Le blogue de Richard Hétu

L'Amérique dans tous ses états

Bernie Sanders devrait-il commencer à s’inquiéter? Trois sondages publiés hier indiquent que Joe Biden a accentué son avance sur les candidats démocrates à la présidence, y compris le sénateur du Vermont. L’ancien vice-président continue de gruger des appuis à son plus proche rival chez les Blancs de la classe ouvrière et confirme sa domination chez les Afro-Américains. Avant d’aller plus loin, jetons un coup d’oeil à deux sondages réalisés au New Hampshire, où Bernie a terrassé Hillary Clinton lors de la primaire démocrate de 2016.

Morning Consult :

Biden 40% (+4 par rapport à la semaine dernière)
Sanders 19% (-3)
Warren 8% (-1)
Harris 7% (–)
Buttigieg 6% (-2)
O’Rourke 5% (–)
Booker 3% (–)
Klobuchar 2% (–)

Firehouse Strategies :

Biden 34%
Sanders 16%
Buttigieg 10%
Warren 9%
Harris 7%
O’Rourke 3%
Klobuchar 1%
Booker 1%

Notons que Firehouse Strategies a également publié des sondages donnant une bonne avance à Biden sur Sanders en Iowa et en Caroline du Sud.

Un sondage national réalisé par la maison Harris pour The Hill n’est pas plus rassurant pour Sanders :

Biden 46%
Sanders 14%
Buttigieg 8%
Warren 7%
Harris 6%
O’Rourke 3%
Booker 3%

Il faut s’attendre à ce que Sanders et ses alliés sur Twitter durcissent leurs critiques de Biden, dont les politiques et déclarations passées le placent loin du courant le plus progressiste au sein du Parti démocrate. Mais ce courant est minoritaire chez les démocrates, comme le démontre les résultats de cette étude, et il y a lieu de se demander comment Sanders parviendra à rallier une partie de la majorité plus modérée ou conservatrice.

De toute évidence, Biden jouit non seulement de sa renommée mais également de la perception qu’il est le candidat le susceptible de battre Donald Trump. Cette perception pourrait évidemment changer. Mais Sanders serait-il celui qui en profiterait?

(Photo AP)

70 réflexions sur “Bernie devrait-il s’inquiéter?

  1. gl000001 dit :

    Tasse-toi mononcle !!

    1. Salvador E. Rodriguez dit :

      Tasse toi mononcle, laisse passer l’autre mononcle?

  2. Alexander dit :

    Le plus important est de voir si Sanders et sa gang se rallieraient au candidat gagnant, que ce soit Biden ou un / une autre.

    Il a court-circuité Mme Clinton en 2016 et ça a possiblement coûté la présidence aux démocrates et les dégâts qui viennent avec.

    Une partie de l’avenir des EU est entre ses mains, du moins pour 2020. Il se rallie, les démocrates font front commun et ont une chance de déloger la Bête.

    Il divise les troupes, Trump se faufile à nouveau.

    Il faut qu’il comprenne que tu n’amènes pas de réformes si tu n’as pas d’abord le pouvoir.

    Mais là, faut laisser l’orgueil au vestiaire.

    Et l’orgueil est un bien vilain défaut.

    1. simonolivier dit :

      Pour Sanders et les berniacs le fait pour les démocrates de prendre le pouvoir afin d’amener des réformes n’a aucune importance. Ils veulent le pouvoir et s’ils ne l’ont pas, ils vont tout faire pour qu’un autre démocrate ne l’ait pas. La politique du my way or the highway. L’histoire politique de Sanders depuis le tout début en est un excellent exemple. Mettons qu’un ancien maire de Burlington pourrait en témoigner.

      1. igreck dit :

        les deux grands partis sont pris en otages par des extrémiste, l’un à gauche l’autre à droite. Et comme « The People » de ce foutu pays foutu est davantage « cons-servent-la-Peur » et bien !?!

      2. Alexander dit :

        @ simonolivier

        Si vous visez juste sur les berniacs, leur mentalité se rapproche des trumpistes. Pas mieux, juste à gauche plutôt qu’à droite.

        Pas comme ça qu’on administre un pays, sauf si on veut le faire couler.

        Curieusement, ce sont des extrémistes de droite qui ont réussi à prendre les rênes, au moins à la présidence, le Sénat et la Cour Suprême.

        Mais je ne vois pas des extrémistes de gauche réussir le même coup, pas au pays du capitalisme pur et dur et de l’égoïsme.

        Il faudrait gouverner plus vers le centre pour rallier le monde.

        C’est là que le discours plus nuancé de Biden, Buttegieg ou Harris pourrait finir par porter.

      3. petardalafarine dit :

        @simonolivier
        Exactement!

