Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

En lançant la troisième et dernière campagne de financement de ce blogue en 2020, je vous ai invités à partager tout au long de la semaine ce qui vous attire encore, ce qui vous a attiré jadis dans ce pays qui a mis à rude épreuve notre affection au cours des quatre dernières années, celui de Donald Trump. Certains d’entre vous ont déjà répondu à l’appel. Pour briser la glace, je vous présente le témoignage de Jacquelino :

«À l’été 1981, je suis parti sur le pouce pendant deux mois pour me rendre en Californie où j’avais une lointaine parenté. C’était fréquent à l’époque de partir ainsi mais beaucoup moins maintenant car on était moins au courant des dangers de voyager de cette façon aux États-unis. Je profitais aussi du courant de sympathie suite à la libération des otages américains en Iran par les Canadiens. J’arborais fièrement un chandail avec une immense feuille d’érable rouge et je n’avais pas à attendre très longtemps pour me faire embarquer par des camionneurs américains trop contents de nous remercier et de piquer une jasette, même si mon anglais était à l’époque très limité.

«J’ai été particulièrement chanceux de tomber sur un monsieur absolument adorable qui demeurait à Greely, au Colorado, et j’ai compté sur sa gentillesse pour l’hébergement et le transport jusqu’en Californie. C’était un vétéran de la guerre du Vietnam avec une cicatrice affreuse sur le corps. Il avait été doublement meurtri par la mort accidentelle de sa femme et de sa fille, et sa vie avait une pris une tournure tragique à partir de moment-là. Je n’ai connu durant mon périple que des gens affables, humains, avec des histoires qui marquent l’esprit pour la vie.»

Qui prendra le relais de Jacquelino?

P.S. : Merci de tout coeur à ceux et celles qui ont déjà contribué à cette campagne lancée ce matin. Et merci aux autres qui les imiteront d’ici la fin de la soirée ou de la semaine!

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55 réflexions sur “L’Amérique que nous aimons

  1. Marc-André dit :

    Bonjour M. Hétu. J’aimerais donner un peu, mais je n’aime pas que PayPal exige d’avoir mon numéro de téléphone. Une adresse courriel, je peux toujours en créer, mais un numéro, je n’en ai qu’un. Y a-t-il un moyen de « bypasser » ça? Merci.

    1. Pierre Kiroule dit :

      Vous pouvez toujours acheter une carte de crédit prépayée (en vente partout) et l’utiliser pour faire votre contribution. Vous resterez ainsi anonyme.

  2. _cameleon_ dit :

    HS Ze best of ze best !

    Voilà cette amérique que j’aime ! ♫♥♪

    Pat Metheny – Have You Heard

    https://www.youtube.com/watch?v=L2QcTmQU9qM&list=PL0CE74DB5FAD8260B&index=37

    Pour ce qui est de la campagne … je n’avais que de l’argent liquide.Je l’ai mis au congélateur, ça ne devrais pas tarder.

    1. ProMap dit :

      On que vous me faites plaie la.

      1. ProMap dit :

        Plaisir là.

    2. constella1 dit :

      Cameleon
      Hahahaha
      Excellente 👌

    3. _cameleon_ dit :

      @ProMap

      Joni Mitchell Jaco Pastorius – The Dry Cleaner From DesMoines

      1. Haïku dit :

        @_cameleon_
        Ouch ! ‘You have killed’.
        —-
        Un ‘double header’ tel que Pat Metheny suivi de Joni Mitchell/Jaco Pastorius. 👍🎵
        Grand merci !!!

  3. _cameleon_ dit :

    Voilà, le caméléon a pondu un œuf !

  4. Alexander dit :

    Trump, de par son attitude exécrable, a enlevé toute décence à sa fonction, et à son pays par extension.

    Personne ne respecte Trump de par le monde. On le craint, on s’en moque, mais personne ne s’en inspire, sauf par pur intérêt.

    Tous ses émissaires se sentent obligés de faire du bullying de par le monde pour se faire bien voir du grand Boss.

    L’Amérique que l’on aime n’existe pas sous Trump. Cette Amérique-là, on en a rien à cirer.

    Si Biden pouvait juste ramener de la décence à sa fonction, il aurait déjà fait beaucoup pour son pays.

