Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

L’action de Netflix a chuté de façon abrupte après l’annonce de la perte de 200 000 abonnés au premier trimestre, par rapport à la fin de 2021, une première depuis plus de dix ans. Le géant du streaming a attribué la baisse du nombre de ses abonnés à deux facteurs : la difficulté d’acquérir de nouveaux abonnés dans toutes les régions du monde et la suspension du service en Russie.

Netflix compte aujourd’hui 221,64 millions d’abonnés, comparativement à 221,84 lors du trimestre précédent. Après la clôture de Wall Street, son action dégringolait de plus de 24 % dans les échanges électroniques.

(Photo Bloomberg.com)

21 réflexions sur “Le graphique du jour

  1. Dekessey dit :

    200000 sur 221,84 millions, ça fait… 0,1%?
    La légendaire logique mobilière.

    1. Stéphane dit :

      Et voilà! Et même si l’entreprise fait des profits, mais qu’ils sont inférieurs à ses prévisions, sa cote boursière baise!

  2. ralbol dit :

    Et les masses hagardes, membres agités de tremblements, les yeux rectangulaires et vitreux, errent sans but dans les rues sombres et sales, poussant dans des carosses d’épicerie un écran plat désespérément noir, en quête d’un « fix » de séries, d’un flash de film même en noir et blanc, même à 15 images/seconde, une sourde plainte montant de leurs poitrines et s’exhalant de leurs bouches tordues mêlée à la vapeur de leur haleine de Tic-Tacs se condensant dans froidure d’une nuit sans joie…

    …et là… LÀ… comme d’un coup de massue en plein visage, soudain la RÉVÉLATION !

    15 ans ont passé, la planète s’est cochonnée de façon irréparable, et ils n’ont rien vu…

    1. marcandreki dit :

      Beau texte Ralbol. Et moi, quand j’ai enfin vu la lumière ( parce que je l’ai vue, dieu merci) , je me suis désabonné. Mes excuses aux actionnaires. Mes excuses aussi aux actionnaires de Spotify. J’ai une belle collection de disques qui fait très bien l’affaire et mon BF est disquaire. So!
      Et pourquoi pas enfin offrir en passant mes excuses aux actionnaires des grandes pétrolières. J’ai adopté le télétravail. Probablement vu un gros F150 de trop, orné du Canada Flag et d’une plaque de l’Alberta, me dépasser 140 km h sur l’autoroute alors que le prix de l’essence augmentait vertigineusement.
      Mes patronnes n’ont pas aimé. Tu fais quoi de l’esprit d’équipe ?
      M’en tape, je prends ma retraite.
      Je m’en vais vendre mes actions du Cirque du Soleil

      Chaque petit geste compte, même s’il faut passer sa vie à décevoir.

      1. ralbol dit :

        Vous excusez pas aux actionnaires.

        C’est à cause de cette engeance et de leurs dividendes que nous allons vers le précipice.

        Pour les corporations, ils sont devenus plus importants que les produits, et c’est à eux qu’on pense en premier, pas aux utilisateurs.

        De toute façon, je viens d’une époque où la télé était gratos, et où les fabricants de contenu vivaient très bien merci !

        Aujourd’hui, le pauvre peuple est sur le paiement perpétuel, doit se farcir une facture équivalent à un loyer pour payer le téléphone, la connexion internet, les canaux de streaming à la Netflix, Disney, Amazon et autres et tout ça pour avoir le privilège d’écouter le 377ième « spin-off » de Star Wars racontant les péripéties héroïques et galactiques du hamster de compagnie de la reine Padmé Amidala.

        L’opium du peuple s’est transformé en un siècle.

        Il est passé de la religion à Netflix, avec essentiellement les mêmes effets : couper le peuple du réel et l’abrutir pour le garder sage et docile.

        Tant qu’à moi, les Netflix et autres peuvent bien disparaître, ça fera toujours ça de niaiseries en moins.

      2. Achalante dit :

        @ralbol : Remarquez, il n’y a plus de télé gratuite; il faut presque nécessairement avoir le cable, qui lui aussi, vient avec ses frais d’abonnement mensuel (sans compter les frais d’installation). Et les films sur demande, c’est un supplément!

      3. ralbol dit :

        @ Achalante

        Ouais, c’est un scandale dont on ne parle pas.

        Aujourd’hui, la connexion internet est évidemment payante et obligatoire ainsi que la télé.

        Une personne, famille monoparentale ou famille tout court, à faible revenu est hypothéquée dès le départ avec des paiements récurrents auxquels ils ne peuvent se soustraire.

        Avant l’achat de nos gouvernements par les corporations, une famille pauvre pouvait se servir du téléphone public au coin de la rue et regarder la télé gratuitement.

        Maintenant, le moidre service gratuit est considéré comme un crime de lèse-capitalisme, on a brainwashé le peuple à croire qu’un service gratuit c’est un abus socialiste ou pire, communiste, et que ça doit disparaître le plus rapidement passible.

        Les corporations travaillent actuellement très fort à pousser les gens vers l’abonnement universel et perpétuel.

        Intel travaille sur des processeurs où il faudra payer et/ou s’abonner pour « débarrer » des fonctionnalités additionnelles; Ford met en place un système de paiement pour la location de systèmes de divertissement et de contenu ainsi que pour l’accès au GPS et à l’internet; Toyota teste une système d’abonnement pour avoir le privilège de démarrer ton véhicule à distance; Stellantis s’enligne pour des revenus de 23 milliards de dollars d’ici 2030 à vendre des services par abonnement pour les véhicules « connectés »; etc., etc., etc.

