Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

À Washington, tout est politique. Même le bruit. J’avais déjà commencé à discuter de l’idée, mais la question devient de plus en plus sérieuse ces jours-ci. Depuis quelques semaines, Washington connaît une vague de manifestations, dont le dernier épisode, mercredi dernier, a atteint son apogée alors que plus de 3 000 personnes se sont rassemblées pour chanter devant un bâtiment municipal. Et que voulaient défendre tous ces gens? Le droit qu’un commerce puisse continuer de jouer de la musique à l’extérieur.

Depuis des années, PCS, commerce où l’on vend des téléphones, s’est démarqué en jouant de manière fort reconnaissable de la musique go-go. Rien à voir avec le yé-yé et les boîtes à gogo de Michèle Richard. Le go-go est un style de funk, typique du Washington des années 60 et 70, dont le pionnier est le regretté Chuck Brown.

Mais, de nouveaux voisins ont dénoncé ce bruit et menacé de poursuites, forçant les haut-parleurs légendaires au coin des rues U et Florida de se taire.

Spontanément, des centaines de Washingtoniens se sont rassemblés sur les lieux début avril. Depuis, les manifestations se sont enchaînées et le nombre de participants ne fait qu’augmenter. Le PCS continue d’affronter un voisinage hostile à coup de rythme viral.

Ce samedi, la Funk Parade, un événement annuel où l’on célèbre justement le go-go, se donnera le mot d’ordre de défendre le commerce contre ses voisins aux oreilles sensibles. Il faut donc s’attendre à encore plus de protestation. Et à une tournure nettement politique.

Car c’est plus qu’une question de préserver une spécificité culturelle : c’est une lutte contre la gentrification.

Le quartier de Shaw est historique pour la communauté afro-américaine. Il a été le centre des émeutes après l’assassinat de Martin Luther King. En son coeur, on y retrouve l’Université Howard, un symbole de l’émancipation noire où, depuis 150 ans, plusieurs leaders afro-américains ont passé, dont la candidate démocrate à la présidence Kamala Harris.

Récemment, les étudiants de l’Université d’Howard s’en sont pris aux voisins qui baladent leur chien sur le campus. Ce n’est pas que les étudiants ont une animosité canine. Le problème, c’est qu’ils ne peuvent plus trouver un logement à un prix abordable dans les alentours et que les condos de luxe se multiplient, entraînant une augmentation considérable de voisins fortunés (et caucasiens). Le fait que les chiens vont faire leurs besoins dans les plates-bandes vertes du campus est vite devenu une provocation supplémentaire.  

La question de la gentrification est largement documentée à DC, et le quartier de Shaw est un de ceux où la population la moins nantie est chassée le plus rapidement dans la capitale fédérale. Le débat a envenimé les élections municipales de novembre dernier, sans pour autant qu’on apporte des solutions concrètes.

Ce qui est révélateur, c’est que le mouvement va au-delà d’un cercle d’étudiants. Mercredi dernier, on voyait des grand-mères, des adolescents et des hommes en costume parmi la foule. Il n’y a pas eu de violence et ce, même si des hommes cagoulés sur des quatre-roues s’y sont pointés. Derrière les airs de funk, c’est finalement le cri de ralliement d’une population excédée qui n’avait jamais réussi à trouver un moyen de se rassembler contre un concept aussi abstrait que la gentrification. Ce samedi, c’est au beat du Go-Go Music que la communauté luttera.

(Photo Capture d’écran)

42 réflexions sur “Musique go-go et mauvais voisinage

  1. treblig dit :

    Petite recherche rapide et non scientifique sur internet pour le prix des loyers comparatif Montréal Washington

    Un loyer de 750 pieds2 / une chambre à coucher coûte en moyenne 2 169 $ ( presque 3 000 $ canadien) à Washington.( selon rentcafe washington)

    Un loyer de dimension comparable coûte en moyenne 775$ dans mon arrondissenent montréalais à 3 km du centre-ville. ( selon schl )

    Méchante gentrification. Pas étonnant que les noirs se rebiffent

    1. Henriette Latour dit :

      treblig

      Je ne suis pas noire et je me rebifferais.

