Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Le rappeur californien Kendrick Lamar, qualifié de « Bob Dylan de sa génération » par Pharell Williams, retrace les origines de sa chanson Alright à son séjour en Afrique du Sud, et plus précisément à sa visite de la cellule de Robben Island où Nelson Mandela a été emprisonné de 1964 à 1982. « J’ai pu voir les problèmes des autres », a déclaré Lamar à MTV News en mars 2015. « Leur combat était dix fois plus dur. » Il ne savait pas encore que sa chanson, dont il a offert une interprétation lors du spectacle de mi-temps du Super Bowl 2022 (photo), deviendrait l’hymne du mouvement Black Lives Matter.

And we hate po-po
Wanna kill us dead in the street for sure, nigga
I’m at the preacher’s door
My knees gettin’ weak and my gun might blow
But we gon’ be alright

Il y a dans cette chanson tout ce que j’admire le plus chez les Afro-Américains, à savoir ce refus de renoncer à l’optimisme face à tous les obstacles que la vie leur a imposé depuis plus de 400 ans sur ce territoire où leurs ancêtres ont été emmenés de force. But we gon’ be alright. À une autre époque, les militants du mouvement des droits civiques chantaient We Shall Overcome

Après avoir évoqué la colère contenue dans Mississippi Goddam de Nina Simone et le découragement distillé dans American Tune de Paul Simon, voilà donc une chanson politique qui donne le goût de relever la tête. Voilà donc aussi où nous mène le thème de l’avant-dernière campagne de financement de ce blogue en 2022, qui arrive à mi-chemin. Continuez à partager les chansons politiques qui vous inspirent dans la section des commentaires.

Un grand merci à tous ceux et celles qui ont déjà apporté leur contribution, ainsi qu’aux autres qui le feront au cours des prochaines heures. J’encourage fortement ceux et celles qui comptent décrocher à l’approche du congé de la fête nationale du Québec à passer à l’action dès aujourd’hui !

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(Photo Getty Images)

16 réflexions sur “Contribuez à ce blogue, jour 3

  1. gamacheg dit :

    Je sais, il n’y a aucune parole, mais lorsque je pense aux É.-U. c’est le Star-Spangled Banner qui me vient à l’esprit en premier lieu et pas n’importe quel, celui de Jimi Hendrix à Woodstock. On y sent toute la colère et la frustration des jeunes Américains, blanc et noir de l’époque. Et malheureusement, cela est tout aussi valide aujourd’hui…

    1. gigido66 dit :

      Extrait:…And the bombs bursting in air…
      On entend les bombardements intensifs de la guerre du Vietnam qui ont marqué a jamais les jeunes Américains conscrits de cette affreuse guerre.

    2. constella1 dit :

      👌👌d’accord avec vous

      1. constella1 dit :

        Mon post était pour gamacheg

    3. sergeericblais dit :

      Biko de Peter Gabriel. Pour moi cette chanson représente la persévérance pour la justice et l’égalité. (https://www.youtube.com/watch?v=jWNEr4eHL18)
      Steven Biko, Nelson Mandela, MLK, Ghandi, David Susuki ou Thérèse Casgrain sont des piliers de résiliences et de convictions. Ils ont été et sont encore des inspirations pour les générations qui les suivent.
      Dans cette ère, ou les politiciens semblent plus intéressés à leur réélection et au pouvoir, qu’au devoir et à la voix de ceux qu’ils représentent. Dans cette ère où il manque de visions communes pour un avenir meilleur, portées par des leader qui portent ces visions qu’ils considèrent plus grandes qu’eux. Rappelons-nous, qu’il y a eu des Biko et des Cassegrain et qu’il y en aura d’autres à venir.

  2. Gilles Morissette dit :

    Kendrick Lamar est un des ses artistes qui a eu une grande influence sur un mouvement (BLM) lequel a largement contribué à la conscientisation de la population en général, au phénomène de la violence policière envers la communauté afro-américaine.

    C’est une chanson qui exprime à la fois, la colère, la rage devant l’injustice mais également l’espoir qu’ensemble, on peut changer les choses.

