Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

« Nous avons passé beaucoup de temps au G7, au G20 et à la COP26. Et je crois que nous pensons tous deux que nous sommes à notre meilleur lorsque les possibilités, l’équité et la justice coïncident. Et ce sont les valeurs fondamentales des Canadiens et des États-Unis. C’est donc l’une des relations les plus faciles que vous puissiez avoir en tant que président américain et l’une des meilleures. »

Joe Biden, président des États-Unis, saluant jeudi la relation canado-américaine en présence de Justin Trudeau d’une façon qui en disait peut-être plus long qu’il ne le souhaitait, compte tenu des vives inquiétudes de son visiteur concernant le protectionnisme américain, notamment dans le secteur automobile.

(Photo AP)

34 réflexions sur “La citation du jour

  1. Loufaf dit :

    En effet, des paroles de politicien!
    Si les zétats sont capables de poignarder la France, ils sont bien capables de poignarder le Canada.
    Trudeau a raison de s’ inquiéter.

    1. AB road dit :

      Par contre, préfériez-vous les ”paroles de politicien” du Président Américain précédent ????

  2. Haïku dit :

    « Aimez votre voisin mais ne supprimez pas votre clôture. »
    (Anonyme)

  3. Madalton dit :

    Il faut dire que le Canada ne montre jamais les dents. On est docile comme disait Geneviève Guilbault. Ce n’est pas avec Trudeau que ça va changer.

    1. Bizzarement, c’est encore pire avec le Conservateur.

      Harper était prêt a signer n’importe quel entente avec le US et acheter n’importe quel produit militaire americain meme si ca répondait pas a nos besoin et budget (avion de chasse entre autre)

    2. constella1 dit :

      Ils sont très actifs à l’arrière plan(Canada)
      Il ne faut pas penser que le discours public de Trudeau est le reflet d’une inaction
      La veille
      Ils ont passé une journée au congrès à se faire entendre et expliquer les raisons qui font que notre position ds ce dossier sur l’automobile avantage autant les américains que nous
      C’est un éternel recommencement avé les States
      Il faudra toujours refaire le même cirque
      Il sait très bien ce qu’il fait
      Il ne sert à rien de décrier une situation et avoir pour effet de rempirer la situation et agrandir l’écart d’une entente souhaitée
      Les experts s’entendent tous pour dire qu’il a agit et dit ce qu’il fallait hier
      On appelle ça de la diplomatie adaptée aux circonstances
      Biden lui n’a pas assisté au point de presse final
      C’est que le monsieur a d’autres chats à fouetter
      Ça c’est inélégant et rare car habituellement les dirigeants se présentent ensemble
      M Trudeau à été très digne clair ds ses explications à toutes les questions des journalistes

      La délégation a travaillé ds l’ombre et continuera à le faire on verra bien ce que ça donnera
      Ceux qui disent que ce n’est qu’une parure ne connaissent rien aux différents mécanismes adoptés pour agir ds ces litiges mais sans pour autant s’agiter ds tous les sens inutilement

      Les contacts ,les discussions à micro ferné,les liens qui se crée à l’arrière plan sont plus productifs que des menaces publics
      C’est aussi ce qui s’est passé avec le contrat de libre échange
      Parlez en a madame Freeland
      Elle qui fait encore des cauchemars et se t’éveillèrent la nuit à ce sujet
      Elle se dit Et c’est reparti pour un autre combat avec nos voisins
      Car il s’agit bien ici non pas d’amis mais de voisins
      Nous ne sommes pas des amis quoiqu’en dise Biden
      Protectionisme a l’appui et americain first

      1. constella1 dit :

        Correction
        Réveille la nuit

      2. P Lacerte dit :

        Bien dit!! Tout à fait d’accord… inutile de faire de l’esclandre publiquement et de déchainer les passions chez les américains… l’approche du gouv Trudeau est clairement plus efficace… on l’a vu avec la renégociation de l’accord de libre échange…

        Trump qui pensait pouvoir tout changer, n’a pas gagné grand chose au final….