      1. Haïku dit :

        Appropriation culturelle ?(blague).

    2. lechatderuelle dit :

      2 000 $ par mois pour une chambre à coucher…. sont fous ces Washingtoniens!!

      <ca prend un sacré salaire pour investir 25 000 $ par an dans un aussi petit loyer….. ou accepter la simplicité volontaire……

      une étude à Vancouver a démontré que la hausse du prix des maisons et des loyers est directement reliée au blanchiment d'argent lors des achats…. tous le savent, municipal, provincial et fédéral, mais tous ferment les yeux…. et les couts explosent…. c'est la même histoire aux USA….

      1. kintouai dit :

        @lechatderuelle «la hausse du prix des maisons et des loyers est directement reliée au blanchiment d’argent».

        On pourrait donc parler de blanchiment de quartiers noirs…

      2. Haïku dit :

        kintouai 19:21

        👍👍👍 !

  2. Mouski dit :

    Ils devraient surtout manifester devant la MB. Les bruits que font la gang de morons de la MB sont beaucoup plus préoccupants mais non. Il est à se demander s’ils sont vraiment conscients de tout le ravage qu’il se produit avec cette administration de cinglés.

  3. loup2 dit :

    M. Boisvert. Merci pour le vidéo.
    Je connaissais pas du tout. J’ai écouté d’un bout à l’autre sans avoir le goût de stopper.
    C’est bon en ta.

    1. xnicden dit :

      Je seconde.

  4. gérard séguin dit :

    Merci! pour ce vidéo. Il est préférable, d’entendre ces notes de musique, que des coups de feu dans des écoles américaine.

  5. titejasette dit :

    loup2

    Si vous en voulez d’autres, les voici: CHUCK BROWN & THE SOUL SEARCHERS

    1. loup2 dit :

      En tout-cas y’a comme du Steve Wonder la dedans !
      Du moins je le crois.

  6. InfoPhile dit :

    Sujet fort pertinent et ravissant billet explicite ! J’apprécie vivement !

    Monsieur Boisvert, j’estime de plus en plus votre collaboration à ce blogue au fur et à mesure que je vous lis.

    Vous êtes assurément des nôtres; cela dit sans la moindre prétention à me faire porte-parole des lecteurs autrement qu’en me basant sur leurs attentes que je crois percevoir, fort, peut-être, de mon expérience de 11 années.

  7. simonolivier dit :

    Howard, c’est aussi l’Alma Mater d’un des grands défenseurs des droits civiques aux USA et le premier Afro-Américain de la SCOTUS, Thurgood Marshall.

  8. Nathalie dit :

    Spontanément j’ai pensé à Saul Alinsky, Rules for Radicals, qui aurait sûrement apprécié cette mobilisation

  9. Un rythme qui te met instantanément de bonne humeur et qui donne envie de bouger! Ça doit bien commencer la journée.
    Sauf que la liberté de l’un finit là où celle de l’autre commence.
    Parmi les voisins, il y a sûrement des gens qui travaillent le soir ou la nuit qui dorment le jour, des gens qui n’aiment pas le genre musical ou des gens qui ne peuvent plus la supporter à force de l’entendre.
    Faudrait trouver un compromis..

    1. loup2 dit :

      Marie je peux vous donner raison au sujet des gens qui n’aiment pas le genre. Mais pour ceux qui doivent dormir de jour j’ai une idée
      dans ma caboche marie4poches. C’est pas dispendieux ! 😉 Et c’est indispensable lors que tu es hospitalisé…
      http://pix.toile-libre.org/upload/original/1557614173.jpg

      1. loup2 dit :

        Marie
        Je viens de faire le tour du quartier avec gogole street-view

        Y’a plein de bar, des dépanneurs et différents commerces.
        Les places susceptibles d’y avoir des résidents «permanent» ne sont pas à proximité du magasin de téléphone.

