Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

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«Son capital politique s’est érodé. Nous sommes bien engagés dans le dernier chapitre de l’ère Merkel. Sous sa direction, l’Allemagne sera largement immobilisée à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.»

Thomas Kleine-Brockhoff, directeur du bureau berlinois du Fonds Marshall allemand, analysant la volte-face de la chancelière Angela Merkel qui lui a permis de préserver sa coalition grâce à un compromis prévoyant l’instauration de «centres de transit» à la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche où seront installés les demandeurs d’asile ayant déjà été enregistrés dans un autre État européen avant leur expulsion vers le pays d’entrée.

(Photo Getty Images)

84 réflexions sur “La citation (allemande) du jour

  1. Antoine Isoir dit :

    Joseph Facal l’explique bien dans ses deux dernières chroniques : cette immigration massive n’a, en général, pas les compétences requises pour intégrer immédiatement le marché du travail, ne crée pas de richesse en envoyant une partie de son salaire à la famille laissée derrière et ses femmes restent à maison. « Fail » économique et « crash » culturel. Les mêmes exigences d’accomodement sont présentées partout en Occident, avec les mêmes stratégies : provocation, culpabilisation, victimisation. Et je vous passe les accusations de racisme !

    Une journaliste allemande se désolait des débats de société actuels. Faut il interdire la présence du porc dans les cafétérias scolaires ? Débat qui relève du moyen-âge, selon elle. Pendant ce temps, on ne continue pas d’innover et d’inventer le futur. Perte de temps et d’énergie.

    1. 65Jaypee dit :

      Pour avoir travaillé dans le domaine de l’immigration, je peux dire que la philosophie derrière l’accueil d’immigrants -et encore plus de réfugiés- est de miser sur la génération suivante. Une famille dont le père et la mère ont autour de 40 ans, surtout s’ils viennent d’un pays avec un niveau de vie fort éloigné du nôtre et qui, en prime, ne parlent pas couramment le français ou l’anglais, aura peu de chances de vivre une success-story. En revanche, les enfants, qui iront à l’école du coin -que ce soit au Québec, ailleurs au Canada ou en Allemagne, eux, apprendront la langue et la parleront parfaitement, connaîtront les « règles » de la société d’accueil et pourront faire partie, au moins, de la classe moyenne.
      Je trouve dommage que personne ne prenne le temps d’expliquer calmement le but de l’immigration et que tout le monde -et pas seulement les crétins de droite- joue sur les émotions. Accueillir des immigrants et des réfugiés est un investissement qui ne rapportera pas tout de suite. Et de monter en épingle chaque incident -il y a en, ne le nions pas- pour en faire un cas d’espèce est aussi absurde que démagogique. En même temps, il faut éviter le discours angélique qui sanctifie tout ce qui vient d’ailleurs. Les immigrants ont des droits, mais également des obligations.

      Et en passant, l’Allemagne n’a pas le choix que de jouer la carte de la générosité. Encore aujourd’hui, il se trouve des gens pour leur remettre sur le nez leur passé. Bien qu’il ne faille pas l’oublier, il faut quand même admettre que l’Allemagne de 2018 ne l’a pas facile…

      1. Henriette Latour dit :

        👏

      2. jcvirgil dit :

        @jaypee
        En tant qu’immigrant de 3e generation au Quebec je ne peux qu’etre d’accord avec vos dires.
        Je suis tellement adapte que je suis meme devenu souverainiste 🙂

        Cependant la supposee penurie de main-d’oeuvre actuelle risque fort d’etre temporaire avec les applications decoulant de toutes les recherches actuelles de l’intelligence artificielle.

        Il ne faudrait pas non plus pour des visees purement electoralistes , accueillir les chomeurs de demain qu’il serait difficile d’integrer…

      3. isabelle desbiens dit :

        Bien dit!

      4. ____________
        @ 65Jaypee 03/07/2018 à 11:54

        Excellent commentaire. Je l’appuie totalement. Vos interventions sont toutes intéressantes.
        Bonne fin de journée. 🙂

      5. Antoine Isoir dit :

        L’Europe de l’Ouest, en tout cas, a toujours été au centre de vagues d’immigration. Et c’est vrai qu’au bout d’une génération, le fils de l’Italien, de l’Espagnol, etc. grandissait Français.

        Au Qc, il me semble que l’intégration des latinos et haïtiens des années 70 s’est bien déroulée. On retrouve des gens devenus profs universitaires et maires dans cette vague.

        Malgré toutes les différences qui pouvaient nous diviser, une culture commune liée et à la religion, la musique, la littérature et sûrement autre chose pouvait servir de rapprochement.

        L’Allemagne, en fait, l’Occident doit désormais intégrer des gens issus d’une culture où on peine à trouver des points communs avec celle d’accueil.

        Je vous invite à lire le Portrait du Décolonisé d’Albert Memmi. L’absence de modèle, la présence de la religion désinvitent à une quelconque forme d’intégration. Banlieues de Londres, Paris, Mollenbeck en Belgique sont des exemples de modèle à éviter pour l’avenir. Ces enclaves deviennent des villes étrangères dans la ville d’accueil, pour ne pas dire plus.

