Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

À la fin d’une série d’échanges qui ont duré près de huit heures à Genève, les responsables russes ont affirmé avoir dit à leurs interlocuteurs américains que leur pays n’avait pas l’intention d’envahir l’Ukraine. « Il n’y a aucune raison de craindre un quelconque scénario d’escalade », a déclaré à la presse Sergueï Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, après la réunion, faisant fi des menaces de Vladimir Poutine et de la présence de quelque 100 000 soldats russes à la frontière ukrainienne.

Et d’ajouter : « Les pourparlers ont été difficiles, longs, très professionnels, profonds, concrets, sans tentative d’escamoter certaines arêtes vives. Nous avons eu le sentiment que la partie américaine a pris les propositions russes très au sérieux et les a étudiées en profondeur. »

Selon le compte-rendu du New York Times, Wendy Sherman, principale diplomate américaine sur place, a pourtant déclaré que les États-Unis ont repoussé sans ambages les propositions « vouées à l’échec » de la Russie, notamment ses demandes de ne pas admettre l’Ukraine dans l’OTAN et de mettre fin à la coopération de l’alliance avec l’Ukraine en matière de sécurité.

« Nous ne permettrons à personne de mettre fin à la politique de la porte ouverte de l’OTAN, qui a toujours été au cœur de l’alliance », a déclaré la vice-secrétaire d’État américaine lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes. « Nous ne renoncerons pas à la coopération bilatérale avec les États souverains qui souhaitent travailler avec les États-Unis. Et nous ne prendrons pas de décisions sur l’Ukraine sans l’Ukraine, sur l’Europe sans l’Europe, ou sur l’OTAN sans l’OTAN. »

Wendy Sherman a noté que les échanges avaient donné lieu à « une discussion, à une meilleure compréhension de l’autre et de ses priorités ». « Ce n’était pas ce que nous pouvions appeler une négociation », a-t-elle ajouté.

Son vis-à-vis russe a néanmoins déclaré que le ton des pourparlers « rend plus optimiste ».

Les deux parties ont notamment évoqué la possibilité de relancer le traité sur le contrôle des forces nucléaires à portée intermédiaire abandonné par Donald Trump au prétexte qu’il n’était pas respecté par la Russie. Elles poursuivront leurs pourparlers cette semaine.

(Photo Reuters)

43 réflexions sur “Ukraine : pas de quoi avoir peur, dit la Russie

  1. Haïku dit :

    « Sans principes communs, ce n’est pas la peine de discuter. »
    (Confucius)

    1. Le départ (l’abandon) des États-Unis de l’Afghanistan, en déroute la queue dans la fesse, a permis aux antagonistes «traditionnels» de l’Amérique, la Chine et la Russie, de froncer des sourcils et de s’interroger sur les velléités réelles des États-Unis de continuer à supporter l’Ukraine et Formose envers et contre tous. D’où leur intervention terrestre à la frontière de l’Ukraine et les tests répétés de violation de territoire maritime en mer de Chine pour éprouver le sérieux de leur appui auprès des gouvernements ukrainien de Volodymyr Zelensky et de Tsai Ing-wen à Taïwan.

  2. MarcB dit :

    « Non, non, nous n’envahirons pas l’Ukraine. Nous ne ferons que libérer des territoires historiquement Russes dans lesquels les Russophones sont opprimés. » – Responsable Russe typique

    Le gouvernement russe peut bien dire n’importe quoi, il faut se méfier des régimes autoritaires qui change la « vérité » selon leur bon vouloir. L’histoire de souvient de Chamberlain et Daladier en 1938 et de leur retour « triomphal » de Munich…

    « My good friends, this is the second time there has come back from Germany to Downing Street peace with honour. I believe it is peace for our time. We thank you from the bottom of our hearts. Now I recommend you go home, and sleep quietly in your beds. »
    – Neuville Chamberlain, 27 septembre 1938

    1. J’ai pensé a la mem chose!

      J’aime surtout le: On ne les envahiras pas, meme ne les accepté pas dans l’otan!

      Si il ne voudrais pas les envahir il n’en aurait rien a faire qu’il soit ou non dans l’otan (suaf la proximité de l’otan a leur frontiere.
      Et encore la, pourquoi ont il si peur qu’un pays fontalier fasse partie de l’otan?

      1. MarcB dit :

        La position russe est qu’ils craignent que l’Otan les envahisse. C’est pourquoi ils s’opposent à ce que des militaires de l’Otan soient à leur frontière.