    Mais les républicains doivent faire leur propre effort de retour à la normalité. Quatre ans à faire le petit chien derrière le Monstre orangé, c’est pas très éloquent.

    Sortez les Horribles Trump du décor et proposez des candidats plus cools et le pouvoir reviendra à portée de main.

  5. Haïku dit :

    «À l’été 2018 je suis parti sur le pouce pendant plus de deux ans pour comprendre les States grâce au blogue de M.Hétu et des intervenants.
    Ce n’était pas fréquent à l’époque des ’80 de partir ainsi, mais beaucoup plus maintenant, car on est au courant des dangers de voyager aux États-unis sans le blogue ».

    Contribution faite avec plaisir.
    Grand merci M.Hétu ! 👌👍

  6. ProMap dit :

    M. Hetu, quel beau billet que celui-ci

    Je suis avide de lire les commentaires. Quant à moi, sur mon cell, j’aimerais commenter mais c’est pénible. J’y reviendrai comme pour la contribution périodique qui est devenu un devoir à mes yeux, que l’élection à venir soit historique ou non.

    Les USA ne sont pas trump. Une partie peut-être, celle des nostalgiques du duel devant le saloon, mais qui bientôt mourront non pas d’une balle mais bien d’un minuscule groupement de protéines. Ce que j’ai vu des USA au long de mes pèlerinage depuis mon enfance n’est pas l’avenir que ce pays inventif promettait.

    Je me rappelle trop de tous pour tous de l’époque du flower power pour résumer le désir soi-disant actuel de ce pays en un tous pour un.

    Merci en pré M. Hetu.

  7. _cameleon_ dit :

    @tous

    RH
    « … je vous ai invité à partager tout au long de la semaine ce qui vous attire encore, ce qui vous a attiré jadis dans ce pays qui a mis à rude épreuve notre affection au cours des quatre dernières années … »

    Alors ? vous êtes où ?

  8. Mona dit :

    Contribution effectuée Mr Hetu avec mes remerciements pour la joie de participer à cette petite « communauté hetusienne » si rassurante dans sa diversité et dans son humanité !

    1. Richard Desrochers dit :

      Richard Hétu représente les Hétus-Unis.

    2. ProMap dit :

      Mona- Merci pour ce hetUSienne!

  9. stellaire11 dit :

    L’Amérique que j’aime, c’est celle qui nous as amené le jazz, le blues, le rock et tous leurs dérivés. Que serait l’Amérique sans ces descendants d’esclave qui ont créé ce bouillon de culture musicale sans précédent.

    Cette musique qui m’a accompagnée sur les routes des États du Nord-Est à explorer ses parcs et leur généreuse nature. J’ai une affection particulière pour les Montagnes Blanches du New Hampshire que j’ai assidûment fréquenté avec bonheur avant l’ère Trump.

    Par contre, j’ai eu peu de contact avec les américains, gentils mais peu curieux. Aussi,leur obsession des armes m’a fait peur. On est arrivé un soir dans un camping et on a commencé à monter la tente, quand je me suis aperçue que dans le gros truck du voisin d’à côté il y avait tout un arsenal. J’ai dis à mon chum, on décrisse, je n’ai pas envie de risquer d’irriter ce voisin parce qu’on parle trop fort ou en français. On a changé d’emplacement et depuis ce temps, je vérifie toujours s’il n’y a pas un rambo dans le voisinage.

    J’ai une relation d’amour-haine avec les États: autant j’aime leur musique et leur créativité, autant j’hai leur nombrilisme Xénophobe; autant j’aime leurs grands espaces, autant j’hai leur mercantilisme de mauvais goût et leur néfaste food. Le nombre de personnes obèses y est d’ailleurs proprement effarant. Pas étonnant que le COVID y fasse des ravages.

    Il n’en reste pas moins qu’elle me fascine par sa démesure, ses travers et ses fulgurances, ses dérives et ses éclairs de génie. Et merci, Richard de me les faire vivre, jour après jour, en compagnie de ces érudits et joyeux commentateurs.