        Aux E-U, le pays a entre autres été construit sur la liberté religieuse. Des villages entiers ont déménagé de Grande-Bretagne pour s’y établir. C’est l’afflux de migrants économiques prêts à travailler sous n’importe quelle condition qui pose problème.

        La ligne qui sépare les solutions des problèmes sera fine et très délicate…

  2. bloganon dit :

    L’Allemagne a déjà fait sa large part. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un volte-face, mais plutot d’un accomodement face à une réalité politique différente.

    1. fallaitquejteuldise dit :

      L’Allemagne à un devoir de mémoire significatif important à titre de voie d’entrée dans l’union Européenne. Les centres de transit proposés par la droite politique visent à rétablir indirectement des frontières protégés par des agents douaniers. Un recul. Quand vous dites que l’allemagne en a fait assez, c’est principalement un pays de passage; les migrants sont peu enclins à y demeurer ( barrières linguistiques), les programmes d’accueil ont atteint leur pleine capacité. L’Ouest, entre autres, L’Angleterre représente pour eux une diversité culturelle plus grande.

    2. Richard Hétu dit :

      Approuver une politique que l’on avait promis de combattre est la définition même d’une volte-face.

      1. NiCMeF dit :

        Oui tout à fait Monsieur Hétu et faire volte face c’est dans l’ADN profond de tout politicien.

  3. Pierre S dit :

    ____________________

    Dommage

    Elle incarnait sur la scène internationale
    un rempart contre le crétinisme de Trump
    qui sympathise avec les dictatures et les
    états voyous partout dans le monde

  4. fallaitquejteuldise dit :

    Belle image démocratique où des migrants vont passer par « des camps » en attente de statut en Allemagne… oh toi, passé quand tu vient nous hanter…

    1. gl000001 dit :

      Je ne vois pas pourquoi ? Des camps de réfugiés, il y a en a dans bien des pays. Et eux, s’en vont vers mieux. Il ne faut pas s’acharner sur la passé.

  5. Pierre dit :

    C’est dur la politique et triste surtout de voir une femme tomber au combat

    1. NiCMeF dit :

      En fait le rendez-vs manqué. C’était il y a un peu plus de dix ans, en 2007 Ségolene Royal perd au 2eme tour et HRC qui perd aux mains d’Obama en 2008. YeP ! Je me souviens d’avoir écrit kke chose la dessus en 2006 ou 2007, sur la promesse d’un espoir.

  6. kintouai dit :

    On a l’impression qu’il y a en Allemagne (notamment dans l’ex-RDA) un vieux fond nazi qui ne demande qu’à ressurgir (tout comme il y a aux USA un vieux fond raciste qui, depuis l’élection du Racist-in-Chief, affleure de plus en plus). En bons Anglo-Saxons, d’ailleurs, tant les Américains que les Allemands ont toujours eu un complexe de supériorité qui facilite grandement l’apparition d’idées suprémacistes.

    1. jeanfrancoiscouture dit :

      Parlant du « du complexe de supériorité des Anglo-Saxons» n’oublions pas la bonne vieille Albion qui ne s’est jamais intégrée et n’a jamais respecté les cultures locales où que ce fut. Parlez-en aux Écossais, aux Irlandais, aux Indiens (de l’Inde), aux autochtones, etc. Ces Britanniques qui font maintenant la leçon à tout le monde avec leur prétendu ouverture et leur multiculturalisme alors qu’ils n’ont adhéré à ces idées quand ils n’eurent plus eu le choix, submergées qu’ils furent par les arrivants de leurs anciennes colonies.

      Et s’ils sont si «accueillants» comment explique-t-on les camps de fortune à Calais, dernier poste d’embarquement pour le tunnel reliant la GB à la France, camps qui sont remplis de gens ne voulant rien savoir de rester en France, pressés qu’ils sont de s’en aller en Angleterre ?

      1. kintouai dit :

        @ J-F Couture Vous parlez d’or, comme toujours. On dit plutôt la « perfide Albion », l’épithète étant tout à fait appropriée pour ces hypocrites (rappelons que les Canadians font partie de cette engeance), qui voit facilement du racisme chez les autres alors que le leur est tout aussi présent, mais beaucoup plus subtil.

        Quant à la détestable arrogance des Britanniques, je me rappellerai toujours cet échange dans « La Détresse et l,Enchantement », chef-d’oeuvre autobiographique de Gabrielle Roy, quand l’auteure, se trouvant en Angleterre, se fait demander par une femme d’où elle vient et qu’après avoir répondu « du Canada », elle entend l’autre lui dire :« Un pays à nous, le Canada. » (on est pourtant à la fin des années 1930 et le traité de Westminster, qui a « officiellement » fait du Canada un pays indépendant, a été signé en 1931).

        Pour ce qui est des camps de migrants à Calais, c’est le connard de Sarkozy qui, au lieu de tenir son bout et d’exiger que les camps d’accueil de migrants soient établis de l’autre côté de la Manche, a baissé son froc en échange de vagues promesses de compensations britanniques.

