Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Les États-Unis ont offert à la Russie d’échanger le trafiquant d’armes russe Viktor Bout, condamné à 25 ans de prison par une juge new-yorkaise en 2012, contre deux Américains détenus en Russie, soit la vedette du basketball féminin Britney Griner et le responsable de la sécurité d’entreprise Paul Whelan, selon une exclusivité de CNN. La chaîne précise que Joe Biden a donné le feu vert à cette offre malgré l’opposition traditionnelle du ministère de la Justice à ce genre d’échange de prisonniers.

« Nous avons communiqué une offre substantielle qui, selon nous, pourrait aboutir sur la base de l’historique des conversations avec les Russes », a déclaré un haut responsable de l’administration américaine à CNN mercredi sous le couvert de l’anonymat. « Nous avons communiqué cela il y a un certain nombre de semaines, en juin. »

Au moment de son procès, Bout était considéré par les États-Unis comme l’un des plus grands marchands d’armes clandestins au monde, comme l’écrivant l’AFP à l’époque. Arrêté en 2008 en Thaïlande et extradé vers les États-Unis en 2010 après deux ans de bataille judiciaire, cet ancien pilote de l’Armée rouge avait été jugé coupable de trafic d’armes en faveur de la guérilla en Colombie.

Surnommé le «Marchand de mort », Bout était soupçonné d’avoir utilisé une flotte d’avions cargo constituée après la fin de la Guerre froide pour transporter des armes en Afrique, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient, et d’avoir aidé Mouammar Kadhafi et Charles Taylor, entre autres.

Griner a témoigné ce mercredi à son procès à Moscou, où elle est accusée de contrebande de drogues. Whelan, un ex-Marine, est accusé d’espionnage.

(Photo CNN)



31 réflexions sur “Un trafiquant d’armes russe contre deux Américains détenus en Russie ?

  1. Apocalypse dit :

    Très intéressant! J’espère que la Russie va accepter l’offre américaine. 🤞🤞

    Je suis d’accord avec M. Biden!

  2. marie4poches4 dit :

    Blinken a confirmé. Il s’entretiendra avec Lavrov demain.

  3. chrstianb dit :

    Andrew Niccol s’est basée en grande partie sur Viktor Bout pour créer le personnage de Yuri Orlov (Nicolas Cage) dans le film Lord of War.

    1. Haïku dit :

      @chrstianb
      Merci pour l’info de circonstance.

  4. marie4poches4 dit :

    C’est du deux pour un mais au niveau de la dangerosité des personnes, le compte n’y est pas. Difficile tout de même de ne pas être d’accord avec cet échange.

    1. Sans compter que des trafiquants d’armes, les Américains en ont sûrement à revendre ! J’offrirais aux Russes la NRA en bonus.

      1. Haïku dit :

        @Richard Desrochers
        Bingo ! 🎯👌

      2. Mona dit :

        @Richard Desrochers 👌 je seconde Haiku !

    2. lanaudoise dit :

      L’accusation de trafic de drogue est d’un ridicule fini.

  5. Gilles Morissette dit :

    Ce genre de troc est malheureusement inévitable entre deux pays comme la Russie et les USA.

    C’est loin d’être l’idéal et on comprend les réticences du DOJ à embarquer dans cette « game ».

    Toutefois, c’est souvent le seul moyen pour faire libérer des personnes injustement emprisonné dans un pays comme la Russie, et ce, sous des prétextes douteux comme dans le cas de Mme Griner.

    C’est comme le recours aux délateurs (qu’on appelle « criminel repenti ») afin de coincer des criminels dangereux comme Mom Boucher.

    Ils sont un mal nécessaire et c’est pour cette raison que la Justice s’est donné des règles strictes afin de gérer ce genre de dossier.

    « Dealer » avec ce genre d’individus est comme serrer la main du Diable.

    Mieux vaut prendre toutes les précautions nécessaires afin d’éviter les mauvaises surprises comme c’est déjà arrivé dans le passé.

  6. Apocalypse dit :

    Par curiosité, qu’est-ce que les Russes reprochent à Paul Whelan? Espionnage?