    1. Gina dit :

      @stellaire
      Vous avez raison , la culture américaine n’est pas ce l’on croit , elle est afroamericaine . Le sport , c’est encore les afroamericains . Imaginez ce pays sans l’apport des afroamericains , malgré toutes les tactiques pour les empêcher de réussir . J’ai lu un article dernièrement qui expliquait comment les États-Unis seraient plus riches s’ils incluaient la population afroamericaine à leur économie . Les dirigeants des États-Unis ont érigé un système pour exclure les afroamericains de la vie publique , sociale , économique , sanitaire , etc . Pour eux les afroamericains doivent être toujours serviles et soumis à ce que trump appelle la loi et l’ordre . Lorsque trump parle de la loi et l’ordre , ces mots-là ne résonnent de la même manière aux oreilles des afroamericains . Pour eux , c’est à dire les afroamericains , ces mots représentent la répression . Il faut que cela cesse un jour . Çà ne peut pas perpétuer éternellement .

      ,

      1. Stellaire11 dit :

        Effectivement, que serait le monde des Arts et du sport sans les afro-américains! C’est du métissage culturel que naît la richesse d’un pays d’immigration comme les États.

        Le nier pour embrasser la suprématie blanche c’est nier l’origine de ce pays, de cette terre d’accueil pour les déshérités de la planète.

        Comme dans la nature, c’est dans la diversité que naît la force et l’innovation.

      2. constella1 dit :

        Vs me faites penser à une réflexion que j’ai à chaque jeu olympique
        Le canada ferait quoi sans le Quebec

      3. stellaire11 dit :

        Constella 1 Effectivement le parallèle avec l’apport des québécois à la culture canadienne est à faire. On dirait que le mélange des cultures est un terreau fertile pour la créativité et l’innovation. Il doit y avoir des thèses là-dessus?

  10. Richard Desrochers dit :

    Le portrait que dresse Jacquelino de cet Américain du Colorado ressemble au portrait qu’on voit de Biden: dures épreuves, compassion, générosité, ouverture. Ça existait à l’époque, et ça existe encore, comme on espère le voir se confirmer en novembre.

  11. jeanfrancoiscouture dit :

    «L’Amérique que nous aimons».

    Des fois, voire trop souvent, je me dis que pour le moment il y a une Amérique que nous «aimions». Je suis même à peu près certain que Sardou n’écrirait pas aujourd’hui ce qu’il écrivait en 1966. Il laisserait le temps aux électeurs américains de corriger l’erreur de 2016 tellement Donald Trump efface tout ce que ses prédécesseurs ont pu faire de bien.

    Pour ma part, il y a bel et bien des aspects de l’Amérique que j’aime mais j’admets que Donald Trump me complique la tâche quand vient le temps de le dire. Tout ce qui me vient en tête, ça n’est que du passé et au premier chef, cette Harley-Davidson avec laquelle je souhaitais faire «Route 66» à l’été 70 avec un copain sur sa Bonneville. Manque de pot, et surtout de fric, voilà un possible beau souvenir qui est resté. à l’état de projet. Pour le reste j’y reviendrai peut-être après le 3 novembre mais je ne vous promet rien.

    En attendant, je vous laisse avec Sardou. C’est ce que j’ai trouvé de mieux pour le moment. .

    https://www.dailymotion.com/video/x37cx94

    1. karma278 dit :

      @JFC

      « Manque de pot, et surtout de fric, voilà un possible beau souvenir qui est resté. à l’état de projet. »

      Manque de pot 🌿 et de fric???
      En effet, une bonne récolte de pot 🌿 eut été utile pour payer votre voyage… 😜

      1. jeanfrancoiscouture dit :

        @karma278: «…une bonne récolte de pot 🌿 eut été utile pour payer votre voyage…»

        J’aime votre sens de l’humour. Juste pour être certain que nous nous comprenons bien, le «pot» dont je parle se prononce «peau» et non pas «potte». Bref, ça n’est pas la même chose; mais je pense que vous le saviez. Mais juste en cas, voici un soutien à ce que j’avance….. 🙂

        https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/manque-de-pot/

      2. jeanfrancoiscouture dit :

        @karma: P.S. Mais j’avais quand même le Harley et mon chum le Bonneville. Nous avons cependant roulé au Québec mais sans trop nous éloigner de nos emplois d’été qui payaient le «gaz» de nos motos et nos droits de scolarité en septembre. 🙂

      3. karma278 dit :

        @JFC

        Alors là, mon pote, vous me confondez avec votre pot en peau contrastant à mon pot en potte.

