Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« L’histoire nous jugera en fonction de la position que nous choisissons d’adopter aujourd’hui. Les générations futures nous demanderont : “Qu’avons-nous fait lorsque nos semblables ont été persécutés ? Lorsque nos droits ont été bafoués ? Lorsque notre Constitution a été attaquée ?” Elles voudront savoir si nous nous sommes levés ou si nous sommes restés silencieux. […] La résistance, c’est choisir la solidarité plutôt que la peur, et reconnaître qu’une atteinte à la liberté d’expression, aux droits des immigrants ou à la procédure régulière est une atteinte aux droits de chacun. Cela signifie comprendre que nous construisons soit une société fondée sur la dignité humaine, soit une société fondée sur la domination. […] La grande majorité des habitants de Chicago sont ici parce que nos ancêtres se sont battus pour échapper à la tyrannie, et qu’une autre grande partie des habitants de Chicago ont été amenés dans ce pays enchaînés et ont dû se battre pour leur liberté littérale. La résistance et la survie sont dans notre sang américain. »

JB Pritzker, gouverneur démocrate d’Illinois, s’adressant aux participants de la manifestation qui s’est déroulée pacifiquement ce samedi à Chicago sous la bannière « No Kings », comme dans environ 2700 autres villes et localités américaines.

P.S. : On trouve ici un compte-rendu et des photos des manifestations dans plusieurs autres villes. Voici un aperçu de la foule qui s’est rassemblée à Times Square pour protester contre les politiques de Donald Trump.

(Photos AP)

96 réflexions sur “La citation du jour

  1. PovDeRire dit :

    Est-ce que les genoux de L’Oranger vont finir plier par cette démonstration…?
    Hum!
    Peut-ètre à cause de sa phlébite!!!
    ¯\_(ツ)_/¯

  2. Pierre Belley dit :

    Il faudrait qu’ils fassent comme le 6 janvier 2021 pour que ça l’ait de l’impact… Les républicains ont su et savent comment s’y prendre, la preuve, ils sont au pouvoir et font ce qu’ils veulent.

    1. Richard Desrochers dit :

      À Washington, ils auraient dû tous marcher vers la Maison plaquée or (jadis la Maison blanche) « patriotically and peacefully » pour lui foutre la chienne.
      Quoiqu’il doit être au golf.

      1. Madalton dit :

        Il est parti à MAL avant la conférence de presse de Zelensky.

  3. Richard Desrochers dit :

    Notre génie stable n’a pas trouvé comment envoyer la GN dans 2700 villes ? Pourtant, il vont tout détruire. Demain, il va nous envoyer des photos de Gaza en disant que c’est ce qui reste de New York.

    1. Haïku dit :

      @Richard Desrochers
      Fin renard ! 😅👍

  4. marylap dit :

    Manifestations pacifiques en plus. Trump ne sera pas content. En plus, il y avait plus de gens qu’à ses 2 inaugurations réunies et sa petite parade fasciste d’anniversaire.

    1. Richard Desrochers dit :

      « Seulement 7 millions. Tous les autres donc m’approuvent » — DT

  5. PATlecamer dit :

    Si le Trumpeur aime jouer les pacificateurs à l’étranger, il est sur son territoire, celui qui semera la guerre.

    Peu importe que le succès du 47e, dont il a droit certainement a une part de mérite, ait consisté à pousser le Hamas et Israël à conclure un cessez-le-feu et à libérer les otages et les prisonniers, un accord fragile qui ne résout pas, et encore moins le conflit israélo-palestinien sous-jacent. Il l’a présenté comme un triomphe historique et une avancée supplémentaire dans son rôle de pacificateur, portant à huit le nombre de guerres qu’il prétend avoir terminées.

    Fort de son succès, il tente à nouveau sa chance dans ce qu’il pensait facile, mais qui, à son grand dam, s’est avéré aussi COMPLEXE que tous les experts détestés et les détracteurs de l’État profond l’avaient prédit : la guerre Russo-ukrainienne. Imperturbable face à l’échec de leur dernière rencontre en Alaska, et face à son propre échec à tenir tête à Poutine, il croit clairement qu’il dispose d’un élan pacifique et que la magie de guérison que son intervention a apportée à Gaza unira de la même manière Moscou et Kiev.

    Mais…. ce qui mine cette nouvelle image du Trumpeur, nonobstant l’échec du Nobel, ce n’est pas seulement l’absurde vantardise, ni même la confusion entre le style et l’optique de la paix et la substance et le travail acharné qu’elle exige. C’est le fait qu’il fomente une guerre INTÉRIEURE contre ses propres citoyens. Je ne parle pas au sens figuré. De plus en plus d’analystes sérieux, peu enclins à l’exagération, avertissent qu’il semble déterminé à provoquer une seconde guerre civile américaine. Les PREUVES s’accumulent.

    Les données montrent que la plupart des villes qu’il a ciblées ont des taux de criminalité violente INFÉRIEURS à ceux des autres grandes villes restées épargnées. Parmi les 10 plus grandes villes américaines connaissant les plus gros problèmes de criminalité, il n’en a touché qu’une : Memphis.

    Alors pourquoi le 47e enverrait-il des troupes ailleurs ?

    Une explication possible est qu’il vit dans une bulle de filtrage tellement fermée, ses sources d’information si limitées, qu’il ne possède pas les faits RÉELS. Il a décrit Portland comme un « enfer brûlant », ajoutant « On voit des incendies partout. On voit des bagarres, et je parle bien de violence. C’est tout simplement dingue. » Les habitants de Portland – faisant du vélo ou emmenant leurs enfants au parc, comme d’habitude – étaient perplexes. On aurait dit que le 47e avait regardé Fox News, confondant les images des émeutes de 2020 avec celles d’aujourd’hui….

    Le fait est que Cleveland, dans l’Ohio et Kansas City, dans le Missouri, affichent des taux de criminalité violente plus élevés, mais sont dirigées par des gouverneurs RÉPUBLICAINS. Elles ont donc été, par ce seul fait, épargnées.

    Il s’agit d’un acte politique, destiné à INTIMIDER les potentiels bastions de l’opposition. il va sans dire qu’il veut provoquer la VIOLENCE chez ceux dont les villes ressemblent désormais à des territoires occupés. Peut-être une émeute ou une attaque contre l’armée, qui pourrait être instantanément présentée, comme l’assassinat de Charlie Kirk, comme un acte de terrorisme de gauche méritant une répression accrue, la mise en place de l’état d’urgence ou la suspension des libertés.

    D’autres pensent qu’il s’agit de normaliser la présence de troupes dans les rues avant les élections de mi-mandat de l’année prochaine, une élection cruciale qui pourrait voir les Républicains perdre la Chambre des représentants, offrant ainsi aux Démocrates un sérieux frein au pouvoir du Trumpeur. Selon cette vision, les troupes seront déployées soit pour effrayer les minorités et ceux qui voteraient habituellement pour le Parti démocrate, soit pour la bataille après le jour du scrutin, afin de faire respecter une tentative de la part de la M-B d’annuler les résultats qui ne leur sont pas favorables….

    Pensez à une répétition du 6 janvier 2021 – sauf que cette fois-ci, les forces armées seront présentes pour s’assurer que la volonté du tyran soit faite. On avait vu des saloperies de fermiers, des participants MAGA débiles ou de groupes racistes en mal de visibilité, munis de masques et de bâtons…. Cette fois-ci c’est une armée bien équipée qui ferait le sale boulot.

    L’OBJECTION évidente à ce scénario est que l’armée américaine refuserait certainement de se laisser instrumentaliser par un parti politique. Mais c’est passer à côté de ce que le Trumpeur et Hegseth – désormais rebaptisé secrétaire à la Guerre – infligent à l’armée américaine. En témoigne la réunion stupéfiante du mois dernier, réunissant des centaines d’amiraux et de généraux américains de haut rang, le 47e a été on ne peut plus clair, leur indiquant qu’ils étaient désormais confrontés à un « ennemi de l’intérieur », que leur mission était de gérer les « troubles civils » et qu’ils devaient considérer les « villes dangereuses » américaines comme des terrains d’entraînement ». À un moment donné, Hegseth a déclaré que tout officier en désaccord avec la nouvelle conception trumpienne de l’armée américaine devait « faire ce qui est honorable et démissionner ».

    Tout cela s’inscrit dans le contexte d’un président qui utilise OUVERTEMENT le système judiciaire pour punir ses critiques; qui envoie des agents masqués pour enlever des gens, y compris des citoyens américains, dans les rues; qui utilise la fermeture du gouvernement pour éliminer les « agences démocrates », c’est-à-dire ces poches de la fonction publique indépendante qui pourraient agir comme un frein aux caprices du président, tout en réduisant les fonds des institutions, des universités à la radiodiffusion publique; et qui impose une orthodoxie idéologique à l’ensemble de la bureaucratie fédérale, le licenciement par le FBI d’un employé qui avait affiché le « pride flag » n’en étant que le dernier exemple en date.

    Bref, le Trumpeur aime tenir des discours de paix lorsqu’il s’agit des Palestiniens et des Israéliens ou des Russes et des Ukrainiens. Mais à l’intérieur des É-U, là où le rouge rencontre le bleu, il ne voit pas un affrontement politique entre rivaux, mais plutôt un conflit avec un ennemi qu’il avoue détester – un ennemi qu’il faut combattre par tous les moyens nécessaires, jusqu’au bout.

    En cela, les marches « No Kings » sont salutaires et envoient un message FORT et CLAIR au Trumpeur et son gouvernement radical : La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ! (Abraham Lincoln).

    1. Kay dit :

      @ Patiecamer

      Voilà à un excellent résumé à mes yeux de ce qui se passe sous le gouvernement Trump. Merci d’avoir pris le temps de partager votre réflexion. Des perles de sagesse…

    2. Layla dit :

      PATlecamer 💯excellent💯 et merci

    3. PATlecamer dit :

      @ Kay et @ Layla

      Merci infiniment pour vos mots! C’est toujours encourageant de voir que, comme nous sur ce blog, un certain nombre d’Américains partagent la même INQUIÉTUDE face à cet imposteur – et sa click – à la MB. Et je ne cesserai pas de dénoncer ici comme ailleurs, ses agissements inconstitutionnels, immoraux, asociaux….indignes du président de la première DÉMOCRATIE du monde.