        C’est farfelu comme position. Oui il y a des ressources naturelles en Russie, mais c’est bien moins couteux de les acheter que de déclencher une guerre contre la Russie. Et d’ailleurs, il y a ce fameux proverbe « never fight a land war in Asia »; tant Napoléon que Hitler n’ont pas réussi avec des gouvernements hyper-millitarisés, il n’y a pas grand chance que l’Otan réussirait.

      2. yolandgingras dit :

        C’est que l’OTAN à pour devoir de défendre ses membres. Si la Russie attaque l’Ukraine maintenant, alors qu’elle ne fait pas partie de l’OTAN c’est un moindre mal car l’OTAN ne devrait pas automatiquement intervenir militairement en Ukraine.

    2. Louise dit :

      J’ai l’impression que Poutine a placé les soldats russes à la frontière de l’Ukraine pour essayer un coup de force qui lui permet de voir la réaction des États-Unis.
      La réponse de Biden a été plus ferme qu’il s’y attendait.

      Le refus catégorique de ce dernier de la demande russe à l’effet de ne pas admettre l’Ukraine dans l’Otan a sans doute été une douche froide.
      De plus, Les menaces de sanctions économiques risquent de faire très mal à la Russie qui est loin d’être une puissance économique capable de tenir tête au géant américain.

      Ces rencontres où les américains gardent le haut du pavé rendent plus crédibles les déclarations des responsables russes: « Il n’y a aucune raison de craindre un quelconque scénario d’escalade »

      1. Kelvinator dit :

        La manière dont les russes se donne un beau jeu dans les « négociation » démontre que c’est aussi une opération de séduction pour donner une meilleure image de Putin en Russie et redorer l’armée russe.

        Le Kazakhstan draine aussi des ressources militaires au mauvais moment.

    3. J’ai constaté ce parallèle avec les prétentions de Hitler. Protéger les Allemands des Sudètes pour obtenir du territoire, puis faire croire à une agression polonaise sur des Allemands pour occuper la Pologne.
      On pourrait s’attendre que tous ces Russes à la frontière n’attendent qu’une échauffourée avec les Ukrainiens pour avoir un prétexte de passer à l’action et de se faire passer pour les victimes d’une agression.

      1. Kelvinator dit :

        C’est ce qui a été fait en Crimée et Dunbas, des fausses victimes de fascisme. C’est quand même une propagande russe efficace qui réussissent à convaincre une partie des occidentaux.

    4. chrstianb dit :

      Le parallèle est un parallèle, dans le sens que c’est deux lignes que ne se croisent pas.
      En 38, le européens, surtout les français ne se faisaient pas d’illusion. Daladier savait que l’armée française n’était pas prête au conflit. Dès 1936, en tant que ministre de la Guerre, il a nationalisé l’industrie de l’armement en vue d’un conflit avec l’Allemagne. En 1940, la seule différence entre les Allemands et les Français était la supériorité aérienne des Allemands. Sur le terrain, l’armée allemande a eu autant de perte de l’armée française.
      La débâcle de 1940 tient plus a des problèmes de communication (matériel radio déficient), logistiques et politiques.
      https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2005-3-page-87.htmarticle

      1. MarcB dit :

        Quoique dans « The Rise and Fall of the Third Reich », je me souviens que William Shirer mentionnait, chiffre à l’appui, que si les français avait attaqué l’Allemagne dès qu’ils aient franchi le Rhin (1936?), les allemands n’auraient pas pu résister.

        Le débâcle de 1940 est aussi causé par des tactiques déficientes des alliés qui s’étaient installés pour une guerre de tranchées comme en 14-18, alors que les Allemands ont plutôt opté pour guerre éclair (blitzkrieg).

      2. Kelvinator dit :

        @MarcB
        J’apporterai quelque nuances, l’erreur n’est pas nécessairement d’avoir anticipé une guerre de tranchée, mais surtout de penser que la forêt des Ardennes étaient infranchissable par des véhicules lourds. De Gaulle avait pourtant élaboré des tactiques mobiles utilisant les chars dans les années 30 qui auraient pu mieux combattre le blitzkrieg allemand, mais l’élite militaire expérimenté durant la grande guerre était moins intéressé. Imaginez les français brisant les faibles lignes logistiquement des panzers enfoncé dans le territoire, à leur moment le plus vulnérable, avec le même genre de tactique mobile!

      3. Benton Fraser dit :

        Les français n’avaient finalement rien appris de la Grande Guerre, si ce n’est que fixer l’ennemi était la meilleur des stratégies. (Ligne Maginot)
        Les allemands par contre ont beaucoup appris de la défaite et la mobilité étant leur planche de salut.