  3. treblig dit :

    HS ( mais hautement douteux)

    Ron Johnson, le sénateur républicain du Wisconsin aux idées loufoques, vient de remettre ça. La liste de faux électeurs transmis au gouvernement du Wisconsin qui a fait tant parler est la responsabilité d’un stagiaire non-nommé. Comme si un stagiaire était autorisé de choses aussi sensibles que la préparation de faux documents.

    Un stagiaire inconnu est jeté sous le proverbial autobus pour sauver la tête de Ron Johnson

    1. lanaudoise dit :

      Tous des irresponsables. Et des pleutres.

  4. lanaudoise dit :

    Deux chansons de résistance de la Deuxième guerre mondiale.

    Le Chant des partisans. https://youtu.be/TkWL2NXD8oI
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chant_des_partisans
    Paroles de Maurice Druon (Les Rois maudits), futur Immortel.

    Et Bella Ciao:
    https://youtu.be/pNYU0RjFtzQ
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bella_ciao_(chant)?wprov=sfti1

  5. A toutes les fois que l’on entends que quelqu’un a triché ou tenté de triché… bizarement c’est tout le temps un ripous.

    Mais pas un seul cas venant des dems.
    *Oui il y a des cas isolé de fraude par des particulier, qui sont extremement rare, et très majoritairement par des ripous.

    Ou sont les preuves que les dems ont volé l’élection?
    Jusqu’à maintenant ce que l’on trouve c’est des ripous qui ont triché et/ou tenté de triché et qui ont perdu quand meme!

  6. Longueuillois dit :

    Je ne sais pas s’il s’agit de la chanson politique la plus marquante, mais Everybody Knows de Leonard Cohen, avec son pessimisme mélancolique, résume assurément le sentiment de plusieurs, particulièrement aujourd’hui. La chanson de Cohen qui m’a donné la plus grande émotion politique des dernières années, par contre, est Hallelujah, chantée par Rufus Wainwright le 7 novembre 2020 lorsque l’élection de Joe Biden a été confirmée (et partagée sur votre fil Twitter). Mention honorable aux nombreuses videos de gens dansant sur Georgia de Ray Charles, également lors de la dernière élection.

  7. Helene dit :

    Je viens de réécouter Amère América de Luc De Larochellière, 1988, encore à propos.

  8. dynopax dit :

    J’ai vu passé des extrait de N.W.A. (« F…k the police! ») et ça me rappelle qu’ils devraient aussi être considérés pour un choix de chanson politique. « Straight out of Compton » est tout simplement géniale mais oreilles sensibles s’abstenir. Le propos est dur, cru et décrit pratiquement une atmosphère d’assiégés au sein d’un ghetto perdu dans une Amérique blanche. Ça fesse mais c’est diablement efficace, comme Rage Against the Machine

  9. ralbol dit :

    Et les autochtones… le génocide à la base des Glorieux Us of A..?

    Cette chanson de Buffy Sainte-Marie dit tout.

    Dans sa voix on sent toute l’émotion qui lui noue la gorge.

    Des paroles qui fessent :

    Now that the pride of the sires receives charity
    Now that we’re harmless and safe behind laws
    Now that my life’s to be known as yourheritage
    Now that even the graves have been robbed
    Now that our own chosen way is a novelty
    Hands on our hearts we salute you your victory

    Chanté par une Cree de Saskatchewan.

  10. ralbol dit :

    Si on veut simplifier l’histoire des USA, on peut y aller comme suit:

    Les Européens ont débarqué en amérique , ont tué ceux qui étaient là, ont coupé les liens avec l’Europe, on importé de la main d’oeuvre gratuite sous forme d’esclaves, ont pillé la planète et sont devenus le peuple BLANC le plus riche de la planète.

    Mais faut pas raconter ça de cette façon.

    Faut faire des héros qui tuaient de l’Indien avec leurs fusils alors que ces derniers n’avaient que des arcs et des flèches, faut se péter les bretelles sur le fantastique développement économique bâti sur le dos ensanglanté d’esclaves travaillant gratos et sur l’exploitation des richesses de pays moins développés…

    Y’en a qui admirent les prédateurs…

    Sans doute pour ça que Trump fut nommé Président.

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