  7. marie4poches4 dit :

    HS

    Oubliez l’annonce de la candidature de 45 pour 2024 avant les midterms. Le RNC l’a averti qu’il ne paierait plus ses frais d’avocats s’il le faisait. Le RNC a déjà payé 1.7 millions depuis octobre 2021.

    https://abcnews.go.com/US/rnc-warning-trump-run-president-stop-paying-legal/story?id=87486985

    1. Marcel Niquet dit :

      C’est quoi le rapport?

      1. marie4poches4 dit :

        Aucun rapport. C’est bien indiqué qu’il s’agit d’un Hors Sujet.

    2. Steve3110 dit :

      Est-ce que vous pensez que cela va arrêter le gros abruti? Il brûle d’envie d’annoncer sa candidature puisque c’est bon pour son ego et, de plus, il pourra faire une collecte de fonds pour sa campagne présidentielle. Une campagne présidentielle déjà vouée à l’échec compte tenu qu’il est en train de se faire larguer par certains dont Fox News.

      1. Bartien dit :

        « … il pourra faire une collecte de fonds pour sa campagne présidentielle. »

        Êtes-vous en train de dire qu’il va travailler?

    3. Layla dit :

      @Marie4Poches 15:34

      L’$$$$$ ça c’est le bon langage avec DT. Je suis déçue, j’aurais bien aimé qu’il foute le bordel mais à bien y penser il va bien trouver une façon de rendre les mid terms merdiques. 😉

      Après Janvier 2021 il a menacé de former son propre parti, mais ils ont dit dans mes mots se faisant on ne paiera plus pour ta défense. Oups

      1. marie4poches4 dit :

        @ Layla

        Oui, c’est le seul langage qu’il connaît. En plus, il veut poursuivre CNN parce qu’il se fait traiter de menteur. Bien sûr que tout ceci est dans le but de prouver qu’il n’avait aucune intention criminelle. On peut y lire dans la lettre d’avocat:

        President Trump’s comments are not lies: He subjectively believes that the results of the 2020 presidential election turned on fraudulent voting activity in several key states.

        J’aime bien le  » subjectively ».😄

        https://twitter.com/svdate/status/1552369695399055362?s=20&t=zsnDXfSH_5g031RU7EnA5Q

      2. Layla dit :

        @Marie4Poches
        😅😅😅 c’est pas un mensonge c’est sa vérité.

        « J’aime bien le » subjectively » me too
        Surtout que son antonyme c’est « objectively »
        Ce qu’ils disent, c’est qu’Il croit dans sa tête que c’est vrai…après presque de deux ans je me dis qu’ils nous confirment que ça ne va pas bien dans sa tête.

        Voleur, menteur, voyou, mafieux depuis 2015 ça pleut de tous les côtés et là ça ne passe plus . Comme vous dites « Bien sûr que tout ceci est dans le but de prouver qu’il n’avait aucune intention criminelle. »

  8. ralbol dit :

    C’est là qu’on va voir si les américains tiennent le bon Bout…

    J’t’échange mon Bout contre un Griner et un Whelan… comme un retour à mon enfance et les échanges de cartes de hockey ou de monstres…

  9. marcandreki dit :

    J’ai comme l’impression de revivre un épisode de la même mauvaise série de diplomatie par otages. Il y a eu Meng Wangzou et les deux Michael, puis celui-ci. Sad.

  10. Kelvinator dit :

    C’est exactement comme négocier avec des terroristes.
    Cela ne peut qu’encourager Putin a faire de même, d’autant qu’il a un très bon deal : un meurtrier notoire qui perpétue la guerre civile, contre une perdue qui va en Russie après l’invasion ukrainienne en transportant du cannabis… Biden aurait du accepter d’échanger quelqu’un qui n’est pas accusé de crime aussi grave, ça démontre une faiblesse certaine de sa part.

    1. lanaudoise dit :

      Griner était déjà en Russie lorsque l’invasion s’est produite. A remarquer que cela faisait un bout qu’on entendait des rumeurs de guerre, les responsables de ce voyage auraient dû le canceler. Griner est jeune, et ne devait probablement pas être au courant.

      Les fascistes au pouvoir en Russie ont sûrement noté qu’elle est homosexuelle. Et ils doivent bien ruminer un peu de voir que leurs athlètes sont mis de côté depuis la bonne blague de Sotchi.

      1. Kelvinator dit :

        Si Griner était déjà en Russie, comment s’est fait-elle prendre avec du canabis? En revenant? Sur place??

