Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Au lendemain du retrait de Bernie Sanders de la course à l’investiture démocrate, Joe Biden a fait ses premiers pas vers les partisans de son ancien rival. Il a annoncé sur le site Medium deux engagements touchant à deux priorités du sénateur du Vermont, la santé et l’éducation. S’il est élu, il promet de faire passer de 65 à 60 ans l’âge de l’admissibilité au programme d’assurance-santé Medicare et d’éliminer les dettes étudiantes des diplômés de la classe moyenne ou à faible revenu qui ont fréquenté des collèges ou universités des réseaux publics.

Ces propositions sont loin du «Medicare pour tous» et de l’élimination des dettes étudiantes de tous les diplômés des institutions d’enseignement publiques, mais elles illustrent la volonté de l’ancien vice-président de trouver un terrain d’entente avec le camp Sanders. Chose certaine, elles ont contribué à la décision du sénateur du Vermont de mettre fin à sa campagne.

«Joe n’adoptera pas mon programme, je comprends ça», a déclaré Sanders mercredi soir lors de l’émission de Stephen Colbert. «Mais s’il peut bouger vers cette direction, je pense que les gens diront que c’est un gars que nous devons appuyer et que nous appuierons.»

Lors d’une vidéoconférence avec des donateurs, Joe Biden a déclaré de son côté qu’il veillera à intégrer dans son programme les «bonnes idées» de Bernie Sanders. Reste à voir si sa version de ces idées saura satisfaire les partisans de Sanders. Cela dépendra en partie des déclarations publiques de ce dernier.

À noter que la proposition de Biden en matière d’assurance-santé s’ajoute à sa promesse de créer une option de couverture publique coexistant avec l’offre privée.

(Photo Getty Images)

35 réflexions sur “Les premiers pas de Biden vers les partisans de Sanders

  1. christian reny dit :

    il faut un parti démocrate uni pour expulser le grand orange

    1. Je constate que Sanders se montre plus conciliant surtout quand on compare avec Clinton en 2016. Bravo!

    2. jeani dit :

      @Christian reny

      J’aurais préféré que vous utilisiez le vocable « le gros orange ».

      Le vrai grand orange était un de nos meilleurs joueurs de baseball, Rusty Staub, qui jouait pour « nos amours ».

    3. Jose Cortes dit :

      Le Grand Orange c’est Rusty Staub pas Trump. Pour Trump, il y a l’Agent Orange comme surnom. De plus, surnom parfait pout lui, Trump, comme l’herbicide détruit sournoisement tout ce qu’iil touche.

  2. ti-jone dit :

    Vers une révolution tranquille américaine? Elle pourrait s’échelonner sur 2 ou 3 élections, mais je crois que c’est inévitable.

    Bonne chance!

  3. quinlope dit :

    Le gros orangé a rencontré son Waterloo avec la Covid-19 et si les démocrates restent unis ses jours sont comptés.

    1. Igreck dit :

      Misère ! Il aurait donc fallu une pandémie mondiale pour botter dehors la crapule élue à la présidence en novembre 2015 !? Les Amers auront été bouchés jusqu’à la fin alors !

      1. Mariette Beaudoin dit :

        Quand on met l’argent comme ultime priorité, c’est ce qui arrive. Tommy Douglas, le fondateur du NPD, disait :  »L’humain d’abord ». C’est l’homme qui a été le plus aimé au Canada.

  4. monsieur8 dit :

    👍

  5. MarcoUBCQ dit :

    À la question de Richard sur la possibilité que les hommes se demandent pourquoi les femmes n’aiment pas Donald, je me permet d’en douter, autant que Donald se fout de ce que les femmes pensent en général. Si on fait le compte, en passant, ça donne 53% des votes pour Biden et 41,5% pour Donald: Écart énorme. Ces résultats indiquent aussi que 51% des hommes aux États-Unis ne vivent pas dans la réalité. Les États-Unis sont-ils devenu un gigantesque asile de fous?

