Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

«Ekos et la Presse Canadienne ont réalisé un sondage l’an dernier qui est arrivé à la même conclusion : le populisme couve. À l’intérieur et à l’extérieur du pays, de nombreux partisans de la mondialisation se rassurent mutuellement en répétant que le Canada est immunisé, que le Canada est différent. Pourtant, une partie de l’électorat de la classe moyenne établit déjà le lien entre sa prospérité déclinante et les accords défendus par Ottawa. Combien de temps s’écoulera-t-il avant que sa frustration ne déborde? Un risque plus grand encore que la franchise sur le libre-échange serait un candidat populiste à la prochaine élection qui défie les pontes de l’information et gagne.»

Jeff Rubin, ancien économiste en chef à la CIBC, signant une tribune dans le New York Times, à quelques heures du dépouillement du vote au Canada, sur l’émergence possible du populisme chez le voisin du Nord des États-Unis.

(Photo Reuters)


Inside and outside the country, plenty of believers in globalization are assuring each other that Canada is immune, Canada is different. Yet some of the middle-class electorate is already connecting their declining prosperity with the deals championed by Ottawa. How long until their frustration boils over? An even greater risk than real talk on free trade would be a populist challenger in the next election who defies the pundits and wins.

50 réflexions sur “La citation (canadienne) du jour

  1. Dekessey dit :

    Maxime Bernier aurait peut-être des chances dans 4 ans. 😉

  2. prospérité déclinante?

    1. Réal Tremblay dit :

      Déclinante pour certains qui sont affectés négativement par certains accords. Mais est-ce ces derniers auront un impact significatif sur cette élections? Peu à mon avis mais pour la prochaine? Pour le moment tout roule assez bien de façon générale.

      1. Pierre dit :

        Que dire du mouvement pro-vie chez un certain groupe de jeune…je les appelle les enfants Harper/Scheer…ils seront dangereux…

    2. Denis Bergeron dit :

      Étant informaticien, je n’ai pas eu d’emploi permanent depuis 2005, toujours à contrat 1 à 2 ans, des fois quelques mois…. Les salaires ou les émulsions non pas évolués depuis environ 20 ans, le coût de la vie oui.

      La fausse crise de l’emploi au Canada se résume surtout à une crise de salaire bas, de faible avantage sociaux….

      1. gl000001 dit :

        Je ne comprends pas. Tout le monde cherche des gens en informatique ?
        Vous faites du PL/1 ?

    3. Benton Fraser dit :

      En faite, « White man » déclinant….

  3. MarcoUBCQ dit :

    Quand on parle de prospérité, il ne faut pas croire que seuls les montants ont de l’importance. Dans un monde où tous ont beaucoup plus de dépenses, et où tous savent que les plus riches s’enrichissent plus qu’eux, il est naturel de ressentir de l’injustice. Seuls les politiciens qui pourront entendre ça pourront aussi y remédier.

    1. chicpourtout dit :

      @MarcoUBCQ 17h23
       »Seuls les politiciens qui pourront entendre ça pourront aussi y remédier. »

      En s’assurant qu’ils veulent vraiment … disons que je suis moins candide qu’auparavant …(sans vouloir faire montre de cynisme ici).
      Les politiciens sont là d’abord et avant tout pour le pouvoir. En pratique sur le terrain, c’est presque une blague d’essayer de faire avancer un dossier avec eux (c’est mon d’expérience concrète comme professionnelle et j’étais entourée d’experts aussi). Nous pourrions en discuter longtemps….

      Peu de ceux qui se présentent peu importe les bannières sont vraiment ministrables. La relève talentueuse, compétente, vraiment qualifiée est absente (et pas juste ici au Canada). A l’international, ceux qui s’y hissent et sont élus depuis quelques temps prennent des orientations assez effarantes (on n’a qu’a songer au Brésil…). Voilà qui est peu rassurant pour ne pas dire inquiétant. Cette question de populisme jaillit d’autant plus. Aussi et à ce titre, je ne crois pas que nous soyons plus à l’abri qu’ailleurs  »d’un moron potentiel (si je peux me permettre…) dans un futur rapproché. Les  »distributeurs de Jo Louis » et de Scott Towel existent partout…

      Même si quelques uns évoquent que  »l’heure des bondieuseries » est terminées, je demeure prudente et réservée.