        Si on les laisse faire, dans quelques années, nos brosses à dents et nos tournevis seront loués, et qui sait, peut-être aussi nos enfants.

        J’exagère même pas.

      4. @ralbol, oui l’internet est devenu une nécessité, mais pas la TV, Je n’ai jamais eu la TV chez moi et mes enfant se portent bien… mais ils ont internet et netflix qu’il n’écoutent presque pas… mais beaucoup (trop?) de tic toc

  3. treblig dit :

    Les investisseurs ont peur d’un nouveau scénario à la Blockbuster.

    Blockbuster dominait largement la location de vidéo aux États-Unis ( et au Canada) quand s’est manifesté une première baisse, toute légère, du nombre de locateurs. Mais un changement technologique faisait son apparition: les plateformes en streaming. Plus besoin de sortir pour louer ( ou retourner) un film qui était toujours disponibles et jamais de frais de retard ( ma hantise). En moins de 3 ans Blockbuster était en faillite.

    Netflix subi la concurrence des producteurs de films ( WarnerBrother, Paramount, Amazon, Appletv…) qui réservent, de plus en plus, les nouveaux films à leur propre plateforme. Coda, le gagnant de l’oscar est sorti uniquement sur Appletv.

    1. Rick dit :

      oui c’est le jeu normal de la concurrence qui frappe Netflix…peut-être wu’ils vont baisser les abonnements mensuels qui ne cessent de monter…😏

  4. MarcB dit :

    Et demain l’action va remonter à 310$. et après demain redescendre, etc….

    L’entreprise reste en bonne santé financière avec des revenus aux alentours de 2G$ par mois (220M abonnements X 10$). Mais à partir d’un certain point, les abonnements plafonnent.
    C’est normal, et peut-être que dans 20 ans, on parlera de Netflix comme on parle de Napster, Altavista, AOL, etc…

  5. Apocalypse dit :

    @Dekessey – 18:12

    Vous m’avez devancé! 😉

    En effet, la réaction des marchés est complètement disproportionnée par rapport à la perte de 200k abonnés.

    Peut-être que quelqu’un qui s’y connaît en Bourse pourra nous expliquer?

    Je serais curieux de connaître les chiffres pour Disney+ suivant les polémiques des dernières semaines. J’ai l’impression qu’on a dû perdre beaucoup d’abonnés… 🤔

    1. Il n’y a pas grand chose a expliqué.
      En bourse il faut que ca monte et monte et monte encore.
      Une compagnie stable c’est pas bon pour la bourse… alors une compagnie qui descend, c’est catastrophique!

      La bourse est extrêmement émotive, surtout à cause des transactions « automatique » faites par des ordinateurs.

      en gros c’est le temps d’acheter, c’est assurer que ca vas remonté d’ici 2 semaines.

  6. Apocalypse dit :

    @MarcB – 18:45

    Netflix, Disney+, c’est l’avenir (streaming) et c’est la télévision conventionnelle qui va devenir une relique du passé!

    Netflix a maintenant plus de compétition et on devrait travailler fort pour garder ses abonnés.

  7. _renaud dit :

    Aucune crainte pour Netflix. Un petit swing d’actions causé par l’emotion des investisseurs et c’est tout.

    220 millions d’abonnés, pas des clicks, du monde qui paye.

    Le seul site de streaming qui est rendu un incontournable dans à peu près tous les foyers.

    Aujourd’hui Netflix c’est pas mal automatique. Ensuite Disney et les autres ca depend

  8. panique passagère qui permettra à ceux qui ont les moyens de racheter des actions sus évaluées sans raison et attendre le rebond qui sera rapide…

    petite passe de cash vite faite, bien faite… sans risque….

  9. Si les raisons invoquées par Netflix étaient défendables, elles n’expliquent pas pourquoi cette chute d’abonnés (ce qu’indique le graphique) se produit pile à 18:00, ou même selon une pente amorcée 6 heures plus tôt. Pourquoi une chute si abrupte à ce moment précis. Ce ne sont pas les courbes à la bourse qu’on voit sur le graphique, comme il pourrait se produire suite à une annonce, mais un désabonnement massif et quasi instantané.

    1. Léo Mico dit :

      @Richard Desrochers:
      Le graphique n’indique pas le nombre d’abonnés mais le cours de Netflix en bourse.
      Le cours a chuté brutalement au moment de l’annonce de Netflix, qu’il avait perdu des abonnés.

  10. Gilles Morissette dit :

    Ainsi vont les alléas de la Bourse.

    Netflix survivra mais il devra apprendre à gérer cette nouvele réalité.

    Autrement dit, il devra s’adapter. !!

  11. Boileau dit :

    Cette correction est une combinaison de la hausse des taux d’intérêt et d’une baisse des profits à venir.

    Et comme pour les actions techno en général, l’effet de la moindre baisse par rapport au prėvision est décuplée.

    La valeur actuel d’une action est basée sur les bénéfices anticipés, mais comme la croissance d’une technologie peut-être exponentielles, les attentes sont souvent irrationnelles.

    Ce potentiel de croissance n’est pas limité par les heures travaillées, mais par l’investissement initiale en recherche et développement.

    Ce qui rend cette évaluation très sensible à une hausse des taux = l’endettement et une croissance anticipée pour plusieurs années !!!

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