    1. karma278 dit :

       » Les États-Unis sont-ils devenu un gigantesque asile de fous? »

      NON.
      Dans un asile, on les traite.
      ET
      on les empêche de sortir.🤣🤣🤣

  6. treblig dit :

    Prenons un exemple simple. Une université privée moyenne comme University of Michigan coûte tout juste un peu de moins de 20 000$ par année en frais de scolarité ( 20 000 X 4 années = 80 000 $ au total)

    Une université publique ( ou l’état contribue au financement) comme Michigan States ( remarquez la différence dans le nom) coûte un peu plus de 14 000 par année en frais de scolarité ( 14 000 X 4 années = 56 000$ au total ).

    À titre de comparaison, l’Université de Montréal a des frais de scolarité ( sauf en médecine ) de 2 600$ approx par année ( 2600 $ X 3 ans = 7 800 $ au total).

    Pas étonnant que la dette étudiante américaine soit devenu un monstre. Cette dette retarde l’achat d’une maison, d’une auto, de meubles … pour les jeunes. Allons allons, vivre au sous-sol de vos parents pendant 4 ou 5 ans, c’est pas la fin du monde

    1. Madalton dit :

      Il y a des gens qui prennent leur retraite et on encore des dettes d’études.

  7. Pascale Vaillancourt dit :

    Je trouve que ce serait déjà pas mal d’éliminer les dettes des diplômés de la classe moyenne ou à faible revenu. Les gens de la classe supérieure ont largement les moyens de payer pour les études de leurs kids, surtout s’ils ne les envoient pas dans une université privée. Petite anecdote personnelle ici: ma fille a reçu la médaille de Rensselear Polytechnic Insitute, d’une valeur de 30K x 4 ans donc 120k en tout. Combien coûte une année à Rensselear, pour quelqu’un qui vient de la Georgie? 75K. Donc il nous faudrait quand même payer 45K de notre poche pendant 4 ans, donc 180K même avec la bourse qu’elle a obtenue! Bon, vous allez dire, sans la bourse ce serait 300K, mais qui dans la classe moyenne a l’argent pour envoyer son enfant dans une université qui coûte aussi cher? (C’est ce que coûtent les universités privées aux States)

    1. Toile dit :

      Ouch…faut avoir les reins solides, aimer profondément son enfant et/ou avoir un portefeuille élastique

  8. Aube 2005 dit :

    Joe Biden ne pourra pas tenir cette promesse s’il est élu en novembre. Pas parce qu’il ne le désirera pas, mais parce que le déficit dans tous les domaines, suite à la pandémie, aura atteint un sommet inégalé.
    À moins qu’il décide de couper dans le saint des saints américains, le complexe militaro-industriel.

    1. A.Talon dit :

      Il pourrait aussi augmenter fermement les impôts des gens riches et des grosses corporations, avec l’appui enthousiastes de messieurs Gates et Buffett, de façon à engranger d’immenses revenus fiscaux. Ce champ de revenus gouvernementaux est encore largement inexploité aux États-Unis, ne l’oublions pas.

    2. Robert Giroux dit :

      Sans oublier les baisses d’impôts pour les (déjà !) mieux-nantis !

      Les oligarques (frères Koch, Mercers, Wilks Waltons, Deasons Schwabs, Neugerbauers, Griffins, Ricketts, ect.) sont maintenant en charge du gouvernement américain. L’opinion de la plupart des américains (75% qui sont contre les baisses d’impôts) ne compte plus.
      C’était le marché des oligarques avec le diable (Trump) depuis le tout début : Donnez-nous une énorme baisse d’impôts, utilisez le déficit qui en résulte pour justifier des coupes dans le Medicare et la Sécurité Sociale et éliminez les réglementations environnementales et financières. En retour, nous vous financerons, nous appuierons vos alliés dans le GOP et nous monterons des campagnes de PR en votre nom pour amplifier vos mensonges. « Hell », nous vous ferons même passer pour un populiste.