      2. lanaudoise dit :

        Elle l’avait apporté avec elle. C’est devenu banal à bien des endroits aux Etats-Unis. A preuve, j’ai respiré plus de pot pendant mon récent voyage dans l’Ouest américain que dans toute ma vie. Plein de « docteurs verts ».

        Avec la guerre en Ukraine, les Russes n’étaient pas fâchés de profiter de l’étourderie de Griner pour en faire un cas.

  11. Mona dit :

    Rééquilibrage de la relation americano-russe via « redorure » de l’ego putinien ?

    1. Haïku dit :

      @Mona
      Fort bien formulé ! 👌

  12. lanaudoise dit :

    C’est hors propos. Le fameux gaz naturel est un puits sans fond.

    What does that mean for clean energy?

    By David Wallace-Wells

    In the energy scramble provoked by Russia’s invasion of Ukraine, American liquid natural gas has so far played the role of Europe’s white knight. If Europe manages to keep its lights on, homes heated and factories running this winter, when energy demand is highest, it will be in large part thanks to shipments of American gas, which have more than doubled since the war began. Today, two-thirds of American oil and even more of its gas comes from hydraulic fracturing, better known as fracking, which has played this heroic-seeming role before, in the country’s long effort post-9/11 to get out from the grip of Middle Eastern producers and secure what is often described as “energy independence.” (Donald Trump preferred the term “energy dominance.”) It hasn’t proved quite as useful as you might think: Because energy prices are set on global markets, domestic production doesn’t mean Americans pay less at the pump. But thanks in large part to fracking, the United States has become the world’s largest producer of both oil and gas.

    Perhaps the most striking fact about the American hydraulic-fracturing boom, though, is unknown to all but the most discriminating consumers of energy news: Fracking has been, for nearly all of its history, a money-losing boondoggle, profitable only recently, after being propped up by so much investment from venture capital and Wall Street that it resembled less an efficient-markets no-brainer and more a speculative empire of bubbles like Uber and WeWork. The American shale revolution did bring the country “energy independence,” whatever that has been worth, and more abundant oil and gas. It has indeed reshaped the entire geopolitical landscape for fuel, though not enough to strip leverage from Vladimir Putin. But the revolution wasn’t primarily a result of some market-busting breakthrough or an engineering innovation that allowed the industry to print cash. From the start, the cash moved in the other direction; the revolution happened only because enormous sums of money were poured into the project of making it happen.

    Today, with profits aided by the energy price spikes of the last year, the fracking industry is finally, at least for the time being, profitable. But from 2010 to 2020, U.S. shale lost $300 billion. Previously, from 2002 to 2012, Chesapeake, the industry leader, didn’t report positive cash flow once, ending that period with total losses of some $30 billion, as Bethany McLean documents in her 2018 book, “Saudi America,” the single best and most thorough account of the fracking boom up to that point. Between mid-2012 and mid-2017, the 60 biggest fracking companies were losing an average of $9 billion each quarter. From 2006 to 2014, fracking companies lost $80 billion; in 2014, with oil at $100 a barrel, a level that seemed to promise a great cash-out, they lost $20 billion. These losses were mammoth and consistent, adding up to a total that “dwarfs anything in tech/V.C. in that time frame,” as the Bloomberg writer Joe Weisenthal pointed out recently. “There were all these stories written about how V.C.s were subsidizing millennial lifestyles,” he noted on Twitter. “The real story to be written is about the massive subsidy to consumers from everyone who financed Chesapeake and all the companies that lost money fracking last decade.”

    At the risk of oversimplifying the never-ending complexities of energy, there is a climate lesson here — a clear contrast to draw. Fracking was nothing less than a genuine energy transition, enacted quite rapidly and at enormous upfront expense with only speculative paths to real profit, requiring large-scale infrastructure build-outs against some cultural and political resistance and yet celebrated all the while as a product of irrepressible capitalism, the almost inevitable result of the never-ending appetite Americans have for cheap energy. And yet for a decade, as fracking boomed, Americans were told again and again — and not just by climate deniers — that rushing a green transition would be too expensive, imposing a huge burden on taxpayers, who would be footing the bill to subsidize and support a renewable build-out that couldn’t possibly be justified in terms of market logic or demand. For those exact same years, though middlemen profited off fracking, sector-wide losses mounted. “The industry, you know, it destroyed a lot of wealth,” Jeffrey Currie, the head of commodities research at Goldman Sachs, said recently. “Like 10 to 20 cents on every single dollar. I think the number is actually closer to 30 cents on every dollar.”