        « J’ai le corps d’un Dieu.
        Manque de pot,
        C’Est celui de Bouddha! »

  12. marcandreki dit :

    L’Amérique que j’aime s’appelle toujours Mary

    Il y a bien eu Mary de Revere en banlieue de Boston, rencontrée dans un tournoi de hockey dans mon coin de pays. Elle accompagnait son frère. On avait entretenu une correspondance enflammée pendant des mois.Je l’avais rejointe pour une fin de semaine alors qu’elle étudiait à Cambridge. Dire que je rêvais de ce moment, qui allait être immémorial, rien de moins. Sa chambre en résidence était ridiculement petite et très fréquentée par ses nombreux amis. J’étais la curiosité québécoise de la soirée. On m’a fait boire, et j’ai bu beaucoup. Trop parce que j’ai carrément perdu le nord, me suis endormi après avoir câllé l’orignal comme il se doit. Et j’ai eu un mal de chien à passer le dimanche éveillé. À trois heures PM je reprenais le bus. Elle m’a récrit une seule fois ensuite pour m’avouer qu’avant ma venue, elle s’était fait un nouveau copain et que c’est lui qui avait appuyé sur la bouteille afin de me paqueter et ruiner mes chances…

    Il y a a eu cette fois encore avec une autre Mary, de Boucherville, mais née à Lake Placid, En Camping à Cape Cod, elle avait développé une infection urinaire. On n’avait pas d’assurances: 600$ que ça avait coûté. On vivait de rien mais on s’amusait beaucoup. Je lui dois mon anglais de bottine. On avait 30 ans. On nous demandait toujours nos cartes pour acheter de l’alcool. Me suis tanné. J’ai nous acheté des bagues. La fois suivante au liquor strore j’ai prétendu à la caissière: she’s my wife en lui montrant mon anneau. Ç’a marché. Mais pas notre histoire.

    L’Amérique que j’aime aura toujours pour moi un prénom de femme et une fin en queue de poisson. Celle que je déteste par contre, c’est une autre histoire et elle a un nom: Trump.

    1. ProMap dit :

      LOL. Je passe par dessus trump, j’adore vos histoires de Mary, peut-être parce que mon premier désir de 16 ans s’appelait aussi Mary mais était anglo-canadienne de … Drumon6dville. Inutile de dite que j’ai fait un croc de moi avec la demoiselle.

    2. Madalton dit :

      Vous auriez pu tomber sur Mary Trump 😉

    3. karma278 dit :

      Oh! Lady Mary

  13. MarcoUBCQ dit :

    Très jeune déjà j’étais fasciné par le pays dans lequel je suis né. Et en plus, sans que je le sache consciemment, j’étais passionné par les enregistrements de toutes sortes, surtout sonores. Alors très tôt mon père m’a donné un appareil à cassette, et avant de me coucher, chaque soir, j’écoutais une de mes cassettes de Simon & Garfunkel (Simon & Barfunkel, pour ceux qui aiment rire gratuitement). Ces 2 hommes ont formé mon caractère et m’ont appris que des hommes peuvent être tendres, doux, délicats et attentionnés. Ce n’est qu’un exemple d’artiste de ce grand pays qui comptent encore beaucoup pour moi aujourd’hui, Frank Zappa entre autre, Garbage, Michael Crichton, George Lucas, Tim Burton, la grande psychologue Virginia Axline, etc, etc. Rien ne m’arrêtera jamais d’aimer profondément ce pays.

  14. Jean11820 dit :

    Pour ma part j’ai voyagé beaucoup pour mon travail en Europe, Amérique latine, Afrique et en Asie mais assez peu au USA. J’ai rencontré des états-uniens pendant mes voyages et quelques fois chez eux; effectivement, en général des gens bien (ceux qui voyagent). J’aimerais bien généraliser, mais on le voit bien avec ce blog et en suivant ce qui se passe aux USA, que force est de constater que ce pays comprend bien 40-45 % d’idiots, ignorants et racistes etc., qui sont très bien représentés par les républicains et leur plus meilleur président. Ils ont aussi une frange d’intégristes religieux aussi radicale que les islamistes et qui eux aussi insistent pour imposer leur vision aux autres et s’imiscer dans la politique. Religion et politique, pour moi c’est l’anathème. Je suis assez vieux pour me souvenir quel ça nous a fait un bien immense à notre société de mettre la religion dehors de nos institutions dans les année 1960.