    2. petardalafarine dit :

      @ Alexander
      Parfaitement. C’est un fauteur de trouble qui sème la discorde. Déjà que le nombre de candidats est ridicule…
      Sanders ne se ralliera jamais à qui que ce soit. Pensez-vous qu’il aurait servi Obama avec rigueur comme Mrs Clinton a fait?
      Il va tenter de faire un Hillary (ou de paser un sapin) à Biden ou à qui que ce soit. Si le candidat démocrate n’est pas Bernie, il sera battu par Bernie et non par Trump, comme en 2016.
      Autre chose: dans une entrevue où on demandait à Sanders s’il envisageait de prendre une femme comme VP, il a répondu qu’il y penserait sérieusement. L’interviewer a continué en demandant s’il envisageait une femme de couleur. Long, loooong silence embarrassé, puis notre riche socialiste a bredouillé qu’il était trop tôt, qu’on n’en était pas là. Disons que Mrs Harris ne doit plus avoir d’illusions d’être colistière. Ça ressemble à Trump qui félicite le 2e choix au repêchage de football mais pas le 1er. Un blanc, un noir: devinez lequel.

      1. Henriette Latour dit :

        petardalafarine

        Je pense comme vous.

    3. Lecteur_curieux dit :

      Il a beau être socialiste il est orguelleux et comme tout le monde l’est mais ceux avec son profil le sont plus fortement.

      Il faut lui donner des avantages individuels, une porte de sortie honorable pour lui et ses fans sinon il ne lâchera pas prise.

      Une partie de la gauche comprend mal la nature humaine. Dans ces situations là de compétition même si ce sont juste des idées l’égoïsme l’emporte sur l’altruisme. Mais pourtant il est socialiste ? Une idéologie souvent plus réactionnaire que progressite malgré les illusions que plusieurs se font.

  3. Pierre S. dit :

    —————————————

    Bernie a sa part de responsabilité dans l’éclatement du vote démocrate en 2016 pavant la voie
    à l’élection du plus médiocre président de l’histoire des USA.

    ET il ne semble toujours pas comprendre que malgré la qualité de ses politiques et des valeurs qu’il
    défend, il contribue à diviser l’opposition … et dans un système bi-parti, ca ne pardonne pas.

    1. Alexander dit :

      @ Pierre S.

      Les idées de Sanders passeraient bien mieux au Canada qu’aux EU. De là l’immense différence entre les deux pays.

  4. Léo Miquis dit :

    HS :

    Trump vient de gracier un ancien soldat américain qui avait été condamné par une cour martiale à 25 ans de prison pour avoir abattu un prisonnier irakien alors qu’il avait l’ordre de le libérer.
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201905/07/01-5225009-trump-gracie-un-soldat-condamne-pour-le-meurtre-dun-irakien.php

    On voit que Trump fait tout ce qu’il peut pour aller grappiller quelques voix…

  5. Niouininon dit :

    Oui Bernie devrait s’inquiéter car avouons-le, ces temps-ci, les US ont besoin d’un démocrate qui a de l’expérience à la Maison Blanche, qui a navigué dans les eaux politiques et stratégiques, quelqu’un qui représente un + pour le pays, s’il devient président. N’en déplaise à Sanders, sénateur ou maire ne lui donne pas le bagage pour gérer un pays. Idem pour les candidats plus jeunes et inexpérimentés. On voit de toute façon ce que cela donne de débarquer président de la plus grande puissance au monde sans expériences: le POTUS actuel en est le parfait exemple…

  6. djaaz dit :

    Bonjour, Pourquoi  » appelée a changer »?

    1. jeanfrancoiscouture dit :

      Idem pour moi, M. Hétu. Pourquoi « Cette perception est appelée à changer.»? Est-ce un constat? Un espoir? Une prédiction?

    2. RICK42 dit :

      Moi je dirais: « possiblement appelée à changer… »

      1. Richard Hétu dit :

        Moi aussi!

      2. Alexander dit :

        Le passé et les gaffes de Biden pourraient le rendre vulnérable à la critique et aux basses attaques.

        Un ou une outsider pourrait se faufiler. Comme M. Obama en 2008.

        Possiblement donc.

      3. Guy LB dit :

        @Richard Hétu : 😅 !

    3. Absalon dit :

      « Bonjour, Pourquoi » appelée a changer »? »

      Si Biden bénéficie actuellement d’un effet de notoriété dans les sondages, celui-ci devrait s’estomper lorsque ses concurrents se feront mieux connaître du grand public.
      Ceci dit Biden est le seul à battre Trump dans le dernier sondage en Arizona. S’il reste le seul capable d’un tel exploit, les démocrates risquent de le choisir pour garantir l’objectif prioritaire qui est de virer 45.

      1. Absalon dit :

        Autrement dit une hausse de son électabilité perçue pourrait compenser une baisse de son avantage en terme de notoriété.

  7. igreck dit :

    @Niouininon
    En effet, il faudra un sacré navigateur pour ramener ce rafio en perdition (dette accumulée de milliers de milliards de $) dans des eaux plus calmes après les errements de Captain Crunch ! Le temps ne sera pas aux rénovations mais aux réparations !

  8. Benjen Stark dit :

    Juste pour mettre les choses en perspective, à un an et demi de l’élection de 2016, Marco Rubio et Jeb Bush dominaient tous les sondages chez les Républicains.

    1. Bartien dit :

      Votre appel est important pour nous…..