  4. « C’est une relation facile, j’ai le gros bout du bâton. »

  5. Guy LB dit :

    Toujours aussi habile, ce bon président américain,
    à pelleter les nuages et à manipuler tant les phrases creuses que le premier ministre vaporeux du petit pays d’à côté. Biden devrait se garder une petite gêne…

    1. constella1 dit :

      Guy B
      Vs avez absolument raison
      Comme je le disais un peu plus haut
      Dire ce qu’il dit et en même temps se pousser lors du point de presse à la fin c’est ordinaire dirons -nous
      Ce sont des voisins du sud avec qui il faut toujours trouver des terrains d’entente et non des amis point à la ligne

  6. jeanfrancoiscouture dit :

    Un peu de musique avec ça? Bon weekend tout le monde.

    1. Haïku dit :

      C’est très sympa ! 🎵👍

  7. Mona dit :

    …  » Possibilités, équité, justice « …
    Aï !
    En réponse, un magnifique billet de Eva Joly, avocate, ancienne députée européen…

    Urgence climatique, égoïsme vaccinal, aveuglement fiscal : la lutte contre les inégalités est la seule issue.

    L’année 2021 restera peut-être dans les mémoires comme celle où les grandes puissances ont démontré leur incapacité à assumer leurs responsabilités pour éviter au monde de sombrer dans l’abîme.
    Je pense bien sûr à la conclusion décevante de la 26ème conférence des Nations unies sur le climat (COP26). Champions des émissions de gaz à effet de serre sur lesquelles ils ont fondé leur développement, les pays industrialisés ont réaffirmé à Glasgow leur refus d’honorer cette dette climatique, comme si le réchauffement n’était pas devenu une question existentielle.
    Je fais aussi référence à la calamiteuse gestion de la pandémie de la Covid-19. Les pays riches ont monopolisé et thésaurisé les vaccins, avant de s’enfermer dans des débats surréalistes sur les troisièmes doses ou les mérites comparés de tel ou tel vaccin. Cette stratégie sème la mort et freine la reprise économique dans les pays privés de vaccins, tout en en faisant de fabuleux terrains de jeu pour la prolifération de variants plus contagieux, plus mortels et plus résistants qui se moquent des frontières.  
    Enfin, je veux aussi parler d’un autre accord imposé par les capitales du Nord, en apparence plus technique, et qui symbolise tout autant leur égoïsme et leur aveuglement : celui sur la taxation des multinationales. Conclu en octobre, c’est un chantier gigantesque, la première réforme du système fiscal international né dans les années 1920, totalement caduc dans une économie mondialisée. Grâce à ses failles, les multinationales font perdre quelque 312 milliards de dollars de recettes fiscales aux Etats chaque année, selon l’« Etat des lieux de la Justice fiscale en 2021 » tout juste publié par Tax Justice Network, l’Alliance mondiale pour la justice fiscale et l’Internationale des services publics.
    Si l’on y ajoute l’évasion fiscale des ultra-riches dans les paradis fiscaux, on parvient à une perte totale de 483 milliards. De quoi, rappelle le rapport, couvrir plus de trois fois le coût d’un schéma vaccinal complet contre la Covid-19 pour l’ensemble de la population mondiale.
    Dans l’absolu, ce sont les pays riches qui perdent le plus de ressources fiscales. Mais ce manque à gagner pèse plus dans les comptes des moins favorisés : il représente 10 % du budget annuel de la santé dans les pays industrialisés, contre 48% dans les pays en développement. Et qu’on ne s’y trompe pas, les responsables de ce pillage ne sont pas les îles tropicales bordées de palmiers. Ils se trouvent en majorité en Europe, et tout d’abord au Royaume-Uni, qui, avec son réseau de territoires d’outre-mer et de « dépendances de la Couronne », est à l’origine de 39 % des pertes mondiales.
    Dans ce contexte, l’accord signé en octobre est une occasion manquée.
    Les pays riches, convaincus qu’obtempérer aux exigences de leurs multinationales était la meilleure façon de servir l’intérêt national, sont à l’origine de l’adoption d’un impôt mondial minimum sur les entreprises d’à peine 15%. L’objectif, en théorie, est d’en finir avec la dévastatrice concurrence fiscale que se mènent les États. Les multinationales n’auraient plus intérêt à déclarer leurs bénéfices dans des paradis fiscaux puisqu’elles devraient s’acquitter du différentiel avec l’impôt minimum mondial.
    En réalité, à 15%, le taux est tellement bas qu’une réforme qui visait à contraindre les multinationales à payer leur juste part d’impôts risque d’avoir l’effet contraire, en contraignant les pays en développement, où les niveaux d’imposition sont plus élevés, à les rabaisser pour s’aligner sur le reste du monde, provoquant une nouvelle chute de leurs recettes. Ce n’est pas un hasard si l’Irlande, paradis fiscal européen par excellence, s’est gracieusement pliée à cette nouvelle réglementation.
    La fiscalité, c’est l’expression même de la solidarité. Dans ce cas précis, de l’absence de solidarité.
    Un impôt mondial de 15% sur les bénéfices des multinationales ne générera que 150 milliards de dollars, qui, selon les critères de distribution adoptés, iront en priorité aux pays riches. Si l’ambition avait prévalu, avec un taux de 21% par exemple, on aurait obtenu une hausse des recettes fiscales de 250 milliards de dollars. Elles auraient bondi de 500 milliards de dollars avec un taux de 25%,  que préconisait l’ICRICT, la Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des entreprises, dont je fais partie auprès d’économistes comme, entre autres, Joseph Stiglitz, Thomas Piketty, Gabriel Zucman, Jayati Ghosh et José Antonio Ocampo.
    Faire payer aux multinationales leur juste part d’impôt, lutter contre le changement climatique, le Covid-19 et les pandémies à venir : en réalité, tout est lié.
    Alors que les infections s’envolent de nouveau avec l’arrivée de l’hiver dans l’hémisphère Nord, l’effet boomerang de l’égoïsme vaccinal n’est plus à démontrer. Quant à la question climatique, on sait grâce à une récente étude du Laboratoire sur les inégalités mondiales que la carte de la pollution par le carbone se confond parfaitement avec celle des disparités économiques. Les 10% les plus riches de la population mondiale émettent près de 48% des émissions mondiales – les 1% les plus riches en produisant 17% du total ! –  tandis que la moitié la plus pauvre de la population mondiale n’est responsable que de 12%.
    Cet écart est manifeste entre les pays, mais aussi en leur sein. Aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne ou en France, les niveaux d’émissions de la moitié la plus pauvre de la population s’approchent déjà des objectifs fixés par habitant pour 2030. Si nous échouons à honorer nos engagements, c’est à cause d’une poignée de plus riches, les mêmes qui ne payent pas leurs impôts. Il est temps que nos élites prennent conscience que lutter contre les inégalités sur tous les fronts, sanitaire, climatique et fiscal est notre seule issue.
    C’est la seule façon de sauver l’humanité et il ne s’agit plus d’une hyperbole « .

