
Histoires de maires : le thème de la troisième et dernière campagne de financement de ce blogue en 2025 est en phase avec l’actualité. Cette semaine, des électeurs du Québec et des États-Unis se sont rendus aux urnes – ou le feront – pour élire ou réélire leurs maires, de Montréal à New York en passant par La Minerve, patelin de Paul Piché. L’histoire que je propose d’entrée de jeu étonnera peut-être les lecteurs réguliers de ce site où Rudolph Giuliani a rarement fait l’objet de compliments au cours des dernières années, et ce, pour des raisons sur lesquelles je n’ai pas besoin de m’étendre. Voici donc ma première histoire, qui est en fait une confession.
En 1997, le maire républicain de New York sollicitait un deuxième mandat. Il affrontait la démocrate Ruth Messinger, ancienne conseillère municipale devenue présidente de l’arrondissement de Manhattan, poste dénué de réels pouvoirs. Ma future femme, qui n’avait jamais voté pour un candidat républicain de sa vie, me demanda pour quel de ces candidats je voterais si j’en avais le droit. « Giuliani », répondis-je sans hésiter. Après tout, son premier mandat avait coïncidé avec une chute spectaculaire de la criminalité, la renaissance de certains quartiers glauques de New York, dont Times Square, et un boom économique. Le maire sortant pouvait certainement revendiquer une part du mérite pour cette amélioration, argument qui fit mouche.
Or, son deuxième mandat, marqué par des bavures policières, des tensions raciales et des dérapages autoritaires, fit regretter à ma compagne son vote. Et la gloire dont Rudy Giuliani fut auréolée en raison de son comportement lors des attentats du 11 septembre 2001 ne changea pas son opinion sur le sujet. C’est d’ailleurs la dernière fois qu’elle me demanda un conseil de cette nature. Je ne peux pas vraiment la blâmer…
Vous avez des histoires de maires à raconter, tirées de l’actualité ou du passé du Québec, des États-Unis ou d’ailleurs ? N’hésitez pas à les partager dans la section des commentaires de ce blogue. Je publierai les meilleures sous la forme de billets à la fin de chacune des journées de cette campagne qui prendra fin officiellement vendredi à 23 h 59. D’ici là, un grand merci à tous ceux et celles qui contribueront au maintien de ce site consacré à l’actualité des États-Unis.
(Photo Reuters)
Vous êtes trop dur pour vous même 😏
Un jour je me promenais dans le vieux Québec avec des amies américaines en visite à Québec.
J aperçois notre maire de l époque ,monsieur labeaume de l autre côté de la rue ,je l interpelle je veux qu il rencontre mes amies.
Eh bien il a traverse la rue pour leur serrer la main et leur souhaiter un bon séjour dans notre ville. Mes amies sont restées heureuses et m ont dit on verrais jamais ça chez nous.
Vous vouliez sûrement dire « …en raison de son comportement lors des attentats du 11 septembre 2001… »
Oui, merci.
Contribution faite avec plaisir.
Merci M. Hétu.
Contribution faite.
Mon rapport avec le maire Jean Drapeau fut professionnel. Pendant une dizaine d’années tant à la radio qu’à la télé je fus chargé du dossier municipal à Montréal. Nous étions plutôt durs avec l’administration Drapeau, surtout à cause du secret dont il entourrait les doissiers majeurs , comme celui des Jeux olympiques.
Quelques années pluds tard, alors que j’avais été muté à l’international, je rencontre par hasard Drapeau.
Je le salue et lui dis qu’il ne m’avait sans doute pas porté dans son coeur à la suite des nombreux reportages où je le confrontais et le critiquait. Il me répondit: « Monsieur Gougeon, la vie est trop courte pour avoir de la rancune… mais assez longue pour avoir de la mémoire! »
Et vlan! J’avais fais mon job; il avait fait fait le sien.
Je suis surpris qu’il ne vous ait pas répondu : « Quand je voudrai votre opinion, je vous la donnerai ! »
@Gilles Gougeon
Excellent témoignage ! 👌
Merci!
@Gilles Gougeon
Merci M Gougeon. On s’imagine que les plus inaccessibles et même distant sont souvent ceux qui sont les plus gentils. J’ai plus connus des politiciens comme M Parizeau, homme très sympathique et tjrs de l’intérêt pour les gens.
MAIRE OU MÈRE? Désolée, j’ai juste des histoires de « mère », qui valent amplement mieux que celles de certains maires qu’on aimerait bien oublier. Ainsi, avant l’excellente Valérie Plante, la ville de Montréal n’a pas été gâtée de ce côté avec les Tremblay et Coderre qui ont fait la manchette pour les mauvaises raisons!