  6. Méchant Boris dit :

    En tout cas, à Montréal une centaine de manifestants qui croient faire partie du 51ième État nous ont ébaubis! Quand la Gauche dérape,,,Sans doute nos syndicats ultra-puissants et QS voulaient montrer leurs biceps AH! AH! AH! pensant intimider Donald…

    1. xnicden dit :

      1. Fort possible que des américains expatriés aient manifestés.

      2. Certains ici à gauche cherchent évidemment des causes. On peut en rire mais exprimer une solidarité avec le peuple américain, on a déjà vu pire.

      1. Achalante dit :

        Je me souviens de manifestations contre la guerre en Irak… Qu’on le veuille ou non, les politiques états-uniennes nous affectent. Et vous avez absolument raison: il y a des États-Uniens expatriés (pour le travail ou autres raisons) qui habitent Montréal. Une centaine? C’est probablement une petite partie d’entre eux…

  7. Jacques Bellehumeur dit :

    Bon, c’est quoi le peuple Amérivain ? Ces braves gens ou les TDCs au pouvoir ? À vous de choisir, moi j’ai pas le choix de voir les deux. Ils sont réels.
    La raison de l’existence de ce pays est une rébellion contre l’empire politico-religieux Anglais au 19è siècle. Espérons que c’est encore là aujourd’hui au 21e. C’est le seul espoir rendu ici

  8. Layla dit :

    Aujourd’hui, c’est un beau jour, un jour où je puis dire bravo, vous avez manifesté dans la paix, vous les NO KINGS vous n’avez pas grimpé sauvagement les murs du Capitole, vous n’avez blessé les forces de l’ordre, vous avez fait entendre votre voix sans vous battre comme « l’enfer »

    Ce n’est pas de moi mais je suis 100% d’accord
    « Aujourd’hui le peuple a démontré qu’il dirige toujours ce pays. »

    1. Haïku dit :

      @Layla
      💯Excellent 💯

  9. Layla dit :

    Je regarde les photos des manifestations et Pam Bondi va avoir des problèmes à prouver que les marcheurs sont financés, parce qu’à première vue les manifestants n’ont pas des affiches venant d’entreprises à moins de s’en prendre aux producteurs de sharpies, de carton vierge et les crayons prisma color😜parce que les affiches sont du style fait maison.

    1. xnicden dit :

      Dans 36 heures le tout va sortir des nouvelles. À moins que les grands médias relacnent la chose mais je ne vais pas miser ma maison sur ça.

      1. Layla dit :

        @Xnicden si l’IA ne peut pas lui produire des faux en moins de 36 heures c’est une bonne nouvelle🤣

  10. marie4poches4 dit :

    Quelques pancartes…

    https://pbs.twimg.com/media/G3jZH-6WQAAUqvZ?format=jpg&name=4096×4096

    *https://pbs.twimg.com/media/G3jZHF7XkAAaErT?format=jpg&name=large

    *https://pbs.twimg.com/media/G3jldkTXcAAKClO?format=jpg&name=large

    *https://pbs.twimg.com/media/G3jKDJvXEAAPjbE?format=jpg&name=large

    *https://pbs.twimg.com/media/G3jthTyWsAATZBX?format=jpg&name=large

    *https://pbs.twimg.com/media/G3kPP2gXcAAIGEG?format=jpg&name=large

    *https://pbs.twimg.com/media/G3kQBZIXwAASUrh?format=jpg&name=large

    *https://pbs.twimg.com/media/G3kdvw_XkAAnU4y?format=jpg&name=large

    1. Layla dit :

      @Marie4Poches4 j’ai bien aimé
      « Portland East FROGTIMA

      1. marie4poches4 dit :

        Frogtifa

        Moi j’ai bien aimé
        no faux king way

      2. Layla dit :

        @Marie4Poches4 effectivement elle est bien bonne je ne l’avais pas vu

    2. Kay dit :

      @ marie4poches4
      Merci pour le partage, la première est particulièrement délicieuse !

  11. Toile dit :

    « Elles voudront savoir si nous nous sommes levés ou si nous sommes restés silencieux. […]«, en parlant des générations futures.

    Pas besoin des générations futures, on se la pose actuellement la question.

  12. Layla dit :

    « D***** » dit qu’il n’est pas un King, pourtant sur truth il s’est montré en image comme un King

    1. Kay dit :

      @ Layla
      Le prétentieux s’est aussi présenté en pape. Aucun respect envers les symboles sacrés qu’on soit en accord ou pas

      https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSOkk13QrnT-vTMVt5Eg0fxOQFDt60m6ErEpcDZbfwpTw&s=10

  13. Layla dit :

    Plusieurs manifestations mondialement devant les ambassades des USA👏

    1. Haïku dit :

      @Layla
      Merci pour le clip !
      J’aime bien Adam Schiff !

  14. Haïku dit :

    RE: « No kings »
    Bravo !!! 👏👏👏
    ———–
    Voici quelques citations de circonstance en complément:

    -« Au jeu d’échecs, les fous sont les plus près du roi. »
    (Proverbe Français).

    -« Au royaume des aveugles le borgne est roi. »
    (Proverbe Grec Antique).

    -« Il faut naître roi ou fou pour faire ce que l’on veut. »
    (Proverbe Latin).

    -« Le coq est roi sur son fumier. »
    (Sénèque).

    -« Que peuvent les lois, là où seul l’argent est roi. »
    (Pétrone).

    -« Il n’y a ni justice ni liberté possibles lorsque l’argent est toujours roi. »
    (Albert Camus).

    1. Kay dit :

      Merci pour le partage des citations Haïku

      1. Haïku dit :

        Gracias !

  15. Layla dit :

    Un peu d’humour mais qui devrait faire suer le « D***** » Mehdi Hasan a DC

    « La grande ironie, c’est que Donald Trump est fils d’immigré. Petit-fils d’immigré et marié à une immigrée. Deux de ses trois épouses étaient d’ailleurs immigrées, ce qui prouve une fois de plus que les immigrés sont capables d’occuper des emplois que même les Américains refusent d’occuper. »

    1. chanounou dit :

      @Layla,
      Excellent !!!

      1. Haïku dit :

        @Layla
        J’aime bien Mehdi Hasan !
        Il a une tête sur ses épaules !

      2. Layla dit :

        @Haïku
        Moi aussi, il a fait un 💯excellent💯 discours
        J’ai lu

        « Au cours de son discours, Hasan a repoussé les dirigeants républicains qui avaient qualifié les rassemblements « No Kings » de « rassemblements de haine ». Il a critiqué des personnalités du GOP comme le président de la Chambre Mike Johnson et d’autres pour avoir accusé les manifestants de répandre la haine, tout en énumérant ce qu’il a décrit comme les groupes souvent ciblés par la rhétorique républicaine.

        Les gens qui ne peuvent pas passer une seule journée
        …sans détester les comédiens de fin de soirée, …les soldats en surpoids,
        …les politiciens musulmans,
        …les immigrants mexicains,
        …les réfugiés palestiniens,
        …les femmes noires,
        …les enfants transgenres
        …et même M. Potato Head,
        Ils nous font la leçon sur la haine ? Vraiment ? » Hasan a dit sous de forts applaudissements.
        «

    2. Madalton dit :

      Marié à des immigrées blanches.

  16. Un moment donné, il va bien falloir qu’ils se rendent compte que parler de patriotisme et parler de diversité, ça ne va pas ensemble.

    Les progressistes doivent s’enlever la tête du trou dans le sable et accepter la réalité qu’un bout de terre qui s’est enfermé dans des frontières et dont l’identité a été bâtie sur l’immigration et où les gens sont libres de vivre comme ils veulent…ce n’est plus un « pays ».
    C’est un bout de terre avec  » du monde » dedans. Point.

    L’idée de « pays », c’est une vieille sauce passée date.

    Comme Le Pen l’a dit en France, c’est inévitable. Une identité figée, par définition, va vouloir rester telle quelle et va refuser d’évoluer.

    Aux États-Unis, où l’on croyait ce qui est en train d’arriver complètement impossible…bien..c’est en train d’arriver.

    Dire que l’on veut faire la même chose ici au Québec, et on s’imagine que ça va donner quelque chose de différent. Comme si nous, on est meilleurs qu’ailleurs et qu’ici (comme aux US), ça ne peut pas arriver.

    Quand est-ce qu’on va se sortir de ce moule de pensée et arrêter de vouloir se mettre des fausses barrières partout ?

  17. marie4poches4 dit :

    HS

    Vance leur rit en pleine face!

    Democrats seem to want to keep the government shutdown even though it would mean a lot if you would not get your paycheck

    When officials try to inject partisan politics into the American armed forces, they impede the Marine Corps’s ability to do its best work and that is why the Secretary of War and the President have stood so firmly against that crap

    https://x.com/Acyn/status/1979682226519552081

  18. chanounou dit :

    Les trolls US sur FB en France font courir des rumeurs comme quoi, il y aurait eu 13 (treize ) personnes ds certaines villes!!!
    Un autre a écrit : » je suis à NY. J’ai vu 12 personnes à CentralPatk »
    J’ai rétorqué que ça devait être le nb de personnes au yard carré !!!

    1. 🤣

    2. ctbourgeois dit :

      L’administration a récemment lancé sa propagande sur Bluesky, faut croire que les mauvais sondages les alarment, ils recrutent dans des lieux où leurs mensonges, délires et vidéos truquées n’ont aucune chance d’exercer une emprise. Les MAGA qui risqueront de commenter sur ce réseau vont se faire varloper.

      https://www.msn.com/fr-ca/divertissement/art-culture/l-administration-trump-a-rejoint-le-r%C3%A9seau-social-bluesky/ar-AA1OJmGe?ocid=msedgntp&pc=LGTS&cvid=68f43753c15f46f586a280950d798411&ei=6

      1. ghislain1957 dit :

        « L’administration a récemment lancé sa propagande sur Bluesky… »

        Merci pour l’info, je vais les suivre juste pour les troller! 😉

  19. lechatderuelle dit :

    Super les manifs….
    La suite???