      1. ProMap dit :

        Bartien – J’aime beaucoup, mais on pourrait aussi dire : « Votre appel est important pour vous. Gardez la ligne pour conserver votre priorité d’appel. » 😉

      2. Bartien dit :

        J’aime encore mieux votre formulation….ne soyez pas surpris si je l’utilise à mon tour (fort possiblement pour le même pauvre intervenant!!)

      3. Haïku dit :

        ProMap 12:58

        👏👍👌 !

    2. Absalon dit :

      J’avais prédit que Jeb Bush battrait Hillary Clinton sur le fil.

  9. Danielle Vallée dit :

    Appelée à changer? Peut-être parce qu’en ce moment il est le plus connu, et que les autres vont se faire connaître au fil du temps.

    Personnellement j’ai bien hâte qu’on entende parler davantage de Seth Moulton. Il est bien tranquille depuis qu’il a annoncé sa candidature.
    Bac en Sciences, Capitaine de l’armée à la fin de son service militaire, Masters à Harvard en 2011.
    A la chambre des représentants depuis 4 ans.
    Parait bien, parle bien, sensé, très au courant des affaires internationales.
    La lutte ne fait que commencer.

    1. Richard Hétu dit :

      Seth Moulton s’est mis la corde au cou en orchestrant en coulisse la cabale ratée pour dégommer Nancy Pelosi. A acquis l’image d’un opportuniste doublé d’un pleutre.

  10. ProMap dit :

    Qyelle est la base électoral de Sanders : 15, 10, 8%??? S’il continue à descendre il côtoiera Warren ou Harris ou Buttigieg. Est-ce que sa base comprendra le message lors que ces trois candidats se rallieront au vainqueur? Ils sont dans un régime politique à deux partis et ils ne changeront pas ce régime maintenant. Alors qu’ils embarquent dans le bateau démocrate ou… votent carrément pour trump. L’hypocrisie, c’est assez.

    1. Le Vigilant dit :

      Sauf que les Dems ont absolument besoin de ce 15% pour espérer l’emporter.
      Ce qui signifie que Biden ou un autre devra tempérer (un peu d’eau dans le vin),

      1. ProMap dit :

        Le Vigilant – C’est vrai, sauf que l’inverse est aussi vrai. Sanders a besoin du 85% restant. Comme disait l’autre, y’en aura pas de facile pour Sanders.

    2. kelvinator dit :

      Une grande partie de sa base selon moi est indépendante de gauche, qui trouve le parti démocrate trop à droite. Ce sont des gens qui n’auraient pas votés démocrates, probablement vert, ou même libertarien même si c’est contredire toute son idéologie en votant ainsi comme alternative à Sanders.

      Alors le message qu’il faille absolument aller très à gauche pour attirer une jeunesse qui vote seulement à 30%, qui n’est pas en grande partie démocrate, n’est pas très mobilisé démocrate d’ailleurs, et se trouve surtout dans des États acquis comme NY ou la Californie, ce n’est pas selon moi la stratégie électorale la plus efficace pour maximiser les votes.

  11. Ziggy dit :

    HS…Dimanche profitant du beau soleil moi et ma blonde attablés sur une terrasse de Magog devant notre « blonde » avons vues un automobile avec plaque du Vermont se rangé non loin sur la rue et trois jeune homme avec casquette rouge maga se dirigé vers la terrasse et y prendre place.Aussi tôt arrivé ils ont pris contrôle de la place en parlant fort,riant à gorges déployées et surtout en monopolisant la jeune et jolie préposée au service qui était de toute évidence embarrassée.Heureusement le gérant de la place à pris la relève pour leur service.
    Ma blonde m’à dit j’espère que ce n’est pas le début d’un invasion de calotte rouge pour l’été.

    1. ProMap dit :

      Ziggy – J’espère moi aussi, mais voyez-vous, comme je le rappelais dans le billet précédent, c’est leur hémisphère.

    2. kelvinator dit :

      Andrew Scheer travaille activement avec Ford et Kenney pour créer une propre race MAGA au Canada.

  12. jcvirgil dit :

    Trump doit souhaiter que ça continue . C’est sûrement pas Biden qui va susciter assez d’enthousiasme et d’espoir pour entraîner un mouvement de fond qui amènera la jeunesse américaine et les progressistes aux urnes.

    Les autres vont se dire tant qu’à voter pour un insignifiant aussi bien continuer avec Trump 🙂

    1. kelvinator dit :

      Prétendez-vous que les sondages ne veulent absolument rien dire, ou vous vous accrochez à une vision qui va à l’encontre des preuves établis, comme les sondages?