      2. jcvirgil dit :

        Eh oui avec leur celebre empire sur lequel le soleil ne se couchait jamsis, les brits ont forme la nation coucou par excellence s’installant dans le nid des autres pour les depouiller des richesses accumulees par leur travai et leur faire couver leurs oeufs.
        L’historien Jean-Claude Germain l’explique fort bien dans son essai *Nous etions le nouveau-monde.*qui raconte l’episode du Parti Patriote* de Louis-Joseph Papineau.

    2. 65Jaypee dit :

      Peut-on laisser les commentaires sur les nazis de côté quand on parle de l’Allemagne? Faut en revenir à un moment donné…
      Parle-t-on du VIetnam, du racisme institutionalisé, des inégalités sociales et de la peine de mort à chaque fois que l’on parle des états-unis?

      1. kintouai dit :

        @65Jaypee «Peut-on laisser les commentaires sur les nazis de côté quand on parle de l’Allemagne? Faut en revenir à un moment donné…»

        Avec les 14% obtenus par l’extrême-droite aux dernières élections allemandes, m’est avis que ce sont plutôt les nazillons qui sont en train de revenir en force.

  7. Pierre S dit :

    __________________

    À ne pas oublier

    Les interventions mesquines et mensongères de Trump
    ces dernières semaines qui ne visait justement qu’à ébranler
    Mme Merkel.

    Ca ne doit pas demeurer impuni.

  8. jeanfrancoiscouture dit :

    Oups! « prétendue ouverture» et «submergés qu’ils»

  9. Merkel a peut-être sauvé son gouvernement de coalition mais elle a perdu sa crédibilité. Dommage de voir une si grande dame finir sa carrière de cette façon.

    Cependant avait-elle vraiment le choix après le compromis adopté la semaine dernière par l’UE et qui fera en sorte de mettre en place des « centres de transit » pour certains types de demandeurs d’asile?

    Elle pouvait difficilement aller à l’encontre de ce mouvement sans risquer de mettre en péril son avenir politique.

  10. sorel49 dit :

    Le leadership de Mme Merkel est en danger présentement. La menace de repli sur soi , nationaliste et populiste était présente en Europe bien avant l’ascension de Trump aux Etats-Unis. Nous avons vu ses effets avec le Brexit, le Front National en France, les gouvernements de droite en Hongrie, …

    Je trouve plutôt Mme Merkel un leader européen remarquable, nettement mieux que tous les présents chefs de gouvernement de l’Union Européenne. De sa force de caractère, nous ne trouvons nul part chez les autres leaders ni aspirants. Sans la poigne de Mme Merkel, les « murs Trumpiens » seront partout en Europe et ce seront pas Mr Macron, ni Mme May pour les empêcher..

    1. _________

      @ sorel49 03/07/2018 à 11:20

      « […] Je trouve plutôt Mme Merkel un leader européen remarquable, […]

      J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour Mme Merkel. Les citoyens allemands la regretteront si elle devait tomber.

  11. noirod dit :

    Mais pendant ce temps il n’ y a pas un seul chef d’état qui parle de la nécessité de régler le problème des migrants a la source. Facile a écrire j’ en conviens mais beaucoup plus que d’ endiguer le tsunami de gens qui veulent juste une meilleure vie et qui prennent en surprise des dizaines de gouvernements incapables de dealer avec leur nombre.
    Comme si c’ était plaisant pour eux de s’ arracher a leur terre natale !
    Le problème est dans les pays qui se vident de leur populations pour toutes les raison qu’ on connait. maintenant ill faudra bien y faire face un jour ou l, autre parce que l’ exode ne s’ arrêtera jamais.
    Dans le fond ce qui est encore plus triste c’ est que les seuls qui s’ approchent le moindrement de la solution sont les plus intolérants qui voudraient que les migrants soient retournés dans leurs pays. Si c’ était si facile et prometteur ,les migrants n’ auraient jamais risqué leur vie pour en arriver ou ils en sont aujourd’ hui. Tsé quand la terre promise ne veut meme pas de toi tu te tourne vers ou, vers qui ?

    1. Achalante dit :

      N’est-ce pas? Ils continuent à leur envoyer des bombes sur la tête et vendre des armes aux gouvernements *et* à des groupes anti-gouvernements, puis ils se plaignent que les gens partent de ces pays pour ne pas y mourir…

  12. Henriette Latour dit :

    Il n’y a pas que son avenir politique qui est en jeu mais, aussi, le risque de voir de l’extrême droite s’approcher du pouvoir.

    1. sorel49 dit :

      Je suis de votre avis. Si Mme Merkel part, ce ne sera pas un leader modéré qui la remplacera, mais quelqu’un plus radical.

  13. treblig dit :

    L’Allemagne va se conformer à l’accord de Dublin sur les réfugiés. Cet accord prévoit qu’un réfugié doit déposer une demande dans le premier pays « sûr »qu’il rencontre. Évidemment, cet accord empêche un réfugié de se « magasiner » un pays où il souhaite s’établir et ou les allocations sont les plus généreuses.

    Si vous quitter un pays en guerre, disons la Syrie pour l’exemple, pour rentrer en Europe par la Grèce qui est considéré un pays sûr, vous devez déposer une demande dans ce pays. Ensuite, vous pouvez faire une demande d’émigration vers un autre pays.