    1. garoloup dit :

      Il faut lire Boisvert ce matin dans la Presse plus…on comprend mieux ensuite de quoi sont composés les trumpistes…des êtres désespérément banals et ordinaires, tant jeunes que vieux. Et je n’y ai remarqué aucun édenté.

    1. Haïku dit :

      Merci.
      Un grand ouch à ce monsieur !!!

    2. Madalton dit :

      Je songeais en fin de semaine que les deux partis devraient se scinder en 2 (spin off) et diviser les actifs pour partir sur une nouvelle base.

      On pourrait avoir un parti d’extrême droite avec le Tea Party incluant les partisans de QAnon, la droite (GOP), un parti au centre (Démocrate) et un parti plus à gauche avec les partisans de Bernie et AOC.

      Il faudrait en profiter pour dépoussiérer la constitution pour la moderniser au goût du XXIe siècle.

      Mettons que ça serait un gros projet.

      1. Haïku dit :

        « ….Mettons que ça serait un gros projet ».
        ——-
        Bonne idée pareil ! 👍👌

      2. igreck dit :

        En effet, le bipartisme qui carbure à la bêtise partisane est LE poison qui est en train de détruire ce grand pays… sans oublier les bâtisseurs d’une théocratie semblable en tout point à celles qu’ils disent combattre de part le Monde !

  15. Layla dit :

    Janvier 2008 j’ai acheté mon mobile home en Floride, je ne connaissais personne, et avec mon anglais loin derrière moi soit celui de mon secondaire jamais pratiqué, c’était assez audacieux.
    A l’automne, je décide de m’y rendre non pas en avion mais en auto, seule avec mon moi-même, envers et contre tous, il faut bien le dire, plus encore contre l’avis de mon médecin qui me dit… tu sais que tu risques de tout perdre, en raison de ta maladie cardiaque il a ajouté mortelle pour faire dramatique, si tu fais une crise tu vas y passer sans personne pour appeler les secours, je lui dis dans ce cas je vais y passer ici aussi puisque je vis toute seule. Le sujet était clos, mais j’ai de très bonnes assurances, tête folle un peu mais quand même pas complètement.

    Jamais je n’ai rêvé voire imaginé prendre ma retraite en Floride, ce n’était pas dans mes plans de vie. En fait je ne me voyais pas à la retraite tout court, c’est la vie qui a décidé pour moi.

    Je pars donc avec l’idée de mettre toutes les chances de mon côté et amener avec moi un copain invisible, et j’ai pensé faire le trajet en disant mon chapelet avec JeanPaul II, misère😂 cela m’endormait j’ai donc fait le trajet avec Ray Charles, Mickey Gilley cousin de Jerry Lee Lewis, Aaron Neville avec en autre son « Bird on a Wire » Éric Clayton avec sa version acoustique de Layla. Assez différent de mon JeanPaul.😉Mais qu’est ce que j’étais heureuse. A la suggestion d’un blogueur j’ai ajouté du Richard Desjardins.😉( Le chant du bum que je fais jouer en boucle.)

    Mon rituel je pars de chez moi très fébrile pour ne pas dire comme un paquet de nerfs mais après moins d’une heure le stress retombe, et j’arrête au On Route de Barry Ontario, pour le restroom bien sûr et un bon café avec un croissant, et ensuite je me maquille, j’ai le goût de passer au douane au meilleur de mon moi-même quelle idiote. Tout le long du trajet à chaque fois que j’arrête je vois des voyageuses en espadrille et jeans avec un chandail ample, ce qui me fait sourire, avec mes souliers a talons de 3 pouces de haut maximum et une jupe en fait rien de ample, ou un legging imitation de cuir un must. Ça c’est mon petit côté superficiel que j’assume ou presque.
    Ceci étant dit…

    Après les douanes, j’ai appris que Barack Obama avait été élu président des United States, qu’est ce que j’étais heureuse, son « Yes We Can » a été ma motivation mon « I can »
    Pour moi ce président représentait l’ère d’un grand changement, la reconnaissance des noirs, de la diversité, c’était le bonheur total, mais sur la route je voyais peu ou pas de signe de joies sans borne pour ce nouveau président, assez bizarre, mais tout le long de la route cet événement m’a accompagné, je ne l’oublierai jamais.