    Car si c’est juste ça la réplique du bon peuple…..

    Marcher et brandir des pancartes, cool….
    Faut plus.
    Vraiment plus.
    Beaucoup plus.

    Les manif, les sit-in, les marches, ça n’a jamais rien donné si c’est juste ça….
    ça prend plus que des selfies pendant un rassemblement pour démontrer sa solidarité….

    le Bon Peuple n’a encore rien fait… mais c’est un début…. mais ça n’a aucun impact…

    1. jeani dit :

      Allez, allez les manifestants. Un peu de casse pour faire plaisir au ti-mine.

      Tous les ti-mine sont au courant, les manifestation pacifiques ne donnent rien.

      Franchement!

      1. Je me suis dit la même chose. Peut-être qu’il veut qu’ils aillent casser au Capitole.

  20. lechatderuelle dit :

    https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2025-10-18/gaza/les-etats-unis-avertissent-que-le-hamas-prepare-une-attaque-contre-des-civils.php

    Le département d’État a indiqué samedi disposer d’« informations crédibles » selon lesquelles le mouvement islamiste palestinien Hamas préparait une attaque imminente contre des civils à Gaza, ce qui serait une « violation du cessez-le-feu », souligne-t-il.
    Washington a déclaré avoir informé les garants de l’accord de paix – parmi lesquels les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et la Turquie – de la « violation imminente du cessez-le-feu par le Hamas ».
    Lapresse

    Vrai ou scénario planifié pour justifier une invasion pour profiter que le hamas a sorti de terre?

    Le Cessez-le-feu ne durera pas longtemps….

    1. ghislain1957 dit :

      « Le Cessez-le-feu ne durera pas longtemps…. »

      Quel cessez-le-feu? – Netanyahu

  21. _cameleon_ dit :

    J’ose espérer que l’histoire le jugera comme étant celui qui a commis le pire crime du XXIe siècle :

    ♫ Supertramp – Crime Of The Century (1974) Part 1 (Full Album) ♪

  22. _cameleon_ dit :

    @Layla

    Pourtant, quand ‘on était jeunes’…

    « When I was young, it seemed that life was so wonderful … »

    Supertramp – The Logical Song (Official 4K Video)
    https://www.youtube.com/watch?v=kln_bIndDJg&list=RDkln_bIndDJg&start_radio=1

    Et ces pourris sont en train de détruire pour longtemps tout l’espoir d’une génération.

    1. constella1 dit :

      _cameleon_
      Merci pour ces deux pièces
      Quelle belle époque pour la musique et effectivement une époque remplie d’espoir

  23. POLITICON dit :

    Ce samedi, l’Amérique s’est levée comme un seul cœur battant au rythme d’un cri commun : No King! Dans les rues de Chicago, de New York, d’Atlanta, de Seattle et jusque dans les petites villes du Midwest, des millions d’Américains ont rappelé à Donald Trump — et à ses apôtres du culte MAGA — qu’aucun homme n’est au-dessus de la loi, que la République n’est pas un trône et que la Constitution n’est pas un chiffon qu’on déchire selon ses humeurs.

    Ce fut une marée humaine, vibrante, digne, indignée. Une Amérique fatiguée d’être gouvernée par la peur, par le mensonge, par le ressentiment. Une Amérique qui refuse de plier le genou devant un autocrate orange rêvant d’un empire personnel. Ces foules, ce sont les héritiers des marches de Selma, des luttes pour les droits civiques, des femmes de 1919 qui ont arraché le droit de vote. Ce sont les enfants de ceux qui ont fui la tyrannie et de ceux qu’on a enchaînés — et qui, génération après génération, ont fait de la liberté une vocation.

    Face à eux, le régime trumpiste s’effrite déjà dans sa propre démesure : ses mensonges s’empilent, sa paranoïa s’affiche, ses alliés s’enfuient. Pendant que Trump se prend pour un roi couronné par Fox News et béni par les prédicateurs de haine, le peuple, lui, redécouvre son vrai pouvoir : celui de dire non. Non à la soumission. Non à la manipulation. Non à la réécriture de l’histoire.

    Ces manifestations sont plus qu’un geste symbolique : elles sont un acte de mémoire et de courage. Elles rappellent que la liberté se défend dans la rue avant qu’il ne soit trop tard, qu’un peuple silencieux devient complice de sa propre servitude.

    Ce 18 octobre 2025, l’Amérique s’est souvenue d’elle-même. Et dans ce rugissement collectif, on a entendu un avertissement limpide : Un roi peut tomber, mais un peuple debout ne ploie jamais.

    1. Peut-être. Après bien des dégâts. Mais si on ne change rien, ça va revenir.

    2. jeani dit :

      Certaines personnes crédules devraient prendre le temps de vous lire plutôt que de se regarder écrire des textes pour radoter toujours les mêmes choses.

      Vous n’avez que donné quelques exemples éloquents pour démontrer à quoi ça sert de manifester pacifiquement.

      Je ne peux que vous dire, bravo!

      1. C’est l’histoire qui radote jeani. Et si tout continue comme c’est le cas dans le moment, elle va continuer de radoter.

        Et oui, il faut manifester pacifiquement. Moi, c’est la façon de livrer le message qui me préoccupe.

      2. POLITICON dit :

        Merci Jeani, votre lecture attentive et vos mots bienveillants rappellent pourquoi il faut continuer à résister — et à écrire.

    3. constella1 dit :

      Politicon
      Ça me fait un bien fou de vous lire
      Merci….

  24. Méchant Boris dit :

    21:26 « Non à la réécriture de l’histoire. »
    Entièrement d’accord mais vous devriez sensibiliser les wokes à ce sujet.

    1. Non à la réécriture de l’histoire.
      Les wokes sont d’accord avec ça. Sauf qu’ils ne veulent plus suivre votre cul-de-sac pour y parvenir.

      D’ailleurs, le fait que vous employez ce « mot » prouve que l’on est pas sortis du bois.

    2. POLITICON dit :

      Merci, Boris ! 😉 Si on pouvait convaincre tout le monde, wokes ou pas, de lire l’histoire plutôt que de la réécrire, on serait déjà pas mal avancés !

      1. Vous dites (encore) vrai.

    3. el_kabong dit :

      Ah ouin?
      Comment ça?
      Des exemples?…

    4. jeani dit :

      Au méchant Boris

      C’est quoi votre définition du mot « woke »?

      Pour plusieurs, ça semble être un mot-poubelle pour décrire quelqu’un qui est à la gauche de ceux de la droite. Ça fait pas mal de monde.

  25. Daniel Beaumier dit :

    J’aimerais pouvoir être sûr que dire « et ce n’est qu’un début », mais non pas que je n’y crois pas, mais je ne connais pas l’avenir et des groupes qui soutiennent le pourri pourraient s’élever et s’abattre comme des prédateurs sur la résistance légitime et légale sous la bénédiction tacite de leur président pour lequel une organisation sur le darknet ou sur les réseaux sociaux se battent. Est-ce nécessaire d’ajouter ou de rappeler que tous les « soldats » MAGA ne sont pas nécessairement conscient d’être manipulés et enfermés dans une chambre d’échos qui leur donne l’illusion d’être au courant de la seule réalité possible qui les convainc fermement. La différence entre eux et la résistance, c’est que ces derniers sont informés par plusieurs sources et n’ont rien mis à l’index quant aux sources de renseignements dont les réseaux sociaux se font désormais et sans préjudices les complices en enfermant les les partisans MAGA et les citoyens qui résistent dans des chambres d’échos parce qu’il est peu probable qu’ils ne soient pas au courant de ce qui se trame et ils se rendent conséquemment passibles de la peine de mort pour haute trahison en faveur des ennemis Russe et Chinois impliqués avec le dictateur à Washington. Maintenant il devient périlleux d’ouvrir le débat sur les réseaux sociaux sans que les gens n’aient envie de se déchirer. Par acquit de conscience, ces réseaux devraient éteindre leur site jusqu’à ce que les choses puissent revenir à la normale tout en s’arrangeant pour que personne ne puisse utiliser leur réseau pour intoxiquer l’esprit des gens. Cela dit, je ne crois pas avoir fait le tour de la question. Notre société de droits et démocratique est sur le bord avec le support de plusieurs innocents…

  26. Tom de Boston dit :

    J’ai assisté à une manifestation de ce genre dans une banlieue de Boston samedi. J’ai été agréablement surpris par l’ampleur de la foule (plusieurs centaines) et sa ferveur ! Croyez-moi, la fureur anti-MAGA aux États-Unis est bien réelle ! Il ne manque plus qu’un leader ou un élément autour duquel ce mouvement puisse se rassembler. Malheureusement, le Parti démocrate est moribond et sans leader !

    1. Haïku dit :

      @Tom de Boston
      Merci pour votre témoignage !

  27. marie4poches4 dit :

    HS

    Wow! Une vidéo postée par le président des États-Unis!!!

      1. Layla dit :

        @Marie4Poches4 plus merdique que ça tu meurs.

        Le premier gars qui reçoit le premier tas de merde sur la tête c’est Harry Sisson la gang maga est sur son cas.

      2. ctbourgeois dit :

        Une vidéo vulgaire et répugnante, si les républicains endossent ce type de publication inadmissible, ils aiment patauger dans les égouts.

        Une riposte en complet décalage avec les manifestants qui étaient dignes, mais qui faisaient valoir leurs oppositions aux politiques répressives, violentes et autoritaires, le plus ahurissant est que l’auteur est le président.

        Si un président démocrate aurait agit de cette manière, les républicains auraient réclamé sa destitution, mais ses lâches se complaisent dans le confort de la corruption et de l’indécence.