    L’Allemagne, en n’applicant pas l’accord de Dublin, s’est retrouvé avec 1.5 millions de demandeurs d’asile. Ce qui a mis à mal les ressources du pays.

  14. Gaétan Pilon dit :

    Avec Macron dans un coin qui tente de protéger la culture d’accueil de l’Europe et le président de la Hongrie de l’autre qui lorgne du coté anti-migratoire c’est l’Italie qui fera pencher la balance d’un coté et d’un autre.

    1. yolandgingras dit :

      Et croyez-moi elle va pencher…

  15. Gaétan Pilon dit :

    Macron est le nouveau patron de l’Europe – si il n’en était pas du Front National il serait encore plus chill coté migration – il doit durcir le ton un peu pour ne pas paraitre mou – non ce n’est pas l’Allemagne qui viendra secour l’Union cet année c’est l’Italie.

    1. Benton Fraser dit :

      « Au ciel, le policier est britannique, le chef cuisinier est français, l’amant est italien, le mécanicien est allemand et l’administrateur suisse. En enfer, le policier est allemand, le chef cuisinier anglais, l’amant est suisse, le mécanicien français et l’administrateur italien. »

      – Valéry Giscard d’Estaing

      1. igreck dit :

        Elle est bien bonne ! À retenir pour utilisation ultérieure !

    2. sorel49 dit :

      Je me permets de vous dire que l’Italie est en proie d’une crise politique avec la montée de la droite nationaliste, des finances publiques en difficulté. Si les italiens peuvent se sauver eux-mêmes sans l’aide de l’UE, je les dirai bravo.

  16. Apocalypse dit :

    @Antoine Isoir

    Intéressant commentaire!

    Au Québec, on a besoin de main-d’oeuvre dans plusieurs domaines, mais pas encore dans les technologies qui demandent de bonnes études. L’immigration peut donc nous aider, mais pour les emplois spécialisés, elle ne nous aidera pas; il faudra la former, ce qui va prendre du temps et peut-être beacoup de temps.

    De plus, ajoutons que cette pénurie de travailleurs touche, ou va toucher, tous les pays industrialisés. C’est déjà le cas au Canada ainsi qu’aux Etats-Unis et ça va durer un long moment. Nous sommes au début d’une période où beaucoup de gens vont prendre leur retraite et la relève viendra de famille qui ne compte qu’un, deux ou trois enfants. On parle donc de tout d’un débalancement.

    Il faut se rappeler qu’à une époque, les familles comptaient souvent dix, douze et même plus d’enfants; ces gens commençent à prendre leur retraite.

    1. Achalante dit :

      D’où l’intérêt d’avoir les enfants d’immigrants qui seront mieux intégrés (si ils ne rencontrent pas trop de racisme), et pourront faire des études avancées (si elle sont suffisamment abordables). Et vous aurez des travailleurs éduqués, et motivés. Que demander de mieux?

  17. 65Jaypee dit :

    @ kintouai

    « Avec les 14% obtenus par l’extrême-droite aux dernières élections allemandes, m’est avis que ce sont plutôt les nazillons qui sont en train de revenir en force. »

    Ce que je vais dire va sonner bizarre, mais ce n’est pas parce qu’il y a une extrême-droite en Allemagne -et elle existe aussi en France, en Italie, en Espagne, en Russie, en Israel, aux états-unis, au Canada- que cela en fait des nazis. Encore une fois, il est temps de renouveler son stock d’insultes. Mais de lancer le mot de « nazi » à chaque fois que l’on veut accuser l’Allemagne de quelque chose est ridicule…
    Ou alors, soyons conséquents, et traitons les moronicains d’esclavagistes…

    1. kintouai dit :

      @65Jaypee : …Et laissons les Canadians du Suburban et autres torchons anglophones ainsi que les milliers de gens du ROC, qui vomissent leur racisme dans leurs médias, continuer de traiter les Québécois de nazis. Eux, ils ont le droit. Ce sont des Anglo-Saxons !

      @ Apocalypse Vous devriez peut-être aussi « revisiter l’histoire ». Le nazisme n’a pas le monopole de l’horreur dans l’histoire de l’humanité. il est simplement plus près de nous. Les génocides, non pas de quelques millions mais de dizaines de millions d’Amérindiens (en bonne partie par des Anglo-Saxons — USA, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada — mais aussi par les Espagnols et les Portugais en Amérique latine, ont été autrement plus horribles. Mais encore là, ce ne sont, comme vous dites si bien, que des «notes en bas de page», vu qu’on se demandait même (comme dans «Le Dernier des Mohicans») si ces sous-humains avaient une âme…

      1. kintouai dit :

        Oups ! J’aurais dû écrire le terme plus général d’Autochtones (ou d’indigènes, comme je l’ai entendu dans un reportage de la télé française sur les autochtones du Canada), vu que les aborigènes d’Océanie ne peuvent être qualifiés d’Amérindiens.

        Bien sûr que la très grande majorité des Allemands ne sont pas des nazis. Ils ont tout de même soutenu en majorité ce régime inhumain.

