugié dans le bunker après son photo-op devant l’église pendant les manifestations pacifiques du BLM devant la MB.

      https://rtbfmedia.be/rtbfinfo/bush911/index.html#loaded

    2. darrylfzanuck dit :

      Les services secrets sont entrés dans le bureau et ont transporté Cheney-ses pieds ne touchaient pas terre pour le mener au bunker,aux USA on ne peut se permettre de mettre la vie du VP et du President en danger,c’est pour cela qu’ils voyagent toujours séparément,Bush etait dans une école mais Cheney a Washington avec le 4 eme avion un qui a fini au Pentagone et l’autre en direction possible de la WH ou du Capitol le United 93

  15. MarcB dit :

    contribution effectuée!

    Faisons des paris:
    1) Est-ce que l’administration Trump va envoyer un représentant aux funérailles de Dick Cheney?
    – Oui
    – Non

    2) Si oui, qui sera envoyé?
    – JD Vance,
    – la copine de Kash Patel pour chanter l’hymne national,
    – Melania, parce qu’elle a besoin d’un break de Donald qui a détruit ses bureaux à la MB,
    – Pam Bondi pour qu’elle distribue des mandats d’arrestation à ceux qui feront un hommage à Cheney ou sa fille,
    – ?

    1. Haïku dit :

      @MarcB
      💯Excellent💯

    2. Madalton dit :

      Dick Cheney a dû demander que Trump ne soit pas autorisé à assister à ses funérailles comme l’avait fait John McCain.

      Je vote pour Mélamine.

  16. darrylfzanuck dit :

    j’ai écouté depuis quelques des dizaines d’entrevues (toujours aimé sa voix ! )de Cheney sur youtube dont une de 2015 de 30 minutes qui démontre sa connaissance des dossiers mondiaux.On peut lui reprocher plusieurs choses mais il voulait proteger les USA et le monde du nucléaire. Il croyait en la force militaire ou la menace de force militaire pour dissuader les pays dont la Corée du Nord de travailler sur l’arme atomique et le Pakistan fournissant la technologie,il a insisté et Conny Rice lui a répondu préféré la diplomatie,on sait maintenant ce que cela vaut,tout le monde a peur du fils du leader de l’époque en Corée et des chicanes entre le Pakistan et l’Inde,la force militaire aurait reglée la Corée du Nord. Il a été un VP tres différent de tous ses prédécesseurs pendant cette période je le répétais a mes amis que Cheney était le vrai Président.

    1. darrylfzanuck dit :

      j,écoutais ses interviews depuis 6 mois environ,la plupart tres intéressantes

  17. Pierre Belley dit :

    Si l’enfer existe, il sera en première loge.

  18. darrylfzanuck dit :

    Il y a un interview de pres de 2 heures sur youtube ave Bill Kristol sur sa chaine sur youtube en 2015 Cheney y relate toute sa carriere mais étrangement la guerre en Irak n,y est pas mentionnée.

    1. Haïku dit :

      @darrylfzanuck
      Merci pour le tuyau !

    2. le_furote dit :

      L' »œuvre » de sa vie, pourtant.

      Ciao

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