    The contrast raises a basic question: What does it mean to call one form of energy “expensive” or to say that transitioning to another would “cost too much”? Put another way: Why did the country decide it was OK to lose money on one kind of energy but anathema to lose it on another?

    The question is a purposefully naïve one, of course, eliding some important differences. It’s true that the “subsidy” to fracking has come primarily from private markets and investors, not from public handouts designed to produce a particular energy-balance outcome. Measured by benefits to consumers, fracking has been a sort of bonanza. And it’s also true that renewables have received their fair share of investor support, on top of the tax subsidies and R. & D. money that came out of the 2009 Recovery and Reinvestment Act; in fact, clean tech has enjoyed its own speculative boom years lately. But at the level of policy and public discourse, we spent a decade applying an intuitive market test to green energy — remember the right-wing furor over the bankruptcy of the solar company Solyndra? — even as the dirty alternative boom was itself flailing, quarter after quarter, producing billion-dollar bankruptcy after billion-dollar bankruptcy.

    Clean energy has found its footing anyway, but renewables still account for only 12 percent of energy consumption in the United States, compared with 32 percent for natural gas and 36 percent for petroleum. Imagine what those figures might look like if there had been a decade of strategic subsidy and directed regulatory support of the kind that, in recent weeks, has been taken off the table by Senator Joe Manchin, who spiked President Biden’s compromise energy bill, and by the Supreme Court’s limiting of the power of federal energy regulation in West Virginia v. E.P.A.

    Those setbacks come at a time when the viability of green energy creation has never been greater. The International Energy Agency has declared solar photovoltaic power “the cheapest electricity in history,” and a huge majority of the world’s population lives in places where renewables are already more affordable than power from fossil fuels. Those triumphs are a result of an astonishing decade-long, investment-powered decline in the cost of solar, wind and battery power: Between 2010 and 2020, the cost of solar power fell 90 percent, and the cost of wind and battery power fell nearly as much. In June, the International Energy Agency announced that global investment in clean, green and renewable technologies had exceeded investment in fossil fuels for the first time, accounting for more than $1.4 trillion of the total global investment of $2.4 trillion.

    These advances have come despite, not because of, the major oil and gas companies, which are currently contributing less than 5 percent of all investment into clean tech — even as their net income, according to the International Energy Agency, is projected to more than double in 2022 to a staggering $4 trillion. And the United States too is sitting largely on the sidelines: For example, in 2004 the country sold 13 percent of all photovoltaic cells worldwide, but in 2021 that figure had fallen to less than 1 percent, even as China’s share has grown to nearly 80 percent now. Assessing overall clean-energy investment, the I.E.A. tellingly breaks up its numbers into three “regions”: first, “advanced economies,” which includes the United States and Europe; second, “emerging markets and developing economies”; and third, China, all on its own, getting its own bar in the three-bar graph and spending far more than either Europe or the United States individually. America should try to do something about that disparity — perhaps by taking a broader view of what qualifies, on a perilously warming planet, as a worthwhile investment.

  13. steelgun dit :

    Faut tu être « taouine » sur un méchant temps pour embarquer vers la Russie (ou tout autre pays) avec du cannabis ?… Tant qu’à moi, elle pourrait sécher quelques années… Échanger un terroriste contre une imbécile, tout un deal !!

    1. Jazz0347 dit :

      @ steegun:

      De tout les messages lus sur ce sujet, votre commentaire est celui qui résume le mieux ma pensée.

  14. sousmarin dit :

    En complément à mon commentaire précédent, voilà le type de chose qu’il ne faut surtout pas faire avec les autocraties…dès qu’ils voudront faire libérer quelqu’un, ils enlèveront des nationaux du pays qui détient celui qu’ils veulent libérer.
    Ce type d’échange ne fait que favoriser ce qu’il veut résoudre…en plus, pour « récupérer » des mercenaires…

Répondre à Gilles Morissette Annuler la réponse.

%d blogueurs aiment cette page :