        Bien sûr que la majorité des Américains ne sont pas des nazis. Mais il y en a quand même un pourcentage curieusement élevé qui est d’accord pour qu’on sépare des parents de leurs enfants et qu’on enferme ces derniers dans des cages. Et une frange moins élevée, mais encore plus haineuse, qui crie avec son Hater-in-Chief que les «Mexicains sont tous des violeurs et des assassins».

        Ce sont donc « pas encore » des nazis, mais le pas reste facile à franchir.

      2. J.C.Virgil dit :

        @kintouai

        C’était la même chose avec toutes les nations esclavagistes d’Europe qui avaient décrétées que les Africains nommés se l’exotique vocable *bois d’ébène, par les Français * pouvaient être soumis à l’esclavage et aux traitements les plus sévères vu que l’église et son infaillible pape avait décrétés qu’ils n’avaient pas d’âmes , ce qui les classaient quelque part entre les choses et les animaux.

        Comme c’est toujours le vainqueur qui écrit l’histoire il finit toujours par avoir raison.

      3. NiCMeF dit :

        Kintouai
        Tellement de haine…Tellement de haine…..Vous me faites de la peine Kintouai. J’aimerais tellement vous aider. Si vous saviez….En ce moment je suis un Hari Krishna et je vous serre dans mes bras.

      4. kintouai dit :

        @MicNef « Tellement de haine…Tellement de haine…..Vous me faites de la peine Kintouai. J’aimerais tellement vous aider. Si vous saviez….En ce moment je suis un Hari Krishna et je vous serre dans mes bras. »

        Vous devriez plutôt songer à prodiguer vos câlins a vos amis les Trumpistes. Ils en ont bien plus besoin que moi. Sauf que ça risque de vous occuper pendant des décennies tellement ils sont nombreux et haineux. Le bon côté, c’est que ça nous reposerait de vos commentaires ineptes..

    2. Paquerette Palardy dit :

      Une extrême -droite au Canada??? incarné par qui ou plutôt par quel parti…

      1. Benton Fraser dit :

        L’extrême droite est incarné par la radio poubelle de Québec!

      2. Pile-Poil dit :

        La Meute

      3. igreck dit :

        Les extrémistes du PCC qui n’à plus rien à voir avec le PPC de Mulroney, le 2e P signifiait Progressiste.

      4. 65Jaypee dit :

        Allez voir les commentaires sur le national post. Elle est là, elle s’affiche sans complexe et elle semble fière de sa stupidité. Il n’y pas encore de parti mais vous ne perdez rien pour attendre…

  18. Apocalypse dit :

    @65Jaypee

    Tout à fait d’accord avec vous sur l’utilisation du terme ‘nazi’.

    Certains devraient (re)visiter l’histoire afin d’éviter de faire des comparaisons qui sont sérieusement exagérées, sinon carrément odieuses.

    Les nazis et le nazisme, on ne parle pas d’une anecdote de bas de page, mais du comble de l’horreur dans l’histoire de l’humanité.

    1. monsieur8 dit :

      @Apocalypse : Tout à fait d’accord avec vous. Je sais que j’en agace quelques uns quand je m’objecte à ce qu’on fasse des rapprochements entre le nazisme et le trumpisme. Pour moi, comme je l’ai déjà écrit, c’est comparer une crise d’hémorroïdes à un cancer du colon en phase terminal.

      Je suis content de lire que vous n’êtes pas de ceux qui utilisent les termes fascismes et nazismes à la légère. Comme vous le dites si bien, c’est le « comble de l’horreur » d’un côté, et le comble de la bêtise de l’autre.

  19. Gaétan Pilon dit :

    Il est bien de s’intéresser à ce qui pousse l’humain à l’horreur – c’est pourquoi je rie quand j’entend causer de Trump comme si il était Hitler.

    1. Benton Fraser dit :

      Il est seulement fasciste….du moins, aspire à l’être!

  20. Absalon Absalon dit :

    Ces mesures arrivent après la bataille
    et relèvent de l’affichage politique. Elles n’auront aucun effet puisqu’il n’y a plus d’arrivée massive de réfugiés en Allemagne.
    Le chiffre officiel est de 69000 pour les 6 premiers mois de l’année. Autant dire presque rien pour une population vieillissante de plus de 82 millions d’Allemands.

    1. Absalon Absalon dit :

      69000 demandeurs d’asile

  21. jeanfrancoiscouture dit :

    @kintouai. «On dit plutôt la « perfide Albion »,»
    D’abord, merci beaucoup du compliment sur la parlure d’or. Quant à la «perfide Albion» rencontrée dans mes cours de littérature et d’histoire de mes études d’adolescent, j’en connaissais l’existence et le sens. J’aurais cependant dû mettre l’expression entre guillemets car mettons que je «sarcasmais» un peu en écrivant «fière Albion» en pensant plutôt orgueilleuse, prétentieuse, bref, «judgemental and self righteous lesson giver»; cela aurait aurait été plus clair.

  22. Sébastien dit :

    La population allemande n’aime pas cet influx de refugiés. On a beau vanter les résultats potentiels du futur mais a court et moyen terme ça ne fonctionne pas. C’est ça la démocratie, la majorité n’aime pas une situation, le gouvernement s’adapte. Les pays doivent aider les réfugiés politiques, il n’y aucune convention qui force les pays à aider les réfugiés économiques.