      3. ctbourgeois dit :

        *si un président démocrate avait agit*

      4. bachibouzoukk dit :

        Très édifiant.

        C’est ça que les États-Unis d’Amérique ont de mieux à montrer comme Président de leur pays ???☹️

      5. chanounou dit :

        @ Marie4poches4,
        Pas de mots…
        Heureusement que je n’ai pas encore pris mon petit déjeuner, je le vomirais….

        Question pratico-pratique: combien de temps fzut-il pour créer une telle video?
        Parce que soit, il y a une armée de créateurs digitaux (🤮🤮🤮) qui bossent depuis hier 24/24, soit ça se prépare depuis trèèès longtemps ….

        La on a atteint le degré maximal de l’abjection, non??

      6. Mona dit :

        @chanounou
        Je pense que tant qu’il n’y aura pas de contre-pouvoir (efficace) ce genre de comique va s’accentuer et devenir une norme. Leur force a toujours été non seulement d’assumer mais d’accentuer chaque excès et de renverser toute opposition par tous moyens ( peur, menace, ridicule, rire …)

      7. Richard Desrochers dit :

        Tout ce que prouve cette vidéo innommable, c’est l’impuissance de DT et à quel point cette journée l’a fait chier.

      8. Che Sausage dit :

        Hello Chanounou,

        En termes de temps pour générer une telle vidéo, je pense pas que cela vole très haut (sans vouloir faire de mauvais jeux de mots). Disons entre 30 minutes et 2 heures très probablement (ça peut être plus en fonction de l’efficacité de l’outil et de la maîtrise de ce dernier). En tout cas, il aura pas fallu des jours entiers, c’est une certitude.

        Ce que je peux dire en voyant ça, c’est que je préfère nos Rafale aux avions de chiasse qu’on utilise aux USA ! 😀

        Prochaine vidéo : l’affreux qui va se présenter en sauveur à jeter des rouleaux de PQ aux manifestants.

        (je dis l’affreux, mais cette fois-ci, il aura amplement mérité son surnom de commander-in-shit).

      9. ghislain1957 dit :

        Est-ce à dire que la couche de Cheetos 1er déborde?

        Un méchant idiot.

  28. Mona dit :

    Je partage avec vous cet analyse exceptionnelle de la politique généralement « eugeniste » de Trump. Il vient d’une des meilleures revues d’anthropologie et histoire, AOC, a laquelle je suis abonnée.
    Le texte est long mais il me semble tellement bien compléter le travail exemplaire de Monsieur Hetu et de tous.

     » L’eugénisme politique de Trump : sur les êtres jetables
    Par Ann Laura Stoler ( AOC, 17.10.25)
    Anthropologue et historienne

    Trump s’acharne à vouloir remonter le temps. La question est : jusqu’à quand ? En ramenant la politique américaine à un eugénisme saturé de présupposés biologiques, le régime trumpien renvoie à celui qui a prospéré dans la Grande-Bretagne de la fin du XIXe siècle et s’est enraciné aux États-Unis dans les années 1920, dans les sphères scientifique et publique. Aujourd’hui, la mort est centrale, sous la forme d’un investissement systématique dans l’ÉLIMINATION.

    Il n’est pas difficile d’identifier le fil eugéniste qui relie les cibles privilégiées du dédain, du mépris et des animosités de Trump[1]. S’il professe une admiration pour Hitler, prend fait et cause pour Poutine, et adhère à certains principes fascistes plus étroitement qu’il ne le soupçonne lui-même, son programme dévie en réalité vers une orientation plus spécifique que l’on pourrait qualifier avec plus de justesse d’« eugénisme politique », et dont les coupes budgétaires, à l’intérieur comme à l’extérieur des États-Unis, en constituent les mises en œuvre progressives. L’univers qu’il projette est manichéen, hiérarchisé, fondé sur une division radicale entre ceux qui sont voués à prospérer et ceux qui ne font que survivre.

    Ses déclarations publiques empreintes d’un darwinisme social brutal et d’un eugénisme revendiqué s’alignent sur son obsession pour le QI et sur ce fantasme adolescent d’appartenir au centile le plus élevé de l’intelligence humaine – une forme de droit du sang, qu’il attribue à l’héritage génétique d’un oncle professeur au MIT (« Un génie. C’est dans mon sang »), mais plus encore à l’empreinte paternelle : un père profondément acquis aux thèses eugénistes, qui, selon Shannon O’Brien dans son étude consacrée à l’eugénisme en politique américaine, l’initia dès l’enfance à la théorie du pur-sang – l’idée selon laquelle « l’union génétique entre une femme supérieure et un homme supérieur donne naissance à une progéniture supérieure[2] ».

    Les cibles de Trump couvrent un spectre d’une ampleur vertigineuse, mais n’ont rien d’exceptionnel. Il ne s’en prend pas exclusivement à des groupes ethniques déterminés – bien que la race et l’ethnicité constituent les piliers de sa vision fantasmée de l’Amérique. Comme le montre avec justesse Shannon O’Brien, il ne s’inscrit pas dans un scénario explicitement nazi, mais prolonge un programme eugéniste typiquement américain, hérité de figures centrales de l’État et perpétué, génération après génération, par les élites économiques les plus puissantes. Sous son règne, entre ses mains, ces références eugénistes deviennent si omniprésentes, si ressassées, si profondément enracinées, qu’elles se transforment en un langage vernaculaire étrangement banalisé – englouti dans un répertoire de caricatures grossières qui lui sert de paravent rhétorique. L’adhésion à l’eugénisme s’y efface jusqu’à devenir imperceptible, presque transmutée en évidence implicite, en sens commun, en vérité indiscutée.

    Ceux pour qui il n’y a pas de place
    Eugénisme (/ju ːˈdʒɛnɪks/ yoo-JEN-iks; du grec ancien εύ̃ (eû) « bon, bien » et -γενής (genḗs) « né, engendré, croissant ») désigne un ensemble de croyances et de pratiques – aujourd’hui largement discréditées – visant à améliorer la qualité génétique d’une population humaine. Historiquement, les eugénistes ont tenté de modifier la fréquence de certains phénotypes humains soit en inhibant la fertilité de celles et ceux considérés comme « inférieurs », soit en encourageant celle des individus supposés « supérieurs ».
    Ce ne sont pas seulement des tropes eugénistes qui ressurgissent dans le flot désordonné des métaphores trumpiennes, et dans son langage ouvertement raciste, décomplexé, volontiers provocateur (ainsi lorsqu’il évoque récemment les banquiers juifs comme des Shylock, tout en feignant de dénoncer l’antisémitisme). Ce sont également des propositions bien réelles, jadis âprement débattues par les générations précédentes, puis effacées du récit national et repoussées aux marges de la mémoire collective, qui refont aujourd’hui surface. La plus emblématique est sa campagne en vue d’abolir le droit du sol (inscrit dans la Constitution depuis 1868), au prétexte qu’il invite les rebuts d’ailleurs à « notre seuil » et leur permet de revendiquer les États-Unis comme leur « maison ».

    Ces propositions produisent des effets comparables à ceux des Ugly Laws, analysées par l’historienne Susan Schweik. Promulguées au début du XXe siècle dans plusieurs municipalités américaines, ces lois désignaient comme indésirable une population hétérogène, censée heurter la « sensibilité » des bourgeois des villes américaines : indigents, estropiés, sans-abri, mutilés, mendiants, Noirs, va-nu-pieds, personnes jugées mal vêtues ou trop visibles[3]. Pour Trump aussi, les immigrants pauvres en font naturellement partie. Ces Ugly Laws, explique Schweik, « fonctionnaient comme une politique migratoire fédérale en miniature… tout comme le concept de handicap a servi à forger l’image de l’immigré indésirable ».

    Les Ugly Laws instituaient des frontières intérieures[4] strictement surveillées, délimitant avec minutie les lieux, moments et modalités selon lesquels les personnes appartenant à cette catégorie fantasmée pouvaient être vues, se tenir debout, s’asseoir, marcher… Il n’est pas anodin que la législation de prédilection de Trump s’attaque à Medicaid, le principal programme fédéral de soutien aux personnes en situation de handicap. Comme la plupart des guerres menées contre les pauvres, elles visaient à expulser de l’espace public les corps jugés « indécents », à pénaliser leur simple apparition, à criminaliser leur seule présence – assurant leur relégation continue hors du champ social, jusqu’à leur disparition symbolique de l’Amérique blanche et bourgeoise.

    Une politique de la jetabilité
    Le projet trumpien trouve un écho à travers tout le spectre de l’extrême droite contemporaine, tandis que son lexique puise directement aux pamphlets eugénistes du siècle passé. Les années 1920 furent ce moment sinistre où l’eugénisme servit à naturaliser les inégalités sociales pour en justifier la perpétuation. Trump n’a nul besoin de rejouer ces narrations – encore qu’il ne s’en prive pas. Le modèle est là, imprimé en lettres capitales : il fonde ses raisonnements eugénistes, détermine ses cibles privilégiées, et jusqu’à la rhétorique même de ses injures raciales. Là où O’Brien analyse comment « la politique de supériorité façonne l’Amérique d’aujourd’hui », j’insisterais plutôt sur la fabrication méthodique de figures d’infériorité – contrepoint nécessaire à l’exaltation des figures de supériorité. Car son obsession véritable, plus pernicieuse encore, consiste à désigner qui est inférieur, qui est jetable, et qui ne l’est pas[5].

    C’est là le cœur d’une véritable politique de la jetabilité, dont les déclinaisons vont de la négligence à l’extermination silencieuse – songez aux coupes sèches dans les programmes de nutrition pour les mères précaires, au déni de soins aux personnes âgées, à la suppression d’aides médicales vitales à des millions de bénéficiaires de l’USAID, dont beaucoup, déjà, meurent faute de traitements. La base Grant Witness de Harvard dresse un constat glaçant : certaines réductions budgétaires sont passées sous silence (prévention des pandémies, maladies chroniques), d’autres ont été très médiatisées (recherches sur le cancer, les vaccins). Peut-on seulement concevoir les conséquences de l’évaporation de 9,5 milliards de dollars ? En mesurer l’onde de choc ? Anticiper les lignes de fracture à venir ?