        Une petite promenade ? https://www.google.ca/maps/@38.9162349,-77.0217682,3a,75y,192.06h,86.4t/data=!3m6!1e1!3m4!1sphGX2YuOZbJbm3Tv3Z_0BA!2e0!7i16384!8i8192?hl=en

        Le magasin est en brique rouge à l’intersection. Ça date de octobre 2018.

      2. Absalon dit :

        Oui d’après ce que je vois c’est plutôt une densification des logements qui pose un problème de cohabitation avec ces concerts de rue quotidiens. Je veux dire que même si les nouveaux immeubles étaient destinés à une population défavorisée, celle-ci pourrait se sentir importunée à la longue. Je ne vois pas en quoi le fait d’être noir et pauvre priverait du droit de choisir quand écouter de la musique chez soi.

    2. InfoPhile dit :

      Marie,

      Puisque cette musique, festive et souriante, était diffusée depuis plusieurs années, j’imagine que le voisinage s’y était fait. Peut-être même qu’il leur manque quelque chose depuis qu’elle a cessé. Une chose qui correspond à un climat, à une âme même.

      J’habite près d’une église aux sonnantes cloches. Je ne les entend plus sinon qu’en tant que signal mélodieux et sympathique. Sauf pour les funérailles, qui ne sont pas fréquentes.

      Au-delà du bruit, se pose un problème plus épineux, à mon avis, soit la gentrification de ce quartier.

      Déjà que les prix des loyers augmentent à un rythme insoutenable pour la plupart des résidents. C’est toute une communauté avec tous ses liens affectifs, sociaux, culturels et économiques, qui à terme risque un regrettable démantèlement et un tout aussi triste déracinement.

      Je dois confesser que les velléités néo-colonisatrices de petits parvenus individualistes jusqu’à la moelle, telles qu’elles s’expriment dans ce cas, me sont très antipathiques.

  10. karma278 dit :

    GO! GO! GO!
    Sauvez le go-go!

  11. FlorentNaldeau dit :

    Pour ma part, je n’ai aucune affinité avec cette musique et je serais irrité d’avoir à l’entendre toute la journée. Par contre, je n’aurais jamais choisi d’emménager dans un quartier où cette pratique existe depuis de nombreuses années et fait partie intégrante des mœurs et du caractère du voisinage. Les nouveaux arrivants ont fait un choix, il doivent endurer. C’est une condition préexistante et il serait injustifiable que tout un quartier doive changer ses pratiques de vie en raison de quelque nouveaux voisins.

    Mais il arrive souvent que ceux-ci ont l’arrogance de vouloir tout changer dans une communauté où ils ont emménagé depuis peu et exigent de bouleverser des habitudes et pratiques établies depuis longtemps. C’est l’équivalent de citadins qui s’achètent une mignonne maison de campagne et se plaignent du bruit et des odeurs qui découlent de l’agriculture ou de gens qui s’installent à proximité d’une voie de chemin de fer existante et exigent soudain qu’on cesse d’utiliser les sifflets de train et que l’horaire des trains soit changé pour diminuer les inconvénients sonores.

    1. lechatderuelle dit :

      FlorentNaldeau le hic est que les nouveaux arrivants ont payé le gros prix pour avoir un accès avantageux sur le « Washington » pas sur les particularités des quartiers dont ils n’ont rien à foutre…. alors ils râlent car ile fric mène tout….

      Les nouveaux arrivants ne s’intègrent pas, ils s’imposent…. nouvelle réalité…..

  12. Danielle Vallée dit :

    Des noirs qui prononcent des paroles en espagnol! Ils ont tout pour se faire détester (lol)

    HS: la première raison invoquée par Giuliani pour rencontrer le futur président d’Ukraine:

    Their first concern is to discredit information about the alleged corruption of Paul Manafort, the former chairman of Trump’s 2016 presidential campaign, by demonstrating its release by the Ukrainians was illegal.