Mais j’avoue qu’étant de Lévis, j’ai longtemps envié la ville de Québec avec son efficace maire Régis Labaume ou actuellement, Bruno Marchand, fièrement réélu hier. Faudrait que je déménage!
Contribution faite qui ne couvre qu’une minime parcelle de vos efforts pour nous informer de l’état des États-uniens et de leur état mental.
@Niouininon
Demeurant à Québec, très heureuse de sa victoire. Tout comme pour M L’Allier qui avait une stature de grand homme et a mis en place la Promenade Champlain. Vous êtes la bienvenue à Québec 😉
Déménager sur la rive Nord? Bon je vais attendre un peu, on vient de se débarrasser de Lehouillier et avec Blaney élu hier, on verra si les choses s’améliorent. Mais je retiens l’invitation!
J’ai tellement aimé notre bon maire Vaillancourt à Laval (!!!). Plusieurs élections en ligne, on avait même pas à aller voter. Personne ne se présentait dans notre district. Et les taxes étaient basses. Mais il s’est fait pogner !!
(Beaucoup de sarcasmes. Vraiment beaucoup).
@Richard Hétu
Depuis près de deux ans, il m’est impossible d’utiliser ma carte de crédit directement pour contribuer à votre blogue. Chaque fois, PayPal s’interpose et m’empêche d’utiliser ma carte Visa.
Sauf!?, … si je m’incline devant ce géant et accepte de verser à PayPal 4% du montant que je souhaite donner à votre blogue, sinon PayPal fait avorter le processus de transfert.
Pour le moment, la seule chose qui est optimisée, c’est l’intérêt d’un tiers qui s’invite sans mon consentement dans un paiement des plus simple et conventionnel.
Comment contribuer à votre blogue sans passer par PayPal, c’est ma question.
@ onbo, il y a pire, il y a Facebook qui en désinstalle des centaines de millions sans raison et avertissement, ça ressemble de plus en plus à de la censure. On continue, ma contribution est faite, sans problème pour l’instant 😉 https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/aisne/une-sage-femme-voit-ses-comptes-facebook-et-instagram-supprimes-apres-s-etre-exprimee-dans-un-reportage-sur-l-ivg-3241939.html
Parlant de Vaillancourt. J’ai un ami qui l’a défendu même une fois inculpé. Il le considérait comme un être extraordinaire parce qu’un de ses voisins avait demandé une dérogation afin de faire des travaux sur sa propriété à Lava et le maire s’était déplacé pour voir ce qu’il en était. Je lui avais dit que Vaillancourt s’était déplacé pour voir combien le voisin devait payer en cash afin d’avoir sa dérogation. Selon mon ami, c’était juste parce qu’il était attentif à ses citoyens et que son voisin ne paierait jamais pour avoir une dérogation. Je lui avait dit que son voisin n’aurait jamais sa dérogation s’il ne payait pas. Il n’a pas payé et n’a jamais obtenu sa dérogation.
Au milieu des années 80, j’ai perdu la mairie par 11 voix ce qui était un très bon résultat voire honorable, puisque mon opposant était le « notable » de la municipalité et moi une étrangère dans le sens que je n’étais pas une native, je ne faisais pas partie des différents clans et j’étais une jeune femme. Le notable en question un « D***** » a tellement été insulté qu’il a annulé la soirée des élections chez lui, c’est dire.
Je crois vous l’avoir déjà raconté, mais peut-être pas, lors de ma première séance comme conseiller municipal à mon retour je n’ai pas dormi de la nuit, je disais si c’est comme ça dans une petite municipalité comment c’est au gouvernement. La différence entre le budget d’une petite municipalité et une province c’est juste le nombre de zéro. C’est simpliste mon raisonnement mais pas tant.
Je faisais livrer les documents cachetés pour les dossiers à étudier à la prochaine réunion de conseil, trois sur six les ouvraient devant nous, le quatrième l’avait probablement ouvert dans son auto avant d’entrer. Alors si on me dit que la très grande majorité des représentants des USA votent sans avoir lu les projects de loi je ne tombe pas en bas de ma chaise.
Si vous croyez que mes plus grands supporteurs c’était majoritairement des femmes oubliez ça deux ou trois femmes contre toi, c’est la misère.