    Mon mari avait une sainte horreur des américains, mais pas moi, mais ses véhicules ne pouvaient pas être des Honda ou Toyota donc très américains.😉

    Mon côté solitaire dans un parc de mobile home est en manque encore après 12 ans.

    Les américains je n’ai rien à redire, ils aiment se raconter, je me sens très acceptée, je serais probablement heureuse aussi en Europe, mais je n’ai pas ces moyens financiers.

    Honnêtement cette année j’ai commencé à avoir un peu peur, les histoires policières m’ont atteint un petit peu, mais j’imagine qu’une fois sur la route mes peurs s’envoleront. Je fais le projet secret si tout se passe bien avec le covid d’y aller le printemps prochain pour six mois quand tout le monde sera parti.

    Pour terminer l’Amérique pour moi ce n’est pas que les USA.

    1. Haïku dit :

      @Layla
      Superbe anecdote !
      Merci de l’envoi. 👌👍

    2. Madalton dit :

      Bravo Layla d’avoir mis vos craintes de côté et d’avoir foncé. Vous l’auriez regretté de ne pas l’avoir fait.

      Déjà d’avoir acheté une maison mobile sans maîtrisé complètement l’anglais est aussi un défi que vous avez relevé.

      Dépendamment de l’endroit de votre achat en Floride, vous pouvez aussi côtoyer des québécois.

      Nous avons acheté un condo sur la côte ouest de la Floride en janvier 2011. Il y’a très peu de québécois par contre dans cette région. Content, parfois, que ma femme soit parfaitement bilingue. Nous côtoyons des américains très sympathiques qui sont pour la plupart contre Trump. Toujours sur nos gardes quand on nous demande ce que l’on pense de Trump. On s’arrange pour rester neutres avant de connaître leur opinion.

      J’ai hâte, moi aussi, de retourner faire un tour au printemps si la pandémie est mieux contrôler de leur côté. Je ne voudrais pas être hospitalisé pour la COVID là-bas.

      1. Layla dit :

        Le 16 mai 2016, j’ai fait un infarctus là-bas, plus aucun québécois dans le parc, un seul couple ontarien qui sont restés une journée de plus, mais j’ai vu ça positif, des amis m’auraient mis de la pression, j’étais contente d’être seule, ce n’est qu’une fois rendue à l’ICM que j’ai fait avisé mes enfants, en tout et partout j’ai été hospitalisé 28 jours, on s’entend que je n’ai pas envie d’avoir le covid, comme si ce n’était pas assez je faisais partie des gens opérés à l’ICM qui avaient été mis en contact avec la fameuse machine qui avait une bactérie, la bactérie pouvait se réveiller en dedans de deux ans. Misère je fais quoi avec la Floride mes assurances m’ont confirmée que j’étais couverte, les chances étaient plus que minimes qu’ils se développent.

  16. Beau témoignage de Jacquelino.

    Il y a de bonnes personnes aux USA. Suffit de chercher un peu et on les trouvera.

    Les USA de Bunker Boy ne sont pas le pays que nous aimons tous.

    Espérons que nous le retrouverons après le 3 novembre.

  17. treblig dit :

    Un samedi après-midi, quand mes intellos co-voitureurs de voyage décidèrent de visiter un autre musée bostonnien, j’en ai profité pour aller plutôt au baseball au Fenway Park ou les RedSox affrontaient les Yankees.

    Je ne me souviens pas qui a gagné mais je me souviens de l’odeur de la pelouse fraîchement coupée, du goût des hot-dogs, d’une foule nombreuse et bon enfant, de la chaleur estivale, du bruit sec d’ un bâton frappant une balle et du légendaire mur vert. (Rien de comparable au stade olympique. )..

    Ça doit être ça la civilisation

  18. MarcoUBCQ dit :

    J’aimerais beaucoup un texte de votre part, cher Richard Hétu. Vous avez trouvé l’amour, un fils et beaucoup plus dans ce merveilleux pays. Vous êtes né ici au Canada mais vivez aux États-Unis, le contraire de ce ce que j’ai vécu. Vous êtes particulièrement bien placé pour parler de ce grand pays. C’est notre chance à tous que vous faites le pont entre nous et ce pays que nous aimons tous tant.