    Heureusement les Ukrainiens l’ ont envoyé promener.

  13. simonolivier dit :

    Il y a une quinzaine d’années j’étais en voyage d’affaires dans le royaume de la musique zydeco, la Nouvelle-Orléans. Je suis devant un bar qui annonce live music with Chuck Brown tonight, Je m’attends à de la musique zydeco. $10 de cover charge et une consommation obligatoire plus tard je découvre la musique go-go et Chuck Brown. Been a fan ever since,

  14. FlorentNaldeau dit :

    @lechatderuelle, le hic est à la charge des nouveaux arrivants. Oui ils ont les poches bourrées de fric, comme les exemples que j’ai mentionnés des gens qui emménagent en campagne ou près d’un chemin de fer, mais cela ne leur donne pas pour autant le droit moral de tout mener à leur guise. Un principe que le conseil municipal a reconnu puisque l’interdiction a été levée après que des élus municipaux, dont la mairesse, ainsi que le PDG de T-Mobile (la compagnie-mère du commerce en question) ont indiqué que la musique devait reprendre, ce qui a d’ailleurs été le cas. Mais il est vrai que d’autres autorités locales, urbaines autant que rurales, ont parfois été fort complaisantes envers de nouveaux citoyens fortunés.

    https://www.huffingtonpost.ca/entry/go-go-music-dc-culture-gentrification_n_5cb0bd55e4b082aab0853962

  15. 430a dit :

    La gentrification des centre ville, c’est la perte assurée des autochtones du coin. Un peu comme la déforestation mène à la perte de nombreuses espèces.

  16. titejasette dit :

    Très très HS

    Entendu hier sur CNN

    Les tarifs de Trump profitent aux VietNam. Comment ?

    La marchandise chinoise à exporter transite par le VietNam. On lui apporte la touche finale de finition. On lui cole l’étiquette  » Made in VietNam » et on lui remet sur le bateau. Elle fait route ensuite aux Zétats…

    Celle-là, je m’y attendais pas. Mais vraiment pas du tout. Ces Asiatiques, ils n’ont pas juste les yeux « bidés » !

    Info additionnelle. « Trump increased his tariffs on China—here’s what they are and how they work »

    https://www.cnbc.com/2019/05/11/what-trumps-tariffs-on-china-are-and-how-they-work.html

  17. titejasette dit :

    on lui remet => on la remet

  18. spritzer dit :

    J’ai lu quelques articles sur la gentrification de Washington et pas un ne dit ce qui en est responsable, à savoir l’arrivée massive après le 9/11 de l’industrie de la sécurité et du militaire pour récolter la manne des contrats, et dieu sait qu’il s’en dépense de l’argent dans ces domaines.

    Ça rend les nouveaux arrivants encore un peu moins sympathiques.

    1. cotenord07 dit :

      @ spritzer (12/05/2019 à 09:01) :

      Désolé mais ça ne tient pas, votre affaire…

      Un grand nombre d’entreprises de la sécurité et de la défense sont établies dans la région de Washington depuis bien avant le 11 septembre 2001.

      On y trouve là les succursales washingtoniennes d’entreprises dont les usines et les centres de recherche se trouvent un peu partout sur le territoire des États-Unis : Virginie, Maryland, Georgie, Floride, Texas, Nouveau-Mexique, Nevada, Colorado, état de Washington, Michigan, Massachusetts, etc., etc.

      Les origines de ce complexe militaro-industriel remontent au moins à la Deuxième Guerre mondiale, et il a beaucoup bénéficié de la Guerre froide.

      Incidemment, même si on en entend moins parler, il existe un complexe militaro-industriel de même nature en Russie, avec des sièges sociaux ou succursales importantes dans la région de Moscou, et des usines et des centres de recherche répartis sur le territoire russe, en particulier dans la région de l’Oural et dans la partie la plus occidentale de la Sibérie.