    Oxfam estime que les coupes opérées par l’administration Trump dans l’aide au continent africain reviendraient à ouvrir, à ciel ouvert, des charniers de masse pour des millions de personnes vivant avec le VIH – dont les traitements ont été brutalement interrompus en cours de protocole. Jusqu’à 95 millions de personnes pourraient ainsi perdre l’accès aux soins de santé de base, entraînant plus de 3 millions de morts évitables chaque année. Parmi les suppressions les plus récentes figure l’élimination de 86 % des programmes de santé maternelle et infantile soutenus par l’USAID, condamnant ainsi « plus de 20 millions de personnes, dont 500 000 enfants, à une rupture des traitements anti-VIH ».

    Trump opère par l’entremise de stéréotypes qu’il façonne, recycle et projette à satiété, visant tant les habitants de pays qualifiés de shitholes, que ses propres concitoyens vivants dans des quartiers majoritairement noirs; ou bien encore des catégories entières de travailleurs cantonnés à ce qu’il nomme des « jobs de Noirs » ou « jobs d’Hispaniques », réputés menacés par une immigration qualifiée d’« indésirable ». Les droits civiques, conquis au prix de cinquante années de luttes, sont méthodiquement démantelés à un rythme vertigineux. Son racisme profond ne fait jamais mystère, qu’il inverse les termes du discours pour accuser ses opposants de racialiser le débat et s’en prendre aux politiques DEI (diversity, equity, inclusion), ou qu’il se dispense même de ce renversement.

    Le précariat qu’il cible constitue un agrégat hétéroclite, composite, placé en état de siège. Le racisme de Trump n’est pas un sous-produit ni un effet secondaire : il en est la force motrice, le socle idéologique, la matrice opérationnelle. Il n’est donc guère surprenant que, dès 2016, lors de sa première candidature, The Nation rapporte que « pratiquement tous les suprémacistes blancs, membres du Ku Klux Klan, néonazis et fascistes du pays soutenaient sa candidature ». L’humiliation, la disqualification, l’exclusion, puis l’extermination, forment les piliers historiques de toute entreprise eugéniste. Trump les réactive en actes, avec une brutalité méthodique et dans une impunité savamment orchestrée.

    Je désigne cela par le terme d’eugénisme politique, plutôt que social, afin de souligner qu’au sein de l’imaginaire trumpien, le tri entre les « bons » et les « mauvais » gènes s’opère selon des logiques multiples, traversant à la fois les registres biologiques, moraux, économiques et idéologiques. L’eugénisme, comme l’a aussi bien montré Shannon O’Brien, a toujours été une affaire de pouvoir : pouvoir sur les corps, sur les lignées, sur la reproduction des privilèges. Mais dans sa déclinaison trumpienne, l’élimination ne vise plus uniquement les minorités ethniques ou les pauvres jugés « superflus ». Elle se généralise, s’étend, se diffracte, adoptant les formes insidieuses d’une gouvernance par la relégation : suppression ciblée des aides sociales, négligence structurelle, révision des critères d’éligibilité aux prestations – autant de dispositifs conçus pour cerner, marginaliser, effacer. Dans ce système, les détenteurs de « mauvais gènes » incluent aussi toutes personnes qui contestent Trump ou s’opposent à sa vision du monde, et se voient immédiatement disqualifiées, réduites au statut d’« esprits inférieurs ».

    L’eugénisme ne constitue pas ici un programme déclaré, mais opère comme logique de tri – un mécanisme implacable de désignation et d’élimination. Ce « capital génétique » que Trump prétend incarner, transmettre ou promouvoir, repose sur une échelle implicite de valeur humaine : compétence, loyauté, pureté, conformité. Jamais formalisée mais constamment suggérée, cette hiérarchie se déploie à travers un arsenal rhétorique toujours plus agressif : dénigrement, absence de pertinence, indignité – autant de catégories discursives légitimant l’exclusion, voire l’annihilation des indésirables.

    Quelle est l’ampleur réelle de cette population subalterne amalgamée, ce réservoir de « déchets humains » qui s’étend à chaque initiative nouvelle, pénétrant au cœur même des États-Unis, bien au-delà des ennemis désignés (immigrants, réfugiés, étrangers, terroristes présumés) ? Elle englobe désormais les citoyens américains les plus précaires, sacrifiés par une réforme fiscale que le New York Times décrit comme « enrichissant les riches tout en punissant les pauvres » – laissant des millions de personnes dans la détresse, privées de filets sociaux.

    Le paysage social qui se dessine est sans équivoque : les handicapés poussés vers la marginalité, les personnes âgées condamnées à mourir dans l’indignité, ceux qui dépendaient déjà des banques alimentaires se retrouvant sans recours. Ces mêmes banques dont dépendent plus de cinquante millions d’Américains – un chiffre en explosion post-Covid – que l’administration Trump envisage de fermer sans le moindre scrupule.

    C’est une guerre menée contre le précariat, dont la précarité s’accroît exponentiellement à chaque nouvelle offensive – une série de mesures draconiennes aux effets délétères voués à perdurer.

    Un déluge de commentaires incisifs, provenant de tout l’éventail politique, tente d’expliquer comment nous en sommes arrivés si vite à un Trump omniprésent, furieux face aux limites de son omnipotence, tout en s’attaquant méthodiquement aux structures microscopiques et macroscopiques de nos existences. Ces analyses à répétitions nous rappellent que Trump n’est pas une anomalie dans l’ordre démocratique des États-Unis. La démocratie n’est d’ailleurs pas le seul système menacé. Il manie avec une dextérité dangereuse la croyance en une armée informe d’ennemis intérieurs – un tour de passe-passe politique sur lequel reposent, à divers degrés, aussi bien les démocraties que les régimes autoritaires.

    Ce qui distingue Trump, c’est l’ampleur cataclysmique de ceux qu’il range dans cette catégorie. Rivalisant avec l’« adversaire universel » inventé par le Département de la Sécurité intérieure après le 11-Septembre, l’« ennemi intérieur » trumpien s’étend d’une prétendue « élite radicale » d’un côté, aux « pauvres indésirables » considérés comme un fardeau, de l’autre ; des libéraux surdiplômés et privilégiés aux sous-classes de malades incurables, de personnes âgées et de sous-employés, sans oublier ces « profiteurs » ethniquement allogènes qui menaceraient de soustraire l’Amérique à ses « vrais habitants ». Il joue et instrumentalise une peur ancienne : celle d’un déluge racial qui réduirait les Blancs au statut de minorité, que ce soit par invasion, infiltration ou force brute.

    Le vocabulaire employé par Trump constitue un indice précieux et révélateur, non seulement du type de régime autoritaire auquel il adhère avec ferveur, mais surtout de l’étendue des sujets qu’il prend pour cibles. On y trouve les élites en poste, les « ultra-privilégiés », les « déchets sociaux » aux « mauvais gènes » ; mais aussi ces « résidus humains » venus de pays déclarés toxiques – une liste extensible – qu’il faut renvoyer, expulser (n’importe où), refouler, maintenir hors frontières ou enfermer dans des camps de détention extraterritoriaux. Certains individus sont ciblés nominativement et fichés pour « trahisons », « méfaits » ou propos maladroitement formulés. Mais la menace latente, plus glaçante encore, ce sont les masses anonymes : cette accumulation de vies parquées en zones pénitentiaires, et ces innombrables sans-noms dont Trump annule jusqu’à l’existence – pour qui la santé, le logement, l’éducation, et l’accès même à l’eau potable, à l’oxygène, à la nourriture, ne méritent aucune considération.

    Parmi ces derniers figurent ceux qu’on criminalise et relègue à un archipel pénitentiaire, qu’il soit terrestre ou extraterritorial. Cette pratique n’a rien de nouveau : elle constitue l’un des traits persistants des formations impériales. Colonies pénitentiaires et logiques impériales sont consubstantiellement liées[6]. Les mises en scène tonitruantes de Trump – ses proclamations visant à redessiner unilatéralement les frontières et droits de propriété des États-Unis – ne connaissent aucune limite, fussent-elles ridiculisées par des chefs d’État qui étouffent un ricanement devant ses postures monarchiques, tout en tremblant et en courbant l’échine à l’idée de ce qu’ils pourraient perdre. Ses fantasmes démiurgiques – rebaptiser le golfe du Mexique en « golfe d’Amérique », transformer Gaza en complexe hôtelier de luxe dans la foulée d’un génocide liquidant sa population palestinienne, s’emparer du Groenland et du Canada, instaurer une cour de satrapes chargée de lui offrir butin et territoires – relèvent d’un jeu de Monopoly où la fonction publique devient un système de racket, détournant les fonds publics vers ses coffres privés. Parfois, il concède à ses séides un strapontin à ce pillage, les autorisant à prendre part au festin.

    Nous avons affaire à un marché « prétendument libre », bien que, comme le souligne Bernard Harcourt, toute notion de libre-marché ne soit jamais qu’une illusion. Mais ici, les enjeux deviennent létaux : il s’agit de survivre à l’assaut, ou d’assister, impuissant, au siphonnage de sa base électorale, de son pouvoir, de ses proches – jusqu’à la dernière goutte[7]. Cette arène est un espace clos et surchauffé, où l’autorité institutionnelle, les privilèges de jouissance et l’appât du lucre se monnayent dans une partie de dés truqués. Sa manœuvre de prédilection reste la manipulation des droits de douane. Il s’en sert tel un parrain mafieux : desserrant un instant le garrot pour donner illusion de répit, accentuant la pression dès que la proie tente de respirer, puis resserrant l’étau jusqu’à l’étranglement si un allié faillit, ou si une dette politique demeure impayée.