      Peut-être surestimez-vous largement le poids politique de la jeunesse américaine et des forces progressistes (avec une définition de progressistes très à gauche je présume, oubliant que les USA est le pays le plus conservateurs de l’occident)

      1. Kingubu dit :

        Un pays conservateur qui a élu à deux reprises un candidat noir, avec Hussayn comme deuxième prénom, et au discours très marqué à gauche (pour la campagne uniquement hélas). Un candidat que déjà Fox News qualifiait d’ignoble socialiste.
        Je pense qu’on devrait arrêter de considerer les américains comme un peuple de beaufs hostiles à toutes idées de progrès social. Nombre de sondages montrent que les notions d’assurance santé pour tous et de politique écologique nottament ont un écho de plus en plus fort au sein du pays.
        En outre, nombre de sondages montrent que Bernie battrait sans problême Trump s’il était candidat.
        M’est avis que si le peuple est en face d’un choix clair, il fera le bon et que c’est cette absence de choix qui l’a amené vers Trump.
        M’est avis qu’un conservateur light, qui a si souvent voté avec les Républicains, qui tentera de plaire à tout le monde avec des formules creuses sur l’espoir, l’amour, l’Amérique qui est un pays génial, etc, qui affirmera sans cesse qu’il n’est pas socialiste alors que Fox News l’associera quoi qu’il arrive à Staline ou Maduro, celui là est bien mal parti pour l’emporter face à Trump.
        Le rejet de Trump ne suffira pas, le peuple ne se mobilisera pas pour juste revenir à la même vieille tambouille d’il y a 3 ans. Pour mobiliser les gens il faudra des propositions fortes, un projet de société nouvelle et pour l’heure seuls il n’y a guère que Sanders et à la rigueur Warren pour porter ce projet

      2. kelvinator dit :

        Lorsque vous dites qu’Obama était « au discours très marqué à gauche (pour la campagne uniquement hélas) », la gauche d’Obama serait la droite dans bien des pays occidentaux, y compris le Canada, encore plus le Québec. Pour un pays ou le tiers croit en la seconde venu du messie de leur vivant, et ne jure que par un capitalisme libertarien débridé, je vois mal comment on peut comparer les USA autrement qu’en étant très à droite, d’autant que le collège électoral perpétue largement cette avantage du conservatisme rural sur le progressisme urbain. Et avouez que vous me donnez raison en accusant Biden d’être un conservateur light, comparer le bras droit du très à gauche Obama de « conservateur light ». Les « formules creuses sur l’espoir, l’amour, l’Amérique qui est un pays génial » sont mauvaise dans la bouche de Biden, mais très bien dans celle d’Obama, qui a fait sensiblement la même chose, mais vous l’encensez.

        Est-ce que je vous apprends que Sanders a débuté sa carrière politique à la mairie de Burlington en faisant justement alliance avec les républicains contre un démocrate? Est-ce que s’allier momentannément avec les républicains vous élimine automatiquement? Êtes-vous pour ou contre les ententes bipartiques, ou tout vote avec les républicains est mauvaise?

        Les sondages donnaient tous Clinton largement gagnante aussi. Les sondages actuels sont biens différents aussi, comme ceux içi. Lorsqu’il n’y a que deux candidats, on a toujours plus de pourcentage qu’avec une vingtaine de candidats.

      3. Kingubu dit :

        Je n’encense pas du tout Obama dont les multiples reniements n’auront pas été pour rien dans la perte de la Rusbelt par les Démocrates en 2016, mais le fait est qu’il était lui-même venu en 2008 avec des propositions suffisemment marqué à gauché pour effrayer les centristes et horripiler Fox News qui n’a pas cessé de le qualifier de socialiste (tout candidats democrates sera qualifié de socialiste quoi qu’il arrive). Il est vrai que Bernie pousse le curseur un peu plus loin mais l’audace et le rentre-dedans sont des stratégies bien souvent plus payantes qu’un excès de prudence.

        Quand à l’idée d’entente avec les Républicains…ma foi, j’ignore ce qu’il en était il y a 30-40 ans mais de ce que je vois aujourd’hui tout entente me semble bien illusoire. Le parti républicain est aux mains de fanatiques complétement vendus aux lobbies les plus néfastes qui feront tout pour bloquer même les mesures les plus modérées. Je suis lucide, le prochain président démocrates quel qu’il soit devra aller au front pour faire passer son programme. Ce sera une bataille permanente et un centriste mou qui se met pattes en l’air dès le début de la campagne ne risque pas de changer quoi que ce soit.

        En outre, voter la guerre en Irak, le Patriot Act ou déclarer sa flamme à quelqu’un comme Dick Cheney me semble bien plus problématique qu’une simple entente momentannée

      4. kelvinator dit :

        Si c’était différent avant, pourquoi reprocher à Biden d’avoir appuyer les républicains par le passé?

        Prétendez-vous que la déclaration des déplorable de Clinton était meilleure, parce que rentre dedans? Je craint fortement que c’est exactement ce que Trump veut, du rentre-dedans, des attaques personnelles, des attaques contre sa base qu’il pourra plus facilement mobiliser. Sanders n’est pas très bon pour répondre aux critiques, comme les minces critiques démocrates du mois passé lui ont causé beaucoup de problèmes. Imaginez si les républicains l’avaient attaqué le moindrement en 2016, son image aurait été tout autres. Le GOP entretient cette aura de force autour de Sanders en ne l’attaquant pas, car ils savent pertinemment que Sanders n’est pas le plus compétent dans un combat personnel. Sandesr est fort pour ses idées, mais la personne a beaucoup de squelettes, parfois communiste, facile à dépeindre comme anti-américain.