    1. Benton Fraser dit :

      La démocratie, ce n’est pas seulement ça… elle repose sur une constitution et les droits de l’homme!

    2. Paquerette Palardy dit :

      Tot à fait d’accord avec vous…

    3. sorel49 dit :

      Votre liste est incomplète. Que fait-on des réfugiés des guerres, des escapés des catastrophes naturelles, des victimes du changement climatique ?

  23. defier dit :

    Un sujet des plus intéressant.
    Des interventions ludiques, éclairées, nuancées et intéressantes.
    Un blogue de grande qualité.

    1. ___________
      @ defier 03/07/2018 à 15:19

      J’applaudis à votre commentaire. Bel hommage à M. Hétu. 🙂

  24. Paquerette Palardy dit :

    @Benton Fraser
    Radio poubelle, exerce son droit de parole, mais ne sera jamais élu…ça ne va pas trop loin….Radio poubelle n’est pas national, très petit auditoire…très peu d’influence sur un pays comme le Canada.

    1. jcvirgil dit :

      Mais grosse influence dans la region de Quebec , qui regroupe le plus d’admirateurs de Trump et 44% de climato-sceptiques alors que la moyenne pour tout le Quebec est de 25%.

    2. Gaétan Pilon dit :

      Les radio-poubelles existent de par le monde – dans certains pays ils aiment bien bitcher sur l’occident – elles attirent et cultivent une part essentiel de l’être humain qui aiment entendre parler de leurs colères de la bouche d’autres – comme un effet mirroir qui rassure qu’on est pas fou – c’est parfois les radio-poubelles qui détiennent une part de cette vérité que peu osent dire tout haut – à savoir si c’est bon ou pas relèverait de la morale. D’un coté y’a des gens qui catégorisent certaines radios comme étant des radio-poubelles et de l’autre y’a les Elvis Gratton qui parle de Radio-Canada comme de Radio-Cadenas – à savoir si les deux se regardent c’est une autre paire de manche.

      1. Benton Fraser dit :

        ______________

        Lorsqu’une personne prétends dire tout haut ce que certains pensent tout bas, c’est habituellement une bassesse!

        Pour le reste appelle radio-poubelle parce qu’une poubelle… on la reconnaît à la puanteur!

    3. Benton Fraser dit :

      Elle acerbe les frustrations et les peurs des gens qui eux-même exerce une pression chez les élus.

      Des gens qui ont peurs et/ou frustrés les rends en colère et font des gens très motivés, même s’ils sont minoritaires, pour « challenger » les politiciens.

  25. 65Jaypee dit :

    @ kintouai

    « Bien sûr que la très grande majorité des Allemands ne sont pas des nazis. Ils ont tout de même soutenu en majorité ce régime inhumain. »

    Il y a 80 ans. Il est temps de changer de disque, kintouai.
    Affichez-vous la même mesure pour les états-unis pour l’ensemble de leur oeuvre depuis les années 50?

    En passant, Hitler a obtenu 44% des voix aux élections de 1933. Moins de 35 à Berlin et à Hambourg. Pas vraiment « la très grande majorité ». Et, les états-unis ne semblaient pas trop s’en faire jusqu’à que le Japon les attaque en décembre 1941… Faut-il blâmer les états-unis et les accuser de complaisance?

    1. kintouai dit :

      @65Jaypee «Affichez-vous la même mesure pour les états-unis pour l’ensemble de leur oeuvre depuis les années 50?»

      Pour dire une telle chose, vous n’avez sûrement pas lu mes commentaires sur les Amères Loques depuis plusieurs années.

      « En passant, Hitler a obtenu 44% des voix aux élections de 1933.»

      C’est presque le score de Trump, ça !

      «Pas vraiment « la très grande majorité ».»

      Prenez la peine de relire mon commentaire. J’ai bien dit que « la très grande majorité des Allemands ne sont pas des nazis. Ils ont tout de même soutenu en majorité ce régime inhumain ». Je n’ai donc jamais affirmé que les Allemands avaient élu les Nazis dans leur très grande majorité. J’ai dit qu’ils ont soutenu ce régime, une fois en place. Je me trompe peut-être, mais il me semble que la « résistance » au régime nazi n’a pas été très vive en Allemagne, surtout quand Hitler volait de victoire en victoire.

      Ceci dit, vous avez parfaitement raison de dire que les États-Unis ne se sont véritablement branchés qu’après Pearl Harbour. Je ne suis pas spécialiste de l’histoire de cette époque, mais j’ai lu que les Amères Loques avaient de gros investissements en Allemagne nazie et que, comme leurs intérêts n’ont jamais été humanitaires, mais uniquement financiers, ils ne se sont engagés dans la guerre que lorsqu’ils ont été mis au pied du mur.

      Je conclurai sur ceci : j’ai cru lire que vous êtes Allemand ou que vous vivez en Allemagne. Je suis désolé si mes commentaires ont pu vous heurter. Il est d’ailleurs un peu dommage que vous ayez pris la mouche pour si peu de chose, car j’apprécie beaucoup vos commentaires, qui correspondent le plus souvent avec mes opinons.