      1. Guy Pelletier dit :

        chicpourtout dit :
        21/10/2019 à 18:15
        Tout a fait, quand on voit les Conservateurs ayant votés pour Harper traiter Scheer de gauchiste de libéral, Bernier de sauveur ça donne froid dans le dos. Le pire c’est que ce sont ces gens qui ont créés les conditions qui ont affaiblis les économies de l’occident. Créés et amplifiés les disparités de richesse, la classe moyenne ne faisant que s’appauvrir ces 25 dernières années. Les mêmes qui n’ont ont eux que pour la mondialisation, le libéralisme débridé, le capitalisme sauvage ses délocalisations d’emplois et entreprises vers les pays émergents.

  4. Paul Roux dit :

    J’ai lu ce texte dans le New York Times en soulevant les épaules. C’est écrit par un économiste patenté certes, mais conservateur et protectionniste. Les chiffres qu’ils donnent sont à prendre avec des pincettes. D’autant que la frustration d’une partie de la population, au Canada comme ailleurs, s’appuie davantage sur des craintes identitaires que sur des motifs économiques.

    1. Lecteur-curieux dit :

      https://en.m.wikipedia.org/wiki/Jeff_Rubin

      Pour moi c’est un conjoncturiste ou un prévisionniste. Les institutions financières ont besoin d’eux mais les prédictions sont à prendre avec un certain grain de sel. Mais faute de mieux aussi bien prendre l’économiste qu’une voyante.

    2. gl000001 dit :

      Pour un économiste, la réalité est un cas d’exception.

  5. Apocalypse dit :

    ‘declining prosperity’

    Apparemment, j’ai encore manqué un mémo :-(.

    Avant d’avoir une prospération déclinante, il faut toujours bien avoir été prospère. Prenons le cas du Québec, il n’y a jamais eu de prospérité, on ne retrouve qu’une grosse classe moyenne qui est loin de la prospérité et qui risque fort d’en avoir toujours moins dans le porte-feuille avec le temps qui passe et les nombreux, nombreux problèmes à l’horizon qui vont coûter très cher.

    On voit des gouvernements, au Québec et ailleurs au Canada, cherchant désespérément de nouvelles sources de revenus pour de nouvelles dépenses et pour corriger toutes sortes de problèmes qu’on a longtemps ignoré. Nous ne sommes pas sorti de l’auberge.

    Et pour terminer sur une (autre) note négative … La qualité de nos politiciens … de plus en plus désespérante. Imaginer, demain matin, on aura Justin Trudeau ou Andrew Scheer comme premier ministre, deux midgets sans aucune envergure intellectuelle.

    On pourrait littéralement choisir un(e) citoyen(ne) au hasard dans tout le Canada et le(la) mettre premier ministre demain matin et il est bien possible que nous serions dans une meilleure position qu’avec Justin ou Andrew … temps de sortir la dive bouteiile pour se remonter le moral … lol

    1. RICK42 dit :

      Une « prospération » déclinante, dites-vous? Ça doit être la faute au clavier…😄

    2. Pierre dit :

      @apocalypse
      J’en rajoute nous sommes une économie de ressources premières tel le pétrole, certains minéraux… et notre principal partenaire les U S A n’ent seront pas à leur dernier despote à la Trump, le protectionnisme n’est pas unique aux républicains…

    3. Lecteur-curieux dit :

      Pour l’envergure intellectuelle, petit retour en 1970, lire un article en page 25, « la grande misère de l’intelligence au pays du Québec » et voyez la page 23 sur le groupe de recherche théorique. Des jeunes intellectuels qui dénoncent dont le fameux prof de philo Michel Morin :

      http://collections.banq.qc.ca/retrieve/6352114

      Croire que les intellectuels ont une grande place en politique c’est presque comme au hockey.