    Eva Joly est avocate, membre de la Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des entreprises (ICRICT) et ex-députée au Parlement Européen, où elle était vice-présidente de la Commission d’enquête sur le blanchiment d’argent, l’évasion et la fraude fiscales.
     

    1. danielm dit :

      Merci pour cette contribution très éclairante. Bien d’accord pour affirmer que la fiscalité d’une nation est l’un des meilleurs indicateurs de son niveau de recherche d’équité économique et de justice sociale entre ses concitoyens. Le diagnostic actuel est tout simplement impitoyable et cible tout particulièrement les grands nantis de cette planète qui dénient toute responsabilité vis-à-vis de celles et de ceux qui les ont et les enrichissent précisément. Ils sont tout simplement amoraux et, bien sûr, vains (i.e. inutiles, improductifs) comme les élois de H.G.Wells.

    2. M.Rustik dit :

      Merci pour le texte Mona. Mais d’un autre côté, c’est un peu déprimant de voir l’Humanité tourner en rond…

      1. Mona dit :

        @M. Rustik, oui et j’ai hésité ne voulant plomber le moral aux membres du blogue.
        En même temps Eva Joly est une vaillante et au moment de l’affaire Elf, elle a mis un certain nombre d' »intouchables » derrière les barreaux.
        … On ne va pas lâcher prise 😊

  8. NStrider dit :

    Facile comme dans la vieille expression « une fille facile » ?

  9. Madalton dit :

    HS, les représentants du Congrès ont voté à 220-213 pour le plan de 2000 G$ de Joe Biden sur le climat et la santé. Le tout est maintenant entre les mains de Manchin et Sinema…

    1. Haïku dit :

      Madalton
      « Le tout est maintenant entre les mains de Manchin et Sinema »
      ——-
      Uh oh !!!