    Trump semble contraindre celles et ceux qui écrivent sur lui à recourir à tout un répertoire de clichés éculés : ses provocations à quitte ou double (« playing chicken »), sa fixation maladive sur les micro-offenses (vexations et remarques mesquines), un vocabulaire puéril, radicalement déconnecté de toute réalité et rigueur scientifique (comme en témoigne son insistance sur les « bons gènes » et les « mauvais gènes »), et cette auto-célébration perpétuelle où il se proclame le plus brillant, le plus doué, et surtout, le plus populaire.

    Mais nous ne sommes ni dans une cour d’école, ni dans une partie de Monopoly. Les conséquences seront immenses – non seulement pour celles et ceux qui vivent le présent, mais aussi pour les générations à venir, qui devront affronter les retombées d’une inaction délibérée, d’une exploitation minière agressive dans des zones écologiquement sensibles, d’un environnement dévasté, de catastrophes climatiques croissante, de famines, d’épidémies, et de morts évitables à une échelle abyssale – rejoignant, dans leur extrême déshumanisation, le génocide palestinien perpétré par Israël avec le soutien actif des États-Unis.

    Si Trump n’a pas inventé ces conditions, il en a démultiplié la vitesse, intensifié la portée, et élargi les effets. Il s’agit là de ravages infligés aux formes de vie elles-mêmes. Il ne subsiste plus, en certains lieux, que les ruines laissées par ses politiques : quand les fonds destinés à l’eau potable et à l’assainissement disparaissent dans le camp de réfugiés sud-soudanais de Jewi (Éthiopie), ou quand les structures humanitaires en République démocratique du Congo sont saignées à blanc et privées de ressources vitales. Les destructions à l’œuvre s’enracinent dans des décennies de dévastation impériale accumulée.

    L’émergence d’une nouvelle forme impériale ?
    Comme je le soutiens depuis un certain temps, les formes de pouvoir aux contours « brouillés » ne relèvent pas d’empires en détresse, mais bien d’entités impériales en reconfiguration active. On pourrait aisément soutenir que Trump ne fait que rejouer ce que les formations impériales pratiquent de longue date dans leurs incessants réajustements et réformes : une mise à jour de ce que l’on ne considère plus uniquement comme des modèles d’autoritarisme dépassés – à savoir l’annexion de territoires dans différentes parties du monde, la suspension des autonomies, la restriction des souverainetés.

    Ce faisant, comme l’avait déjà souligné Hannah Arendt, il participe à la production d’une forme de « tyrannie » au sein même du territoire national[8]. L’idée selon laquelle le capitalisme reposerait sur un sous-développement (colonial) à l’extérieur et un développement (métropolitain) à l’intérieur néglige les inégalités structurelles qui travaillent les métropoles elles-mêmes, et sur lesquelles le capitalisme prospère tout autant. La violence lente de la pauvreté peut-elle dès lors être pensée comme une forme sélective de « tyrannie » exercée sur les dépossédés, celles et ceux privés de droits ? Ou bien faut-il y voir l’infiltration du « despotisme doux » redouté par Tocqueville – insidieux en ce qu’il ne s’impose pas par une domination verticale et manifeste, mais comme un régime dans lequel le peuple en vient à ne plus percevoir ce qui lui arrive[9] ?

    Il y a près de vingt ans, j’avançais que si les empires peuvent être pensés comme des « choses », les formations impériales, elles, n’en sont pas, et doivent être appréhendées comme des dynamiques : des régimes de dislocation, de dispersion, d’appropriation et de déplacement. Dans un régime impérial démocratique, elles opèrent à travers des mobilités administrées, parfois activées, parfois suspendues, confinées, stoppées. Leurs dispositifs produisent une rupture apparente avec l’ordre précédent, tout en maintenant en sous-main sa continuité. Ce sont des ruptures contre-révolutionnaires, qui convoquent l’Histoire pour promettre un retour à l’authentique, au pur, au non souillé. Elles mobilisent les affects les plus puissants – honneur, défense de la société, sol natal, foyer – pour réactiver des fictions patriotiques.

    Mais elles reposent tout autant sur des ajournements matériels et discursifs. En tant que régimes du différé, les formations impériales organisent leurs propres exceptions, facilement identifiables, aisément nommables : souveraineté retardée (à l’intérieur et à l’extérieur des frontières nationales), intervention temporaire, tutelle conditionnelle, occupation militaire au nom de l’intervention humanitaire, ou guerre préventive au nom des droits humains.

    Les démocraties – l’une des deux branches des formations impériales (les colonies constituant l’autre) – peuvent facilement basculer vers un État punitif, investissant massivement, financièrement et psychologiquement, dans leurs appareils sécuritaires, soutenues par la production constante d’ennemis intérieurs contre lesquels l’État prétend protéger ses citoyens « respectables ». Instiller la méfiance envers celles et ceux qui rejettent, ou simplement n’adhèrent pas, aux distinctions genrées, raciales et sociales qui sous-tendent les grilles taxonomiques des sociétés dites démocratiques peut devenir le socle d’un pouvoir oligarchique – ou, dans le cas de Trump, d’un pouvoir autocratique, déréglé et obsessionnel.

    Ce que nous appelons ce phénomène – Trump en tant que phénomène – ainsi que l’ensemble des événements et prises de parole qui se sont cristallisés autour de lui dans un climat de décomposition politique, nous préoccupe depuis bien avant son premier mandat. Et cette inquiétude n’a cessé de s’amplifier à mesure qu’il cherche, de manière flagrante et sans le moindre scrupule, à écraser – littéralement étouffer – toute forme d’opposition à ses desseins. Dans l’identification incessante d’ennemis intérieurs, d’infiltrés, de figures subversives dissimulées, se dessine un imaginaire politique profondément inquiétant : celui d’une refondation d’une entité politique – blanche, raciste, misogyne, ultraconservatrice, asservie aux démonstrations de puissance, et entièrement subsumée, totalement assujettie à cette fiction idéologique.

    Si Trump joue avec les ressorts éprouvés de l’extrême droite, il y imprime néanmoins sa signature propre : un refus obstiné d’assumer la moindre responsabilité quant aux destructions qu’il engendre, au mal qu’il vomit sur son passage. Ses paroles et ses actes résonnent avec tout un ensemble de projets autoritaires – du fascisme aux monarchies absolutistes – et le terme proposé par Naomi Klein, « autocratie globale », inscrit Trump dans une dynamique plus vaste : celle d’une vague de leaders autocrates mondiaux. Trump n’y occupe qu’une place parmi d’autres, loin de constituer une exception. Toutefois, désigner la nature de cet autoritarisme – le type de souveraineté qu’il entend incarner, sa défiance tapageuse envers les usages, les règles, les lois communes, son appropriation du droit comme sphère privée et autonome – ne suffit pas à cerner l’ampleur ni la cohérence des cibles qu’il vise. Sous leur dispersion apparente, se dessine une logique d’ensemble : un principe d’unification fondé non sur la loi, mais sur la disqualification systématique.

    Nommer un régime selon sa forme de gouvernement est une chose ; comprendre ce qu’il produit, et mesurer ses effets – présents et à venir – sur celles et ceux qu’il cible explicitement, comme sur ces masses « floutées », déformées par son regard au point de ne même plus compter comme dommages collatéraux, en est une autre. De même que les projets impériaux se définissent par ce que j’ai nommé une « politique de l’indifférence » soigneusement cultivée – cette capacité maîtrisée à détourner le regard – Trump érige cette forme d’indifférence en quasi-norme éthique : celle qui absout la communauté de toute obligation à se soucier de ce qui excède son champ immédiat, et l’autorise à ignorer ce qu’elle n’a ni à faire, ni à savoir.

    Son projet repose sur la disqualification des souffrances infligées aux autres – rendues non seulement négligeables, mais presque bénéfiques, nécessaires même, au nom d’un prétendu bien commun américain – tout en dissimulant le nombre considérable de citoyennes et citoyens américains qui seront eux aussi privés de toute forme de sécurité, sanitaire ou sociale. La réduction des dépenses publiques semble répondre à la fois à des logiques ciblées et à une part d’arbitraire, sans égard pour celles et ceux qui subiront de plein fouet les effets de la dernière coupe budgétaire de 163 milliards de dollars, opérée sur les programmes fédéraux d’éducation, de santé, de logement et d’emploi.

    Parmi toutes les coupes budgétaires, l’une des plus dévastatrices demeure, selon une journaliste, celle des « services destinés aux pauvres ». Il faudrait le formuler plus crûment : à l’instar de l’usage – ou plutôt de l’abus – du concept de culture de la pauvreté dans les années 1960, qui visait à rendre les pauvres responsables de leur propre condition, la politique de Trump constitue une guerre ouverte contre les déjà dépossédés : travailleurs pauvres, sous-employés, précaires à l’emploi intermittent. Dans le fantasme trumpien, les fonds ne sont retirés qu’à ceux qui « choisissent » de ne pas travailler assez, et méritent donc d’être condamnés à l’exclusion.

    De Naomi Klein à Thomas Friedman, le constat est sans appel : Trump ne constitue une anomalie que par l’ampleur de ses mensonges assumés, le plaisir obscène avec lequel il exhibe sa bouffonnerie et son racisme – qu’il dénie, bien entendu, avec virulence. Mais son lexique n’a rien d’original. Il est dérivé. Ses insultes sont abjectes et puériles, mais ses pratiques et sa rhétorique s’inscrivent jusqu’à la moelle dans un répertoire historique solidement établi.

    Ce qu’il « invente » réside ailleurs : dans l’extrême radicalité avec laquelle il refuse que la fonction présidentielle soit soumise à quelque limite que ce soit. La licence qu’il s’octroie est certes extrême, mais elle s’enracine dans l’histoire américaine elle-même, qui a su rendre possible cette capacité à excéder les bornes de la raison comme celles de toute justice sociale, en retournant cette transgression contre un « nous » collectif. Car il n’y aurait pas de Trump sans un « nous » – en tant que société, en tant qu’écosystème politique et économique – qui aurait façonné les conditions de son émergence : une avidité de milliardaire sans entrave, conjuguée à la jubilation cruelle d’une politique fondée sur l’humiliation et la revanche, qui marque chacun de ses gestes.