      Plus de la moitié des contributions monétaires en 2016 [élections] ont été faites par seulement 158 familles et des compagnies qu’elles possèdent ou contrôlent. Plus de la moitié de ces personnes sont sur la liste des plus riches milliardaires américains de Forbes. 64 d’entre eux ont fait leur fortune dans la finance (fonds d’investissement et capital privé). 17 dans l’énergie, majoritairement pétrole et gaz naturel. 15 dans l’immobilier et la construction (les Trumps, par exemple). 10 dans les technologies.

      Ces oligarques américains n’ont pas à se demander si la Sécurité sociale ou Médicare seront là pour eux à leur retraite puisqu’ils possèdent d’énormes fortunes. Ils n’ont pas à se préoccuper des changements climatiques puisqu’ils ne vivent pas dans des maisons qui pourraient être détruites par des ouragans ou des feux de forêt. Ils n’ont rien à faire de l’école publique puisque leurs enfants ne les fréquentent pas. Ils n’ont rien à faire des transports publics puisqu’ils ne les utilisent pas. En vérité, ils se soucient pas beaucoup plus de l’Amérique puisque leurs intérêts privés et financiers sont globaux.
      Ils vivent dans leur propre société séparée et ils veulent des gens qui vont les représenter eux, pas le reste de nous.
      Le parti républicain est leur véhicule. Fox News est leur porte-parole. Trump est leur champion.
      Qu’en pensez-vous? » – Robert Reich

      1. InfoPhile dit :

        Chapeau pour ce nécessaire rappel !

  9. Superlulu dit :

    De belles et bonnes idées.
    Mais quand l’imbécile aura fini son oeuvre de destruction, ils seront dans le trou pour 20 ans.

  10. A.Talon dit :

    Le Dr Fauci dirait sans doute que ce rapprochement Biden-Sanders constitue lui-aussi une «lueur d’espoir» pour la démocratie américaine. Bon geste. Continuez messieurs.

    Si Mr Biden joue bien ses cartes, il pourra compter sur l’appui des nombreux partisans de Mr Sanders.
    Si Mr Sanders joue bien ses cartes, il pourra influencer notablement le programme électoral de Mr Biden.
    «Win-win situation» pour le Parti Démocrate et les défenseurs de la démocratie qui partent ainsi en force dans leur combat contre l’autocrate orangé et sa clique de corrompus.

    1. Mariette Beaudoin dit :

      D’accord à 1000%.

      Les vrais politiciens de carrière se préparent toute leur vie pour développer une vision cohérente de l’avenir de la société.

      Quand ce n’est pas le cas et qu’ils épousent ce métier pour les mauvaises raisons en oubliant d’observer les besoins des gens, ce n’est pas long qu’ils montrent leurs limitations dans le domaine et qu’ils atterrissent le nez dans la mare aux crapauds.

  11. noirod dit :

    Anyway au point ou en sont rendues les finances américaines, Biden peut mettre le paquet et aller chercher ceux qui vont faire la différence. Le gros gluant est ben chanceux que la pandémie cache le fait qu’il a scrappée la dette américaine de manière irréversible. Reste un travail de destruction a promettre. Le petit royaume des riches a éviscérer. Le gros cave a faire poursuivre pour crimes contre l’humanité et les alliés a reconquérir.

    1. treblig dit :

      @noiraud

      Je hurle sur ce blogue depuis 2 ans que l’endettement des États-Unis est hors de proportion. Et je parle du déficit des comptes courants (excluant les budgets extraordinaires) soit 1 100 milliards.

      Si mes calculs sont bons, c’est plus de 5 000 milliards qui seront dépensés en surplus du déficit « ordinaire » de 1 100 $ au cours de l’année financière actuelle. Insoutenable.

      Les apprentis sorciers de Trump vont déclencher une tempête parfaite pour une inflation démesurée.