        Une confrontation permanente n’amènera absolument rien. Il faudrait la majorité de 60% au sénat, qui est systématiquement à plus de 40% pour les républicains, grâce à la disproportion du vote rural dans les petits états. C’est impossible dans un avenir futur que le congrès supporte une assurance-santé universelle. Du moins pas tant que la base Trump le supporte à 40% peu importe ses déboires. Les pro-Sanders oublient facilement la difficulté du système américain, son conservatisme exacerbé qui fait que chaque petit changement est un long marathon… Les USA ne sont pas le Canada, il n’y a pas de système parlementaire britannique qui donne la majorité absolue à 33% du vote.

      5. kelvinator dit :

        La seule façon ou une entente bipartique sera possible sur la santé, est de sortir de cette partisanerie qui vous voulez perpétuez avec Sanders. Oeil pour oeil, dent pour dent n’est pas du tout la meilleure solution en démocratie. Il faut rehausser le niveau politique, les débats, et sortir de l’isolement partisan pour s’ouvrir à une politique dominé par les centristes, loin des déboires émotifs qui gangrène la politique américaine depuis déjà bien trop longtemps, depuis la montée du premier groupe extrémiste moderne, le tea party républicain des années 2000.

      6. Kingubu dit :

        -Pourquoi reprocher à Biden d’avoir appuyé l’odieuse guerre en Irak et l’odieux Patriot Act ? La réponse est dans la question non ?

        -Les « déplorables » de Clinton n’étaient pas du rentre-dedans mais un geste de mépris d’une erreur de casting qui a sabordée sa campagne avec brio.

        -De ce que je vois Sanders ne méprise nullement la base de Trump à laquelle il affirme justement chercher juste à parler en proposant des solutions réelles à leur problêmes

        -Insinuerez vous que le candidat démocrate devra jouer sur la défensive sans jamais attaquer son adversaire dans une campagne qui sera sale quoi qu’il arrive ?

        -Les minces critiques des démocrates ? Ca fait des mois que l’etablishment tire à boulets rouges sur Sanders de façon plus ou moins insidieuse. Mais pour l’heure ces attaques font pshit. L’affaire des harcèlements au sein de son staff de campagne devait le couler, la vidéo de lui torse-nu chez les soviets devait l’enterrer, O Rourke et Buttigieg devaient le ringardiser, et pourtant il est toujours là et au vu des fonds qu’il reçoit il n’est pas près de s’en aller

        -Même le candidat le plus centriste au monde sera qualifié de communiste par les républicains. Ils déttereront les tonnes de squellettes sur leur adversaires même si c’était le Christ réincarné. Je trouve ça absolument affolant que certain voudrait choisir le candidat démocrates en fonctions de ce que les républicains diront de lui. A ce compte là autant laisser Trump choisir lui-même son adversaire.

        -C’est vous qui vous vous illusionnez si vous pensez qu’il est possible de négocier quoi que ce soit avec les Républicains. Ca fait des années que les Démocrates la joue mesurée alors que le camps d’en face use de tous les coups bas pour arriver à leurs fins. Souvenez vous comment ils sont parvenus à bloquer la nomination du juge Garland par Obama à la cours suprême pour faire basculer d’avantage celle-ci dans le girond conservateur. C’est ça qui insupportent tant la base démocrate et qui explique la popularité de Sanders.
        Face à une telle agressivité et une telle bassesse de la part de conservateurs de plus en plus fascisés il est profondemment naïfs de croire d’avantage à des accords à l’amiable entre les camps. On attend une gauche audacieuse, offensive, qui n’hésite pas à rendre les coups pour assurer la défense des droits des plus faibles. Et cela vaut aussi bien aux USA, que dans tout les pays du monde.

      7. kelvinator dit :

        Si vous croyez que Sanders a déjà subit des attaques, alors qu’en fait les attaques n’ont même pas commencé, vous êtes du pour une surprise. Regardez aussi ou il est dans les sondages, il ne fait que baisser.

        Vous avouez vous-même que la partisanerie empèeche tout accord bipartisan, mais exigez du rentre dedans pour faire passer vos mesures… Entre d’autres mots, vous privilégiez pour vous ce que vous reprochez aux autres républicains qui sont rentre dedans et incapable d’accord bipartisan…

        La base de Trump n’est pas le parti républicain. Certains ont voté contre lui, même si plusieurs le supporte à reculons. Ils faut créer une cission au sein du GOP. Le rentre dedans ne fera que les unir, comme à chaque fois.

        Les lois se votent à deux. Les démocrates seuls ne peuvent pas faire de changements significatifs, d’autant que Trump domine la cour suprème. Ça prend plus que des voeux pieux pour faire changer les choses, ça prend une stratégie pour atteindre le but, chose que Sanders n’a pas, puisque sa seule stratégie est de passer des motions en chambre qu’il sait d’avance inutile… Justement parce que les démocrates n’ont pas la possibilité de faire passer quoi que ce soit de gros.