    Soutenu par des pans entiers de la population pour qui les notions d’équité, de solidarité, de justice environnementale ou d’aide humanitaire ne sont que mots creux, dépenses inutiles, préoccupations grotesques propagées comme une peste malfaisante par une gauche fantasmatique – amalgamée, dans l’imaginaire de sa base populiste, à une élite urbaine, côtière, prétendument progressiste – il érige une politique du ressentiment.

    C’est là qu’intervient un ethnonationalisme pleinement revendiqué : une fidélité inconditionnelle à la nation blanche et aux « valeurs familiales », une défense des « rôles » traditionnels assignés aux sexes, et des campagnes natalistes orientées – il s’agit d’encourager la reproduction de certains, et non d’autres. La fécondité devient récompense pour celles et ceux qui sont situés du « bon » côté de la fracture sociale – un projet qui n’est pas sans rappeler certaines initiatives eugénistes naguère proposées par des élus d’extrême droite, telle cette mairesse lepéniste en France, Catherine Megret, qui tenta en 2001, à Orange, d’instaurer une prime à la naissance réservée aux « vrais Français », blancs. À l’inverse, les « indésirables » – ceux de l’autre côté de la ligne – se voient promis à l’oubli, à la stérilisation symbolique ou réelle, à l’effacement.

    On croyait ces politiques eugénistes reléguées aux tréfonds de l’histoire : les voici de retour, réactivées dans la banalité inquiétante d’un programme politique contemporain.

    Une fois encore, comment nommer cela
    La formule autocratie globale[10], qu’emploie Naomi Klein pour qualifier le gouvernement actuel des États-Unis, permet de saisir l’ampleur des instruments de chantage et de coercition qu’il mobilise à l’échelle planétaire. Certains n’ont vu en Trump que le dernier avatar d’une longue lignée de fascistes, de frères de sang partageant ses politiques, sinon son agenda précis. Mais ce que l’avenir devra affronter excède de très loin ce qu’il accomplit aujourd’hui. Nous le savons, car Trump n’est pas seul à entraîner derrière lui une multitude de « bons Américains ». Ils sont légion à se tenir à ses côtés, ou dans son sillage.

    L’ancienne professeure de Yale Marci Shore – aujourd’hui installée à l’université de Toronto – mobilise un terme forgé par un ami philosophe ukrainien, Volodymyr Yermolenko : thanatocratie[11]. Ce concept place la mort au cœur même du régime trumpien, conçu comme un pouvoir qui rend plus probable ce que Ruth Wilson Gilmore désigne comme « mort prématurée » – une définition mémorable du racisme structurel. Ce terme, plus proche de mon propos, ne masque en rien ce que Trump met en œuvre, aux États-Unis comme à l’échelle mondiale : un investissement systématique dans l’ÉLIMINATION.

    Qu’il s’agisse de l’agonie lente provoquée par une violence sourde, graduelle, ou des privations prolongées et implacables infligées à ceux qu’il considère comme « jetables » – dans sa vision manichéenne et délirante du bien et du mal –, son pouvoir opère selon une temporalité insidieuse, échappant aux régimes ordinaires de visibilité. Ces violences lentes, ces contraintes continues, agissent comme des forces d’érosion : elles sapent, silencieusement, les capacités de résistance du corps et de l’âme.

    Ce à quoi nous devons faire face, finalement, c’est peut-être bien une politique de la jetabilité.

    Le chaos comme projet
    Tandis que la protection juridique des minorités est désormais réaffectée à la protection des Blancs – lesquels, selon Trump et ses partisans, seraient discriminés au profit d’une classe noire éduquée –, le mouvement Black Lives Matter a été banni de l’espace public, évincé de la sphère médiatique. Il a disparu des conversations, des écrans, de l’agenda politique.

    « Restez en alerte », prévient la critique Masha Gessen[12]. Elle a raison. Chaque jour, une nouvelle mesure vient renforcer le projet eugéniste, tandis que, dans le même temps, les financements des programmes destinés aux enfants vivant sous le seuil de pauvreté sont drastiquement amputés. Il ne s’agit nullement d’une exagération : les projections les plus sobres estiment à plusieurs millions le nombre de morts à venir, du fait de l’anéantissement de l’USAID et de l’ensemble des projets locaux de santé, d’éducation et d’infrastructures qu’elle soutenait.

    La manière de nommer ce phénomène complexe devrait, à tout le moins, rendre compte de ce qui est en train de se produire, tant à l’échelle locale que planétaire. Lire aujourd’hui Les Origines du totalitarisme d’Hannah Arendt revient à parcourir un script dont certaines séquences semblent étrangement familières face aux réalités présentes, là où, écrit-elle, « l’insensé est chaque jour produit à nouveau ». Un insensé à la fois intelligible et cohérent, dès lors qu’il s’applique à des populations réduites au rang de sous-hommes. L’usurpation du langage devient orwellienne.

    Comme l’écrivait Arendt en 1951 : « Les hommes, dans la mesure où ils sont plus que de simples réactions animales ou des exécutants de fonctions, sont entièrement superflus pour les régimes totalitaires. Le totalitarisme ne cherche pas tant à dominer les hommes de manière despotique qu’à instaurer un système dans lequel les hommes deviennent superflus. »

    Mais comme elle le souligne elle-même, cette superfluité est sélective : tout le monde n’est pas indistinctement menacé. La conclusion n’en est pas moins terrifiante pour tous : que Trump puisse, à tout moment, décréter qui est digne de vivre – puis, l’instant d’après, modifier les critères à sa guise… Et plus effrayant encore, qu’il bénéficie d’un soutien massif, non pas malgré cette menace, mais en raison même de celle-ci – avec son approbation explicite.

    Si la production et la quête de connaissance sont jugées trop coûteuses, trop chronophages, trop remplies de « choses qu’il ne serait pas nécessaire de savoir », alors une immense portion du monde devient plus que superflue : une menace corruptrice, susceptible de pervertir les esprits d’un public jugé insuffisamment préparé – voire indigne d’accéder à une pensée complexe.

    On pourrait aisément arguer que Trump ne fait que surfer sur une vague qu’il a en partie contribué à générer : une dynamique alimentée par l’intimidation, la menace, l’humiliation assorties de représailles – d’un niveau inédit dans une démocratie. Une corruption si systémique qu’elle ne mérite même plus son nom, tant chaque décision vise désormais à enrichir les déjà-riches, à abandonner les déjà privés de droits, tout en punissant les pauvres. Si nous pensions savoir à quoi ressemble une guerre contre les pauvres, la voici dans sa version la plus avancée : une politique dopée à l’énergie méga/MAGA, saturée de ressentiment, et parfaitement assumée. La notion même de réforme a muté : elle ne désigne plus une amélioration, mais la suppression méthodique de tout contre-pouvoir, de tout garde-fou, de toute limite opposable au pouvoir de décider, unilatéralement, qui mérite ou non une vie décente.

    L’un des constats les plus troublants que révèle cette politique des affects aussi exécrable que d’une redoutable efficacité, réside dans le fait que ses composantes fondamentales – vengeance, représailles, rétribution, jalousie, mépris et dédain – constituent désormais les paramètres mêmes de la gouvernance, sans que cela ne semble perturber le moins du monde sa base électorale. Est-ce une fascination perverse qui s’exerce sur près de la moitié de la population américaine ? Ou une adhésion stratégique, dès lors que cette démagogie outrancière est perçue comme une disruption salvatrice contre l’ordre établi ?

    Le droit, dans cet univers, n’est plus qu’un signifiant creux, un instrument aléatoire, soumis aux impulsions immédiates de celui qui en manipule les usages. Tantôt brandi comme arme, tantôt ignoré comme contrainte, il devient une fiction malléable, un théâtre d’arbitraire pur.

    Mais au-delà du vacillement des institutions et des règles, le constat demeure implacable : Trump œuvre à défaire les conditions mêmes de possibilité d’une vie humaine décente. Il détricote méthodiquement les infrastructures minimales du vivre-ensemble, tout en veillant à ce que, selon ses propres critères d’exclusion, de sélection et de hiérarchisation des existences, des millions de personnes soient privées des moyens de vivre dignement – reléguées, oubliées, méthodiquement privées d’avenir.

    Traduit de l’anglais par Sylvain George, cinéaste.

    Ann Laura Stoler

    Anthropologue et historienne, Willy Brandt Distinguished Professor of Anthropology and History à la New School for Social Research

    Notes
    [1] J’ai opté pour la traduction L’eugénisme politique de Trump : sur les êtres jetables plutôt que L’eugénisme politique de Trump : les êtres jetables, certes plus fluide et percutante en français, mais moins fidèle à l’intention du titre original (TRUMP’S political EUGENICS : On Disposable Beings). La première formulation est plus réflexive, indique que le texte porte sur une certaine condition, une logique, un régime de traitement des vie, et ouvre l’espace d’une interrogation théorique. La seconde est plus directe, quasi accusatoire, et désigne d’emblée les individus concernés comme une catégorie déjà constituée, figée dans sa monstruosité.

    [2] Shannon O’Brien, Eugenics in American Political Life, Palgrave, 2024, p. 77.

    [3] Susan M. Schweik, The Ugly Laws : Disability in Public, New York University Press, 2009.

    [4] Ann Laura Stoler, Interior Frontiers: Essays on the Entrails of Inequality, Oxford University Press, 2022.

    [5] Bertrand Ogilvie, L’Homme Jetable : Essai sur l’exterminisme et la violence extrême, Éditions Amsterdam, 2012.

    [6] Ann Laura Stoler, « A Deadly Embrace: Of Colony and Camp », dans Duress: Imperial Durabilities in Our Times, Duke University Press, 2016.

    [7] Bernard Harcourt, The Illusion of Free Markets: Punishment and the Myth of Natural Order, Harvard, 2011.

    [8] Hannah Arendt, The Origins of Totalitarianism, Harcourt Brace & Co, 1951.

    [9] Alexis De Tocqueville, Democracy in America, Book 1, Chapter 5, Part III, 1835.