    4. gl000001 dit :

      « Apparemment, j’ai encore manqué un mémo :-(. »
      Mon filtre de SPAM l’a mangé 👹

  6. lechatderuelle dit :

    Le populisme est déjà là…. Ford et Kenney en sont des résultats….
    Le populisme est un regard vers l’arrière…. un manque d’imagination….

    donc le Canada est nettement sous influence….

    Le populisme est plus fort quand les leaders qui sont à la tête des pays sont faibles et sans imagination…..

    Il faut cesser de faire un lien entre les gouvernements et l’économie….
    L’économie est entièrement indépendante des gouvernements…. elle passe et tous subissent… pas le contraire….

    Les politiciens qui se donnent une part de réussite parce que l’économie va bien sont menteurs….
    si l’économie était un réel vecteur pour définir la qualité des gouvernements, plusieurs pays seraient dans une dèche terrible depuis 25 ans!!

    L’économie a sa propre courbe de croissance et décroissance qui n’a plus rien à voir avec les pays et les gouvernements….
    Le populisme est un rejeton attardé du mythe que l’économie est sous l’influence des gouvernements…..on l’a vu avec trump… il n’avait rien à voir avec la croissance et il n’a pas plus à voir avec le risque de récession….

    Des politiciens sans vision ne peuvent qu’ennuyer les gens et le désabusement amène les dérapages….du genre d’élire un cancre par désintérêt ….

    Il suffit d’écouter Maxime Bernier et même Andrew Scheer pour réaliser le vide de vision…
    Le faible programme de Trudeau encourage l’entêtement des autres à tenter leur chance malgré le désert de leur « vision » …..

    Pour le moment, le Canada évitera le populisme pour au moins les 4 prochaines années…. avec cette forte tendance de gouvernement minoritaire…. ça risque d’être très intéressant de voir les Libéraux gouverner sous influence des tiers partis….
    Enfin, quelque chose de nouveau que le traditionnel changement de garde rouge-bleu ….

    1. Pierre dit :

      @chatderuelle
      Pas tout à fait d’accord avec vous, je pense qu’au contraire les gouvernements sont responsables des grands projets, ce sont nos gouvernements qui ont amené les pharma, les techno tel uni soft, Warner, dans le passé les grandes centrales hydro, le métro, l’expo de ‘67, les jeux de ‘76, c’est ça présentement qui manque des projets majeurs et rassembleurs et un peu de fierté au peuple…

      1. lechatderuelle dit :

        Pierre nous ne sommes plus dans cet élan des années 70…. maintenant, les gouvernements réagissent selon la tendance économique du moment pour « aider » des multinationales ou démarrer des projets….

        mais oui effectivement, il manque de projet sociétal porteur….

    2. Bboy dit :

      Et Higgs

  7. titejasette dit :

    @Mario Cloutier – prospérité déclinante?

    Je vais tenter de vous faire la traduction. M. Hétu et les autres, corrigez-moi s’il y a lieu.

    « le lien entre sa prospérité déclinante et les accords défendus par Ottawa. »

    Il y a un effet de causalité entre la baisse de prospérité du Canada et les accords commerciaux défendus par Ottawa (ex: la délocalisation des emplois en faveur des pays en Asie et le Mexique)

    1. bleuetdaa dit :

      ————————————————–

      En tout respect pour votre opinion je crois exactement le contraire.

      Où en serions-nous sans l’Alena, de nombreux pays nous envie notre accès au marché américain garanti par nos traités.

      Notre prospérité déclinante est surtout du, selon moi, à notre modèle économique. La croissance éternelle nous conduit à la catastrophe et met la survie de l’espèce humaine en péril.