        Le passage par les Ardennes que Guderian avait proposé à l’état majeur allemand avait été refusé, n’y croyant pas cela possible. L’état majeur préconisait de passer par la Belgique…. comme dans la Grande Guerre. Malheureusement pour eux, un avion s’écrasa derrière les lignes ennemis avec le plan complet d’invasion par la Belgique, ce qui a mis Hitler en furie qui demanda de proposer un autre plan. Guderian soumis alors de nouveau son plan d’invasion par les Ardennes, qu’Hitler imposa à l’état majeur allemand.

        Finalement cette incident malheureux de l’écrasement d’avion ce révéla heureux pour Hitler! (et Guderian)

  3. Igreck dit :

    Ce que les Sbires rustres allaient vérifier à Genève c’est jusqu’à quel point le « roulement de mécaniques » de leur Putin de président avaient impressionné les États-uniens ⁉️ Résultat : Pssst 😬

    1. Igreck dit :

      Si Poutine n’était pas un dictateur, il y a fort à parier qu’il n’aurait pas soutenu autant des dictatures et qu’il n’aurait pas dressé contre lui plusieurs des anciens pays satellites de l’URSS. Au contraire, une Russie démocratique serait probablement parvenue à retisser des liens amicaux avec tous les pays d’Europe de l’Est et avec l’Ukraine. Comme la France et l’Allemagne sont parvenues à se réconcilier. Or, la population ukrainienne construit une démocratie. Une démocratie qui face à la dictature russe constitue une vitrine gênante des avantages de la démocratie. Dans les circonstances, Poutine a intérêt à déstabiliser l’Ukraine.

      https://www.journaldemontreal.com/2022/01/10/le-probleme-poutine

  4. Igreck dit :

    C’est lundi mais rions un peu…
    Approvisionnement: Quand on est dans la 💩❗️
    https://www.journaldemontreal.com/2022/01/09/les-militaires-norvegiens-pries-de-laisser-leurs-sous-vetements-a-leurs-successeurs-1

    1. Haïku dit :

      Igreck
      Rigolo à souhait ! 😂

    2. MarcB dit :

      C’est peut-être moi qui est « princesse », mais être appelé à faire mon service millitaire en Norvège, j’apporterais mes propres sous-vêtements, plutôt que de prendre des usagés….

    3. Madalton dit :

      Tant qu’ils ne fournissent pas des brosses à dents usagées.🤢

    4. Benton Fraser dit :

      On parle d’un pays moins populeux que le Québec qui a un surplus monétaire de plus 1000 milliards là!

      1. Igreck dit :

        Pays « Scrooge » (de Charles Dickens)

  5. bloganon dit :

    … quelque 100 000 soldats russes à la frontière ukrainienne… Ça dit tout.
    ———————
    « Et nous ne prendrons pas de décisions sur l’Ukraine sans l’Ukraine, sur l’Europe sans l’Europe, ou sur l’OTAN sans l’OTAN. » Et sur la Russie sans la Russie? Tant qu’à être dans la répétition.

    1. À ceci près que pour le moment l’Ukraine ne participe pas à la discussion. Il n’y a que la Russie, les ÉU et l’OTAN,

      1. Toile dit :

        Tiens, tiens ca me fait penser aux arrangements faits avec les Talibans sans le gouvernement afghan. Une histoire qui se répète ?

      2. Toile dit :

        De fait, Moscou a expressément exclu les européens sur la nouvelle architecture de sécurité en Europe, architecture qui ressemble assez bien à la zone d’influence russe du temps de l’URSS.

  6. Bidulen dit :

    Il faut croire à tout ce que les Russes disent. La CIA démocrate trump tout le monde. Je le sais parce que Trompe l’a dit.

  7. _renaud dit :

    Les Américains peuvent bien jouer les gros bras et faire des menaces, ils ne se sont pas encore remis de la tentative d’insurrection d’une bande de rednecks avec a leur tête un chaman déguisé en bison.

  8. sousmarin dit :

    Si vous demandez l’heure à un sbire de poutinette, il ne vous donnera pas la bonne.
    Pourquoi me direz-vous ?
    Parce que c’est dans sa nature, comme le scorpion de la fable.

    Le but de poutinette, c’est le chaos partout afin que la Russie apparaisse comme un havre de sécurité, il a bien réussi aux EU en leur envoyant son laquais trumpette qui ne serait même pas capable de situer son trou du cul mais qui connaît sa bille en chaos.