      1. Igreck dit :

        But… too big to fail !

  12. lechatderuelle dit :

    Qui disait que ça llait mieux en Europe ???
    ouf….

    et aux USA…. ça va réellement bien???

    ouille…

    Faut pas savoir quand ça allait mal…

  13. papitibi dit :

    A New radical Socialist is born! – Donald J. Trouble

    1. Haïku dit :

      Don’t make trouble for me Mr. papitibi, with your offhand comments. The joke’s on you.
      (SVP lire blague amicale. 😉).

  14. ducalme dit :

    Des intervenants ont parlé des frais de scolarité aux USA,

    Il ne faut pas oublier que les étudiants doivent aussi se loger, se vêtir, se nourrir, payer pour les activités para-scolaires et effectuer des sorties.

    « Pew Research Center defines middle-class or middle-income households as those with incomes that are two-thirds to double the 2016 U.S. median household income of $57,617. According to this formula, Pew determined that middle-class Americans have incomes ranging from approximately $45,200 to $135,600. »

    Il s’agit ici d’un « houswhold income » et non pas d’un revenu per capita.

    Comme les parents doivent vivre eux aussi, il faut des revenus beaucoup plus élevés pour offrir cela à son enfant sans s’endetter, meme quand on est en haut de la fourchette des revenus de la classe moyenne.

  15. chrstianb dit :

    Je viens de voir la vidéo du drone au-dessus de la fosse commune à New-York montrée dans le fil Twitter de M. Hétu.
    Je suis sans voix…

  16. FlorentNaldeau dit :

    Compte tenu de la place que BS et son « mouvement » ont pris dans cette primaire Démocrate, il est normal que ses positions influent partiellement sur le programme que JB proposera. Celui-ci doit toutefois prendre garde de ne pas aller trop loin, sinon il ressemblera au spectre de l’extrémisme dont il dénonçait les dangers pendant les débats. Déjà, sa proposition sur les dettes étudiantes me semble assez audacieuse au vu de l’opinion générale des électeurs aux ÉU; il est vrai que comme bien des promesses électorales, elle pourrait se retrouver dans les poubelles de l’histoire une fois débattue et triturée par le prochain Congrès.

    Je crois aussi que JB ne doit pas consacrer trop d’efforts ni dépenser trop de capital politique à tenter de séduire les partisans de BS, surtout la frange absolutiste assez substantielle qui pratique le « tout-ou-rien »; toute modification aux propositions initiales de BS constitue une hérésie et est inacceptable. Devant l’impossibilité de séduire ces ultras et même les plus modérés du camp BS, autant diriger le temps et l’énergie vers des segments de l’électorat qui présentent un meilleur potentiel. Sinon les dividendes résultant d’un tel investissement risquent de ne pas en valoir le coup.

  17. Gilles Morissette dit :

    Bonne nouvelle. Ceux qui s’attendaient à ce que les idées de BS soint envoyés dams la Filière 13, suite à son abandon de la course à l’investiture, devraient être rassurés.

    Je ne sais pas si les plus irréductibles des « Bernie Bros » vont être satisfaits mais c’est un pas dams la bonne direction.

    Si tout le monde au sein du Parti Démocrate travaille ensemble et met de côté ses divisions idéologiques, les chances de victoire en seront grandement améliorées.

  18. citoyen dit :

    Au lieu de faire de la politique à la carte, il faudrait faire de la politique de groupe à la carte pour rejoindre tout le monde.

  19. citoyen dit :

    Plutôt que de faire de la politique à la journée, il faudrait faire de la politique 2000 par 365.

  20. Christian Boulanger dit :

    Hillary avait promis la même chose, mais à 55 ans, il y a 4 ans, hahaha!

    https://www.theatlantic.com/politics/archive/2016/05/clinton-new-medicare-proposal/483806/

    C’est comme le jour de la marmotte, lol

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