      Si on croit pouvoir coloniser Mars, il devrait être possible à l’homme de survivre sur une terre beaucoup moins hospitalière à la vie. Et surtout l’intelligence devrait aider à accélérer le retour à une terre plus propice à sa diversité.

    2. Pierre dit :

      @titejasette
      On est aussi dans votre exemple dns l’appât du gain pour les actionnaires, les grands portes feuilles institutionnelles sont la gangrène du système économique.

  8. Alexander dit :

    On ne pensait pas non plus qu’une bibitte comme Trump pourrait survivre aux EU avec le jeu des contre-pouvoirs, et portant il sévit et pourrait sévir même 4 ans de plus.

    Et Ford a passé en Ontario. Le Canada a un assez bel équilibre malgré tout, mais rien n’est acquis.

    La démagogie peut faire son œuvre et tout peut chavirer. Le populisme propose des solutions trop simplistes à des problèmes complexes. Mais quand tu as une culture de partage de la richesse comme au Canada ou en Scandinavie, les risques de clivage sont moins grands.

  9. papitibi dit :

    Mad Max ne me semble pas encore prés de devenir un grand leader charismatique. Ni près de, ni prêt à.
    Ce qui ne veut pas dire que les germes d’un tel leader n’existent pas déjà.

    Il y a déjà un Parti voué à l’extinction du fait français au New Brunswick; le bilingoualism, ça coûte trop cher. Qu’ils switchent vers l’anglais pis y aura pu de problème!
    Mais c’est p’tit, le New Brunswick; quand un leader populiste hurle à Fredericton, pas sûr qu’on l’entend à Hamilton.

    Il y a aussi un Dogue Fourbe à la tête des Conservatifs de l’Ontario – tsé, le gros moron que Andrew Scheer a préféré enfermer dans sa cage pour éviter qu’il ne nuise à ses mamours factices avec le Québec.

    Bon bin là, demain matin, et une fois les résultats de l’élection confirmés, ça risque de s’appeler: UNLEASH THE DOUG!

    Pas sûr que le gourou de la Ford Nation a apprécié que le Scheer Leader lui préfère la compagnie de Jason Kenney pendant la campagne. Pas sûr qu’il n’aura pas rongé son os avec la rage au coeur dans sa cage. Pas sûr que cet épisode ne lui aura pas donné le goût de sortir sa bonne bouille de bouledogue populo des frontières trop étroites de l’Ontario.

    Le Dogue n’a plus rien à attendre des francophones après leur avoir fait avaler ses déjections; et comme ni les fils d’Ukrainiens ni les filles d’Italiens ne comprennent vraiment pourquoi ces maudits Frenchies jouiraient de privilèges linguistiques alors qu’ils sont si peu nombreux, alors le fruit est mûr. Haro sur les Frenchies.

    C’est de là que ça va venir. Faque peut-être que les ‘conditions gagnantes’ dont rêvent le Pikiou (et peut-être même les Solides!) vont ressusciter la ferveur du bon peuple québécois?

    = = =

    Populisme canadien? Que penser de cette murale en l’honneur de la petite Greta, vandalisée à Edmonton? This is Oil Country, Baby Girl, Go back where you belong…

    Heureusement que Greta n’est encore qu’une enfant; kossé que ça aurait été si ça avait été une adulte?

    Ça me rappelle tellement tous ces abrutis qui vomissaient autrefois sur Antagoniste.net leur slogan GAUCHE = VIOLENCE? Évidemment, cette forme de violence, on voit jaaaaaamais ça chez les extrémistes populistes de la drette profonde!

    1. Haïku dit :

      -« Longue vie et prospérité »(M. Spock).
      -« Beam me up Scotty »(Capitaine Bernier).
      Aucune insulte à l’endroit de Star Trek.

  10. treblig dit :

    En premier lieu , je n’ai jamais voté pour Trudeau ( père et fils) et je ne commencerai pas cette mauvaise habitude aujourd’hui.