      8. kelvinator dit :

        « Ca fait des mois que l’etablishment tire à boulets rouges sur Sanders de façon plus ou moins insidieuse. »
        Vous allez avoir beaucoup, beaucoup de problème lors de la campagne alors… À boulet rouge, vraiment?? Assez hyperbolique comme accusation, surtout avec la présomption de « l’establishment », le petit relent de complotiste chère aux yeux de ses adeptes, car le complotisme est une part importante de la campagne de Sanders. Il accuse tout les autres des maux qui le touche, Sanders n’est responsable de rien. Si Sanders a perdu, c’est la faute à Clinton, l’establishment, le DNC, etc…

      9. Kingubu dit :

        -Alors que la défaite à Clinton c’est forcemment la faute à Sanders qui ne s’est pas rallié (ce qui est faux d’ailleurs), aux électeurs qui ont rien compris ou à la Russie

        -La stratégie d’un Trump qui effrairait les républicains modérés et les amènerait vers un démocrate centriste, on a vu ce que ça donnait en 2016. J’y ai moi-même cru. Pourquoi s’échiner à répeter les mêmes erreurs ? Trump n’a pas seulement gagné en promettant un gros mur, il a aussi promis un renouvellement des infrastructures, une meilleure assurance santé et le rappatriement des troupes de Syrie et d’Afganistan, des promesses assez de gauche qui ne sont pas étrangères au virage républicain de la Rusbelt. C’est promesse n’ont pas été tenues, il y a une opportunité énorme à saisir pour les démocrates pour regagner cet électorat mais cela implique des propositions fortes et novatrices

        -Les démocrates seuls ne peuvent pas faire de changements significatifs : Comme on dit « vise la lune si tu rate tu toucheras les étoile » . Ses changement se feront de plus en plus pressant dans un contexte de crise économique qui guette, de rechauffement climatique toujours empirant et d’inégalité toujours croissant. Les Démocrates n’aucun intéret à ne pas être combattif pour les faire passer surtout face à des Républicain hostile à tout progrès. Car si une fois élu Biden reprend la même tambouille que celle menée pendant 30 ans, rien ne nous prémunira au coup d’après de la venue d’un nouveau Trump peut-être encore plus dangereux.

      10. kelvinator dit :

        « il a aussi promis […] une meilleure assurance santé. […] des promesses assez de gauche qui ne sont pas étrangères au virage républicain de la Rusbelt. »

        Les républicains promettaient avant même le vote d’Obamacare une meilleur assurance-santé. Parce ce que pour eux, ça veut dire ne rien payer du tout pour les autres, c’est leur définition. Ensuite appeler leur proposition de gauche parce qu’elle touche la santé est trompeur. L’associer au vote du rustbelt renfonce davantage l’erreur.

        Selon moi c’est simple, Clinton a perdu en grande parti par son manque de charisme. Elle même l’a avoué. Les américains aujourd’hui ne cherche plus une personne compétente et expérimenté du milieu, ils veulent des outsiders émotifs à grande gueule qui flatte leur chauvinisme egocentrique. Ce n’est pas l’appui de Sanders qui lui a nuit, c’est les attaques incessantes de Sanders contre le parti démocrate et Clinton lors de la campagne en reprenant les pires des mensonges colportés par les fake news. Seth Rich, Pizzagate, Russiahoax, tous autant de mensonges qui circulaient autant dans les cercles alt-right de FOX que sur les forum Bernibros. Les fake news ont infiltré la frange extrémiste non démocrate anti establishment déjà favorable aux conspirationisme. La haine viscérale de Clinton basé sur des prétendus intentions a fait chuter le taux de vote, qui avantage toujours les républicains, qui ont pu l’emporter avec une minorité.

        Selon moi, reprendre la tactique populiste des républicains, et perpétuer ainsi ce que chaque personne de gauche dénonce chez Trump, est contradictoire moralement. Il faut répondre par la hauteur. « When they go low, we go high », et celle de Mark Twain : “Never argue with an idiot. They will drag you down to their level and beat you with experience.”
        Trump veut débattre sur ses thèmes, perpétuer ses mensonges. Il faut attaquer ses politiques, mais pas lui répondre personnellement.

        Une chose très importante à ne pas oublier, les campagnes sont habituellement plus centriste, c’est une fois que tu as le pouvoir que tu pousses des changements, des lois. Tu dis vouloir améliorer un sujet, mais sans fixer de limite, sans créer de faux espoirs comme ceux que vous reprochez à Obama. Ça Biden le sait plus que quiconque je crois.

  13. Danielle Vallée dit :

    @ Richard Hétu : ‘A acquis l’image d’un opportuniste doublé d’un pleutre.’
    Comme un républicain finalement.
    Dommage pour un démocrate !

  14. kelvinator dit :

    Pariez que la machine fake news de l’alt-right aura tôt fait de créer des conspirations et mensonges qui touche Biden. La question est de savoir à quel point la gauche proche de Sanders et Warren reprendra ces diffamation sans vérification. Ce sont davantage ces partage auprès des démocrates par des soit-disant démocrate qui a fait mal à Clinton, plutôt que les attaques républicaines. Sanders est quand même reconnu pour entretenir une certaine haine envers le parti démocrate qu’il accuse encore aujourd’hui d’avoir conspirer pour l’écarter, en se basant entre autre sur des propos démontré depuis longtemps comme faux ou exagérés, comme ceux de Brazile.