J’ai fait des erreurs bien sûr par ignorance, un homme est venu chez moi le dimanche matin voulant me proposer à son poste, c’est dire que je m’y connaissais peu, mais j’ai suivi des cours que je payais moi-même, je me suis donné à fond, j’ai eu avec un autre conseillé à travailler sur un gros dossier, vraiment gros contre une très grosse municipalité très grande supporteur du député. Notre petite municipalité reconnue comme libérale.
Le député du moins devant moi était très respectueux, bien que je n’étais pas de son parti il répondait toujours à mes questions et n’hésitait pas à venir nous rencontrer, c’était un homme très impliqué. Mais il avait un fort penchant du côté de l’autre municipalité. Donc c’était rendu une affaire politique.
Ça vous dit quelque chose?
Cette municipalité a travaillé dans l’ombre avec notre maire,(pas le notable, mais son beau-frère) l’histoire a sorti lorsque la MRC voulait notre autorisation, ils étaient près à construire un étang aéré chez nous, pour sa merde chez nous, au diable nos terres, cette municipalité avait des comportements d’envahisseur.
Ça vous dit quelque chose?
Il se croyait maître chez nous et j’ai dit non, j’ai dit ça ne va pas se faire, ça ne peut pas se faire, l’homme en face de moi m’a écouté et il a fait une proposition que je rencontre un avocat avec la secrétaire, ensuite ils m’ont dit tu vas perdre mais on est avec toi.
On a gagné, alors que les chances de gagner étaient à moins 10 minimum. À la fin, ils ont proposé un toast « A notre réussite » mon mari bouillait, moi je souriais.
Si notre maire avait eu une colonne et n’avait pas agi en traître, on aurait pas dépensé des dizaines de milliers de dollars en frais juridiques et trois ans à passer des heures au téléphone et des heures la nuit à écrire des textes pour les journaux.
La plus grosse autre municipalité a fait profil bas pour ne pas déplaire à ce bully, et franchement même les plus petites. Cette construction était un non sens, c’était une affaire qui concernait quatre municipalités limitrophes, mais lui voulait toujours faire cavalier seul.
Ça vous dit quelque chose?
Cette municipalité a perdu gros dans l’histoire, financièrement et son égo de leader en a pris un coup au final il a été forcé de s’allier aux trois autres municipalités. Le maire et deux conseillés n’ont pas été tendre avec moi, mais je me sentais très respectée par les journalistes. J’étais jeune il pouvait dire ce qu’il voulait moi j’avançais.
Vous comprenez pourquoi le « D***** » me titille le pompon, des fois plus que d’autres.
C’est très dur pour la famille et le couple. Mon mari s’en prenait vertement aux gens, un peu comme les fils du « D***** » sauf que moi ça me gênait beaucoup.
Une fois, un journaliste en mon absence a appelé chez moi pour s’excuser parce que je n’avais pas été en première page du journal. Le « notable »un important commerçant avait menacé le journal de ne plus faire des affaires avec eux s’il publiait ma conférence de presse.
Ça vous dit quelque chose😉
On était pas à l’ère internet. On était dépendant de la nouvelle papier.
Oh my goodness pauvre homme qui n’était en rien responsable, mon mari lui en a fait voir selon ce qu’il m’a rapporté, et j’imaginais sans mal qu’il a gardé pour lui certaines de ses attaques, sincèrement je ne voulais pas le savoir, je ne voulais même pas y penser.
Quand j’ai rencontré le journaliste je lui ai juste dit « désolée » et il m’a dit « non c’est pas qui suis désolé » quand j’ai refusé de faire la photo de la victoire, je lui ai dit de le faire avec le maire. Il m’a dit mais « son ton bébé cette affaire ». Ma job était faite s’était mission accomplie.
Je ne referais pas de la politique.
Hier j’ai été voté, j’ai gagné un poste sur cinq, mais j’ai fait mon devoir.
@Layla
Wow !!
Superbe témoignage ! 👍
@Haïku🙂
Un jour, alors que tout jeune et guilleret, je vais prendre une bière à La Cour, bar populaire de la rue St-Jean à Québec.
Au bar, je rencontre Claude Charron, alors ministre du gouvernement Lévesque. À cette époque, le sujet politique brûlant était le mât inachevé du stade olympique dont M. Charron était responsable.
Il était seul et buvait sa bière tranquillement. Je m’approche de lui et lui pose LA question: « c’est pour quand le mat du stade ? ». J’ai eu droit à une réponse bien sentie: « Va donc chier… »
Je l’ai laissé terminer sa bière tout tranquillement,