    Mais je sais reconnaître les bons coups. Et Trudeau ( fils) a augmenté la classe moyenne de 1 million d’individus en 4 ans avec une politique de redistribution . Et les trois pays qui ont la plus grande mobilité sociale ( le fameux american dream) sont la Suède, l’Australie et le Canada dans cet ordre. Tous des pays avec une couverture sociale importante.

    Et en juillet 2019 , 81 % des canadiens désapprouvent Trump ( 11% l’approuvent) .

    Alors, on prends ça avec un grain de sel.

  11. J.C.Virgil dit :

    Qu’est-ce qu’ils ont ces prétentieux journalistes à dénigrer le peuple ? En démocratie ce n’est pas censé être lui qui décide:)

    1. gl000001 dit :

      Ca serait « sensé » en effet 😉

      1. jcvirgil dit :

        Oui , mais il y a tellement de censeurs 😎

      2. gl000001 dit :

        Et le Peuple attend toujours le retour d’ascenseur 🙃

  12. Apocalypse dit :

    @RICK42 – 18:12

    ‘Une « prospération » déclinante, dites-vous? Ça doit être la faute au clavier…’

    J’avais tellement hâte de sortir la dive bouteille que j’ai commençé à délirer avant même la première gorgée … lol

  13. Apocalypse dit :

    @chicpourtout – 18:15

    Excellent post!

    ‘Peu de ceux qui se présentent peu importe les bannières sont vraiment ministrables.’

    Oh, que je suis d’accord!

    Chez les libéraux, il y n’y a que Chrystia Freeland qui a retenu mon attention, à part de cela, du ordinaire de bord en bord, incluant Justin Trudeau.

  14. V-12 dit :

    Populisme = sur concentration du pouvoir. Le Germinal de Zola. La peur des idées et des idées par la peur. C’est générer le ressentiment sans justifications concrètes. C’est blâmer les autres de nos propres défaillances. C’est le « pas dans ma cour ».

    Et ca marche. Voir l’ouest canadien, le Canada profond. Même chose au Québec. Même chose partout d’ailleurs.

    Alors oui, il y a péril en la demeure.

    1. Haïku dit :

      @V-12
      « …Même chose au Québec. Même chose partout d’ailleurs…. »

      Oh que oui !👌

  15. Lecteur-curieux dit :

    Ah ce populisme de droite que je ne qualifierais pas seulement de populisme mais de nationalisme très ethnocentrique et d’autoritarisme.

    Sinon voyez comme les définitions changent…

    Page 4, en 1985 et on parle de Jean Garon du PQ et le terme populiste était alors positif et nécessaire pour faire revenir le monde au PQ.

    http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2251655?docsearchtext=Jean%20garon%20populiste

    Les définitions peuvent changer et les mots avoir plusieurs définitions comme consumérisme nous l’avions appris dans le sens de la montée des groupes de défense des consommateurs et donc dans un sens positif bien que pour les entreprises dans le modèle IPEMER elles devaient s’adapter à cela.

    Pour ce qui est de la critique de la société de consommation, on revenait à John Kenneth Galbraith et son ouvrage l’ère de l’opulence si c’est le bon titre de mémoire. Maintenant le consumérisme est la critique de la société de consommation. L’autre définition existe toujours mais est moins employée. C’est cela le monde et la langue.

  16. kintouai dit :

    De toute manière, on cache bien des choses aux pauvres pékins que nous sommes.

    Malgré les efforts de journalistes sérieux comme M. Hétu, on a l’impression que tout se joue en messes basses entre des riches toujours plus riches qui ne paient pas d’impôt et des gouvernants à leur botte, qui essaient de nous jeter de la poudre aux yeux en disant que les choses vont très bien.

    Comment se fait-il alors qu’on crie sur tous les toits qu’il y a une pénurie de main-d’oeuvre, mais que les salaires n’augmentent pas ?