      Au Canada, nous disposons aussi d’une version minuscule de ce type de complexe militaro-industriel, qui consiste essentiellement en succursales canadiennes d’entreprises américaines et européennes spécialisées dans la production d’équipements militaires.

      1. spritzer dit :

        Il y a depuis le 11 septembre une enflure dans cette industrie.de la sécurité, vous devez bien le savoir. Je n’ai pas le temps de retrouver l’article mais il vaut la peine de le lire.

      2. cotenord07 dit :

        @ spritzer (12/05/2019 à 10:15 )

        Je crois qu’il est effectivement extrêmement important que vous partagiez avec nous cet article et sa source, d’autant plus, d’après un échange récent sur ce blogue, vous semblez vous abreuver beaucoup avec la source « Russia Insider ».

        En lisant nous-même l’article qui est votre référence, nous pourrons sans doute faire la part des choses…

        SVP tentez de retrouver cet article et de le partager avec nous…

  19. Absalon dit :

    @spritzer
    et vous avez une autre explication pour l’embourgeoisement de Los Angeles, Philadelphie, Baltimore, San Diego et Chicago…
    N’est-ce pas peut-être aussi que les gens souhaitent se rapprocher de leur travail, éviter de passer des heures en voiture tous les jours et bénéficier des infrastructures sociales, éducatives et culturelles que peuvent offrir des centre-villes ?

  20. spritzer dit :

    Évidemment, mais le fait que Washington soit la ville où la gentrification est la plus intense du pays est en bonne partie à cause de cette industrie qui s’est agglomérée dans la ville et qui a amené un afflux de hauts salariés. J’avais lu un bon article sur le sujet mais je ne le retrouve pas.

  21. Absalon dit :

    En attendant j’ai trouvé un autre article qui liste de façon exhaustive les causes principales et secondaires de la gentrification des centre-villes. On peut conclure qu’elle est pratiquement inévitable et que la seule manière de limiter l’éviction des populations pauvres est la construction de logements sociaux.
    http://cityobservatory.org/everything-that-causes-gentrification-from-a-to-z/

  22. Ziggy dit :

    HS…Je souhaite à toutes les mères qui participent à ce blogue une merveilleuse journée avec leurs enfants si possible.Nonobstant que c’est une fête mercantile ,une chose est sur c’est le dévouement et l’abnégation de nos mères qui est la base de notre société et elles méritent amplement toute notre reconnaissance.

  23. Layla3553 dit :

    HS

    DT n’a pas encore écrit un tweet pour souligner la fête des mères.

    Faut pas se faire avorter, mais après ça faut pas s’attendre à ce que , the mother day soit une journée différente de toutes les autres.

    1. Haïku dit :

      Ziggy et Layla

      👌👍

  24. titejasette dit :

    Depuis que la terre est ronde, les riches se sont toujours emparés des meilleures terres, des meilleurs emplacements possédant la localisation, la vue, les meilleurs facilités de transports et des services, etc… Dans toutes les grandes villes du monde, les premiers « gentrifieurs » peuvent appartenir à des communautés d’artistes aux faibles revenus, ce qui contribue à l’attractivité du quartier. La gentrification peut entraîner des migrations de population.

    « Le processus de développement et d’expansion urbaine procède souvent par « l’expulsion » des « plus faibles économiquement » vers des zones moins demandées. Ce phénomène engendre potentiellement des problèmes sociaux, surtout s’il se produit rapidement. Les pouvoirs publics sont sollicités pour réduire l’impact du processus, en maintenant un certain degré de mixité sociale. » – Wiki

    Dans certains pays très pauvres, c’est le gouvernement qui initie la démolition des taudis et l’expropriation des pauvres pour les faire remplacer par des tours de condos et d’autres types d’immeubles qui rapportent de meilleurs revenus de taxes foncières

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