    C’est la dernière chance de Sanders, et il croit avoir une vrai chance cette fois-ci, alors je prédit que sa lutte contre les démocrates sera encore plus fraticide que celle de 2016. Sanders évitera surement d’attaquer Warren, ce qui laissera le centre comme victime des attaques de Sanders.

    1. petardalafarine dit :

      @kelvinator
      C’est ce que je me dis depuis le début: il sera encore pire parce que « It’s now or never ». Les guerres fratricides sont les pires, et ne cicatrisent jamais. Chaque vacherie de Sanders affaiblit le parti démocrate mais il s’en fiche éperdument. Je me demande avec quelles personnes il formerait un gouvernement. Il est en porte-à-faux avec les autres démocrates, et c’est le genre à se venger de quiconque n’adhère pas avec enthousiasme au Bernie Party.

      1. kelvinator dit :

        C’est selon moi le propre d’une idéologie trop révolutionnaire. On veut tout changer, tout de suite. Imposer ses vues pour ne pas perpétuer le satutquo actuel, plutôt que chercher le consensus qui serait trop centriste à leur vue. Ironiquement, il accepte ce statuquo, ou même une domination de doite si leur vision n’est pas accepté. Les parallèles sont nombreux avec QS qui s’attaquent au PQ plutôt que de s’allier pour le bien commun. Autre ironie, les défenseurs du bien commun ne peuvent laisser de coté leur ego pour le bien d’un projet collectif parce qu’ils ne sont pas assez inclusif, en rejetant les centristes.

        Même chose en Europe, la gauche est minoritaire là ou elle est divisé, et l’est encore plus là ou la gauche se fait la guerre, surtout avec le centre gauche, comme LFI avec Melenchon comme exemple caricatural.

        C’est pourquoi les idéologie trop radicale sont contre-productive à mon avis si leur acceptation devient obligatoire, plutôt qu’être considéré comme elle est, un courant minoritaire qui influence la majorité centriste. Point.

  15. Sage 2010 dit :

    Et comme si ça ne suffisait pas au niveau des scores de Joe Biden, il devance Trump de 5 points en Arizona, tantdis que les autres candidats tirent de l’arrière face au président sortant. le sondeur est de tendance conservatrice, s’il vous plait.
    https://ohpredictive.com/press-releases/biden-bumps-trump-to-take-the-lead-in-arizona/

    Je pense que beaucoup de personnes commencent en avoire assez de Trump, du désordre de son administration, de plusieurs de ses politiques et de l’absence de leadership pendant certains moments critiques. Et son attitude définie lors du billet précédent ne plaide pas en sa faveur.

    Je vois quelques raisons pour lesquelles il est devant. Il a le soutien de deux électorats importants pour le parti démocrate:
    * les Afro-Américains
    * les membres des unions syndicales

    https://fivethirtyeight.com/features/silver-bulletpoints-the-union-vote-could-swing-the-election/

    Avant de penser à des mesures progressistes, nécéssaires, il faudrait en premier lieu remettre la maison en ordre.
    Biden est également d’accord avec les démocrates pour l’arrêt du soutien à l’Arabie Saoudite dans sa guerre au Yémen.

  16. Frederic Jobin dit :

    Ça dépend du but rechercher par Sanders… S’il ne tient qu’à devenir président point, oui il aurait quelques raisons de s’inquiéter… Si le but est seulement de sortir Trump de la Maison Blanche, c’est moins inquiétant…

    Être américain, je me rallierais à n’importe quel nominé démocrate pour sortir Trump… Par contre, Biden ne représente pas l’avenir mais le passé, un passé ou la façon de faire de la politique a permis à Trump d’être élu en premier lieu…

    1. kelvinator dit :

      « a permis à Trump d’être élu en premier lieu… »
      Vous êtes vague sur vos accusations. Quel serait selon vous les raisons qui ont mené à l’élection de Trump?

      N’est-ce pas par un mud wrestling, chose que Biden essaie le plus possible d’éviter, contrairement à Sanders?

  17. Benjen Stark dit :

    Que s’est-il passé avec Barack Obama 2.0, Francis O’Rourke de son nom, qui fasse en sorte qu’il en est maintenant rendu au coude-à-coude avec « Spartacus » Booker dans la cave des sondages?

    1. Gilles Morissette dit :

      @Benjen Stark (14h16).

      Il ne fallait pas être un expert en politique américaine pour se rendre compte que le « phénomène O’Rourke » n’allait pas durer. Trop jeune, manque d’expérience, enthousiasme certes mais une équipe de campagne inexpérimentée.

      Il devrait lancer la serviette après les premières primaires au début de 2020, peut être même après l’Iowa.

      Êtes-vous rendu à trouver des surnoms aux candidats démocrates comme le fait votre gourou dont il semble que ce soit une de ses activités préférées (entre deux tweets).

      Votre vie doit être rendu bien pathétique pour que vous en soyez réduit à vous livrer à une activité digne d’un enfant de niveau primaire. On faisait ça dans la cour d’école durant les récréations.