    Comment se fait-il qu’à Québec, où le taux de chômage est censément le plus bas au Canada, la valeur des maisons diminue au lieu d’augmenter et qu’il faut au moins un an pour vendre sa maison ?

    Comment se fait-il que, malgré les beaux discours de Minipet, qui prend ses directives directement de Bay Street (ça ne serait pas mieux avec Scheer, qui serait la marionnette des pétrolières de l’Ouest), l’économie ne se maintient que grâce au surendettement des ménages, qu’un imprévu de quelques centaines de dollars ou une petite hausse des taux d’intérêt feraient basculer ?

    Les salopards de capitalistes, qui n’ont d’autre préoccupation dans la vie que de grossir leur portefeuille, ont tellement étiré l’élastique qu’il est maintenant au point de rupture. Ce qu’on voit actuellement au Chili, au Liban, en Équateur et ailleurs n’est que le début. On ne peut pas impunément tondre le peuple pour engraisser les riches. Si rien n’est fait pour apporter plus de justice, j’ai bien peur que le bon docteur Guillotin ne doive reprendre du service.

    1. Haïku dit :

      @kintouai
      « J’ai bien peur que le bon docteur Guillotin ne doive reprendre du service. »
      Ouch !😉👌 !!!

      1. gl000001 dit :

        Bof ! Il ne sont pas « coupables » 😉

      2. Haïku dit :

        @gl00001
        Commentaire incisif de votre part ?😉

  17. Lecteur-curieux dit :

    Page 9, un article au décès de Jean-Claude Malépart et on rappelle le terme « populiste »:

    http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2923655?docsearchtext=Jean-Claude%20Malepart%20populiste

    Populiste était vu par beaucoup comme une qualité alors que démagogue un défaut.

    Prendre le parti du peuple contre les plus favorisés. Ou bien pour Garon des ruraux versus les citadins comprenant mal le monde agricole et en utilisant un langage coloré.

    C’était cela être populiste. Le démagogue lui le fait de manière fausse dans le but de tromper ou dans la facilité. Le populiste n’avait pas pour autant toujours raison.

    C’est un équilibre à trouver entre populisme et élitisme.

    Dans nos définitions d’antan et notre vision du monde.

  18. Benton Fraser dit :

    Je comprends qu’il soit un « ancien économiste » d’une banque!

    Évidemment, pour un type provenant des banques, c’est de la faute des gouvernements et non des financiers cupides de ce monde!

  19. galgator dit :

    Je crois que le populisme peut malheureusement croître au Canada si la désinformation n’est pas contrée de façon efficace et que les inégalités entre les riches et les pauvres est accentués. Ford en Ontario est un cas, Maxime Bernier est un opportunisme libertain et d’autres dans les prairies du Canada sont peut-être sur une lancée. J’espère que nos jeunes pourront renverser la tendance en optant pour des valeurs plus humaniste dans les années avenir plutôt que celles inspirée de nos voisins républicains du sud centrées sur le « me, myself and I » !

    1. Lecteur-curieux dit :

      Libertarien.

      Pas vraiment libertin. Et pas du tout libertaire qui est la gauche voulant éliminer l’argent.

      1. galgator dit :

        Oui. Merci pour la correction « libertarien » : Qui professe la liberté individuelle dans les échanges économiques et dans les rapports sociaux et politiques.

        J’ai pressé un trop vite sur la touche « Retour’!

  20. Benton Fraser dit :

    Bravo l’ex-écoministe…. toute une percée du populiste au Canada!!!!!

    (Ceci expliquant cela….)

    1. Lecteur-curieux dit :

      Leur boule de cristal n’est pas fameuse.

      Il vaut mieux écouter les économistes qui parlent de micro-économie mais savoir que leurs modèles sont réductionnistes.

      Vous étudiez alors un aspect de l’humain par les comportements du ou des marchés.

  21. citoyen dit :

    la politique est devenue un rassemblement pour des activités de groupe.

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