  19. igreck dit :

    HS mais pas tant que ça finalement
    « La facilité avec laquelle beaucoup d’Américains adhèrent aux croyances s’explique entre autres par la faiblesse de leur éducation scientifique, tant en sciences naturelles qu’en sciences sociales. « 
    https://www.journaldemontreal.com/2020/10/19/trump-et-lindustrie-de-la-croyance

  20. Achalante dit :

    J’ai bien peur que ce que j’aime des États-Unis, ce sont les amis que j’y ai. Si ce n’étaient d’eux, je n’y mettrait pas les pieds. J’ai bien visité quelques endroits, mais ceux qui m’interpellent sont ailleurs. Seattle ne vaudra jamais Vienne. Et j’ai gardé un mauvais souvenir d’un court passage à New York; aéroport fermé pour cause de quelques flocons, trois aéroports, aucun avion… J’ai finalement rencontré deux montréalais qui devaient aussi obligatoirement être revenus à la maison le lendemain. Nous avons loué une voiture, et conduit une bonne partie de la nuit. Avec un arrêt dans une halte juste à l’extérieur de la ville ayant les toilettes publiques les plus dégueulasses (c’est le seul mot approprié) que j’ai jamais vues.

    Alors… Oui, pour certaines personnes, pour certaines parts de leur culture, mais dans l’ensemble… Je ne suis juste pas intéressée.

    Qu’est-ce que je fais ici, me demanderez-vous? Eh bien, comme mentionné, j’y ai plusieurs amis (bon nombre LGBTQ+), il y a une part « quand on se compare, on se console », et une part de l’influence qu’ils ont sur nous, socialement, économiquement et politiquement qui ne peut être ignorée.

    Quand à ma contribution, elle va venir. Trop de distractions pour le faire posément pour l’instant.

  21. igreck dit :

    J’ai toujours été fasciné par ce grand pays si proche et en même temps si éloigné de nous, Québécois francophones. Cette culture bulldozer qui écrase tout sur son passage (mon cinéma et ma musique préférés demeurent encore et toujours ceux de nos voisins). Lors de mes premiers voyages en territoire yankee… j’ai découvert à quel point j’étais moi-même tellement « américain » ce qui m’a alors profondément troublé. Pays de la démesure, tout y est hors proportions : richesse et pauvreté, beauté et laideur, bonté et méchanceté… il faut être du bon côté … l’Enfer et le Paradis se frôlent de façon si indécente. Depuis 4 ans, le côté sombre de son âme a rendu le pays infréquentable. Trump est un furoncle qui a poussé sur une société presqu’à moitié (45%) gangrenée par le racisme (surtout envers les Afro-américains), la misogynie, l’homophobie, la xénophobie, le culte des armes. J’ai tellement hâte d’y retourner dans l’après-Covid… Mais aussi et surtout l’après-Trump !

  22. Micheline dit :

    Argent dépensé, bien mérité M. Hétu. Votre clavier va être en feu dans les prochaines semaines. Bravo pour vos articles sont toujours pertinents. Merci et j’espère une grande fête sur ce blog quand les usa seront libérés de ce dangereux personnage et sa clique.

    1. karma278 dit :

      @Micheline

      « Argent dépensé, bien mérité M. Hétu. »

      Comme diraient Dupont et Dupond:

      « Je dirais même plus, argent bien pensé. »

  23. Guy Gibo dit :

    M » Hetu cette fois-ci j’y serai avec plaisir.

  24. Guy Gibo dit :

    J’aurais plutôt titré comme ceci: « L’Amérique (USA) que nous AIMIONS! »

    1. jeanfrancoiscouture dit :

      @Guy Gibo: Comment ne pas être d’accord avec vous? C’est exactement ce que je disais hier à 21:00: «Des fois, voire trop souvent, je me dis que pour le moment il y a une Amérique que nous «aimions». )
      Mais je n’ai pas de «copyright» sur la première personne du pluriel de l’imparfait du verbe aimer pour qualifier un pays qui, comme nous tous, demeure, malheureusement, bien imparfait au point d’avoir laissé à un Donald Trump la clé de la poudrière.

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