  18. Danielle Vallée dit :

    @Ginseng:
    O’rourke a décidé de rencontrer les citoyens 20 ou 30 à la fois au lieu de se promener de poste de télévision en poste de télévision.
    C’est comme ça qu’il avait fait au Texas.
    Il va trouver que les États-Unis sont plus vastes que le Texas….
    Mais j’ai encore confiance. Il a mis dehors les anciens qui travaillaient pour Bernie Sanders et s’est constitué une nouvelle équipe.
    On verra

  19. monsieur8 dit :

    Je n’ai jamais cru aux chances de Bernie de devenir le candidat des dems. Ni en 2016, ni en 2020. Je l’ai souhaité – je le souhaite encore – mais je suis réaliste : sa base (les Bernie Bros) représente 20 à 30% de l’électorat dems, ils font beaucoup de bruit, sont très militants… mais pas assez nombreux. Si Bernie n’a pas pu battre une candidate aussi impopulaire que Mme Clinton, il ne battra personne d’autre.

    Le mieux que Bernie puisse espérer, c’est d’infléchir le programme démocrate pour y inclure certaines de ses propositions. Il y arrivera peut-être, si on ne réclame pas à grands cris qu’il ne s’éclipse pour se rallier aux autres candidats alors que la course est encore jeune, et serrée.

    Mon deuxième choix, c’est Mme Warren (aucune chance elle non-plus), puis M. Biden. O’Rourke et Mayor Pete n’ont rien d’autre à proposer que leur sourire; SVP, on passe. Mme Harris est, selon moi, bien trop à droite… mais c’est peut-être elle qui représente le mieux les démocrates « moyens ».

    Donc… Biden pour un mandat, puis AOC en 2024. My wish.

  20. Absalon dit :

    Il est possible que les deux anciens tombent de leur piédestal lors du premier débat, déjà le mois prochain. Mais pour changer la donne il faudrait que l’un ou l’une des plus jeunes se distingue fortement.

  21. @M.Boisvert

    J’ai beaucoup apprécié le sujet de ces 3 billets ainsi que la forme qui en a permis l’approfondissement.

    1. Désolée, trompée de billet 🕳️

  22. InfoPhile dit :

    Les Américains sont pragmatiques. Le jour où ils sauront qu’il leur en restera bien davantage dans leur poche avec un programme d’assurance santé universelle tout en étant mieux soignés, et avec une éducation supérieure qui ne les ratiboisera, ils deviendront de redoutables « socialistes », comme le sont les citoyens des autres pays de l’OCDE.

    Le pugnace Bernie Sanders aura été parmi ceux qui auront oeuvré à la libération de leurs concitoyens. Il ne faut surtout pas s’attendre à ce qu’il capitule. Il sème et manifestement peu lui chaut qui récoltera.

    Il y a quand même lieu de s’attrister en constatant que la communauté qui pourrait le plus bénéficier de l’application des idées de M. Sanders lui tourne le dos. Question de connexion j’imagine. La politique étant d’abord une affaire de coeur… terriblement superficielle.

    J’avoue que je me retiens de ne pas donner dans un cynisme acide.

    1. kelvinator dit :

      La communauté qui pourrait le plus en bénéficier a fait élire Trump.
      Ça démontre selon moi tout l’émotivité du vote américain, dès lors plutôt en opposition au pragmatisme.

      Je crois qu’une campagne présidentielle n’est probablement pas la meilleure place pour convaincre les américains du bien fondé d’un système de santé public. Ça devrait partir de la base plutôt que d’en haut. Donner écho à un mouvement existant plutôt que chercher à le mettre sur pied. C’est ainsi que les grand changements sociaux ce sont accomplis, par des manifestations plus que par des campagnes présidentielles.

      1. InfoPhile dit :

        C’est possible.

  23. Gilles Morissette dit :

    Oui, Sanders devrait s’inquiéter car il est clair que Biden est en train de gruger dans une frange importante de son électorat.

    Il est clair que les Démocrates ne sont pas aussi « À Gauche » que certains voudraient le croire et qu’en misant sur Biden (ça peut changer), ils pensent qu’il est le candidat le plus susceptible de vaincre le DC-En-Chef. Un candidat modéré, progressiste certes mais capable de proposer des compromis réalistes sur des enjeux importants.

    Il faudra surveiller les réactions de Sanders face à cette poussée de Biden surtout si cette tendance se maintient au cours des prochains mois. Si le passé est garant de l’avenir, il faudra s’attendre à des coups fourrés dont seul Sanders a le secret.

    Ce type est toxique et il est loin d’être un joueur d’équipe.Si c’est le cas, le Parti Démocrate risque de se retrouver au beau milieu d’une lutte fratricide pour le plus grand bonheur de l’Enfoiré-En-Chef.

    Prochaine étape: Une série de tweets rageurs et hystériques de Potus 45 avec en prime quelques surnoms de son crû.

  24. papitibi dit :

    Mon mononc’ est moins vieux que tes tiens mais il est plusse cochon – un Répu, s’adressant à sa cousine Démocrate

    1. kelvinator dit :

      Attends d’entendre les histoire cochonnes du vieux Joe!
      – un BernieBro

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