      1. cotenord07 dit :

        @ kintouai :

        Je me permets d’intervenir dans votre échange avec 65Jaypee.

        Bien qu’on puisse regretter que le peuple allemand ou même une grande partie de celui-ci ne se soit pas rebellé contre le régime nazi d’Adolf Hitler, il faut reconnaître que l’avènement et le maintien au pouvoir des nazis a été facilité, voire même totalement rendu possible, par des tactiques de terreur auxquelles très peu d’entre nous auraient eu le courage de s’opposer. Imaginez-vous un instant faire face à une bande de brutes armées des Chemises brunes (S.A.) prêts à vous casser les jambes, à vous tuer ou à s’en prendre aux membres de votre famille, et demandez-vous si vous auriez eu le courage de vous opposer avec force au régime nazi dans ces circonstances…

        Ajoutez à cela un leader charismatique, qui sait peser sur les bons « pitons » du sentiment nationaliste (allemand, dans ce cas-ci) et dont les discours envoûtent les foules, ainsi que l’exploitation du sentiment d’humiliation profonde des Allemands depuis la Première Guerre mondiale et les terribles conditions économiques de l’entre-deux-guerres, la crainte du communisme soviétique (en bonne partie associé aux juifs russes chez les Allemands et Européens de cette époque…), le fort sentiment antisémite présent dans l’Allemagne des années 1920 et 1930 (comme ailleurs en Europe), et le fait que dans les années 1930, après l’arrivée des nazis au pouvoir, les grands travaux publics entrepris par les nazis et l’essor industriel du pays (en bonne partie lié au réarmement..) ont donné à une grande partie des Allemands l’impression (je dis bien « l’impression ») que leur période de misère économique était finie, et qu’ils étaient appelés à vivre une nouvelle période de grandeur.

        La grande leçon de la montée du totalitarisme en Europe et au Japon, selon moi, c’est qu’aucun peuple n’est à l’abri de ce genre de dérive, et qu’il faut demeurer constamment vigilant…

      2. monsieur8 dit :

        @cotenord07 : Excellent commentaire!

        C’est un peu triste de lire des commentaires affirmant que les allemands ont largement soutenu le parti nazi alors qu’en réalité, la majorité était, comme vous le décrivez si bien, apolitique, effrayé par ce qui arrivait (surtout après 1939) et n’aspirait qu’à poursuivre leurs «petites vies» (sans sens péjoratif) à l’abris de la répression extrêmement brutale de leur gouvernement.

      3. kintouai dit :

        @ cotenord07 Excellent commentaire. Merci pour cet éclairage (quand même mieux que les allusions rectales d’un M. Huître).

      4. monsieur8 dit :

        @kintouai : LOL !! Je le prends bien…

      5. kintouai dit :

        @cotenord07 Votre texte est tellement intéressant que je me suis permis de le relire.

        Quelques phrases m’ont frappé :

        « Ajoutez à cela un leader charismatique, qui sait peser sur les bons « pitons » du sentiment nationaliste […] et dont les discours envoûtent les foules »

        et

        « ont donné à une grande partie des Allemands l’impression […] que leur période de misère économique était finie, et qu’ils étaient appelés à vivre une nouvelle période de grandeur. »

        Bizarre comme cela ressemble au trumpisme, avouez !

        Et quand vous concluez magnifiquement par ces mots :

        « La grande leçon de la montée du totalitarisme en Europe et au Japon, selon moi, c’est qu’aucun peuple n’est à l’abri de ce genre de dérive, et qu’il faut demeurer constamment vigilant »,

        j’ai comme l’impression que nous sommes justement à l’aube d’une telle dérive. Il suffirait qu’aux mid-terms, les démocrates reprennent une Chambre (ou, idéalement, les deux) pour que, sous les encouragements du « leader charismatique », les malades mentaux (armés jusqu’aux dents, précisons-le) qui le suivent aveuglément croient, dans leur bêtise abyssale, que l’élection leur a été volée et qu’ils décident de régler leurs comptes. Je vous laisse imaginer le reste. Ce qui nous amènerait aux « tactiques de terreur » et aux « bandes de brutes armées » — situation déjà vécue, à moindre échelle, certes, par beaucoup de Noirs, d’Hispaniques et de minorités dans plusieurs États peuplés de tarés trumpistes.

        Donc, je persiste et signe : si le trumpisme n’est pas comparable au nazisme, il en contient tous les germes !

      6. cotenord07 dit :

        @ kintouai (22 h 52) :

        Je ne peux nier qu’il y des points communs troublants entre ces 2 mouvements politiques distants de 80-90 ans.

        Mais, malgré ses défauts et des caractéristiques qui effraient, je ne vois pas encore dans le trumpisme la force et le mal en puissance qui devaient déjà être évidents chez les nazis dans les années 1920-1930. Je peux être dans l’erreur, mais je vois dans le trumpisme un mouvement saccadé qui va dans à peu près toutes les directions en perdant de l’énergie.