      1. Mona dit :

        @Haiku 👌 et de l’autre côté dans la branche dite de gauche !

  10. danielm dit :

    Joe Biden et son exécutif est un gouvernement en voie d’être neutralisé presque complètement. Le Canada n’y peut rien sinon tenter de se prémunir contre une incertitude latente de toute la politique des États-Unis. Déjà il faut prévoir le retour de l’improvisation ignorante au sommet de l’édifice politique des USA et s’attendre au renforcement du Far West corporatif des grandes entreprises capitalistes actuelles.

  11. Louise dit :

     » Nous sommes à notre meilleur lorsque les possibilités, l’équité et la justice coïncident. »

    Qu’est-ce que ça veut dire dans le concret une belle phrase comme ça ?

    Officiellement Biden ne peut pas dire qu’il va faire la part belle au Canada pour ne pas indisposer les américains mais dans les coulisses, je suis à peu près certaine que la collaboration va continuer parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Nos économies sont trop imbriquées et je ne pense pas que les hommes d’affaires vont changer leurs pratiques pour plaire à un parti politique ou à un autre.
    Il y aura quelques ajustements sans plus. Business is usual.

  12. Guy LB dit :

    Les raisons de s’inquiéter s’accumulent
    ces jours-ci, Et le possible « retour de l’improvisation ignorante » (merci danielm 👌) n’est pas pour nous rassurer.

    Existe-t-il un vaccin contre la bêtise ? Vite, qu’on l’expédie aux USA. Ils n’ont peut-être pas les moyens de se le payer, mais ils en ont un besoin urgent et, en plus, ils n’ont pas peur des déficits. Alors… ?

    1. gl000001 dit :

      Nous ne sommes pas immunisés. Personne. Même pas au Québec. J’en sais quelque chose. On s’en reparlera plus tard 🙂

  13. parfoislucide dit :

    À mon avis, le Canada a deux raisons de se réjouir et d’être inquiet et ce sont les mêmes: nous avons des minéraux stratégiques (ex terres rares) et de l’eau. Deux composantes que les Américains ont besoin. Ou bien ils se montrent accommodant pour les obtenir ou rapaces pour les avoir coûte que coûte.

    1. Le Champ dit :

      Tout a fait d’accord avec ce réalisme. De penser que notre niveau d’influence est autre que minime est assez naif ( comme Justin et ses tinamis).De toutes facons faut se préparer a pire avec le retour de Trump…

      Apres les mi-mandats on aura une bonne idée de ce qui nous attend. Et si jamais Ti-Joe a de la misere avec sa convalescense , Oh boy ca va etre le bordel!!!!

  14. constella1 dit :

    Ses tinamis comme vs dites en travaillent un coup
    À vous lire nous sommes des insignifiants qui ne savent pas conjuguer avec ces puissants de ce monde
    Parlez en a mme Freeland qui a travaillé comme une malade pour leur arracher une entente même si très imparfaite mais une entente tout de même
    Et ils ont appris grâce justement au temps du règne du gros malade mental dysfonctionnel ( selon les experts)et qui risque de revenir ,comment jouer à leur propre jeu et avec leurs règles préférées soit la menace
    Il semble que ce soit de cette façon que l’on est arrivé à certaines ententes d’ailleurs durant son règne
    Négocier avec eux est un travail de tous les instants sans jamais baisser la garde

  15. Madalton dit :

    Rittenhouse est acquitté. Une joke.

  16. constella1 dit :

    En effet acquitté des cinq chefs d’accusation
    Alors bienvenue aux futurs tueurs de masse en série
    Un précédent qui aura des conséquences dramatique fort probablement

    1. ctbourgeois dit :

      L’injustice de la justice de droite appliquée sans gêne par un juge partial…il a dirigé les jurés pour que le verdict soit la non culpabilité…il doit se péter les bretelles !

  17. Mona dit :

    @constella1 👏 je viens de voir les articles : je n’arrivais pas à y croire et franchement je ne pensais pas qu’ils oseraient. Sidération du côté du lac.

  18. Philippulus dit :

    Pas sortie de l’auberge ces américains!

  19. sousmarin dit :

    Où sont les couteaux ?
    Ah oui, dans le dos !

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