  9. les deux côtés respectent rarement leur propre parole….

    ce qu’on entend dans cette description différente selon l’interlocuteur est que des 2 côtés, on se dessine un leadership pour ses concitoyens…

    Poutine a testé et devra trouver une façon élégante, avec l’aide des USA,pour se retirer sans donner l’impression de perdre quelque chose… et ce sera exactement la même chose du côté USA….

    chacun profitera de cette « escalade » pour se retrousser les épaules face à ses citoyens….

    Faudra voir si l »entente qui les contentera changera quelque chose de significatif pour l’Ukraine…. et sur ce point, on ne gagera pas sa chemise…

    on assiste à ce classique ballet géopolitique des années 80….

    j’imagine que la ratification du traité sur le contrôle des forces nucléaires à portée intermédiaire pourrait servir les 2 Chefs d’état à se bomber le torse….

  10. Toile dit :

    L’Otan était devenu assez moribond voir en mort cérébrale.

    Je ne suis pas abonné au journal Le monde mais voici un article qui explique en quoi Vlad a contribué à son électrochoc. Une chance que c’est Biden sinon avec la bête…ouf.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/10/comment-vladimir-poutine-a-ressuscite-l-otan_6108836_3232.html

  11. Gilles Morissette dit :

    Ryabkov a autant de crédibilité que les témoins les plus tarés qu’on a pu entendre lors de la Commission Charbonneau.

    Personne sauf LA CHOSE et ses sbires, n’est assez naïf pour croire les belles paroles mielleuses de ce sale type.

    On assiste ici à une vaste pièce de théâtre où chacun joue un rôle de façon à bien paraître.

    Les Russes et les Américains vont essayer de trouver une solution afin de sauvegarder leur honneur tout en donnant l’impression de ne pas avoir perdu la face.

    La suite au prochain numéro !!

  12. Francois dit :

    La Russie n’a pas le gout que des ogives soient positionnées à 450 km de Moscou. Les Américains ne peuvent pas se mettre à la place des autres. Ils n’ont aucune empathie, sauf pour ceux qui votent du bon côté lors de leurs élections. Ils ne pourraient même pas comprendre même si ont essayait de leur rappelé l’histoire de la crise des missiles de Cuba!!

    1. Kelvinator dit :

      Moscou ne s’oppose pas à l’emplacement d’arme offensive, mais d’armes défensives qui pourrait contré ses propres armes offensives.
      La comparaison avec Cuba ne tient pas la route. On ne parle pas de créer en secret un arsenal offensif à proximité.

  13. POLITICON dit :

    Et la Crimée dans tout ca? Poutine aura remporté son pari, celui de garder la Crimée et maintenir son armée en place. Qu’en à envahir l’Ukraine, il attendra que les É.-U. rapatrie ses troupes avant d’aller de l’avant dans la phase no. 2. Ce n’est pas demain la veille que Poutine perdra un bras de fer avec l’OTAN ou les States, il est beaucoup trop habile et brillant pour ca.

    1. Kelvinator dit :

      Remporté son pari?
      Les USA n’interviendront pas militairement, alors impossible de délogé Putin sans son consentement, mais quel fut l’impact depuis 2014?
      Une économie russe moribonde. Une méfiance de la population envers l’État reflété par le faible taux de vaccination. La montée de l’opposition et sa répression souvent contre-productive. Isolement international certain. Difficulté à créer de nouveaux liens commerciaux. Beaucoup d’oligarques en difficultés. La situation actuelle renforce encore plus son isolement.

      Ça dépend du point de vue. Je vois mal ce qu’il a gagné depuis, sauf le port de Sebastopol en Mer Noire, qu’il avaient déjà.

  14. Francois dit :

    Le but des Etats-Unis est également de sanctionner le pipeline russe Nord Stream 2 qui devrait alimenter l’Europe. Ils ont tout essayé pour bloquer ce projet et l’Ukraine joue également dans la même équipe. Historiquement, la Russie exportait du gaz vers l’Europe via l’Ukraine. Ils croyaient avoir besoin d’une ligne directe parce que l’Ukraine a une importante dette gazière impayée, et les entreprises russes se sont dites préoccupées par le fait que le transport maritime de cette façon encouragerait les entreprises ukrainiennes à essayer de siphonner une partie de ce gaz. Les responsables allemands soutiennent le pipeline et mettent en garde les États-Unis contre leur implication.