        Il faut aussi tenir compte du fait qu’il y a des différences énormes entre la société allemande des années 1920-1930, et la société états-unienne d’aujourd’hui. Je crois qu’il existe dans la société états-unienne un potentiel d’opposition aux excès du pouvoir politique, qui est beaucoup plus fort que celui qui existait dans la société allemande des années 1920-1930.

      7. kintouai dit :

        @cotenord07 « Je peux être dans l’erreur, mais je vois dans le trumpisme un mouvement saccadé qui va dans à peu près toutes les directions en perdant de l’énergie.»

        Puissiez-vous dire vrai !

        «Je crois qu’il existe dans la société états-unienne un potentiel d’opposition aux excès du pouvoir politique, qui est beaucoup plus fort que celui qui existait dans la société allemande des années 1920-1930.»

        Par contre, il n’y avait pas en Allemagne, dans les années 1920-1930, plus d’armes à feu en circulation que d’habitants ni de lobby puissant comme la NRA, devant lequel le parti au pouvoir et son Moron-in-Chief font des courbettes.

        J’essaie en vain, depuis un bout de temps, de retrouver une photo qui évoque bien la terreur dans laquelle doivent vivre nombre de citoyens américains face aux tarés du 2e amendement : la photo montre une grosse pancarte qu’un de ces connards a installée devant sa maison; sur la pancarte, on voit une flèche indiquant la maison du voisin et on peut lire le texte suivant (je paraphrase) : «Mon voisin est en faveur de la limitation des armes à feu. Je possède des armes à feu. Si jamais il se fait attaquer, je ne lui porterai pas secours.»

        Et quand je pense à tous les shérifs Arpaio qui sévissent aux USA, je me dis qu’ils formeraient de belles brigades de SS.

        Et comme le gros taré orangé est justement du genre à craquer une allumette dans une poudrière…

      8. 65Jaypee dit :

        Juste à côté! J’habite en Autriche… dont le passé relativement récent est aussi complexe.
        Et ce que j’ai appris ici, c’est à pondérer mes accusations. D’une part parce qu’il y a des lois -ici- sur l’emploi du mot « nazi » (afin de ne pas banaliser le « vrai » nazisme…) et aussi parce que la réalité n’est pas si simple. Surtout, elle peut différer selon l’angle de l’observation. L’histoire est écrite par les vainqueurs, ne l’oubliez pas.
        Je ne veux surtout pas donner l’impression de me ranger du côté des nazis, ce que je veux dire, c’est qu’il éviter l’emploi et les généralisations abusives d’un terme qui renvoie à l’un des plus grands crimes -sinon le plus grand- du vingtième síècle. On peut le dire, comme ça, « pour rire », mais y référer quand on parle de l’Allemagne d’aujourd’hui et de ses problèmes est odieux. Et ce n’est pas « prendre la mouche pour si peu de chose ».

        Quant à la résistance vive ou pas en Allemagne, encore une fois, ce n’est pas si simple. Pour beaucoup d’Allemands -qui souffraient énormément de la défaite de 1918, des conditions inacceptables du traité de Versailles et de la crise économique-, le régime nazi constituait une forme d’amélioration sensible de leur situation. Comme le disait une dame d’un certain âge: c’est hitler qui lui a donné sa première poupée… pour d’autres, ce sont les souliers. Sans oublier un retour à la fierté nationale. L’Allemagne, c’est quand même pas rien!
        La grande erreur des Allemands -et dans une moindre mesure, des Autrichiens- est d’avoir accepté « le prix à payer » un peu facilement. Cela

        Vous écrivez plus loin « j’ai comme l’impression que nous sommes justement à l’aube d’une telle dérive. « .
        Malheureusement, vous avez tout à fait raison… C’est pourquoi il faut être vigileant…

      9. Daniel Legault dit :

        Pour les allemands, il ne faut pas oublier que les anglais et les français avec leurs compensations suite à la première guerre mondiale ont aidé Hitler.

        Dans le cas des américains, leurs problèmes ne viennent pas de l’extérieur mais de l’intérieur:
        – absence de mesures sociales;
        – violence extrême à cause du deuxième amendement;
        – etc.

  26. Apocalypse dit :

    @cotenord07 – 21h00

    Tout à fait d’accord avec d’autres commentateurs: Excellent commentaire!

  27. Apocalypse dit :

    @cotenord07 – 23h14

    Tout à fait d’accord!

    Personnellement, je ne vois pas, ou très, très peu, de comparaisons à faire entre le trumpisme et le nazisme.

    On devrait tout simplement éviter de faire cette comparaison.

    Quant bien même Donald Trump s’essaierait, ça lui prendrait l’armée et elle ne le suivrait pas, mais pas du tout.

    1. kintouai dit :

      Prenez le temps de lire « La Servante écarlate » de Margaret Atwood et voyez comment tout peut facilement basculer.

      Vous me direz :«Ce n’est qu’une fiction ».

      Or, Mme Atwood a justement précisé, dans toutes les entrevues qu’elle a données sur le sujet, que tout ce que se passe dans son livre s’est déjà produit quelque part dans le monde.

      Je continuerai donc d’utiliser, quand la situation s’y prêtera le terme « nazillon » (dans le sens de « graine de nazi ») et ceux qui ne sont pas d’accord n’auront qu’à ne pas lire mes commentaires.

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