    [10] Naomi Klein and Astra Taylor, « The Rise of End Times Fascism », The Guardian, 13 avril 2025.

    [11] Marci Shore, « Is this autocracy ? », Telos, 6 mai 2025.

    [12] Masha Gessen, « Beware: we are entering a new phase of the Trump era », The New York Times, 28 mai 2025. »

    1. chanounou dit :

      @Mona,
      Waouhhhh Tout est dit.
      Une dissection implacable.

      Maintenant qu’on a identifié la maladie, qui trouvera l’antidote au spectre assez large pour combattre et éradiquer la bête immonde…. ???

  29. Chanounou dit :

    @Mona,
    J’étais en train de t’envoyer la vidéo par W.A en buvant mon café ( quand même! !) car je sais que tes multiples obligations te tiennent un peu éloignée du blogue, mais je voulais que tu voies ça !…. Tu m’as devancée. Parfait!
    Bon dimanche à vous deux

    1. Mona dit :

      @chanounou merci.
      Quelques problèmes de santé de mon mari …

  30. chanounou dit :

    A y bien réfléchir, je crois que AT Rupar et tous les autres devraient immédiatement cesser de relayer systématiquement toutes les insanités (au sens anglais de « insane ») plus cinglées les unes que les autres, qui émanent de ce cerveau en décomposition avancée…
    Une occultation com-plè-te et absolument systématique de ses délires aurait peut-être plus de chances de le pousser à la faute impardonnable (par tous) et donc à la chute…
    Son narcissisme d’anthologie ( je propose Trumpfissisme !) , sa rage chronique et son déchaînement permanent de foudres vengeresses ne le supporteraient pas et pourraient alors déclencher une crise d’apoplexie fatale.
    Ce fou à lier JOUE avec la terre entière et en JOUIT au sens 0rgasmique du terme.
    Si ce butor s’alcoolisait pour fêter chacun de ses « succès  » médiatiques, il ne dessoûlerait pas H24 et ce serait la cirrhose qui l’enleverait à notre affection, au plus sacrant comme vous dites si joliment….
    Je me demande toujours et encore comment les dirigeants du monde entier ( sauf quelques uns que je n’ai pas besoin de nommer ) acceptent encore de lui serrer la main…sans avoir honte de cette compromission là… !
    Parce que pour moi, c’en est déjà une…

    1. Madalton dit :

      Ça peut convaincre des indépendants que leur POTUS est un imbécile dément. On est à 1 an des midterm.

    2. Che Sausage dit :

      Hello Chanounou,

      Parfaitement d’accord avec toi. 🙂

      C’est marrant car juste avant de te lire, je me disais dans mon for intérieur : « mais qu’est-ce qui retient tous les dirigeants qui ont encore un peu d’honneur à couper les ponts avec ce malade ? ».

      L’humour scato, j’ai rien contre, mais c’est digne d’une soirée arrosée entre potes qui viennent juste de sortir de la puberté. Pas de la part d’un « président ». Et encore, je dis humour… c’est tellement abject (le mot est faible) que ça n’en est même plus.

      Trois choses : camisole, bâillon, chaise électrique. On en est à un point où je ne vois plus d’autres alternatives.

      Et pour en revenir au coeur de ce qu’évoque le billet, content de voir que les manifs ont eu lieu dans le calme. J’aurais attendu bien plus de participants mais c’est en progression depuis le 14 juin donc c’est une bonne chose (il en faudrait plus, un peu comme les GIlets jaunes, manifs hebdomadaires, jusqu’à ce que l’ordure se fasse éjecter).

      En tout cas, pas besoin de parler : le nombre des gens qui défilent, les pancartes, c’est en soi suffisant pour comprendre que tout le monde n’est pas comme cul et chemise (brune) avec ces criminels.

      Une citation de Shakespeare qui va un peu dans le sens de ce que je viens de dire :

      « Better to be king of your silence than slave of your words »

      Et une petite musique pour illustrer :
      *https://www.youtube.com/watch?v=p-JCOpNuoIw

  31. Che Sausage dit :

    Hello,

    Appelez-moi Cassandre…

    Non que j’aime avoir raison (pas tout le temps) mais je lis ça à l’instant :

    Gaza : Israël accuse le Hamas d’avoir violé le cessez-le-feu et riposte avec des frappes aériennes
    *https://www.lefigaro.fr/international/en-direct-suivez-minute-par-minute-la-situation-a-gaza-20251019

    Soit exactement ce que je disais quand le fameux plan a été rendu public.

    Ce cessez-le-feu en carton n’aura pas tenu une semaine. C’est ça la paix éternelle ? J’aurais vraiment pas cru que l’éternité était aussi courte. Curieux de connaître les réactions outre-Atlantique tiens. Faudra sûrement s’attendre à un déni, des mensonges et une grosse pincée de mauvaise foi et le sempiternel « c’est la faute à Biden ». As usual.

    Y aurait pas quelques petits Tomahawk en rab’ à balancer sur la Knesset là ?

  32. Syl08 dit :

    En voyage, j’ai rencontré deux couples d’américains, un de l’Arizona et l’autre de Philadelphie. Nous avons discuté politique américaine pendant une heure. Ces personnes sont totalement exaspérées de la tendance que prend leur pays. Ils disent que tout ce que fait cette administration est illégal et que c’est la CS qui fausse les données (une des personnes est un avocat). Celle-ci renvoie à des niveaux inférieurs plein de décisions qui, selon la constitution, ne devraient même pas être entendues. Ils sont confiants qu’il y aura des midterms et pourront mettre des bâtons dans les roues des républicains. De mon côté, je leur ai fait preuve de scepticisme quand à cet enjeu. Ils disent aussi que les effets des taxes se font sentir de plus en plus. Ils sont d’accord que les canadiens boycottent leur pays. Bref, ce ne sont pas tous les américains qui sont virés fous.

    1. chanounou dit :

      MERCI…@Syl08 !
      C’est quand-même un tout petit poil rassurant…. Même si la sortie du coma va être longue, très longue…. et que le véritable reveil n’aura lieu qu’après le départ  » ad patres » de celui qui occupe la scène mondiale à toute heure du jour et de la nuit.

      Je suis à peu près sûre que dans les rêves les plus fous du comédien raté qu’il est ( comme Adolf était  » peintre »…), 457 n’a JA- MAIS dû envisager un tel rayonnement planétaire.
      Je gagerais bien qu’à l’heure où je vous cause pas un Terrien n’ignore QUI il est , du village inuit le plus au Nord de chez vous au tréfonds du fond de la Papouasie en passant par les cabanes en planches des clairières de la Bouriatie…
      Alors qu’Adolf à sans doute perpétré sess crimes sans que les autochtones précédemment cités aient connaissance du moustachu. Sauf les Bouriates, chair à canon préférée de tous les apparatchiks depuis Lenine…

  33. Apocalypse dit :

    @Che Sausage – 07:20

    Merci pour le lien!

    Le niveau de destruction de Gaza est « hallucinant » !

    On voit « enfin » que la propagande d’Israël marche de moins en moins à travers le monde, même aux États-Unis.

    L’Hamas a remis les otages; s’est engagé à remettre ceux et celles qui sont morts, rien n’y fait; Israël a déjà tué des dizaines de Palestinien(ne)s depuis l’entré en vigueur du cessez-le-feu.

    Maintenant, Israël veut le désarmement de l’Hamas pour arrêter la guerre et l’Hamas a dit – avec raison N-O-N – qu’on le ferait s’il y avait une autorité palestinienne et donc, un État palestinien, ce qu’Israël ne veut absolument pas, car on veut annexer Gaza au grand complet.

    On ne peut faire confiance à Israël, le monde l’a enfin compris; le Hamas a commis un crime horrible le 7 octobre 2023, mais le VRAI problème est Israël.

  34. gl000001 dit :

    Moi, contrairement à tous, j’aimerais bien qu’il soit nommé King d’un jour.
    Dans un autre ordre d’idée, totalement non relié à ma première phrase, j’aimerais bien voir le retour de la guillotine.

    1. Haïku dit :

      Génial !! 😂🤣

  35. Layla dit :

    HS J’ai beaucoup à dire sur le No Kings d’hier, mais je ne peux pas m’empêcher de vous offrir ce moment lors de la rencontre montrant une fois de plus la petitesse du Donald en mal de reconnaissance au point qu’il se grandit lui-même non pas en étant mieux mais juste en parole. Il ne comprendra jamais que la meilleure façon de se grandir c’est dans Être et non le paraître.
    Ceci étant dit
    Question d’un journaliste je pense que c’est Peter Doucy

    « Lors de notre visite en Israël avec le président t••••, plus tôt nous avons beaucoup entendu parler de la différence de diplomatie entre le président t•••• et Joe Biden avant lui quel est selon vous la plus grande différence entre la diplomatie de d••••• T•••• et Joe Biden?

    Zelensky a répondu:
    « le président t•••• a désormais une grande chance de mettre fin à cette guerre, le président Biden n’est plus président, il n’a aucune chance de la terminer. Le président tr••• a vraiment montré au monde qu’il est capable de gérer un cessez le feu au Moyen-Orient c’est pourquoi j’espère qu’il le fera et que nous connaîtrons également un tel succès en Ukraine, c’est une grande opportunité. J’espère que le président t•••• saura la saisir

    d••••• T•••• ajoute minablement sans qu’aucune question ne lui soit adressée:

    « je dirais que la plus grande différence réside dans le fait que l’un est extrêmement compétent, et l’autre totalement incompétent. »

    Que dire de plus, c’est un moins que rien r-i-d-i-c-u-l-e au cube.

    1. chanounou dit :

      @Layla,
      Où il ne dit pas qui est l’un et qui est l’autre…. !
      Si j’en reste au chronologique, il reconnaît que J.B était compétent et DJT juste un c0n pétant

  36. chanounou dit :

    Un post FB de la RTBF sur les manifestations d’hier
    https://www.facebook.com/share/r/17DowzhqoF/

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