  15. NStrider dit :

    P’tit rappel historique pour bien saisir la situation actuelle.
    L’Accident nucléaire de Tchernobyl entraîne la politique de la Glasnost et dans sa foulée apparaît la pérestroïka parce que l’URSS est après s’étouffer à dans sa lutte économique et militaire avec les États-Unis et le monde « libre ».
    Pour rassurer Gorbatchev tous les chefs d’états et diplomates répètent en 1990 lors de multiples rencontres que l’OTAN ne s’étendra pas d’un pouce vers l’est( not an inch eastward -Baker)

    Aujourd’hui on assiste à élargissement de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à des pays qui étaient soit des alliés de Moscou dans le Pacte de Varsovie, soit une partie de l’Union soviétique elle-même. Pendant la guerre froide, Leningrad était à environ douze cents milles du bord de l’OTAN ; maintenant Saint-Pétersbourg, elle est à peine à cent milles grâce à l’adhésion de l’Estonie. Les responsables russes actuels insistent sur le fait que les États-Unis, en permettant et en soutenant cette expansion, ont rompu les promesses faites à l’époque La présidence de HW Bush et l’unification allemande, à la fin de l’Union soviétique.

    Quand on regarde les actions de « Vlad l’envahisseur »et ses promesses pacifiques, promesses auxquelles je ne prête que peu de foi, il faut quand même comprendre qu’il a une très bonne excuse d’être, comme Montembeault qui vient de s’en faire mettre un autre dedans, en ost* * de Tab**** .

    1. M.Rustik dit :

      Les russes ont aussi violé les traités sur les EW (electronic warfare)… et j’ai finalement trouvé un article qui parle de cette « supposée » utilisation en Ukraine!!!
      https://georgetownsecuritystudiesreview.org/2019/06/26/the-russian-edge-in-electronic-warfare/

    2. Kelvinator dit :

      Basé sur un traité vieux de 30 ans, il faudrait laissé la Russie opprimé ses anciennes républiques soviétiques sous prétexte de sauver le sentiment de sécurité russe?

      Dans la mesure ou l’OTAN est un organisation de défense, qui n’a jamais envahi ou eu l’intention d’envahir la Russie, la colère de Putin est l’action d’un drama queen pour s’attirer la sympathie. Des larmes de crocodiles qui fonctionne quand même!

  16. ghislain1957 dit :

    Je me fie autant à la Russie de Putin, qu’à la Chine de Xi Jinping ou aux zétats-zunis de tRump.

  17. M.Rustik dit :

    La situation de l’Ukraine et des régions pro-russes! Pas facile. L’OTAN ne veut pas y toucher avec une pole de 20 pieds. L’Europe aussi reste assez frisquet avec simplement des missions de l’OSCE. Comme par exemple (trouvables sur internet) qui parle de drones qui survolaient le Donetsk (https://www.dw.com/en/osce-drone-shot-down-while-spotting-russian-surface-to-air-missile-in-ukraine/a-46125199)… c’est tout ce que j’ai trouvé sur internet, alors c’est tout ce que je partage sur cela 😉

    Mais entre vous et moi, connaissez-vous beaucoup de fabriquant (et/ou opérateur) de drones (on parle ici de drone quasi-militaire, pas celui acheté sur Canadian Tire.. regardez la photo au lien cité) qui ne soit pas dans l’OTAN et prêt à aider l’Ukraine et à se mettre la Russie à dos? L’article cité parle de la condamnation par la France des « pro-russes » ou russe pour avoir détruit le drone… mais ne parle pas du fabriquant, ni de l’opérateur… étaient-ce des membres de l’OTAN? Si je suis russe et que je vois un drone d’observation ou ont participé des membres de l’OTAN, à 2500 mètres de ma frontière… j’y vois aussi un peu l’OTAN… et je masse une réponse armée de l’autre côté en disant que je vais protéger les pro-russes ou simplement que je fais des manoeuvres. Tandis que pour l’Ukraine tu ne peux pas ne pas surveiller cette zone… un véritable baril de poudre.

    Maintenant de l’autre côté, qui arme ces pro-russes avec des lance-missile capable de détruire un drone? (c’est 100K$ par missile anti-aérien… je doute que les fermiers du Donetsk possèdent ces moyens financiers).

    Un baril de poudre (je sais je me répèete)… une situation tendue dont on ne parle pas beaucoup.

    Et pour la masquarade démocratique d’aujourd’hui, je rejoins Gilles Morissette: « Belle pièce de théâtre diplômatique ». J’espère sincèrement que tous ces gens, politiciens, pro-russes, pro-ukraines, fermiers neutres… arriveront à trouver une solution pacifique en bout de compte.

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